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Anthologie des poètes bretons du XVIIe siècle

Stéphane Halgan · 1884 · Free in the US

183,557 words · about 12 h 51 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

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Licence: PD-US · Published in 1884 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Anthologie_des_poètes_bretons_du_XVIIe_siècle&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Stéphane Halgan
Language
French
Published
1884
Length
183,557 words · about 12 h 51 min
Sections
28 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (28)

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Front matter

L’ a été tirée à 350 exemplaires in- vergé, pour les membres de la Société des Bibliophiles Bretons, et à 150 in-, même papier, pour être mis en vente.

l n’y a pas eu de grand poète, en Bretagne, depuis les bardes inconnus dont la Villemarqué s’est fait l’interprète habile et ému, jusqu’à Auguste Brizeux, l’initiateur et le modèle de la poésie intime et locale, l’émule de William Cowper et du Gœthe d’Hermann et Dorothée. Mais, à défaut des poètes qui tracent un sillon enflammé ou laissent traîner une douce lueur d’étoiles, la Bretagne a vu naître et se consacrer à la Muse, des dernières années du XV aux premières du XIX, bien des talents ingénieux et aimables, que les caprices de la mode et l’éloignement de la capitale ont fait méconnaître ou oublier.

Ce qui frappe tout d’abord, quand on étudie la poésie bretonne du XVII, c’est le prolongement de l’école du XVI, et ce qu’on pourrait appeler la fidélité à Ronsard. La Bretagne, affirmant une fois de plus sa ténacité proverbiale, donne un dernier asile à la Pléiade proscrite, battue en brèche de tous côtés, et, jusqu’en 1625, en plein triomphe et trois ans avant la mort de Malherbe, le ronsardisme y fleurit à l’aise. François Auffray tente maladroitement de transporter dans le drame les complications mythologiques, la métaphysique abstraite de la Franciade, mais il épure sa forme et trouve sa vraie voie dans ses Hymnes et Cantiques, éloquents à la façon des Discours sur les misères de ce temps. Nicolas Dadier jonche de fleurs parfumées, prises au bouquet de Remi Belleau, le sanctuaire de sa Parthenice Mariane ; le dernier des élèves de Ronsard, ce Du Bartas à qui il ne manqua que le goût et la mesure pour devenir un Lucrèce chrétien, trouve un fervent adepte dans Alexandre de Rivière. Que si l’on objecte que Dadier et Rivière sont de simples traducteurs, il est aisé de répondre que leurs imitations du Mantouan et de Palingene rendraient des points, en liberté, aux belles infidèles de Perrot d’Ablancourt.

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