Front matter
La joie la plus insouciante, la plus tapageuse, régnait sur ce domaine des Grands Chênes, où Alexandre Durieux, le richissime industriel, qui venait de se retirer des affaires, pendait la crémaillère. Ses invités avaient répondu, nombreux, à son appel, délaissant Paris, leurs villégiatures champêtres ou bien encore les plages de l’Océan, par trop encombrées en ce mois d’août d’une chaleur caniculaire. Plus de quinze automobiles s’alignaient dans les vastes garages qui faisaient face au chenil et aux écuries.
Sur le court de tennis, que de grands ormes ombrageaient devant le château, une partie se disputait, acharnée, coupée de cris stridents et de bravos.
Billy, le gros et joyeux Billy, le président du club gastronomique des Cent, que son embonpoint n’empêchait pas de porter le smoking avec l’élégance d’un jeune premier et de sauter à pieds joints au-dessus d’une table de jardin, les deux chevilles liées par un mouchoir, Billy, l’indispensable boute-en-train, avait, à l’issue d’une discussion toute sportive, lancé un défi à son bon camarade. Roger Durieux, défi assez singulier du reste, puisqu’il s’agissait de jouer pendant, deux heures consécutives, sans le moindre arrêt, et d’additionner les points, pour le gain du match, au bout de ce laps de temps.
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The end
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