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L’Homme qui devint gorille…

Henri-Georges Jeanne · 1925 · Free in the US

107,450 words · about 7 h 31 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1925 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=L’Homme_qui_devint_gorille…&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Author
Henri-Georges Jeanne
Language
French
Published
1925
Length
107,450 words · about 7 h 31 min
Sections
20 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (20)
  1. Front matter about 3 h 46 min
  2. 01 about 12 min
  3. 02 about 10 min
  4. 03 about 12 min
  5. 04 about 9 min
  6. 05 about 9 min
  7. 06 about 7 min
  8. 07 about 7 min
  9. 08 about 15 min
  10. 09 about 18 min
  11. 10 about 13 min
  12. 11 about 8 min
  13. 12 about 11 min
  14. 13 about 9 min
  15. 14 about 16 min
  16. 15 about 25 min
  17. 16 about 15 min
  18. 17 about 7 min
  19. 18 about 10 min
  20. 19 about 13 min

Continue:

Front matter

En bordure du parc Montsouris, la rue — un embryon de rue, encore béante comme une blessure — s’ouvrait, anonyme et point déterminée. Sa chaussée, crevassée d’ornières et poudrée encore de traînées de plâtre, ressemblait à un chemin de traverse, en pleine campagne. Elle se terminait en cul-de-sac, barrée par des pans de murs galeux et déchiquetés, qui avaient l’air d’implorer la pioche des démolisseurs. Surgis çà et là, à intervalles inégaux, trois hauts immeubles se dressaient comme des dents fausses et trop fraîchement émaillées, piquées sur un râtelier dégarni. Tout au fond, un quatrième, bas et massif, semblait une molaire. Un jour, indécis et finissant, enfonçait entre les bâtisses des tampons de ouate sale.

Venant de l’Avenue de Montsouris, une voiture arriva à la hauteur de la rue, hésita à s’y engager et, finalement, déversa sur le trottoir un petit homme, perdu dans une cape espagnole et dont un sombrero coiffait la tête excessivement chevelue.

Il s’avança aussitôt vers les bâtiments bas, dont le quadrilatère assez vaste bordait un des côtés du cul-de-sac.

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