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Anna Karénine est un ouvrage qui fut classique dès qu’il parut, tant il contenait d’humanité, tant il était fait pour être lu et compris par les hommes de tous les temps et de tous les lieux, tant, quoique tout plein de mœurs locales, il était la plus occidentale des œuvres de Tolstoi, en ce sens qu’il s’adressait aussi bien à l’intelligence de l’homme de Paris ou de Londres qu’à ceux de l’homme de St. Pétersbourg ou de Moscou.
Anna Karénine est, d’une part, l’éternelle histoire du mariage mal fait et de ses conséquences désastreuses, d’autre part l’éternelle histoire du mariage normal avec les circonstances qui quelquefois, qui souvent, normalement aussi et naturellement le traversent.
Anna Karénine, parce que cela se fait ainsi, parce que, par tout pays, les convenances de famille l’emportent souvent, dans l’affaire du mariage, sur la raison qui dans cette espèce est l’amour ; parce que, par tout pays encore, les jeunes filles sont élevées de telle façon qu’elles concluent le plus grand engagement de la vie sans savoir un mot de ce qu’est la vie ; a épousé vingt ans un homme de vingt ans plus qu’elle.
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The end
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