Read here

Louis David : son école et son temps : souvenirs

E. J. Delécluze · 1855 · Scanned text

131,049 words · about 9 h 11 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Scanned text — may contain errors · view original scans

Licence: PD · PD-US by publication date

Text from Internet Archive, read from page scans by OCR and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Author
E. J. Delécluze
Language
French
Published
1855
Length
131,049 words · about 9 h 11 min
Sections
6 reader sections
Text
Scanned text, read from page scans by OCR; may contain errors
Rights
Public domain · PD-US by publication date

 

Contents (6)
  1. Front matter about 1 min
  2. II Avertissement about 2 min
  3. IV Avertissement about 2 h 44 min
  4. VI about 5 h 24 min
  5. Conclusion about 56 min
  6. Table Des Matières about 3 min

Continue:

Front matter

LOUIS DAVID

SON ÉCOLE ET SON TEMPS

TYPOGRAPHIE DE CH. LAHURE Imprimeur du Sénat et de la Cour de Cassation rue de Vaugirard, 9.

II Avertissement

traordinaires avec lesquelles il s'^est trouvé aux prises pendant sa vie. En effet , L. David*, déjà peintre et maître célèbre à la fin du règne de Louis XYI, devenait bientôt après l'interprète des passions qui agitaient la France en 1791 . L'époque terrible de la Terreur , où le nom de l'homme politique se trouve si tristement inscrit, fut pour l'artiste une occasion de renouveler complètement son talent et sa manière, et le conduisit dans la voie qu'il a suivie en produisant ses deux plus beaux ouvrages, le tableau des Sahines et le Couronnement de Napoléon.

Depuis près d'un demi-siècle que ces tableaux ont été examinés et critiqués par deux ou trois générations dont les idées et les goûts ont été si différents, leur mérite est aujourd'hui paisiblement reconnu. Mais un point que personne ne conteste est la supériorité de David, non-seulement sur ses contemporains , mais encore sur les maîtres anciens , comme chef d'école. Aussi , malgré le reproche qu'on lui a si fréquemment adressé d'avoir exercé un empire absolu sur ceux qui cultivaient les arts dans le même temps que lui , est-on forcé de reconnaître aujourd'hui qu'aucun maître n'a moins imposé sa manière; qu'il en a même changé quatre ou cinq fois, et qu'enfin, lui, dont l'enseiment était basé sur des principes fixes , mais si larges dans leurs applications, a formé des artistes dont les talents offrent une diversité remarquable. L'ascendant de David sur le gotit de ses

AVERTISSEMENT.

m élèves pouvait-it être tyrannique , lorsque l'on compte parmi ceux-ci Drouais, Girodet, Gérard, Gros, M. Ingres, M. Schnetz, Léopold Robert et Granet , tous caractérisés par un génie si différent ? On ne craint pas de l'affirmer, aucune des écoles des plus célèbres maîtres modernes n'offre un pareil résultat , et ce sera toujours une gloire pour David d'avoir fondé et entretenu , pendant plus d'un demi-siècle, une véritable école, peut-être la dernière qui ait pu être constituée et qui se maintienne encore.

Les productions des arts, comme celles de la littérature, se ressentent toujours des événements auxquels l'artiste ou l'écrivain s'est trouvé mêlé, des erreurs, des préjugés de l'époque qu'il a traversée. Plus qu'aucun autre, David a cédé à l'influence exercée sur les esprits par les gouvernements sous lesquels il a vécu, depuis les dernières années de la monarchie jusqu'à la rentrée des Bourbons en France, en 1815. Il est sans doute regrettable que l'homme se soit montré si faible et si versatile; mais c'est une chose à la fois curieuse et instructive que de voir avec quelle promptitude, avec quelle fidélité les impressions diverses et souvent contraires qu'a reçues l'artiste ont été reproduites dans les ouvrages qu'il a successivement achevés sous Louis XVI, pendant la Terreur , sous le Consulat et pendant le règne de Napoléon. On peut comparer le génie et le talent de David à un miroir; c'est avec la même

The opening of the book is shown; the full text loads in the reader.

Loading the full text…