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Le Professeur

Charlotte Brontë · 1858 · Free in the US

258,116 words · about 18 h 5 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1858 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Le_Professeur&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Language
French
Published
1858
Length
258,116 words · about 18 h 5 min
Sections
27 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (27)
  1. Front matter about 6 h 2 min
  2. Texte entier about 6 h 2 min
  3. 1 about 14 min
  4. 2 about 9 min
  5. 3 about 11 min
  6. 4 about 14 min
  7. 5 about 9 min
  8. 6 about 11 min
  9. 7 about 19 min
  10. 8 about 10 min
  11. 9 about 6 min
  12. 10 about 13 min
  13. 11 about 8 min
  14. 12 about 22 min
  15. 13 about 8 min
  16. 14 about 9 min
  17. 15 about 8 min
  18. 16 about 10 min
  19. 17 about 10 min
  20. 18 about 18 min
  21. 19 about 29 min
  22. 20 about 13 min
  23. 21 about 12 min
  24. 22 about 23 min
  25. 23 about 19 min
  26. 24 about 20 min
  27. 25 about 34 min

Continue:

Front matter

L’autre jour, en cherchant dans mes papiers, j’ai trouvé au fond de mon pupitre la copie suivante d’une lettre que j’ai écrite l’année dernière à un ancien camarade de collège :

Je ne crois pas, lorsque nous étions ensemble à Eton, que nous fussions très-aimés : tu étais caustique, observateur, froid et plein de malice : je n’essayerai pas de faire ici mon portrait ; mais, autant que je puis me le rappeler, mon caractère n’avait rien d’attrayant. J’ignore quels effluves magnétiques nous avaient rapprochés ; assurément je n’ai jamais eu pour toi l’affection d’un Pylade, et j’ai certaines raisons de penser que tu étais également dépourvu à mon égard de toute amitié romanesque. Nous n’en étions pas moins inséparables entre les heures des classes, et la conversation ne tarissait pas entre nous ; lorsqu’elle roulait sur nos camarades et sur nos professeurs, nous nous entendions à merveille ; et, si je venais à faire allusion à quelque tendre sentiment, à quelque vague aspiration vers un idéal dont la beauté m’entraînait, ta froideur sardonique me trouvait d’une complète indifférence ; je me sentais supérieur à tes railleries, et c’est une impression que j’éprouve encore actuellement.

Il y a bien des années que je ne t’ai vu, bien des années que je n’ai reçu de tes nouvelles. En jetant dernièrement les yeux sur un journal de notre comté, j’ai aperçu ton nom ; cela m’a fait songer au passé, aux événements qui ont eu lieu depuis que nous nous sommes quittés, et je me suis mis à t’écrire ; je ne sais pas ce que tu as fait ni ce que tu es devenu, mais tu apprendras, si tu veux bien lire cette lettre, comment la vie s’est comportée envers moi.

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