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Fables

Marie-Amable Petiteau · 1816 · Free in the US

67,546 words · about 4 h 44 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1816 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Œuvres_(Ferrandière)/Fables&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Marie-Amable Petiteau
Language
French
Published
1816
Length
67,546 words · about 4 h 44 min
Sections
169 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (169)
  1. Front matter about 2 h 22 min
  2. Fable 001 under 1 min
  3. Fable 002 about 2 min
  4. Fable 003 about 1 min
  5. Fable 004 about 1 min
  6. Fable 005 about 1 min
  7. Fable 006 about 1 min
  8. Fable 007 about 1 min
  9. Fable 008 about 1 min
  10. Fable 009 about 1 min
  11. Fable 010 about 1 min
  12. Fable 011 about 1 min
  13. Fable 012 about 1 min
  14. Fable 013 about 1 min
  15. Fable 014 under 1 min
  16. Fable 015 about 1 min
  17. Fable 016 about 1 min
  18. Fable 017 under 1 min
  19. Fable 018 about 1 min
  20. Fable 019 under 1 min
  21. Fable 020 about 1 min
  22. Fable 021 about 1 min
  23. Fable 022 about 1 min
  24. Fable 023 about 1 min
  25. Fable 024 about 1 min
  26. Fable 025 about 1 min
  27. Fable 026 under 1 min
  28. Fable 027 under 1 min
  29. Fable 028 about 1 min
  30. Fable 029 about 1 min
  31. Fable 030 about 1 min
  32. Fable 031 about 1 min
  33. Fable 032 about 1 min
  34. Fable 033 under 1 min
  35. Fable 034 about 1 min
  36. Fable 035 about 1 min
  37. Fable 036 about 1 min
  38. Fable 037 under 1 min
  39. Fable 038 about 1 min
  40. Fable 039 about 1 min
  41. Fable 040 about 1 min
  42. Fable 041 about 1 min
  43. Fable 042 about 1 min
  44. Fable 043 about 1 min
  45. Fable 044 about 1 min
  46. Fable 045 about 1 min
  47. Fable 046 under 1 min
  48. Fable 047 about 1 min
  49. Fable 048 about 1 min
  50. Fable 049 about 1 min
  51. Fable 050 about 1 min
  52. Fable 051 about 2 min
  53. Fable 052 about 1 min
  54. Fable 053 about 1 min
  55. Fable 054 about 1 min
  56. Fable 055 under 1 min
  57. Fable 056 about 1 min
  58. Fable 057 about 1 min
  59. Fable 058 about 1 min
  60. Fable 059 about 1 min
  61. Fable 060 about 1 min
  62. Fable 061 under 1 min
  63. Fable 062 about 1 min
  64. Fable 063 about 1 min
  65. Fable 064 under 1 min
  66. Fable 065 about 1 min
  67. Fable 066 about 1 min
  68. Fable 067 under 1 min
  69. Fable 068 about 1 min
  70. Fable 069 about 2 min
  71. Fable 070 about 1 min
  72. Fable 071 about 1 min
  73. Fable 072 about 3 min
  74. Fable 073 about 1 min
  75. Fable 074 about 1 min
  76. Fable 075 about 1 min
  77. Fable 076 under 1 min
  78. Fable 077 about 1 min
  79. Fable 078 under 1 min
  80. Fable 079 about 1 min
  81. Fable 080 about 1 min
  82. Fable 081 about 1 min
  83. Fable 082 about 1 min
  84. Fable 083 about 1 min
  85. Fable 084 under 1 min
  86. Fable 085 about 1 min
  87. Fable 086 about 1 min
  88. Fable 087 about 1 min
  89. Fable 088 about 1 min
  90. Fable 089 about 1 min
  91. Fable 090 about 1 min
  92. Fable 091 about 1 min
  93. Fable 092 about 1 min
  94. Fable 093 about 1 min
  95. Fable 094 under 1 min
  96. Fable 095 about 1 min
  97. Fable 096 about 1 min
  98. Fable 097 about 1 min
  99. Fable 098 about 1 min
  100. Fable 099 about 1 min
  101. Fable 100 about 1 min
  102. Fable 101 about 2 min
  103. Fable 102 about 1 min
  104. Fable 103 under 1 min
  105. Fable 104 under 1 min
  106. Fable 105 about 1 min
  107. Fable 106 under 1 min
  108. Fable 107 about 1 min
  109. Fable 108 about 2 min
  110. Fable 109 under 1 min
  111. Fable 110 about 1 min
  112. Fable 111 about 1 min
  113. Fable 112 about 1 min
  114. Fable 113 about 1 min
  115. Fable 114 about 1 min
  116. Fable 115 about 1 min
  117. Fable 116 about 1 min
  118. Fable 117 about 1 min
  119. Fable 118 about 1 min
  120. Fable 119 about 1 min
  121. Fable 120 about 1 min
  122. Fable 121 about 1 min
  123. Fable 122 under 1 min
  124. Fable 123 about 1 min
  125. Fable 124 about 1 min
  126. Fable 125 about 1 min
  127. Fable 126 about 1 min
  128. Fable 127 about 1 min
  129. Fable 128 about 1 min
  130. Fable 129 under 1 min
  131. Fable 130 about 1 min
  132. Fable 131 under 1 min
  133. Fable 132 about 1 min
  134. Fable 133 about 1 min
  135. Fable 134 under 1 min
  136. Fable 135 about 1 min
  137. Fable 136 about 1 min
  138. Fable 137 about 1 min
  139. Fable 138 about 1 min
  140. Fable 139 about 1 min
  141. Fable 140 about 1 min
  142. Fable 141 about 1 min
  143. Fable 142 about 1 min
  144. Fable 143 under 1 min
  145. Fable 144 about 1 min
  146. Fable 145 under 1 min
  147. Fable 146 under 1 min
  148. Fable 147 under 1 min
  149. Fable 148 about 1 min
  150. Fable 149 about 1 min
  151. Fable 150 under 1 min
  152. Fable 151 about 1 min
  153. Fable 152 about 1 min
  154. Fable 153 about 1 min
  155. Fable 154 under 1 min
  156. Fable 155 about 1 min
  157. Fable 156 about 1 min
  158. Fable 157 about 1 min
  159. Fable 158 about 1 min
  160. Fable 159 about 1 min
  161. Fable 160 about 1 min
  162. Fable 161 about 2 min
  163. Fable 162 about 1 min
  164. Fable 163 about 1 min
  165. Fable 164 about 1 min
  166. Fable 165 about 1 min
  167. Fable 166 about 1 min
  168. Fable 167 about 1 min
  169. Fable 168 about 2 min

Continue:

Front matter

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DE L’IMPRIMERIE DE D’HAUTEL

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Fable 001

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Une vieille fauvette, et de mauvaise humeur, De sa jeunesse oubliant la folie, Grondoit sa fille avec beaucoup d’aigreur ; Sur ses goûts inconstans, sur sa coquetterie. Vous ne voulez que plaisirs, que chansons, Lui disoit-elle, et votre étourderie Vous empêche toujours de suiyre mes leçons. De mon temps on aimoit l’innocent badinage, Mais jamais on n’étoit volage. Ma mère, contre moi, calmez votre courroux, Oui, je veux faire comme vous : Je retiendrai votre langage Pour le redire un jour à mes enfans. Car je sais que dans tous les temps Mère fauvette en fit usage.

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Fable 002

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Jeune chatte blanche et jolie, Dédaignoit douceurs, complimens De tout chat qui vouloit lui tenir compagnie ; Toujours sa griffe en l’air repoussoit les amans, Et les forçoit bientôt à quitter la partie ; Même dans ces débats chastes et vertueux, Plus d’un minet perdit les yeux. La foule des galans enfin me désespère, Dit-elle un matin à son père ; J’ai fait vœu de virginité, Et pour mieux l’accomplir, vœu de pélerinage ; Accordez-moi la liberté De commencer mon grand voyage : Je prîrai pour votre santé, Et vous me reverrez heureuse autant que sage. Le vieux matou veut arrêter ses pas : Partout, lui disoit-il, vous trouverez des chats Qui, comme ici, viendront vous rendre hommage ; Vous n’y pensez pas : à votre âge, Voyager seule et loin, caprice extravagant ! Leste et vive, elle échappe à sa juste colère, Et la voilà sur la gouttière. Après avoir rapidement Franchi montagne, bois et plaine, Sur le plus vert gazon, voulant reprendre haleine, Elle s’endort profondément ; Et que voit-elle en s’éveillant ? Le mieux fourré des chats, un Angora charmant.

Elle veut mettre entr’eux une forte barrière, En disant le sujet de sa course légère. Le fin matois dans sa barbe sourit ; En causant, en trottant connoissance se fit, Et pour amadouer la gentille étrangère, Il joua le dévot, mais de telle manière Que sur le bon apôtre œil doux elle jeta. Ce Rominagrobis, plus rusé que les autres, Et las de de longues patenôtres, Dit à la belle, et souvent répéta : Femelle qui veut être utile sur la terre, Doit être bonne épouse ainsi que tendre mère, Et d’un ton imposant maint exemple il cita. Sans grimace, sans peur la dévote écouta ; Au bout de quelques jours elle fut moins austère, Puis oublia ses yeux, puis fit courte prière ; Plus de griffes alors mais bien désir de plaire Et l’éloquent prédicateur Obtint sans peine, pour salaire, De notre pélerine et la patte et le cœur. Plus d’une fille a fait la délicate, Même le vœu de renoncer à tout, Qui suivroit, dès ce jour, l’exemple de ma chatte, S’il paroissoit tendre amant de son goût.

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Fable 003

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Comment ne pourrez-vous jamais vous rassembler, Soit au château, soit au bocage, Sans faire un aussi grand tapage ? Où trouvez-vous toujours de quoi rire et parler ? Disoit à ses valets maître brusque et sauvage, Et chaque fête reproduit, Ajouta-t-il, ce maudit bruit. Oh ! que de plats bons mots aujourd’hui l’on va dire ! Son jardinier lui répondit, À quoi sert, monsieur, tant d’esprit ? Le bon sens pour nous doit suffire. Si j’avois et soir et matin, Comme vous un gros livre en main, Que je voulusse enfin m’instruire, Que deviendroit votre jardin ? Défaut de soin peut tout détruire. Adieu vos fruits, vos légumes, vos plants, Vous verriez tout sécher en peu d’instans, Et diriez, en grondant, vous ai-je pris pour lire ? Ignorance et travail, voilà notre vrai lot ; Mais la danse, les jeux, font oublier la peine De la semaine, Et n’oser s’amuser ce seroit par trop sot. Au rebours des messieurs nous jasons sans médire : Et la bêtise qui fait rire A pour nous le prix d’un bon mot.

Ce Jardinier parloit librement, sans rien craindre. Le maître étoit bourru, mais juste en même temps ; De la gaîté, du bruit il cessa de se plaindre, Et comprit le besoin des plaisirs innocens.

Fable 004

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U petit épagneul aimé, doux, caressant, Dans un joli château passoit gaîment sa vie. De trotter, de courir, il lui prit fantaisie Un jour qu’il vit son maître absent. Après mille bonds et gambades, Et fatigué de tous ses tours, Il quitte enfin les promenades, Et vient se reposer auprès des basses-cours. Il y trouve un mâtin, chien d’excellente race, Qu’il avoit rencontré quelquefois en passant, Et qui mangeoit de bonne grâce Un morceau de pain dur, bien noir et bien pesant. Eh ! quoi ! dit l’épagneul, d’où vient donc ta misère ? Notre maître est si riche, il fait si grande chère ; Et tu ne tiens-là sous ta dent Qu’un mets de fort mauvaise mine ! Moi, je vis de poulets, de pain, de pur froment : Pourquoi n’avons-nous pas tous deux même cuisine ? Pourquoi ne pas t’en plaindre, et paroître content ? Je vais sur tout cela te répondre à l’instant, Dit l’autre : à la campagne, ainsi que dans les villes, On traite sans pitié ceux qui ne sont qu’utiles.

Fable 005

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À quoi, vil insecte, es-tu bon, Disoit à la chenille, un très-beau papillon Qui voltigeoit dans un parterre ? Oses-tu te fixer dans un riant jardin, Y respirer le frais, y savourer le thim ? Je te trouve bien téméraire ! Es-tu donc faite, en bonne foi, Pour approcher si près du lis et de la rose ? Cet honneur n’appartient qu’à moi… Pourquoi t’enorgueillir de ta métamorphose, Répliqua la chenille à l’esprit bien sensé ? Je te connois, et ris de ton humeur altière ; Tu fus ce que je suis, et tout le mois passé Tu te traînois sur la poussière, À mes côtés, auprès de ce rosier ; Si tu t’en souvenois, on pourroit l’oublier. L’un de ces jours aussi tu me verras des ailes, J’irai me reposer sur les fleurs les plus belles : Mais, grâce à tes mépris, je songerai souvent, Quand je pourrai voler sur les roses nouvelles, Que je rampois auparavant.

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Fable 006

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Une fauvette jeune et belle, Ma commère la pie, une vieille hirondelle, Sautillant ou volant, arrivèrent un jour Chez la prudente tourterelle, Pour consulter ce cas intéressant l’amour. Linotte du bocage Avoit la plus brillante cour : Les oiseaux du pays, les oiseaux d’alentour, Tous étoient attirés par son charmant ramage ; Tous les cœurs étoient pris par son tendre langage. Le trio voyageur, en renforçant la voix, Crioit… et disoit à la fois : C’est un scandale affreux dans tout le voisinage ! On peut avoir à peine un mâle en son ménage ; Nous voulons la citer aux juges de nos bois. Qu’en dites-vous ? Il faut la retenir en cage, Ou la chasser de notre ombrage. Le ciel me garde de penser Que vous deviez la dénoncer, Reprit la tourterelle ; ah ! perdez cette envie. Fi ? dénoncer !… ce mot seul me fait peur. D’ailleurs, on ne voudroit jamais croire la pie ; Le grand babil trop souvent est menteur. Et toi, décrépite hirondelle, Tu ne fus pas assez sage en ton temps Pour parler contre les amans ;

Et ton scrupule ne décèle Que le regret de tes beaux ans. Quant à toi, ma chère fauvette, Sur le compte d’autrui, crois-moi, deviens discrette ; Tu n’es encor qu’à ton premier printemps ; Ton humeur est vive et légère, Ton sexe est coquet et charmant. La linotte est coupable en cherchant trop à plaire ; Ne peut-il pas t’en arriver autant ? Je conclus qu’à propos il faut toujours se taire.

Fable 007

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Eh ! vous voilà, ma bonne amie, Disoit la babillarde pie À l’hirondelle au retour du printemps Vous paroissez vous bien porter, ma mie, Ainsi que votre époux et vos jolis enfans ? Vous êtes tous heureux, vous faites bon ménage ; C’est assez rare dans ce temps. Contez-moi donc histoires de voyage. Qu’avez-vous vu de curieux, Et rencontré de dangereux ? Dans nos forêts point de nouvelles : Ces criailleurs de geais sont toujours en querelles ; Les avides moineaux dévastent prés et champs ; Les fauvettes enfin chez nous sont infidelles Sans cesse à leurs maris, et même à leurs amans. Non loin de ce chêne où j’habite, Et près de la masure autrefois votre gîte,

Demeurent depuis peu de tendres tourtereaux ; Ce sont de bons voisins, mais de tristes oiseaux : La tourterelle Est douce et belle ; Mais, entre nous, il n’est rien de si sot : Elle reste avec moi toute l’après-dînée, Sans desserrer le bec, sans me dire un seul mot ; Je crois que sans parler elle passe l’année : Avez-vous connu de vos jours Plus insupportable femelle ?… Oh ! oui, repartit l’hirondelle, C’est celle qui parle toujours.

Fable 008

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Deux souris qui trottoient dans un appartement, Regardoient un vieux chien couché bien mollement Sur le duvet d’une élégante chaise, D’un air jaloux, en le considérant, Elles disoient tout haut : Comme il dort à son aise ! Combien cet animal est plus heureux que nous ! Il se défend des chats, des voleurs et des loups, Et si nous évitions les piéges qu’on nous dresse, Malgré nos ruses, notre adresse, De la griffe du chat nous sentirions les coups. Comment ! tandis qu’on nous livre la guerre Pour de méchantes noix ou quelque peu de lard Que nous aurons écornés par hasard, Ce chien vieux et pelé fait la plus grande chère,

Et le lit de son maître est devenu le sien ! Mesdames les souris, interrompit le chien, Vous êtes aujourd’hui d’humeur fort difficile ; De dormir je faisois semblant, Lorsque vous exhaliez contre moi votre bile ; Écoutez, et je vais vous prouver clairement Que vous grondez injustement : Vous passez votre vie à ravager, à prendre, Par gourmandise, ou pour vous divertir, Tout ce qui peut vous convenir. J’ai passé la mienne à défendre Hommes, femmes, enfans et fortune et maisons : Très-sensible aux coups des larrons, Je l’étois encor plus à la voix de mon maître ; Et pour éloigner un fripon. Le bâton Ne m’a jamais fait disparoître ; Je rentrois au logis quelquefois tout sanglant, Mais j’y rentrois vainqueur, aussi fier que content : De vous à moi voilà la différence ; La paix dont je jouis n’est que la récompense De mon zèle et de mes travaux. Cessez de murmurer, respectez ma vieillesse : Qui fut utile en sa jeunesse A le droit d’achever ses jours dans le repos.

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