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La Chute de Miss Topsy

Édouard Rod · 1882 · Free in the US

52,194 words · about 3 h 39 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1882 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=La_Chute_de_Miss_Topsy&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Author
Édouard Rod
Language
French
Published
1882
Length
52,194 words · about 3 h 39 min
Sections
11 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (11)
  1. Front matter about 1 h 13 min
  2. Texte entier about 1 h 13 min
  3. Préface about 1 min
  4. I about 5 min
  5. II about 12 min
  6. III about 8 min
  7. IV about 11 min
  8. V about 6 min
  9. VI about 12 min
  10. VII about 15 min
  11. VIII about 3 min

Continue:

Front matter

vez-vous jamais vu, vers la fin d’une lourde journée d’été, un orage se préparer sur les rives d’un lac ? Des nuages courent dans le ciel, que des éclairs sillonnent de flèches aiguës ou illuminent de nappes éclatantes ; le vent tord les arbres, dont les branches gémissent en s’entrechoquant, soulève l’eau en hautes vagues, et des mouettes volent en faisant resplendir leurs ailes blanches parmi des rayons très pâles qui filtrent d’entre les nuages… Mais un coup de vent vient du nord : sans qu’une goutte d’eau soit tombée, sans que le tonnerre ait grondé, le ciel s’éclaircit, l’eau redevient tranquille, et, comme les autres jours, le soleil se couche à l’horizon dans ses vapeurs sanglantes et dorées.

Des phénomènes semblables se passent souvent dans l’homme, — rapetissés par la petitesse du cadre : soudain, des symptômes de passion le secouent, ses sensations se multiplient ou se renforcent, une pensée dominante l’absorbe, — et puis, la moindre des circonstances le rappelle à lui-même, et, le cœur vidé, il reprend ses occupations ordinaires. Un drame sans violence s’est joué en lui, qui l’a peut-être remué jusque dans les profondeurs les plus intimes de son être, et dont pourtant il ne reste d’autre trace qu’une résignation plus passive à la monotonie de l’existence moyenne…

ndré Frémy n’était point né pour l’existence monotone d’employé dans un

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