Introduction
Division de l’ouvrage. — Sa raison. — Transcription des noms indigènes. — Des gravures. — De la carte. — Sur quelles bases elle a été établie XI
LIVRE PREMIER.
DIVISIONS NATURELLES ET POLITIQUES. — GÉOGRAPHIE PHYSIQUE, SOL ET CLIMAT. 1
CHAPITRE PREMIER. — Divisions et limites générales des confédérations Touâreg 1
Divisions en quatre confédérations 1
Patrimoine de chaque confédération 2
Limites générales 3
Limites particulières 3
CHAP. II. — Géographie physique 5
§ 1er. — Zone des dunes 5
Étendue de cette zone 6
Variétés de dunes 7
Voyages dans les dunes 9
Puits dans les dunes 10
Limite de l’Algérie dans les dunes 11
§ 2. — Massif des Touâreg 13
Tasîli du Nord. — Chaîne d’Anhef. — Plateau d’Eguéré 14
Chaîne de l’Akâkoûs. — Chaîne de l’Amsâk. — Hamâda de Mourzouk — Hamâda-el-Homra 15
Hamâda de Tînghert. — Plateau de Tâdemâyt. — Plateau du Mouydîr 16
Bâten Ahenet. — Tasîli du Sud 17
Plaine d’Amadghôr 18
Plaine d’Admar. — Vallée d’Ouarâret. — Plaine de Tâyta. — Vallée de l’Ouâdi-Lajâl 19
Plaine des Igharghâren. — Plaine d’Adjemôr 20
CHAP. III. — Hydrographie 22
Ouâdi-Igharghar 22
Ouâdi-Tâfasâsset 25
Ouâdi-Tirhehêrt 26
Ouâdi-Akâraba. — Puits ordinaires 27
Puits à galeries. — Puits artésiens. — Rhedîr 28
Lacs 29
Sources 31
CHAP. IV. — Géologie 33
1re section. — D’El-Ouâd à Ghadâmès 33
Formation des dunes 33
Dénudation des plateaux et des montagnes en amont des dunes 35
Groupes de dunes entre la Méditerranée et le Sénégal 35
Superficie des plateaux alimentateurs 37
Influences atmosphériques sur les roches. — Production des sables 38
Circulation des sables 39
Trombes de sables 40
Fixation des sables par les eaux 41
Formation des dunes sur place et formation par amoncellement des sables étrangers 43
Planorbis Duveyrieri 44
2e section. — De Ghadâmès à Rhât 45
A. Plateau de Tînghert 46
B. Dunes d’Édeyen 51
C. Plateau d’Eguélé 51
D. Plaine des Igharghâren 52
E. Tasîli des Azdjer 55
F. Vallée d’Ouarâret 59
3e section. — De Tîterhsîn à Zouîla 61
A. De Tîterhsîn à Serdélès 61
B. Désert de Tâyta 65
C. Ouâdi-Lajâl 67
D. Dunes d’Édeyen 69
E. Hamâda de Mourzouk 70
F. Dépression de la Hofra 71
G. La Cherguîya 73
H. Massif du Hâroûdj 75
4e section. — De Mourzouk à la mer 77
Djebel-es-Sôda 79
Hamâda-el-Homra 82
5e section. — De Rhât à In-Sâlah 84
A. Plateau du Tasîli 84
B. Plateau d’Éguéré 86
C. Plateau du Mouydîr 86
D. Massif du Ahaggâr 87
Conclusion géologique 88
CHAP. V. — Météorologie 90
Tableau résumé des observations météorologiques faites du 26 juillet 1860 au 20 septembre 1861, à l’effet de déterminer les altitudes de chaque station 91
Température de l’air 106
— du sol 109
— des puits ordinaires 110
— des puits artésiens 112
— des eaux pluviales et des flaques d’eau 113
Température moyenne mensuelle de l’air à Tougourt (série comprenant tout ou partie des années 1855, 1856, 1857, 1858 et 1859) 113
Hygrométrie. — Vapeur d’eau de l’atmosphère 115
Rosée. — Gelée blanche. — Brouillard. — Pluie 118
Neige 120
Pression atmosphérique. — Observations barométriques 120
Oscillations diurnes 120
Extrêmes des oscillations 122
Moyennes des oscillations 123
Vents. — Direction mensuelle et force moyenne 124
Variations diurnes et suivant les saisons 125
Vitesse du vent 125
Pluies et trombes de sable 126
Influence des vents sur le thermomètre et sur le baromètre 128
Électricité. — Étincelles électriques 128
Éclairs. — Tonnerre. — Orages 129
Lumière. — Intensité. — Couleur. — Transparence 130
Mirage. — Aurore et crépuscule. — Lueur crépusculaire. — Arc-en-ciel 131
Halo lunaire. — Lune rouge sang. — Étoiles filantes. — Globe lumineux 132
Conclusion météorologique 133
CHAP. VI. — Observations astronomiques 134
Tableau résumé des observations faites pour établir la latitude et la longitude des principaux points de la carte 135
Éclipse de soleil du 18 juillet 1860 à El-Ouâd 138
Comète à Mourzouk le 1er juillet 1861 139
LIVRE II.
PRODUCTION 141
CHAPITRE PREMIER. — Minéraux 141
Métaux et matières précieuses 142
Sels divers 143
Matériaux de constructions. — Pierres et terres 145
Combustibles minéraux 146
CHAP. II. — Végétaux 147
Renonculacées 148
Fumariacées 149
Crucifères 149
Capparidées 152
Cistinées 153
Résédacées 153
Frankéniacées 153
Malvacées 154
Aurantiacées 155
Ampélidées 156
Géraniacées 156
Zygophyllées 156
Rutacées 158
Rhamnées 159
Térébintbacées 160
Légumineuses 161
Rosacées 168
Amygdalées 168
Pomacées 169
Lythrariées 170
Granatées 171
Cucurbitacées 171
Tamariscinées 172
Paronychiées 174
Portulacées 175
Ficoidées 175
Composées (corymbifères) 177
Composées (chicoracées) 178
Primulacées 179
Oléacées 179
Asclépiadées 180
Gentianées 181
Convolvulacées 181
Borraginées 181
Solanées 182
Scrophularinées 185
Orobanchacées 185
Labiées 186
Globulariées 187
Plombaginées 187
Plantaginées 188
Salsolacées 188
Amarantacées 191
Salvadoracées 191
Polygonées 192
Thyméléacées 192
Euphorbiacées 193
Cannabinées 193
Morées 193
Salicinées 194
Conifères 194
Potamées 194
Palmiers 194
Liliacées 199
Mélanthacées 200
Joncées 200
Typhacées 201
Cypéracées 201
Graminées 201
Balanophorées 207
Fougères 208
Characées 208
Champignons 208
Algues 209
Plantes indéterminées 209
Conclusion botanique 215
CHAP. III. — Animaux 217
§ 1er. — Animaux domestiques 217
Chameau 218
Cheval 220
Zébu 221
Ane 222
Mouton 222
Chèvre 223
Chien 224
§ 2. — Animaux sauvages 224
Mammifères (nomenclature) 224
Oiseaux — 225
Reptiles — 226
Poissons — 227
Arachnides — 227
Insectes — 228
Myriapodes — 228
Annelides — 228
Mollusques — 229
Parasites — 229
Espèces remarquables : Tahoûri 229
Loup 230
Guépard 230
Onagre 231
Antilope mohor 231
Antilope oryx 231
Akaokao 231
Autruche 232
Gypaète 232
Crocodile 232
Gecko des sables 234
Agama colonorum 234
Acanthodactylus Savignyi 235
Acanthodactylus vulgaris 235
Agama agilis 235
Vipère cornue 235
Vipère des jongleurs 235
Vipère des Pyramides 236
Psammophis punctatus 237
Cœlopeltis insignitus 237
Serpents fabuleux 237
Poissons, (Clarias lazera) 237
Scorpion 239
Araignée venimeuse 239
Coléoptères 240
Sauterelles 240
Libellules 241
Abeilles 241
Lépidoptères 243
Mouches et moustiques 243
Scolopendre 243
Vers comestibles 243
Parasites de l’homme 244
Puce 245
Dépôt des collections minéralogiques, géologiques, botaniques, zoologiques, ainsi que des cartes itinéraires 245
LIVRE III.
CENTRES DE RAYONNEMENT 247
CHAPITRE PREMIER. — Centres commerciaux 249
§ 1er. — Ghadâmès 249
Motifs du choix de cet emplacement 249
Ruines liby-égyptiennes 250
Ruines garamantiques 251
Ruines grecques 252
Ruines romaines 253
Conquête arabe 254
Population de la ville 256
Dialecte particulier 256
Costume. — Mœurs 257
Commerce. — Ses bénéfices 258
Industrie. — Horticulture 260
Eaux d’irrigation 260
Habitations. — Quartiers. — Marchés 262
Gouvernement et administration 263
Rapports avec les Touâreg 265
§ 2. — Rhât 256
Ancienne Rapsa des Romains 267
Sa restauration par les Ihâdjenen et les Kêl-Rhâfsa 268
Sultans Ihâdjenen 268
Loi particulière de succession 269
Substitution d’un Arabe touâti à un Berbère ihâdjeni dans le gouvernement de la ville 269
Motifs de mécontentement des chefs Touâreg 270
Détails sur la ville de Rhât 271
Pourquoi l’entrée de la ville m’a été refusée 272
Parti des Turcs. — Parti des Français 274
§ 3. — Mourzouk 275
Le Fezzân moderne 275
Le Fezzân ancien 276
Civilisation garamantique 279
Ville de Mourzouk 281
Gouvernement. — Administration. — Garnison 282
Décadence du Fezzân 284
§ 4. — Ouarglâ 284
Ce qu’on sait de sa fondation, de son histoire, de son ancienne prospérité, des causes de sa décadence 285
Cette ville peut-elle recouvrer son ancienne splendeur ? 287
Rôle que lui assignent les circonstances 290
§ 5. — In-Sâlah et le Touât 290
Le Touât, confédération politique indépendante, mais dépendant de l’Algérie pour ses besoins matériels 291
Du pouvoir et des partis au Touât 293
Noirs. — Berbères. — Arabes du Touât 294
Assiette de ces populations 295
In-Sâlah. — Ce que ce nom comprend 296
Causes de la prospérité de ce point 297
Tribu des Oulâd-Bâ-Hammou 298
CHAP. II. — Centres religieux 300
§ 1er. — Confrérie des Senoûsi 301
Es-Senoûsi. — Le but qu’il s’est proposé en instituant une confrérie 301
Pourquoi il choisit le désert 302
Moqaddem de l’Ouest et Mohammed-ben-’Abd-Allah 303
Jerhâjîb, métropolitaine de l’ordre 304
Avénement du fils d’Es-Senoûsi 305
Opposition de cette confrérie à ma mission 306
§ 2. — Confrérie des Tedjâdjna 306
Profession de foi tolérante 306
Luttes contre les Turcs, contre ’Abd-el-Kâder et les Mouley-Tayyeb 307
Rapports de bonne amitié avec les Français 308
Protection que m’a donnée cette confrérie 309
Son influence dans le Sahara et l’Afrique centrale 310
§ 3. — Zâouiya des Bakkây 310
Les Bakkây descendent du conquérant ’Oqba 311
Leur puissance morale 311
Composition de cette famille 312
Sîdi-Mohammed offre de me conduire à Timbouktou 313
§ 4. — Zâouiya des Oulâd-Sîdi-Cheïkh 313
Fondée pour devenir l’asile de la proscription 314
Son chef me recommande aux habitants d’El-Golêa’a 315
Services que nous a rendus et que peut nous rendre encore la famille des Oulâd-Sîdi-Cheïkh 315
LIVRE IV.
TOUÂREG PROPREMENT DITS 317
CHAPITRE PREMIER. — Origine des Touâreg 317
Opinion des Touâreg sur leur origine 317
Analyse d’une Note sur les origines des diverses tribus Touâreg, par le Cheïkh-Brahîm-Ould-Sîdi 318
Origine des tribus du pays d’Azdjer 319
Origine des tribus du Ahaggâr 321
Justification des prétentions de la Note 323
Partage des terres chez les Azdjer 324
Opinion d’Ebn-’Abd-en-Nour-el-Hamîri sur la question des origines 324
Opinion émise, sur le même sujet, par Ebn-Khaldoûn dans son Histoire des Berbères 325
Résumé de ces opinions 326
Les Touâreg sont les Mazyes d’Hérodote 327
L’étude de la langue temâhaq peut seule éclairer l’ethnologie des Touâreg 328
CHAP. II. — Divisions et constitution sociale 329
Divisions des Azdjer 329
Divisions des Ahaggâr 330
Du pouvoir souverain 331
Des Nobles 331
Des Marabouts 332
Des Tribus mixtes 334
Des Serfs 334
Des Esclaves 339
De la Femme 339
CHAP. III. — Historique des tribus 342
§ 1er. — Confédération des Azdjer 343
Tribu des Imanân 344
Tribu des Orâghen 347
Tribu des Imanghasâten 354
Tribu des Kêl-Izhabân 357
Tribu des Imettrilâlen 357
Tribu des Ihadhanâren 357
Tribu des Ifôghas 359
N-Ouqqirân 360
N-Iguedhâdh 361
N-et-Tobol 361
Le Cheïkh-’Othmân 363
Tribu des Ihêhaouen 365
Tribu des Kêl-Tîn-Alkoum 366
Tribu des Ilemtîn 367
§ 2. — Confédération des Ahaggâr 368
Tribu des Kêl-Ahamellen 374
Tribu des Tédjéhé-Mellen 375
Tribu des Kêl-Rhelâ 375
Tribu des Irhechchoûmen 377
Tribu des Ibôguelân 378
Tribu des Taîtoq 378
Tribu des Tédjéhé-n-Eggali 379
Tribu des Ikadéen 379
Tribu des Inembâ-Kêl-Tahât 379
Tribu des Inembâ-Kêl-Emoghrî 379
Tribu des Ikerremôïn 380
Tribu des Tédjéhé-n-oû-Sîdi 380
Tribu des Ennîtra 380
Tribu des Tédjéhé-n-Esakkal 380
CHAP. IV. — Caractères distinctifs des Touâreg 381
Caractères physiques 381
Caractères moraux 383
Conservation de l’écriture berbère 386
Alphabet tefînagh 388
Inscriptions rupestres 389
Usage du voile 390
Anneau de pierre au bras 392
Poignard d’avant-bras 393
Succession maternelle. — Benî-Oummïa 393
Exemples de ce mode de succession chez d’autres peuples 394
Loi spéciale aux Touâreg 396
Origine de cette loi 398
Part faite à la femme dans toutes les institutions des Touâreg 400
Abstinence de la chair de poissons et d’oiseaux 401
Conclusion du chapitre IV 402
CHAP. V. — Touâreg dans leur vie intérieure 403
Campements. — Habitations 403
Mobilier. — Ustensiles 404
Vêtements. — Coiffures. — Chaussures. — Parures 405
Aliments. — Boissons. — Thé. — Café. — Tabac 408
Religion. — Superstitions 413
Traces du christianisme 414
Évocation des âmes 415
Croyances aux génies 416
Préjugés sur la sorcellerie 418
Amulettes 419
Instruction 419
Lecture. — Écriture 420
Connaissances en calcul 421
— en géographie 421
— en histoire 422
— en botanique 422
— en zoologie 422
— en minéralogie 422
— en théologie 423
— en droit 423
— en astronomie 423
Droit. — Justice. — Police 427
Droit écrit et coutumier 427
Police intérieure. — Peines 427
Peine du talion 428
Naissance. — Mariages. — Décès 428
Circoncision. — Majorité. — Longévité 428
Position de la femme dans le mariage 429
Célébration du mariage 430
Morts. — Enterrement. — Noms personnels 431
Pratiques hygiéniques 431
Peinture du corps à l’indigo 431
— — à l’ocre 432
Coupe des cheveux 432
Boucles d’oreilles hygiéniques 432
Usage du sulfure d’antimoine 432
Voile 432
Maladies et pratiques médicales 433
Ophthalmies 433
Rhumatismes 434
Fièvres intermittentes 434
Variole 434
Rougeole 435
Maladies de la peau 435
Ver de Guinée 435
Boûri des nègres 435
Syphilis 436
Piqûres et morsures d’animaux venimeux 436
Emploi médical de l’Hyoscyamus Falezlez 437
Travail 438
Agriculture et horticulture 439
Industries professionnelles 440
CHAP. VI. — Touâreg dans leur vie extérieure 441
Assemblées politiques 441
Convocation. — Réunion 441
Tenue de ces assemblées 442
Conclusions ordinaires 443
Guerre 443
Armement 444
Équipement 446
Rencontres 448
Chants de guerre 450
Conclusion du chapitre VI 452
APPENDICE.
GÉOGRAPHIE ANCIENNE 455
Objet de l’Appendice 455
Agisymba regio 456
Identification avec l’oasis d’Aïr 457
Route qui y conduisait 458
Limite séparative de la Libye et de l’Éthiopie 459
Concordance des documents anciens avec les connaissances modernes 460
Mons ater 461
Identification avec le massif des Touâreg 461
Connaissances des anciens sur cette région 462
Pline 462
Ptolémée 464
Identification de la Gorge Garamantique avec l’Aghelâd d’Ouarâret, du mont Thala avec le Tâhela, du lac Nouba avec la Sebkha d’Amadghôr, du Girgyris avec le Tasîli des Azdjer 465
Identification des Uzzar ou Suggar aux Ahaggâr, des Astacuri aux Azdjer, des Ifuraces aux Ifôghas 466
Des Niger de la Libye 469
Deux Niger 470
Éthymologie du mot Niger 471
Sa signification : bassin et non fleuve 472
Niger oriental 474
Ses limites 474
Ce qu’en connaissaient les anciens 475
Identifications possibles 475
Niger occidental 479
Ses limites 479
Nouveaux éléments de critique 479
Description de Ptolémée. — Assimilation des points connus du géographe grec 480
Le Niger occidental était à peu près un désert à l’époque de Ptolémée 481
Résumé des connaissances des anciens sur les deux bassins de la Libye 482
Peuples de la Libye 483
D’après Ptolémée 483
D’après Pline 485
Assimilation des peuples anciens aux tribus modernes 486
Limites méridionales de l’occupation romaine 486
Ruines romaines 486
Ruines indigènes 487
Conclusion de l’appendice 489
FIN DE LA TABLE.
TABLE DES PLANCHES.
* * * * *
Pages.
PLANCHE I, M. Henri Duveyrier I
— II, fig. 1, Gâra de Tîsfîn ; fig. 2, Profil du mont Idînen ; fig. 3, Blocs de Takarâhet ; fig. 4, Berges d’Ingher et Asouîtar ; fig. 5, Aghelâd de Tarât 35
— III, fig. 1, Planorbis Duveyrieri ; fig. 2, Dunes dans l’’Erg 45
— IV, Appareil à élever l’eau 68
— V, fig. 1, Zâouiya du Cheïkh-el-Hoseyni, à Oubâri ; fig. 2, Tekertîba 155
— VI, fig. 1, Château d’Aghrem, à Serdélès ; fig. 2, Ahatès (Acacia albida) 164
— VII, fig. 1, Tessâoua ; fig. 2, Inscription coufique 180
— VIII, Clarias lazera 238
— IX, fig. 1, Bahar-ed-Doûd ; fig. 2, Arthemia Oudneii 244
— X, fig. 1, Bas-relief libyco-égyptien ; fig. 2, Colonnes et chapiteaux d’El-’Aouîna 250
— XI, fig. 1, Oasis de Ghadâmès ; fig. 2, Ruines des Esnâmen 252
— XII, Inscription romaine trouvée à Ghadâmès 253
— XIII, fig. 1, Ville de Rhât ; fig. 2, Pic de Têlout 271
— XIV, Monument romain de l’ancienne Garama 270
— XV, fig. 1, Ruines du Qeçir-el-Watwat ; fig. 2, Tombes de Qeçirat-er-Roûm ; fig. 3, Tombes des Jabbâren 279
— XVI, Types féminins de la race subéthiopienne 288
— XVII, Types masculins de la race subéthiopienne 288
— XVIII, Sîdi-Mohammed-el-’Aïd 309
— XIX, Temâssîn 310
— XX, Types Touâreg 382
— XXI, Alphabet Tefînagh 388
— XXII, Inscriptions Tefînagh 390
— XXIII, fig. 1, Vue isolée de l’Idînen ; fig. 2, Vue de l’Idînen et de l’Akâkoûs 416
— XXIV, Équipement de marche des Touâreg 444
— XXV, Armement et harnachement 447
PARIS. — IMPRIMERIE DE J. CLAYE, RUE SA1NT-BENOIT, 7.
SUPPLÉMENT AUX TOUAREG DU NORD
MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES RECUEILLIS PAR M. HENRI DUVEYRIER DANS LE SAHARA ET DÉCRITS PAR M. J.-R. BOURGUIGNAT
[Décoration]
1o — ESPÈCES VIVANTES.
ZONITES CANDIDISSIMUS.
Helix candidissima, Draparnaud, Tabl. moll., p. 75. 1801. — Et Hist. moll. France, p. 89, pl. V, f. 19. 1805.
Zonites candidissimus, Moquin-Tandon, Observ. mach. Hel. in Mém. acad. Toulouse (3e série), t. IV, p. 374. 1848.
Espèce abondante à Biskra, Laghouât, Tougourt, Ghardâya, etc... dans le Sahara algérien.
Environs de Tripoli, sur les vieux murs.
HELIX APERTA.
Helix aperta, Born, Ind. mus. Cæs. Vindob. test., p. 399, tabl. XV, f. 19-20. 1778.
Helix neritoides, Chemnitz, Conch. cab. IX (2e partie), p. 150, pl. CXXXIII. f. 1204-1205. 1786.
Helix naticoides, Draparnaud, Tabl. moll., p. 78. 1801.
Cantareus naticoides, Risso, Hist. nat. Eur. mérid., t. IV, p. 64. 1826.
Pomatia aperta, Beck, Ind. moll., p. 44. 1837.
Cænatoria naticoides, Held, in Isis, p. 911. 1837.
Sous les pierres. Oasis d’El-Kantara. Environs de Biskra.
Cette espèce s’enfonce sous terre pour résister aux chaleurs.
HELIX WARNIERIANA.
Testa perforata, carinata, globoso-conica, solidula, cretacea, passim subpellucida, albido-lutescente, maculis corneis subtranslucidis irregulariter variegata, ac striata obscureque passim malleata ; spira parum elata, conica ; apice minuto, levigato, nitidissimo, fulvo ; — anfractibus 6 1/2 vix subconvexiusculis, carinatis (carina ad peripheriam evanescens), regulariter crescentibus, sutura paululum impressa separatis ; ultimo majore, basi rotundato, ad insertionem labri externi paululum descendente ; — apertura obliqua, lunato-rotundata ; peristomate acuto, recto, intus remote albo-incrassato præsertim ad basin ; margine columellari ad partem superiorem reflexo ; marginibus callo tenui junctis.
Coquille perforée, carénée, de forme globuleuse-conoïdale. Test solide, crétacé, d’une teinte jaune blanchâtre parsemé çà et là par de petites taches cornées un peu translucides, et orné de striations grossières, interrompues par des malléations plus ou moins prononcées. Spire peu élancée, conique, à sommet petit, lisse, fauve, très-brillant. Six tours et demi à peine convexes, s’accroissant avec régularité, munis d’une carène qui disparaît vers l’ouverture et séparés par une suture peu profonde. Dernier tour plus grand, bien arrondi à sa base, offrant vers l’insertion du bord externe une direction descendante régulière. Ouverture oblique, échancrée, arrondie. Péristome droit, aigu, encrassé à l’intérieur, surtout vers la base de l’ouverture, par un léger bourrelet blanchâtre peu saillant, assez enfoncé. Bord columellaire réfléchi surtout à sa partie supérieure. Bords marginaux réunis par une callosité délicate.
Hauteur 8 millimètres.
Diamètre 10 —
Espèce abondante dans le Sud de la Tunisie, surtout aux alentours du petit village de Kerîz, près du Chott-el-Djérîd.
Cette hélice, que nous dédions au docteur A. Warnier, se rencontre également dans les briques de toûb, dont les habitants se servent pour construire leurs demeures.
HELIX AGRIOICA.
Helix agrioica, Bourguignat, Malac. Alg., t. I, p. 201, pl. XXII, fig. 1-6. 1863.
Testa anguste umbilicata, depressa, cretacea, albida, maculis corneis translucidis irregulariter (supra vel subtus) passim sparsis, munita, supra costulis distantibus sulcata, subtus crebre obscureque subcostulata ; — spira convexa ; apice minuto, levigato, corneo ; — anfractibus sex convexis, regulariter crescentibus, sutura impressa separatis ; ultimo paululum majore, obscure subcarinato (carina ad peripheriam evanescens), ad aperturam subito deflexo ; — apertura obliqua, lunata, oblonga ; peristomate recto, acuto, intus valide albido-labiato ; margine columellari paululum patulo.
Coquille étroitement ombiliquée, déprimée, subcarénée, à test crétacé, solide, blanchâtre, moucheté, en dessus ou en dessous, par quelques petites taches cornées, translucides, d’inégale grandeur et irrégulièrement espacées les unes des autres. Côtes émoussées (surtout sur le dernier tour), espacées en dessus et devenant en dessous beaucoup plus petites, plus serrées et moins saillantes. Spire convexe, à sommet petit, lisse et corné. Six tours convexes, à croissance régulière, séparés par une suture prononcée. Dernier tour proportionnellement plus dilaté, subcaréné (la carène disparaît vers le péristome), et offrant à l’insertion du bord externe une petite déflexion subite. Ouverture oblique, échancrée, oblongue. Péristome droit, tranchant, intérieurement épaissi par un fort bourrelet blanchâtre. Bord columellaire légèrement évasé.
Hauteur 4 millimètres.
Diamètre 7 —
Au pied des arbrisseaux, sous les touffes d’herbes, dans les endroits arides, à Methlîli.
HELIX REBOUDIANA.
Helix Reboudiana, Bourguignat, Malac. Alg., t. I, p. 212, pl. XXI, fig. 19-30. 1863.
Testa anguste umbilicata, depressa, solida, cretacea, griseo-albida, fulvo-flammulata, præsertim supra ; eleganter irregulariterque costulata (costis albidis) ; — spira depresso-convexa ; apice fulvo, levigato, obtusissimo ; — anfractibus sex convexiusculis, celeriter crescentibus, sutura impressa separatis ; ultimo majore, dilatato, subrotundato, supra convexiusculo, subtus exacte convexo, ad aperturam regulariter valde descendente ; — apertura obliqua, vix lunata, rotundata ; peristomate recto, acuto, intus paululum labiato ; marginibus (columellari reflexo, basali subpatulo) approximatis.
Coquille étroitement ombiliquée, déprimée, à test solide, crétacé, opaque, terne, d’un blanc grisâtre, flammulé, surtout en dessus, par de petites taches fauves peu prononcées. Striations en forme de côtes élégantes, irrégulières, assez espacées et se détachant en blanc plus vif sur le fond de la coquille. Spire convexe, peu élevée, à sommet fauve, lisse et très-obtus. Six tours peu convexes, à croissance rapide, séparés par une suture assez profonde. Dernier tour dilaté, proportionnellement beaucoup plus grand, faiblement convexe en dessus, bien arrondi en dessous, présentant, vers l’insertion du bord externe, une déclivité régulière, assez forte. Ouverture oblique, à peine échancrée, arrondie, à péristome droit, aigu, épaissi par un faible bourrelet blanchâtre. Bord columellaire réfléchi. Bord basal légèrement évasé. Bords marginaux assez rapprochés.
Hauteur 6 millimètres.
Diamètre 10 —
VAR. B. — Zonata. Coquille bien costulée, de petite taille, ornée de cinq zonules, dont deux en dessus (une suit la suture) et trois en dessous (celle du milieu est la plus large et la mieux colorée). Mechoûnêch.
VAR. C. — Subcostulata. Coquille à stries émoussées en dessus, d’un blanc sale, avec une zone noire interrompue sur le milieu du dernier tour. El-Kantara.
VAR. D. — Subcarinata. Coquille plus déprimée, à carène obsolète peu sensible, ornée, en dessus, d’une série de flammules grisâtres également espacées, et ceinte, sur le milieu du dernier tour, d’une bande noire assez large, interrompue par des fascies blanchâtres. Mechoûnêch.
Au pied des touffes d’herbes, sous les pierres dans l’oasis de Mechoûnêch, sur l’Ouâd-el-Abiadh à 24 kilomètres de Biskra, ainsi qu’à El-Kantara... Espèce abondante.
HELIX RUFOLABRIS.
Helix rufolabris, Benoit, mss.
Helix rufolabris, L. Pfeiffer, in Malak. Blätt., p. 184. 1856. — Et Monogr. Hel. viv., t. IV, p. 132. 1859.
Helix rufolabris, Bourguignat, Malac. Alg., t. I, p. 210, pl. XXIV, fig. 11-16. 1863.
Espèce abondante dans la partie Sud de la Tunisie, à Gâbès, sur les herbages du littoral ; à Kerîz, à Nafta, sur le bord du Chott-el-Djérîd.
Cette hélice se trouve fréquemment dans la terre qui sert à fabriquer les briques de toûb, employées dans les constructions.
HELIX LINEATA.
Helix lineata, Olivi, Zool. Adriat., p. 177. 1792.
Helix maritima, Draparnaud, Hist. moll. France, p. 85, pl. V, f. 9-10. 1805.
Theba maritima, Beck, Ind. moll., p. 12. 1837.
Espèce commune sur toute la côte méditerranéenne. Environs de Tripoli ; alentours de Gâbès, de Kerîz, de Nafta, au Sud de la Tunisie.
HELIX LAUTA.
Helix lauta[139], Lowe, Primit. faunæ Mader., p. 53, no 43, pl. V, f. 9. 1831.
Helix submaritima, Desmoulins, in Rossmässler, iconogr. IX et X, pl. XLIII, f. 575 (optima). 1839.
Helix variabilis, varietas, plur. auct., etc.
Se rencontre avec la lineata sur les plantes du littoral, sur les murs, etc., à Tripoli, à Gâbès, à Kerîz, etc... Espèce très-abondante.
HELIX PISANA.
Helix Pisana, Müller, Verm. hist. II, p. 60. 1774.
Helix zonaria, Pennant, Brit. zool., p. 137, pl. LXXXV, f. 133. 1777.
Helix petholata, Olivi, Zool. Adriat., p. 178. 1792.
Helix rhodostoma, Draparnaud, Tabl. moll., p. 74. 1801.
Theba Pisana, Risso, Hist. nat. Europ. mérid., t. IV, p. 73. 1826.
Xerophila Pisana, Held, in Isis, p. 913. 1837.
Euparypha rhodostoma, Hartmann, Gasterop. Schw. I, p. 204, pl. LXXIX et LXXX. 1840.
Hélice commune à Tripoli, à Gâbès, à Kerîz, à Nafta, etc...
HELIX TERVERI.
Helix Terveri, Michaud, Compl. Drap., p. 26, pl. XIV, f. 20-21. 1831.
Helix Terveri, Bourguignat, Malac. Alg., t. I, p. 249, f. XXIX, fig. 1-5. 1863.
Voici les caractères de cette hélice peu connue, qui jusqu’à présent a été confondue par presque tous les auteurs avec une quantité d’autres espèces voisines :
Testa mediocriter umbilicata, globoso-depressa, vel depressa, solida, subopaca, subnitida, albida, sæpius fulvo-vel-nigro-purpurascente, multifasciata et sæpe quasi maculata aut tæniata, regulariter striatula ; — spira convexa ; apice minuto, levigato, nitido, corneo ; — anfractibus 6 convexis, primo lente, deinde celeriter crescentibus, sutura impressa separatis ; ultimo maximo, globoso-rotundato, antice non descendente ; — apertura obliqua, lunato-rotundata ; peristomate recto, acuto, intus albo-vel-fulvo-labiato ; margine columellari vix reflexiusculo.
Coquille déprimée, ordinairement assez globuleuse, solide, légèrement transparente, assez brillante, finement striée avec régularité et pourvue d’une perforation ombilicale profonde, étroite et non évasée. Test blanchâtre, orné, le plus souvent, de zonules fauves ou d’un pourpre noirâtre, interrompues et flammulées. Spire convexe, à sommet petit, lisse, brillant et corné. Six tours assez convexes, à croissance d’abord lente, ensuite plus rapide, séparés par une suture prononcée. Dernier tour proportionnellement bien dilaté, globuleux, arrondi et rectiligne vers l’insertion du bord externe. Ouverture oblique, échancrée, arrondie. Péristome droit, aigu, intérieurement bordé par un renflement blanchâtre ou fauve. Bord columellaire peu réfléchi.
Hauteur 9-12 millimètres.
Diamètre 13-18 —
Environs de Methlîli, au Sud de la province d’Alger.
HELIX ERICETORUM.
Helix ericetorum, Müller, Verm. hist. II, p. 33. 1774.
Zonites ericetorum, Leach, Brit. moll., p. 101. 1818. (Teste, Turton, 1831.)
Oxychilus ericetorum, Fitzinger, Syst. Verzeichn, p. 100. 1833.
Theba ericetorum, Beck, Ind. moll., p. 13. 1837.
Xerophila ericetorum, Held, in Isis, p. 913. 1837.
Environs de Methlîli. — L’on rencontre également dans cette localité une variété zonulée, dont le dernier tour est légèrement subcaréné.
HELIX PYRAMIDATA.
Helix pyramidata, Draparnaud, Hist. moll. France, p. 80, pl. V, f. 5-6. 1805.
Theba pyramidata, Risso, Hist. nat. Europ. mérid., t. IV, p. 74. 1826.
Xerophila pyramidata, Beck, Ind. moll., p. 11. 1837.
Espèce commune sur les plantes du littoral, sur les rochers, etc. — Tripoli ; Gâbès ; Kerîz, près du Chott-el-Djérîd.
On trouve dans cette dernière localité une petite variété dont le test est élégamment sillonné par des costulations serrées, assez saillantes, surtout sur le milieu du dernier tour.
HELIX DUVEYRIERIANA.
Helix Duveyrieriana, Bourguignat, Malac. Alg., t. I, p. 265, pl. XIX, fig. 30-35. 1863.
Testa aperte perspectiveque umbilicata, lenticulari-depressa, supra subtusque convexa, subcarinata, parvula, solidiuscula, cretacea, subopaca, griseo-albida, irregulariter corneo-marmorata, crebre costulata ; — spira convexiuscula ; apice obtuso, levigato, nitido, corneo ; — anfractibus 5 convexiusculis, regulariter crescentibus, sutura impressa separatis ; — ultimo vix majore, compresso, subcarinato (carina ad peripheriam evanescens), antice recto ; — apertura obliqua, parum lunata, transverse subangulato-oblonga ; peristomate recto, acuto, intus non labiato ; margine columellari superne reflexiusculo ; marginibus approximatis.
Coquille petite, déprimée, de forme lenticulaire, convexe en dessus et en dessous, subcarénée, assez solide, crétacée, un peu transparente, d’un gris blanchâtre et irrégulièrement mouchetée, surtout en dessus, de petites taches cornées peu foncées. Test sillonné de côtes serrées, régulières, saillantes, surtout sur la carène, et pourvu d’un ombilic très-évasé, en entonnoir, laissant voir facilement l’enroulement intérieur des tours. Spire peu élevée, convexe, à sommet obtus, lisse, brillant et corné. Cinq tours, faiblement convexes, à croissance lente, régulière, et séparés par une suture très-prononcée. Dernier tour à peine plus développé que l’avant-dernier, comprimé dans le sens de la hauteur, rectiligne vers l’insertion du bord externe et subcaréné (la carène disparaît vers le péristome). Ouverture oblique, peu échancrée, transversalement oblongue, subanguleuse, convexe à la base. Péristome droit, aigu, non épaissi à l’intérieur. Bord columellaire court, légèrement réfléchi à sa partie supérieure. Bords marginaux rapprochés.
Hauteur 3 1/2 millimètres.
Diamètre 6 —
Oasis de Mechoûnêch, près de Biskra, sous les pierres, au pied des arbrisseaux sur les coteaux arides.
HELIX ACUTA.
Helix acuta, Müller, Verm. hist. II, p. 100. 1774.
Bulimus acutus, Bruguière, in Encycl. méth., t. VI (1re partie), p. 323. 1789.
Très-abondante aux environs de Tripoli, de Gâbès, de Kerîz, etc.
BULIMUS DECOLLATUS.
Helix decollata, Linnæus, Sys. nat. (ed. x), 1, p. 773. 1758.
Bulimus decollatus, Bruguière, in Encycl. méth., t. VI (1re partie), p. 326. 1789.
Rumina decollata, Risso, Hist. nat. Europ. mérid., t. IV, p. 79. 1826.
Obeliscus decollatus, Beck, Ind. moll., p. 61. 1837.
Alentours de Laghouât, de Biskra, de Tougourt, de Ghardâya, dans le Sahara algérien.
Environs de Tripoli.
FERUSSACIA CHAROPIA.
Ferussacia charopia, Bourguignat, Malac. Alg., t. II, p. 54, pl. IV, f. 8-10. (Janvier.) 1864.
Testa cylindrico-lanceolata, sat solidula, pellucida, nitida, polita, levigata vel sub lente obsolete striatula, pallide cornea ; — spira elongata ; apice pallidiore, obtuso ; — anfractibus septem vix subconvexiusculis, gradatim crescentibus, sutura pallidiore, obscure superficiali, duplicata, separatis ; ultimo 1/3 altitudinis paululum superante ; — apertura oblonga, intus albidula, in medio ventre penultimi lamellifera (lamella valida, crassa, albida) ; columella alba, valida, contorta, callosa ; peristomate recto, leviter crassiusculo ; margine externo regulariter antice arcuato ; marginibus callo albidulo junctis.
Coquille cylindrique-lancéolée, assez solide, transparente, brillante, polie, d’une teinte cornée, lisse ou paraissant, au foyer d’une loupe, ornée de petites striations émoussées. Spire allongée, à sommet plus pâle et obtus. Sept tours à peine convexes, s’accroissant peu à peu, avec régularité, et séparés par une suture superficielle, ceinte inférieurement par une seconde ligne ressemblant à une rainure suturale. Dernier tour dépassant un peu le tiers de la hauteur. Ouverture oblongue, blanchâtre à l’intérieur et offrant, vers le milieu de la convexité de l’avant-dernier tour, une forte lamelle épaisse, blanche, saillante et plongeant à l’intérieur. Columelle blanche, forte, contournée et calleuse. Bord externe arqué en avant avec régularité. Bords marginaux réunis par une callosité blanchâtre.
Hauteur 10 millimètres.
Diamètre 3 —
Hauteur de l’ouverture 3 1/2 —
Sous les pierres et les touffes d’herbes dans l’oasis d’El-Kantara et aux environs de Biskra.
PUPA GRANUM.
Pupa granum, Draparnaud, Tabl. moll., p. 59. 1801. — Et Hist. moll. France, p. 63, pl. III, fig. 45-46. 1805.
Torquilla granum, Studer, Kurz. verzeichn., p. 89. 1820.
Chondrus granum, Hartmann, in Neue-Alpin., p. 219. 1821.
Helix granum, Ferussac, Tabl. system., p. 64. 1821.
Jaminia granum, Risso, Hist. nat. Europ. mérid., t. IV, p. 90. 1826.
Stomodonta granum, Mermet, Hist. moll., Pyr.-occid., p. 52. 1843.
Testa rimata, subcylindrica, sat tenui, subpellucida, cornea, ac subtilissime costulato-striata ; — spira attenuata, plus minusve acuminata ; apice obtusiusculo ; — anfractibus 7-8 convexiusculis, lente regulariterque crescentibus, sutura impressa separatis ; ultimo paululum majore, basi rotundato, ac ad aperturam ascendente ; — apertura semi- ovata, septemplicata ; plica parietali unica, valida ; duabus plicis columellaribus, approximatis, dentiformibus ; plicis palatalibus 4 valde immersis (tertia plica validior) ; — peristomate expansiusculo, acutiusculo ; marginibus conniventibus, valde approximatis, tenui callo junctis.
Coquille presque cylindrique, allongée, assez fragile, faiblement transparente, légèrement brillante, d’une teinte cornée uniforme, sillonnée par de petites côtes délicates, fines, serrées, régulières, et pourvue d’une fente ombilicale assez prononcée. Spire atténuée, plus ou moins acuminée, suivant les échantillons. Sommet assez obtus, lisse et d’une nuance généralement plus pâle. Sept à huit tours assez convexes, à croissance lente et régulière, séparés par une suture bien marquée. Dernier tour un peu plus grand, arrondi à sa base et offrant vers l’insertion du bord externe une direction ascendante. Ouverture échancrée, semi-ovale, ornée de sept plis ainsi placés : un pli pariétal, fort, saillant, sur la convexité de l’avant-dernier tour ; deux plis columellaires, rapprochés, dentiformes, dont l’inférieur est le plus petit ; quatre plis palataux n’atteignant pas le péristome, dont le troisième est le plus grand. Péristome légèrement évasé, mince, tranchant. Bords marginaux convergents, très-rapprochés, réunis par une faible callosité.
Hauteur 4-5 millimètres.
Diamètre 1 3/4-2 —
Hauteur de l’ouverture 1 1/2 —
Oasis d’El-Kantara, de Mechoûnêch près de Biskra, ainsi qu’aux alentours de cette ville au pied des arbres, dans les anfractuosités des rochers ou sous les pierres.
LIMNÆA TRUNCATULA.
Buccinum truncatulum, Müller, Verm. hist. II, p. 130. 1774.
Helix truncatula, Gmelin, Syst. nat., p. 3659. 1788.
Bulimus truncatus, Bruguière, Encycl. méthod., vers. 1, p. 310. 1789.
Limneus minutus, Draparnaud, Tabl. moll., p. 51. 1801.
Lymnæa minuta, Lamarck, An. s. vert., t. VI, (2e partie), p. 162. 1822.
Limnæus truncatulus, Jeffreyss, Syn. test. in trans. Linn., t. XVI (2e partie), p. 377. 1830.
Limnæa truncatula, Beck, Ind. moll., p. 112. 1837.
Abondante dans l’Ouâd-Mezî, près de Laghouât. Se rencontre dans presque tous les fossés d’irrigation pratiqués pour l’arrosement des palmiers dans les oasis du Sahara.
HYDROBIA PERAUDIERI.
Hydrobia Peraudieri, Bourguignat, in Spicil. malac., p. 108. 1862. Et Paléont. Alg., p. 94, pl. V, f. 12-15. 1862.
Testa rimata, elongatissima, turriculato-conica, pallide cornea, striatula, ac sæpe passim spiraliter paululum lineolata ; — spira lanceolata ; apice obtusiusculo ; — anfractibus 7 1/2 convexis, superne paululum subangulatis, regulariter crescentibus, sutura profunda separatis ; — ultimo rotundato ; — apertura recta, rotundata ; peristomate acuto, recto ; margine columellari reflexiusculo ; marginibus subcontinuis.
Coquille pourvue d’une fente ombilicale assez ouverte. Test très- allongé, turriculé, conique, d’une teinte pâle cornée, un peu transparent, strié et quelquefois sillonné çà et là par de petites stries spirales. Spire lancéolée, à sommet un peu obtus. Sept tours et demi convexes, un peu subanguleux vers la suture, qui paraît, par cela même, profonde. Accroissement spiral des plus réguliers. Dernier tour parfaitement arrondi. Ouverture droite, presque ronde, à péristome aigu et droit. Bord columellaire légèrement réfléchi. Bords marginaux presque continus. Callosité blanchâtre. Opercule d’un brun rouge.
Hauteur 6-7 millimètres.
Diamètre 1 1/2 —
Hauteur de l’ouverture 2 —
Cette magnifique espèce habite dans le gouffre froid à Biskra[140].
HYDROBIA BRONDELI.
Paludina acuta[141], Forbes, On the land and freshw. moll. Alg. in Ann. nat. Hist. or Magaz. zool., etc., p. 254. 1838.
Paludina acuta, Terver, Cat. moll., Nord de l’Afrique, p. 37. 1839.
Paludina acuta, Rossmässler, in Wagner, Reise in der Regentsch. Alg., p. 251. 1841.
Paludina acuta, Morelet, in Journ. conch., t. IV, p. 296. 1853.
Hydrobia Brondeli, Bourguignat, in Spicil. malac., p. 110. 1862. Et Paléont. Alg., p. 96. 1862.
Testa rimata, obeso-conoidea, nitidula, sat solidula, cornea vel fusco- luteola, fere lævigata ; — spira obesa ; apice obtuso ; — anfractibus 5 convexiusculis, celeriter crescentibus ; — penultimo ultimoque magnis, rotundatis, sutura profunda separatis ; — apertura oblonga ; peristomate recto, continuo, ad columellam paululum reflexiusculo ac incrassato ; margine externo antrorsum paululum arcuato.
Coquille pourvue d’une faible fente ombilicale. Test obèse, conoïde, assez solide, un peu brillant, tant soit peu transparent, presque lisse, d’une teinte cornée ou d’un brun jaunâtre. Spire courte, trapue, à sommet obtus. Cinq tours convexes, s’accroissant avec rapidité ; les deux derniers sont grands, arrondis, plus convexes, par conséquent séparés par une suture plus profonde. Ouverture oblongue, à péristome droit, continu, un peu réfléchi et épaissi à l’endroit de la columelle. Bord externe légèrement arqué en avant.
Hauteur 4 millimètres.
Diamètre 2 —
Hauteur de l’ouverture 1 3/4 —
Dans le gouffre froid à Biskra.
L’Hydrobia Brondeli diffère de l’Hydrobia Peraudieri, par sa taille plus petite, plus trapue ; par son test presque lisse ; par son sommet obtus ; par ses tours qui sont moins convexes et qui ne s’accroissent point avec régularité ; par son ouverture plus grande ; par son bord externe arqué en avant et non droit.
HYDROBIA ARENARIA.
Hydrobia arenaria, Bourguignat, in Spicil. malac., p. 111. 1862. Et Paléont. Alg., p. 97. 1862.
Testa oblongo-pyramidali, corneo-viridescente, lævigata ; — spira conica ; apice obtuso ; — anfractibus 6 fere planulatis vel paululum convexiusculis, celeriter crescentibus, sutura marginata parum impressa separatis ; — penultimo ultimoque magnis ; — apertura oblongo piriformi ; peristomate acuto, recto ; margine externo antrorsum arcuato ; marginibus callo junctis.
Coquille oblongue, pyramidale, lisse, d’une teinte cornée verdâtre. Spire conique, à sommet obtus. Six tours presque plans ou à peine convexes, s’accroissant avec rapidité, séparés par une suture marginée, peu profonde ; les deux derniers sont grands et un peu plus convexes. Ouverture oblongue, piriforme, à péristome droit et aigu, seulement réfléchi au bord columellaire. Bord externe arqué en avant. Bords marginaux réunis par une callosité.
Hauteur 4 1/4 millimètres.
Diamètre 2 —
Hauteur de l’ouverture 2 —
Habite à Tougourt, dans les eaux des sources artésiennes.
L’Hydrobia arenaria diffère de l’Hyd. Brondeli, par sa forme plus pyramidale, moins obèse ; par ses tours moins convexes ; par sa suture moins profonde ; par ses deux derniers tours proportionnellement plus forts et surtout ventrus à leur partie inférieure, ce qui est l’inverse chez la Brondeli ; par son ouverture plus oblongue ; enfin, par son péristome non continu, mais dont les bords sont réunis par une callosité.
HYDROBIA DUVEYRIERI.
Testa lanceolato-turrita, solida, subpellucida, cornea, vel corneo- viridescente, argutissime sub lente striatula ; — spira elato- acuminata ; apice minuto, obtusiusculo ; — anfractibus 7 convexiusculis (prope suturam planiusculis), paulatim crescentibus, sutura lineari separatis ; — ultimo rotundato, sat ventroso, 1/3 altitudinis paululum superante ; — apertura ovata, superne angulata, inferne rotundata ; peristomate acuto, intus albido-incrassato ; margine columellari leviter expansiusculo ; margine externo præsertim ad partem exteriorem valde antrorsum arcuato ; marginibus callo valido junctis.
Coquille lancéolée, turriculée, à test solide, bien qu’un peu transparent, d’une teinte cornée uniforme, passant quelquefois à une nuance cornée-verdâtre. Striations excessivement délicates, visibles seulement à la loupe. Spire allongée, diminuant peu à peu et terminée par un sommet petit, un peu obtus. Sept tours faiblement convexes, légèrement aplatis vers la suture qui est linéaire, et s’accroissant peu à peu. Dernier tour arrondi, assez ventru, dépassant le tiers de la hauteur. Ouverture ovale, anguleuse à sa partie supérieure, bien arrondie à sa partie inférieure. Péristome droit, tranchant, muni à l’intérieur d’un bourrelet blanchâtre. Bord columellaire légèrement évasé. Bord externe arqué en avant, surtout à sa partie inférieure. Bords marginaux réunis par une callosité assez épaisse.
Hauteur 5 millimètres.
Diamètre 2 —
Dans la rivière d’eau tiède de Kerîz (Djérîd), au Nord du Chott-el- Djérîd (Sud de la régence de Tunis).
BYTHINIA SIMILIS.
Cyclostoma simile, Draparnaud, Hist. moll. France, p. 34, pl. 1, f. 15. 1805.
Valvata similis, Hartmann, Syst. Gasterop., p. 57. 1821.
Paludina similis, Michaud, Compl. Drap., p. 93. 1831.
Bithinia similis, Dupuy, Cat. extram. Galliæ, etc., no 48. 1849.
Bythinia similis, Stein, Schneck. Berl., p. 93. 1850.
Hydrobia similis, Dupuy, Hist. moll. France (5e fasc.), p. 552, pl. XXVII, f. 9. 1851.
Dans les eaux à Laghouât.
BYTHINIA DUPOTETIANA.
Paludina Dupotetiana, Forbes, On the land and freshw. moll. of Algiers and Bougia, in Ann. nat. Hist., or magaz. zool., etc., p. 254, pl. XII, f. 3. 1838.
Bythinia Dupotetiana, Bourguignat, in Spicil. malac., p. 116. 1862.
Ruisseau de la fontaine chaude de Biskra, où cette espèce est très- abondante.
M. H. Duveyrier a encore recueilli cette bythinie en très-grand nombre dans la vase des rigoles de la source d’’Aïn-Temôguet, près de Djâdo, dans l’Ouâdi-Arhlân (Djebel-Nefoûsa).
BYTHINIA PYCNOCHEILA.
Bythinia pycnocheila, Bourguignat, in Spicil. malac., p. 117. 1862.
Testa vix rimata, ventricosa, solida, crassa, levigata, viridescente ; — spira brevi, acutiuscula ac apice obtusiusculo ; — anfractibus 5 convexis, celeriter crescentibus, sutura bene impressa separatis ; — penultimo ultimoque maximis, rotundatis ; — apertura parum obliqua, ovata, intus albidula ; peristomate continuo, acuto, intus undique valde incrassato.
Coquille à peine pourvue d’une fente ombilicale, ventrue, à test solide, épais, lisse et verdâtre. Spire courte, conoïde, à sommet un peu obtus. Cinq tours convexes, séparés par une suture bien marquée et s’accroissant avec rapidité ; les deux derniers tours sont arrondis et proportionnellement très-grands. Ouverture à peine oblique, ovale, intérieurement blanchâtre, ornée d’un péristome continu, aigu et fortement épaissi à l’intérieur. Opercule d’un rouge orangé.
Hauteur 4 millimètres.
Diamètre 3 —
Hauteur de l’ouverture 2 1/4 —
Espèce abondante à Temâssîn, près de Tougourt.
BYTHINIA SEMINIUM.
Paludina seminium, Morelet, Append. conch. Alg., in journ. conch., t. VI, p. 376, pl. XII, f. 10. 1857.
Bythinia seminium, Bourguignat, in Spicil. malac., p. 121. 1862.
Cette charmante espèce microscopique est très-commune dans l’oasis d’El- Outâya, près de Biskra.
MELANIA TUBERCULATA.
Nerita tuberculata, Müller, Verm. hist. II, p. 191. 1774.
Strombus costatus, Schröter, Flussconchyl., p. 373, pl. VIII, f. 14. 1779.
Melanoides fasciolata, Olivier, Voy. emp. Ott., vol. II, p. 10, pl. XXXI, f. 7. 1804.
Melania fasciolata, Lamarck, An. s. vert., vol. VI (2e partie), p. 167, no 16. 1822.
Melania tuberculata, Bourguignat, Cat. rais. moll. Or., p. 65. 1853.
Testa conico-oblongoque-turrita, tenui, plus minusve diaphana, corneo- fusca ac sæpe flammulis luteolis vel castaneis longitudinalibus aut interruptis, ornata ; elegantissime spiraliter costulis numerosis sulcata, vel tenuissime decussata, aut sæpe transverse tuberculoso- costata ; — spira acuta ; apice acuto ; — anfractibus 10-12 vel 14 convexiusculis, sat regulariter crescentibus, sutura bene impressa separatis ; — apertura elliptica, basi fere rotundata ; peristomate recto, acuto ; columella albidula, ad basin paululum effusa ; margine externo antrorsum arcuato ; marginibus callo junctis.
Coquille allongée, conique-turriculée, assez fragile, plus ou moins transparente, d’une teinte fauve cornée, quelquefois ornée de petites flammules jaunes ou d’un brun-marron, longitudinales et la plupart du temps interrompues. Test sillonné, d’une manière délicate et élégante, par une foule de stries spirales plus ou moins fortes et saillantes. Quelquefois ces stries sont interrompues par d’autres transversales, ce qui donne au test une apparence treillissée, ou, lorsque les stries sont fortes, une apparence tuberculeuse. Spire aiguë, à sommet petit et aigu. 10 à 12, quelquefois jusqu’à 14 tours plus ou moins convexes, s’accroissant assez régulièrement, et séparés par une suture bien marquée. Ouverture elliptique, à base presque arrondie. Péristome simple et aigu. Columelle blanchâtre, un peu réfléchie vers la base. Bord externe arqué en avant. Bords marginaux réunis par une callosité.
Hauteur 15-35 millimètres.
Diamètre 6-10 —
Espèce des plus communes dans presque toutes les eaux du Sahara. M. Henri Duveyrier l’a notamment recueillie dans la fontaine chaude de Chetma et dans l’Ouâd-Melîly, près de Biskra ; — aux environs d’Ouarglâ ; — dans les eaux de l’oasis de Merhayyer, près de Tougourt[142] ; enfin dans les eaux tièdes de Djérîd, au Nord du Chott- el-Djérîd (Sud de la Tunisie), ainsi qu’au fond du Désert dans l’Ouâdi- Tîlerhsîn, au Nord de Rhât.
MELANOPSIS MAROCCANA.
Buccinum Maroccanum, Chemnitz, Conch. cab. (ed. 1), t. XI, p. 285, pl. CCX, fig. 2080-2081. 1795.
Melanopsis Dufouri, Ferussac, Monogr. Mel. in. Mem. soc. d’Hist. nat. Paris, 1, p. 153, pl. VII, f. 16. 1823.
Melanopsis Dufourei, Deshayes, in Lamarck, An. s. vert. (2e ed.), t. VIII, p. 493. 1838.
Melanopsis Buccinoidea[143], Michaud, Cat. test. viv. Alg., p. 11. 1833.
Melanopsis Maroccana, Morelet, Cat. moll. Alg., in Journ. conch., t. IV, p. 297. 1853.
Espèce abondante dans la fontaine chaude de Chetma, près de Biskra ; dans les eaux d’Ouarglâ et de Tougourt (Ouâd-Rîgh) ; enfin, dans les petits ruisseaux d’eau tiède de Nafta et de Kerîz (Djérîd), au Nord du Chott-el-Djérîd.
MELANOPSIS PRÆMORSA.
Buccinum præmorsum, Linnæus, Syst. nat. (ed. Halæ), p. 740. 1760.
Buccinum prærosum, Linnæus, Syst. nat. (ed. XII), p. 1203. 1767.
Melania buccinoidea, Olivier, Voy. emp. Ott., t. I, p. 297, pl. XVII, f. 8. 1801.
Melanopsis buccinoidea, Ferussac, in Mém. géol., p. 54. 1814.
Melanopsis prærosa, Rossmässler, Iconogr. IX et X, pl. L, f. 677. 1839.
Melanopsis præmorsa, Dupuy, Hist. nat. moll. France (5e fasc.), p. 450. 1851.
Cette mélanopside a été recueillie dans les eaux, aux alentours de Biskra et d’Ouarglâ.
MELANOPSIS MARESI.
Melanopsis Maresi, Bourguignat. Paléontol. Alg., p. 106, pl. VI, f. 1-4. 1862.
Testa ovato-conica, solida, opaca, corneo-viridula, vel fusco-cornea, costis crassis (sub sutura nodosis) numerosisque sulcata ; — spira acuto-acuminata ; apice levigato, acuto ; — anfractibus 7 subplanulatis, gradatis, sutura lineari separatis ; ultimo maximo, ad partem superiorem impresso, ac dimidiam altitudinis paululum superante ; — apertura ovato- lanceolata ; columella recta, truncata ; sinu columellari e margine exteriore valde retroflexo ; — margine exteriore in medio antrorsum paululum arcuato ; callo sat valido.
Coquille de forme ovalaire-conique, aiguë, solide, opaque, d’une teinte cornée-verdâtre, ou brune-cornée, et munie de grosses côtes transverses, assez espacées les unes des autres, présentant vers la suture un renflement tuberculeux. Spire aiguë-acuminée, terminée par un sommet lisse et aigu. Sept tours presque plans, comme étagés les uns sur les autres, séparés par une suture linéaire. Dernier tour très-grand, offrant vers sa partie supérieure une inflexion prononcée et dépassant la moitié de la hauteur. Ouverture ovale-lancéolée, très-rétrécie à sa partie supérieure, très-dilatée à sa base. Columelle forte, droite, nettement tronquée, dont la base se trouve un peu infléchie en avant et séparée du bord extérieur par un sinus profond, parfaitement arrondi. Bord droit, légèrement arqué en avant. Bords marginaux réunis par une callosité assez forte.
Hauteur 15-20 millimètres.
Diamètre 8-9 —
Cette mélanopside, recueillie à l’état fossile par M. Marès, dans la Dhâya de Hâbessa[144], a été retrouvée vivante dans le petit ruisseau de Kerîz, qui se perd dans le Chott-el-Djérîd (Sud de la Tunisie). Il est à présumer que cette espèce doit vivre dans tous les cours d’eau du Nord du Sahara.
La Melanopsis Maresi est très-voisine, par sa forme et l’apparence de ses costulations, des Melanopsis costata du Jourdain[145] et cariosa d’Espagne[146] ; mais notre espèce diffère complétement de ces mollusques par sa columelle droite (et non courbe), plus allongée et infléchie en avant ; ce qui est le contraire chez les costata et cariosa ; enfin, par son sinus columellaire plus profond, plus arrondi et presque fermé, tandis que chez les costata et cariosa le sinus, comparativement plus profond, est très-ouvert.
2o — ESPÈCES FOSSILES.
PLANORBIS AUCAPITAINIANUS.
Testa sat inflata, supra profunde umbilicata, subtus concava, fragili, striatula ac irregulariter sulcis incrementi subdeformata ; — anfractibus 5 convexis (supra rotundatis, subtus ad umbilicum obscure subangulatis), celeriter crescentibus, sutura (in prioribus lineari, in ultimis impressa) separatis ; ultimo maximo, dilatato, rotundato- subcompressiusculo, supra antice descendente ; — apertura valde obliqua, parum lunata, subrotunda ; peristomate recto, expansiusculo ; margine supero dilatato, arcuato ; marginibus callo junctis.
Coquille assez renflée, discoïde, profondément ombiliquée en dessus, concave en dessous, fragile, finement striée et la plupart du temps déformée par quelques bourrelets dus au temps d’arrêt de l’accroissement. Cinq tours convexes, arrondis en dessus, subanguleux en dessous vers l’ombilic, à croissance rapide et séparés par une suture, d’abord linéaire vers le sommet, puis devenant de plus en plus prononcée. Dernier tour très-grand, dilaté, arrondi tout en étant légèrement comprimé dans le sens de la hauteur, et offrant en dessus vers l’insertion du bord externe une direction descendante très-marquée. Ouverture oblique, peu échancrée, presque arrondie. Péristome droit, aigu, légèrement évasé. Bord supérieur dilaté, projeté en avant et arqué. Bords marginaux peu écartés, réunis par une callosité.
Diamètre 11 millimètres.
Hauteur 4 —
Cette nouvelle espèce se trouve à l’état fossile dans un dépôt de terre blanche savonneuse, près de Ghoûrd-Ma’ammer, grande dune, sur la route d’El-Ouâd à Ghadâmès, sur la section de cette artère, à laquelle aboutissent tous les chemins venant du Nord-Ouest.
PLANORBIS DUVEYRIERI.
Planorbis Duveyrieri, Deshayes, in Duveyrier, Touâreg du Nord. (Voy. p. 45, pl. III, f. 1.)
Testa supra profunde infundibuliformi, subtus late umbilicata, crassiuscula, eleganter arguteque striatula ; — anfractibus 4 1/2 convexis, supra rotundatis, paululum involventibus, subtus ad peripheriam umbilicalem subangulatis, celeriter crescentibus, sutura impressa separatis ; ultimo maximo, dilatato præsertim ad aperturam, convexo-rotundato, supra antice recto ; — apertura obliqua, maxima, dilatata, lunata, semi-rotundata, superne convexa, interne subangulata ; peristomate recto, acuto, intus remote labiato ; marginibus tenui callo junctis.
Coquille discoïde, de taille médiocre, infondibuliforme en dessus, largement ombiliquée en dessous, à test assez épais et élégamment sillonné de striations fines et régulières. Quatre tours et demi convexes, arrondis, s’enroulant légèrement les uns sur les autres en dessus, et présentant en dessous, vers le pourtour ombilical, une partie anguleuse, imitant une carêne obsolète. Accroissement très-rapide. Suture prononcée. Dernier tour très-grand, développé surtout vers l’ouverture, convexe-arrondi et offrant en dessus, vers l’insertion du bord externe, une direction rectiligne. Ouverture oblique, très-grande, dilatée, échancrée, semi-arrondie, bien convexe à sa partie supérieure, anguleuse à sa partie inférieure. Péristome droit, aigu, épaissi intérieurement par un bourrelet assez enfoncé. Bords marginaux écartés, réunis par une callosité délicate.
Diamètre 7 1/2 millimètres.
Hauteur 3 1/2 —
Ce planorbe a été récolté avec l’espèce précédente dans les couches de terre blanche savonneuse près de Ghoûrd-Ma’ammer, sur la route d’El-Ouâd à Ghadâmès.
Le Planorbis Duveyrieri diffère de l’Aucapitainianus par son test plus petit, plus délicatement strié, plus fortement ombiliqué en dessus et en dessous ; par ses tours plus convexes, plus arrondis en dessus et plus anguleux en dessous vers la concavité ombilicale ; par son dernier tour rectiligne vers l’insertion du bord externe, et non descendant comme celui de l’Aucapitainianus ; par son ouverture plus oblique, anguleuse à sa partie inférieure, plus haute que large ; par son péristome intérieurement bordé ; enfin par son bord externe non arqué et ne se projetant pas en avant à sa partie supérieure comme celui de l’Aucapitainianus.
PLANORBIS MARESIANUS.
Testa utrinque umbilicata (umbilicus inferus profundior, pervior), fragili, translucida, argute striatula ; — anfractibus 5 convexo- rotundatis, utrinque prope umbilicum subangulatis, celeriter crescentibus, sutura impressa separatis ; ultimo paululum majore, rotundato, ad aperturam supra non subangulato, ac antice lente descendent ; — apertura obliqua, leviter lunata, oblonga ; peristomate recto, acuto ; marginibus callo junctis.
Coquille fragile, transparente, finement striée, pourvue en dessus et en dessous d’une dépression ombilicale très-prononcée. L’ombilic inférieur est plus profond et plus en forme d’entonnoir. Cinq tours convexes arrondis, présentant en dessus et en dessous vers le pourtour de l’ombilic une partie anguleuse. Croissance rapide. Suture bien marquée. Dernier tour un peu plus grand, bien arrondi, surtout en dessus (la partie anguleuse disparaît vers l’ouverture), et, offrant une direction descendante lente, et si prononcée que l’avant-dernier tour paraît plus proéminent que le dernier. Ouverture oblique, faiblement échancrée, oblongue. Péristome droit, aigu. Bords marginaux réunis par une callosité délicate.
Diamètre 11 millimètres.
Hauteur 4 —
Cette espèce a été recueillie à l’état fossile dans une couche sablonneuse près du puits de Bîr-Ez-Zouâit entre El-Ouâd et Berreçof.
PHYSA CONTORTA.
Physa contorta, Michaud, Desc. coq. viv. in Act. soc. Linn. Bordeaux, III, p. 268. 1829.
Fossile dans les sables d’un bas-fond, près du puits de Bîr-Ez-Zouâit, entre El-Ouâd et Berreçof.
PHYSA BROCCHII.
Isidora Brocchii, Ehrenberg, Symb. phys. moll. 1831.
Physa Brocchii, Bourguignat, in Amén. malac., t. I, p. 169. 1856.
Et Paléont. Alg., p. 84, pl. V, f. 20. 1862.
Dans les mêmes sables que l’espèce précédente.
PHYSA TRUNCATA.
Physa truncata, Ferussac, mss.
Physa truncata, Bourguignat, in Amén. malac., t. I, p. 170, pl. XXI, f. 5-7. 1856.
Et Paléont. Alg., p. 85, pl. V, fig. 19. 1862.
Dans les sables de Bîr-Ez-Zouâit, avec les précédentes.
Toutes ces espèces fossiles, que nous venons de signaler, des sables de Bîr-Ez-Zouâit, ou des terres savonneuses de Ghoûrd-Ma’ammer près de Ghadâmès, sont des espèces de l’époque contemporaine. Les couches où ces mollusques ont été recueillis sont également de formation moderne.
Ces fossiles sont une preuve nouvelle que la région de l’’Erg du Sahara, qui était, il y a quelques mille ans, une vaste et profonde mer, s’est, depuis l’apparition de l’homme, élevée lentement, graduellement, puisque les fossiles de ses dépôts sont tous des espèces de l’époque contemporaine.
* * * * *
EXPLICATION DES PLANCHES
* * * * *
PLANCHE XXVI.
1. HELIX AGRIOICA. Coq. grossie vue en dessus. — 2. La même, de grand. nat., vue de face. — 3. La même grossie, vue de face. — 4. La même, de grand. nat., vue en dessous. — 5. La même grossie, vue en dessous.
6. HELIX DUVEYRIERIANA. Coq. grossie vue en dessus. — 7. La même, de grand. nat., vue de face. — 8. La même grossie, vue de face. — 9. La même, de grand. nat., vue en dessous. — 10. La même grossie, vue en dessous.
11. HELIX REBOUDIANA. Coq. de grand. nat., vue de face. — 12. La même, vue en dessus. — 13. La même, vue en dessous. — 14. Variété « subcostulata, » coq. vue de face. — 15. Variété « subcarinata, » coq. vue de face. — 16. Variété « zonata, » coq. vue de face. — 17. Même variété, vue en dessous.
18. HELIX WARNIERIANA. Coq. de grand. nat., vue de face. — 19. La même, vue en dessous. — 20. La même, vue en dessus.
21. HELIX TERVERI (type). Coq. de grand. nat., vue de face. — 22. La même, vue en dessous. — 23. La même, vue en dessus. — 24. Variété, vue en dessus.
PLANCHE XXVII.
1. HELIX ERICETORUM. Coq. de grand. nat., vue de face. — 2. La même, vue en dessous. — 3. La même, vue en dessus. — 4. Variété « subcarinata, » de Methlîli, vue de face.
5. FERUSSACIA CHAROPIA. Coq. grossie vue de face. — 6. La même, au trait, vue de face, de grand. nat. — 7. Dernier tour grossi, vu de profil.
8. PUPA GRANUM. Ouverture très-grossie vue de face. — 9. Coq. au trait, vue de face, de grand. nat. — 10. Dernier tour grossi, vu de profil. — 11. Coq. grossie, vue de face.
12. HYDROBIA BRONDELI. Coq. grossie vue de face. — 13. La même, au trait, vue de face, de grand. nat. — 14. Dernier tour grossi, vu de profil.
15. HYDROBIA PERAUDIERI. Coq. au trait, vue de face, de grand. nat. — 16. La même grossie, vue de face. — 17. La même, au trait, de grand. nat., vue de profil.
18. HYDROBIA DUVEYRIERI. Coq. au trait, de grand. nat., vue de face. — 19. Dernier tour grossi, vu de profil. — 20. Coq. grossie, vue de face.
21. HYDROBIA ARENARIA. Coq. grossie, vue de face. — 22. La même, de grand. nat., vue de face.
23. BYTHINIA DUPOTETIANA. Coq. grossie, vue de face. — 24. La même, de grand. nat., vue de face.
25. BYTHINIA PYCNOCHEILA. Coq. de grand. nat., vue de face. — 26. Coq. grossie, vue de face.
PLANCHE XXVIII.
1. PLANORBIS AUCAPITAINIANUS. Coq. grossie, vue en dessus. — 2. La même, de grand. nat., vue en dessus. — 3. La même, vue de face. — 4. La même, vue en dessous. — 5. La même grossie, vue en dessous.
6. PLANORBIS DUVEYRIERI. Coq. grossie, vue en dessus. — 7. La même, de grand. nat., vue en dessus. — 8. La même, vue de face. — 9. La même, vue en dessous. — 10. La même, grossie, vue en dessous.
11. PLANORBIS MARESIANUS. Coq. grossie, vue en dessus. — 12. La même, de grand. nat., vue en dessus. — 13. La même, vue de face. — 14. La même grossie, vue en dessous. — 15. La même, de grand. nat., vue en dessous.
16. MELANIA TUBERCULATA. Variété maxima (d’après un échantillon de l’oasis de Merhayyer). Coq. de grand. nat., vue de face. — 17. (d’après un autre échantillon du Djérîd). Coq. de grand. nat., vue de face.
18. MELANOPSIS MARESI. Coq. de grand. nat., vue de face. — 19. Dernier tour vu en dessous. — 20. Dernier tour grossi, vu de face. — 21. Coq. de grand. nat., vue par le dos.
[Note 139 : Non Helix lauta de Lovell Reeve, Conch. icon., t. CXL, f. 891, qui est une autre espèce.]
[Note 140 : Le gouffre froid de Biskra est un bassin, appelé El-Bourma par les Arabes, et ainsi dénommé par les Européens pour le distinguer de la source thermale de Hammâm-Sâlahîn, qui est dans le voisinage.]
[Note 141 : Non Paludina acuta, des auteurs français.]
[Note 142 : Où se trouvent des échantillons magnifiques qui atteignent 55 millimètres de hauteur sur 15 de diamètre.]
[Note 143 : Non Melanopsis buccinoidea, de Ferussac. 1814 (Melania buccinoidea, d’Olivier. 1804), qui est la Melanopsis præmorsa de Dupuy. 1851.]
[Note 144 : Ancien lac desséché dans la région de l’’Erg, au Sud de la province d’Oran.]
[Note 145 : Melanopsis costata, Ferussac, in Monogr. mélan., p. 28, no 6, pl. I, f. 14-15. 1823. — Melania costata, Olivier, Voy. emp. Ottom., t. II, p. 294, pl. XXXI, f. 2. 1804.]
[Note 146 : Rossmässler, iconogr. IX et X, pl. 42, f. 680. 1839. — (Murex cariosus, de Linnæus, Syst. nat., p. 1220. — Et Melania Sevillensis de Grateloup.)]
DESCRIPTION
DES
PLANTES NOUVELLES DÉCOUVERTES PAR M. HENRI DUVEYRIER
PAR M. E. COSSON
[Décoration]
DIPLOTAXIS DUVEYRIERANA Coss. sp. nov.
Planta annua. Radix indurata, fusiformis, fibras paucas emittens. Caulis erectus, robustus, subangulatus, in specimine completo suppetente circiter 5 decim. longus et subsimplex, pilis longis rigidulis albidis patentibus præsertim in parte inferiore hispidus. Folia alterna, oblonga vel obovato-oblonga, inæqualiter et grosse sinuato-lobulata vel inferne pinnatifida, inferiora in petiolum elongatum attenuata, superiora sæpius subsessilia, præsertim in petiolo et in pagina inferiore ad nervos densius pilis rigidulis longis hispida. Flores magni, 17-27 millim. longi, in racemum aphyllum primum confertum dein laxiusculum dispositi, siliquas juniores superantes. Pedicelli sub anthesi 15-20 dein 25-35 millim. longi, ut et petioli patenter longeque hispidi, erecto-patuli. Calyx dense patenterque hispido-villosus, sepalis oblongis erectis lateralibus basi subsaccatis. Petala lilacina interdum alba venis saturatioribus picta, limbo obovato integro, in unguem calycem subæquantem attenuata, calycem duplum subæquantia. Glandulæ hypogynæ 4, 2 trapezoideæ staminum lateralium insertionem circumvallantes, 2 ovato-lanceolatæ intra staminum longiorum insertionem. Stamina tetradynama, filamentis linearibus, membranaceo- complanatis, edentulis, liberis. Siliquæ in pedicellis ascendentes, glabræ, circiter 65-68 millim. longæ, 2-3 millim. latæ, pedicellum subduplum longæ, elongato-lineares, compressæ, stipitatæ stipite circiter 2 1/2 millim. longo, valvis membranaceis tenuibus uninerviis subtorulosis venulis lateralibus obsoletis ; septo membranaceo ; stigmate subsessili, tereti-compresso, obscure bilobo. Semina plurima, minima, biseriata, pallide fuscescentia, ovato-subglobosa, compressa, immarginata, lævia. Cotyledones obovato-suborbiculatæ, transverse latiores, conduplicatæ, radiculam in plicatura foventes. — Mense Februario florifera et jam fructifera lecta.
In Sahara per 26° lat. sept., ad septentrionem urbis Rhât in planitie excelsa Tasîli ad alveos Ouâdi-Târat et Ouâdi-Alloûn, ubi ab indigenis Azezzedja et Tânekfâït nuncupatur, a clarissimo peregrinatore et indefesso Saharæ scrutatore H. Duveyrier lecta cui lubentissimo animo dicatam voluimus. Locis alteris undenis inter Ghadâmès et Rhât visa (H. Duveyrier).
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XXIX.
1. Partie supérieure de la plante, de grandeur naturelle.
2. Fragment de la grappe fructifère, de grandeur naturelle ; l’une des siliques est figurée après la chute des valves.
3. Fleur de grandeur naturelle.
4. Pétale vu de face, grossi.
5. Fleur grossie et dont les sépales et les pétales ont été enlevés pour montrer les étamines et l’ovaire.
6. Embryon fortement grossi.
7. Le même, les cotylédons étant écartés artificiellement.
* * * * *
Pl. XXIX. Plantes nouvelles, Page 32. Fig. 126 à 132.
CROTALARIA SAHARÆ Coss. sp. nov.
Planta dumosa, erecta, indurato-frutescens, divaricato-ramosa, ramis elongatis teretibus haud striatis pube densa brevi patente incano-tomentosis. Folia petiolata, palmatim composita, 4-5-rarius abortu 3-foliolata, foliolis cum petiolo articulatis, oblongis, obtusis, petiolo multo longioribus, utrinque pube sericea canescentibus vel pagina superiore minus pubescente virentibus. Stipulæ minutæ, lineares vel subulatæ. Racemi pluriflori (sub-10-flori), caules terminantes vel oppositifolii, laxiusculi. Bracteæ anguste lineares pedicello paulo longiores, demum deflexæ. Flores mediocres, circiter 1 centim. longi, nutantes, breviter pedicellati, pedicello tubo calycis breviore, bibracteolati, bracteolis calyci adpressis minimis linearibus. Calyx dense sericeo-villosus, tubo campanulato, limbo bilabiato, labio superiore bipartito, inferiore tripartito, laciniis lanceolatis subæquilongis vel inferiore paulo longiore, tubi longitudinem subæquantibus. Corolla flava, vexilli dorso excepto glabra, calyce subdimidio longior. Vexillum venis fuscescentibus saturatioribus pictum, magnum, alas et carinam subæquilongas subæquans, late obovato- subcuneatum, ascendens et inde limbi basis quasi cordata, in unguem latum intus incrassato-callosum callo villoso calycis tubum subæquantem contractum. Alæ liberæ, oblongo-obovatæ, obtusæ, plurinerviæ, extus in parte inferiore inter nervos corrugatæ, in unguem abrupte contractæ, demum ascendentes et carinam nudantes. Carina e petalis in dimidia longitudine superiore adnatis formata, ovato-inæquilatera dorso arcuato margine superiore recto, acutiuscula, petalis abrupte in unguem contractis et supra unguem late emarginatis. Stamina 10, alternatim inæqualia longiora antheris minoribus suborbiculatis breviora antheris majoribus ovato-oblongis, filamentis elongatis filiformibus, in longitudine dimidia inferiore complanatis et in tubum superne fissum coadunatis. Ovarium dense sericeo-villosum, stipitatum, oblongo- inæquilaterum ventre convexo, a lateribus compressum, in stylum sensim attenuatum, stylo tereti arcuato-ascendente ovarium subæquante apice et in latere superiore usque ad mediam longitudinem barbato, sub-6-ovulatum, ovulis ad basim suturæ ventralis insertis. Legumen nutans, brevissime stipitatum, dense sericeo-tomentosum, calycem plus quam duplum superans, oblongo-obovatum turgidum dorso gibbum, sutura ventrali basi styli mucronata obtusissime carinata, valvis valde inflato-ventricosis indurato-cartilagineis intus lana destitutis, abortu subdispermum. Semina (immature) suborbiculato-reniformia, compressa, lævia.
In Sahara per 27° lat. sept. inter Ouarglâ et Rhât loco dicto ’Aïn- el-Hadjâdj a cl. Ism’ayl Boû-Derba 26a die octobris 1858 florifera inventa, per 30° haud procul a Ghadâmès in planitie excelsa Hamâda- Tînghert 13a die septembris 1860 a cl. H. Duveyrier florifera et fructifera lecta.
Le C. Saharæ dans l’ordre artificiel adopté par De Candolle dans le Prodromus doit être placé à côté du C. quinquefolia (L. Sp. 1006 ; DC. Prodr. II, 135. — C. heterophylla L. f. Suppl. 323 et DC. Prodr. II, 131 sec. Benth.) dont il est très-différent par le calice velu-soyeux, par les légumes tomenteux, etc. Dans la classification plus rationnelle adoptée par M. Bentham (Benth. in Hook. Lond. journ. II, 472, et in Walp. Repert. V, 435), il doit être rapporté à la sous- section des Polyphyllæ, caractérisée par les feuilles toutes ou la plupart à 5-7 folioles articulées au sommet du pétiole, par la tige souvent frutescente à rameaux divergents, par les stipules très-petites ou indistinctes, par les fleurs en grappes lâchement pluri-multiflores, par le calice ord. profondément fendu à divisions lancéolées.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XXX.
1. Rameau de la plante de grandeur naturelle.
2. Fleur grossie, vue de profil.
3. Étendard étalé artificiellement, vu de face, grossi.
4. Aile vue par la face extérieure, grossie.
5. Carène grossie.
6. Étamines grossies ; le tube résultant de la soudure de la partie inférieure des filets a été fendu en dessus et étalé artificiellement.
7. Ovaire grossi.
8. Le même, coupé longitudinalement, vu à un plus fort grossissement.
9. Graine imparfaitement mûre, grossie.
* * * * *
Pl. XXX. Plantes nouvelles, Page 34. Fig. 133 à 141.
HYOSCYAMUS FALEZLEZ Coss. sp. nov.
Planta indurato-perennans, plus minus pubescenti-viscidula, pallide et sordide virens. Radix fusiformis elongata, indurato-sublignosa. Caulis herbaceus crassus demum induratus, fistulosus, albidus, teres, erectus, in speciminibus junioribus vix florigeris sæpe 1 decim. non superans, demum sæpius 1 metr. et ultra longus, subsimplex vel superne ramosus. Folia crassiuscula ; infima rosulata, 6-20 centim. longa, 13-35 millim. lata, oblonga vel ovato-acuminata, in petiolum longiusculum marginatum attenuata vel contracta, integra, sinuato-repanda vel utrinque grosse angulato-dentata dentibus 2-3, petiolo cum nervo medio et primariis albidis ; caulina media ovato- vel oblongo-lanceolata, brevius petiolata ; bractealia multo minora, sessilia, oblongo- lanceolata vel oblongo-linearia, integra, basi apiceque attenuata, pleraque calycibus fructiferis breviora. Flores extra-axillares, singuli folio bracteali lateraliter suffulti, sub anthesi in racemum scorpioideum spiciformem secundum densum primum circinatum dein erecto- arcuatum dispositi, inferiores interdum longe superiores breviter pedicellati. Calyx pubescenti-viscidulus, 10-costatus, campanulatus, irregulariter ad tertiam partem 5-fidus, dentibus late ovato- triangularibus acutis sæpe mucronatis inferiore minore, sub anthesi viridulus, post anthesin accrescens, fructifer 20-28 millim. longus indurato-coriaceus et costis venisque prominentibus reticulato- venosus, marcescenti-persistens demum albidus tubo vix inflato campanulatus limbo ampliato erectiusculo hiante. Corolla sub anthesi calyce non latior et vix longior, infundibuliformi-subcampanulata a basi ad apicem sensim ampliata, ad quartam partem superiorem inæqualiter 5-loba, inter lobos 2 inferiores minores profunde fissa, lobis late ovato-triangularibus obtusis, extus pubescenti-viscidula et albido- virens, intus superne atro-violaceus absque venis purpureis, demum marcescens albida intus apice tantum violacea ovario crescente soluta et calycem longius superans. Stamina declinata, superiora subinclusa, inferiora exserta, filamentis albis filiformibus inferne complanatis ibique pubescenti-viscidis, antheris violaceis oblongis paulo infra medium in filamento insertis lobis infra insertionem discretis. Stylus longe exsertus, arcuato-declinatus, stamina inferiora subæquans vel superans. Capsula calyce abscondita, ejusque tubo brevior, ovato- oblonga basi haud ventricosa, chartacea, bilocularis, paulo supra medium circumscissa, operculo mucronato incomplete biloculari. Semina numerosa, subreniformia vel suborbiculata, contacta mutuo angulata, luteolo-fuscescentia, crebre reticulato-punctata.
In Sahara australi et australiore, ubi ab indigenis Goungot, Falezlez et Afahlêhlé nuncupatur, late ut videtur dispersa : per 30° lat. sept. in provincia Tripolitana ad orientem urbis Ghadâmès loco dicto Guera’a-ben-’Aggiou et ad alveum Ouâdi Aouâl (H. Duveyrier) ; per 27° inter Ouarglâ et Rhât ad septentrionem planitiei excelsæ Tasîli, ad fontem Touskirîn (Ism’ayl Boû-Derba). Inter Ghadâmès et Rhât nec non in ditione Fezzân vulgaris (sec. H. Duveyrier). Loci plures in declivitate Saharæ australioris ad regionem nigritarum versa a planta nomen Falezlez aut In-Afahlêhlé mutuantur, præsertim inter Rhât et Agadez et inter In-Sâlah et Timbouktou (confer supra p. 182).
Bien que notre plante soit surtout voisine, par la forme de son calice et de sa capsule et par la plupart de ses caractères, des H. muticus L. et Datora Forsk., rapportés par Dunal à sa section Datora du genre Scopolia, je crois devoir la rattacher au genre Hyoscyamus. En effet, notre espèce et celles qui composent la section Datora de Dunal me paraissent être de véritables Hyoscyamus ; elles en présentent le calice et la corolle irréguliers et n’en diffèrent que par la forme de la capsule et la hauteur à laquelle a lieu sa déhiscence. — Le H. Falezlez diffère du H. muticus (L. Mant. 45 ; Jaub. et Spach Illustr. pl. Or. V, t. 415. — H. betæfolius Lmk Encycl. méth. III, 329 excl. var. β. — H. Datora Delile Ég. Illustr. n. 242 non Forsk. — Scopolia mutica Dun. in DC. Prodr. XIII pars I, 552) par le port moins robuste, par les grappes fructifères plus serrées, par le calice fructifère plus brièvement pédicellé, de moitié plus petit, à limbe beaucoup moins ample à réticulations plus prononcées, par la corolle moins ample et par la capsule plus petite et plus courte. Le H. muticus n’a encore été observé que dans l’Égypte inférieure aux environs du Caire, où il est abondant, et dans l’Égypte supérieure (Lippi ! in herb. Mus. Par., Delile !, Olivier et Bruguière !, Wiest ! Pl. Æg. exsicc. un. it. [1835] n. 518 sub nomine H. muticus, Aucher- Éloy ! Pl. exsicc. [1837] n. 2471 in herb. Mus. Par., Boissier !, Kralik !). Les échantillons recueillis, dans la Perse méridionale, à Géré entre Abouchir et Chiraz, par M. Kotschy (Pl. Pers. Austr. exsicc. ed. 1845, n. 38) paraissent appartenir à une espèce nouvelle distincte des H. muticus et Datora, ainsi que l’ont fait remarquer MM. Jaubert et Spach (loc. cit.). A cette même espèce devraient être rapportés les échantillons recueillis par Aucher-Éloy en Perse (Aucher- Éloy ! Pl. exsicc. n. 5040 in herb. Mus. Par.) et en Cappadoce (Aucher-Éloy ! Pl. exsicc. n. 2478 in herb. Mus. Par.). — Le H. Falezlez diffère du H. Datora Forsk. (Descr. pl. Æg.-Arab. p. 45, loco natali forsan excludendo ? ; Jaub et Spach. loc. cit. in adnot. — Scopolia Datora Dun. in DC. Prodr. XIII pars I, 553. — Sc. Boveana Dun., loc. cit., discrimine certo nullo distinguenda sec. Jaub. et Spach, loc. cit.) par les fleurs plus brièvement pédicellées, par le calice beaucoup moins grand à limbe moins dilaté, par la corolle dépassant à peine le calice lors de la floraison, et non pas longue de plus de 5 centimètres et environ deux fois aussi longue que le calice. Tous les échantillons de l’H. Datora que j’ai pu observer dans l’herbier du Muséum proviennent de la péninsule du Sinaï (Bové ! Pl. exsicc. n. 78 sub nom. H. muticus ; Botta ! ; Aucher-Éloy ! Pl. exsicc. [1837] n. 2472). — Consulter sur les propriétés vénéneuses de l’H. Falezlez l’article publié dans ce volume p. 182 par M. H. Duveyrier.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XXXI.
1. Plante jeune, de grandeur naturelle.
2. Fleur vue de profil, un peu grossie.
3. Corolle fendue par le côté inférieur, et étalée artificiellement pour montrer la forme des lobes et l’insertion des étamines, un peu grossie.
4. Calice fructifère, de grandeur naturelle.
5. Le même, coupé longitudinalement, pour montrer la capsule.
6. Graine fortement grossie.
[Décoration]
Pl. XXXI. Plantes nouvelles, Page 37. Fig. 142 à 147.
TABLE DU SUPPLÉMENT
* * * * *
MOLLUSQUES.
* * * * *
1o — ESPÈCES VIVANTES.
Pages.
Zonites candidissimus 3
Helix aperta 4
— Warnieriana 4
— agrioica 5
— Reboudiana 6
— rufolabris 7
— lineata 8
— lauta 8
— Pisana 8
— Terveri 9
— ericetorum 10
— pyramidata 10
— Duveyrieriana 10
— acuta 11
Bulimus decollatus 12
Ferussacia charopia 12
Pupa granum 13
Limnæa truncatula 14
Hydrobia Peraudieri 15
— Brondeli 16
— arenaria 17
— Duveyrieri 17
Bythinia similis 18
— Dupotetiana 19
— pycnocheila 19
— seminium 20
Melania tuberculata 20
Melanopsis Maroccana 21
— præmorsa 22
— Maresi 22
2o — ESPÈCES FOSSILES.
Planorbis Aucapitainianus 24
— Duveyrieri 25
— maresianus 26
Physa contorta 27
— Brocchii 27
— truncata 27
Explication des planches XXVI, XXVII, XXVIII 29
* * * * *
PLANTES NOUVELLES.
* * * * *
Diplotaxis Duveyrierana 31
Explication des fig. de la XXIXe pl. 32
Crotalaria Saharæ 33
Explication des fig. de la XXXe pl. 34
Hyoscyamus Falezlez 35
Explication des fig. de la XXXIe pl. 37
PARIS. — J. CLAYE, IMPRIMEUR, RUE SAINT-BENOIT, 7.
Note du transcripteur :
Les changements dans l’ERRATA ont été apportés, ainsi qu'aux pages non citées.
Quelques CORRECTIONS GÉNÉRALES n'ont pas été effectuées en faveur de l'orthographe originale : " ’Abd-el-Kâder ", " Fez ", " In-Sâlah ", " Sahara ", " Sanhâdja " et " Tlemsen ".
" Golêá " et " Golêà " ont été aussi changés en " Golêa’a ".
Autrement :
Page xx, " près de trois c nts lieues " a été remplacé par " cents "
Page xxi, note 4, ajouté " « " avant " Auster "
Page 18, " directe entre Ouraglâ, Agadez " a été remplacé par " Ouarglâ "
Page 23, " par le Ckeikh-’Othmân " a été remplacé par " Cheikh-’Othmân "
Page 26, " le golfe de Gabès " a été remplacé par " Gâbès "
Page 37, " Le Tasîlí du Sud " a été remplacé par " Tasîli "
Page 42, " aussi par les immenses barages " a été remplacé par " barrages "
Page 42, " le Chott du Nefzaoua " a été remplacé par " Nefzâoua "
Page 44, " sur la surface du globle " a été remplacé par " globe "
Page 47 et suivants (notes), dans L. 1er, ch. IV., les traits " — " indiquant " Échantillon " ont été remplacées par " Échantillon " lui- même.
Page 54, " De Ghadâmês à Tâdjenoût " a été remplacé par " Ghadâmès "
Page 55, " Le Tâsîli du Nord ou des " a été remplacé par " Tasîli "
Page 70, " la hamâda entre Laghouat et " a été remplacé par " Laghouât "
Page 77, " comprise entre Ghâdamès et Sôkna " a été remplacé par " Ghadâmès "
Page 138, " El-Guerâra | 32° 47° 25″ " a été remplacé par " 32° 47′ 25″ "
Page 143, " Tadôhayt-tân-Tâmzerdja " a été remplacé par " Tahôdayt "
Page 185, " de Lahgouât au Soûf " a été remplacé par " Laghouât "
Page 189, " lui atttribue des vertus " a été remplacé par " attribue "
Page 235, " rare chez les Toûareg " a été remplacé par " Touâreg "
Page 239, " piqûres sont plus féquentes " a été remplacé par " fréquentes "
Page 241, " toute la dnrée de mon voyage " a été remplacé par " durée "
Page 242, ajouté " » " après " constructions des hommes "
Page 243, " vu dans la néccessité " a été remplacé par " nécessité "
pl. XII., " TROUVÉE A GHADAMÈS. " a été remplacé par " GHADÂMÈS "
Page 268, " Mohammed-ould-Ardhâl devait clore " a été remplacé par " Mohammed-Ould-Arhdâl "
Page 294, " l’occcupation du Touât " a été remplacé par " l’occupation "
Page 309, " Sîdi-Mohammed-es-Seghîr-ould-Sîdi-Admed-et-Tidjâni " a été remplacé par " Ahmed "
pl. XVIII., " CONFRÉRIE DES TEDJADJNA " a été remplacé par " TEDJÂDJNA "
Page 310, " a des khouân Tedjâdna " a été remplacé par " Tedjâdjna "
Page 351, " chantés par par un poëte " a été remplacé par " chantés par un poëte "
Page 363, " sa vie va nous révé- er " a été remplacé par " révéler "
Page 365, " des marabouts Ihêhaoune " a été remplacé par " Ihêhaouen "
Page 371, " des commerçants d’In-Salâh " a été remplacé par " d’In- Sâlah "
Page 407, " (Voir planche XXIV, fig. 9.) " a été remplacé par " planche XXV "
Page 416, " des caravanes de Ghadamès " a été remplacé par " Ghadâmès "
Page 425, " du Palmier pour les comtempler " a été remplacé par " contempler "
Page 441, " TOUAREG DANS LEUR VIE EXTÉRIEURE " a été remplacé par " TOUÂREG "
Pages 444-448 (plusieurs), " planche XXIV " remplacé par " XXV " et " planche XXV " remplacé par " XXIV "
Page 458, " chevaux, » dit Héro-rodote " a été remplacé par " Hérodote "
Page 458, " destination de cete artère " a été remplacé par " cette "
Page 466, " les indentifications suivantes " a été remplacé par " identifications "
Page 490, " Ouâdî-Akâraba " a été remplacé par " Ouâdi-Akâraba "
Page 498, " la Gorge Garamantîque " a été remplacé par " Garamantique "
Page 499, " à l’époque de Ptolémée. — 181 " a été remplacé par " 481 "
De plus, quelques changements mineurs de ponctuation et d’orthographe ont été apportés.
Quelques abréviations ont été utilisées dans certains tableaux larges.