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’immortel auteur du « Joueur », des « Ménechmes », des « Folies Amoureuses » et du « Légataire » est mort depuis deux cents ans, et il n’a nulle part encore de monument. Dans un siècle où les moindres célébrités ont le leur, les amis de l’Art français se sont émus de cet oubli et ils ont projeté de le réparer à la date prochaine du bi-centenaire de la mort du poète.
Ce monument, à la fois modeste et artistique qu’ils préparent, ils ont pensé qu’on ne saurait le mieux placer qu’à l’endroit même où Regnard a voulu se retirer, composer ses chefs-d’œuvre et mourir, à Dourdan, la ville charmante de Seine-et-Oise, où il exerçait les charges de Lieutenant des Eaux et Forêts et des Chasses, de Capitaine du Château et de Grand Bailli d’Épée.
Au milieu de la place qu’il traversait chaque jour pour se rendre dans son petit château de Grillon, entre l’antique forteresse de Philippe-Auguste dont il était le gardien et la vieille Halle où il tenait ses audiences forestières, en face de la grande Église où il fut inhumé, une haute stèle de pierre portera la reproduction en bronze de l’admirable buste de Foucou. Ce sera l’hommage enfin rendu à l’aimable et joyeux auteur, tout ensemble bon vivant et grand seigneur, dont on goûtera toujours, dans son pays comme à l’étranger, le style étincelant, le franc rire et la verve intarissable.
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The end
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