Front matter
L’hôtel des postes de Francfort-sur-le-Mein venait d’ouvrir ses portes au public. La Zeil commençait à s’encombrer d’industriels de toute sorte : les courtiers de la bourse y coudoyaient les colporteurs de nouvelles ; les commis alertes luttaient de vitesse avec les garçons de bureau ; les chasseurs en grande livrée poussaient les valets du petit commerce et ne cédaient la place qu’aux messagers diplomatiques, reconnaissables à leurs portefeuilles blasonnés.
C’était un mouvement continuel et bruyant. Quelques femmes se glissaient parmi les heiduques ; les Anglais touristes croassaient leur excentrique baragouin ; les trompettes des postillons cornaient de téméraires fanfares, les courriers jouaient du fouet pour avertir la foule, qui ouvrait un large passage au galop de leurs chevaux du Mecklembourg.
Il était neuf heures du matin. Tout le monde avait des lettres à prendre, des places à retenir, ou des relais à commander.
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The end
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