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Bibliographie Cornélienne Description raisonnée de toutes les éditions des oeuvres de Pierre Corneille (part 2 of 3)

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Bibliographie Cornélienne Description raisonnée de toutes les éditions des oeuvres de Pierre Corneille (part 2 of 3)

Ce recueil, pour lequel le libraire Nyon fils fit faire de nouveaux titres en 1749, contient (t. Xe, pp. 439-443), une Lettre de M. Pierre Corneille à M. d'Argenson, Conseiller du Roi en son Parlement de Normandie, et Intendant de sa justice en Xaintonge.

239. LES NOUVEAUX AMUSEMENTS DU COEUR ET DE L'ESPRIT, Ouvrage periodique [publié par Philippe de Retot]. A la Haye [Paris], Chez Zacharie Chatelain, 1737-1745, 15 vol. in-12.

On trouve dans ce recueil (t. XIVe, p. 330) le Sonnet sur la mort de Louis XIII:

Sous ce marbre repose un Monarque François, etc.

L'abbé Granet avait ajouté cette pièce aux OEuvres diverses de Corneille (no 174), à l'aide d'un carton, mais il en avait donné un texte très-différent. M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 87-91) a soigneusement relevé ces variantes; il a reproduit six textes divers du même sonnet, tant d'après les deux recueils imprimés que nous venons d'indiquer que d'après quatre recueils manuscrits.

240. REMERCÎMENT fait par Corneille pour Jaqueline Pascal.

Jacqueline Pascal n'avait que treize ans, en 1640, lorsqu'elle composa une pièce de vers Sur la Conception de la Vierge, pièce dont Corneille lui avait fourni le sujet et qui remporta le prix de l'Académie des Palinods de Rouen, au mois de décembre de cette même année. Corneille assistait à la distribution des récompenses et improvisa, au nom de la jeune fille, un Remercîment en 10 vers, qui nous a été conservé dans le manuscrit des Mémoires de Marguerite Périer (Bibl. nat., fonds français, no 12988). L'impromptu de Corneille, signalé d'abord par M. Sainte-Beuve (Histoire de Port-Royal, 2e édit., t. IIe, p. 469), a été publié par M. Cousin dans le Bulletin du Bibliophile, 17e série, 1843-1844, p. 273, et dans la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 1re série, t. Ve, p. 330.

Il a été reproduit par M. Marty-Laveaux, t. Xe, p. 81.

On peut consulter à ce sujet la Vie de Corneille, de M. Taschereau, 2e édition, pp. 106 et 317, et les Mémoires de l'Académie de Rouen, t. XXXVIe, p. 197, et t. Le, p. 293.

241. SONNET INÉDIT DE CORNEILLE.

Ce sonnet, publié par M. Ludovic Lalanne dans l'Athenæum français du 26 mars 1853, a été trouvé par lui à la Bibliothèque de l'Institut (recueil msc. de Godefroy, portefeuille no 217). Il contient une plainte adressée au roi, à propos des taxes dont on voulait frapper les lettres de noblesse. MM. Lalanne et Taschereau avaient considéré cette pièce comme postérieure à l'année 1664; M. Marty-Laveaux a fort bien démontré qu'elle devait avoir été écrite vers 1657. En voici les premiers vers:

La noblesse, grand Roy, manquoit à ma naissance; Ton Pere en a daigné gratifier mes vers, Et mes vers annoblis ont couru l'univers Avecque plus de pompe et de magnificence.

242. VERS INÉDITS DE P. CORNEILLE.

Lettre de M. P. Lacroix à M. E. Fournier, et Observations de M. Fournier insérées dans la Revue des Provinces, t. IIe (Paris, 1864, in-8), pp. 476-486.

M. Lacroix a reproduit, en les attribuant à Corneille, deux sonnets signés d'un C dans le recueil des Poësies choisies de Messieurs Corneille, Benserade, etc. (Voy. ci-dessus, nos 204, 207), et qui ne sont peut-être pas de lui (cf. Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 254 sq.); il a signalé pour la première fois le madrigal mis en musique par Blondel (voy. no 212); enfin il a donné, comme de Corneille, une assez longue pièce extraite des manuscrits de Trallage. Ce dernier morceau, que Mme de Maintenon présenta, dit-on, à Louis XIV, aurait été, suivant M. Lacroix, composé par Corneille en 1682. On doit avouer qu'il ne rappelle guère la manière du poëte; aussi M. Marty-Laveaux n'a-t-il pas cru devoir le reproduire.

243. ADDENDA AUX OEUVRES DES GRANDS ÉCRIVAINS.

Sous ce titre, M. Paul Lacroix a publié, dans le Bulletin du Bouquiniste, plusieurs lettres qui contiennent divers fragments de Corneille, ou attribués à Corneille, qui n'avaient pas encore été relevés. La 2e lettre (1863, pp. 467-470) contient le sonnet A Saint Bernard (voy. ci-dessus, no 196);--la 3e lettre (1863, pp. 499-502) contient les vers A Monsieur de Loy (no 200);--la 5e lettre (1863, pp. 691-696) contient les épigrammes contre d'Aubignac, attribuées à Corneille par Tallemant des Réaux (no 255);--la 6e lettre (1864, pp. 51-54) renferme une épigramme qui figure sous le nom de Corneille dans la quatrième édition du recueil de Sercy (voy. le no 207), mais qui est en réalité de Saint-Amand (Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 357 sqq.), et deux sonnets pour la tragédie de Timocrate, de Thomas Corneille, qui sont probablement de Thomas Corneille lui-même;--la 7e lettre (1864, pp. 251-255) pose la question de savoir si le distique: Una dies Lotharos, Burgundos hebdomas una, etc., et la traduction française qui l'accompagne dans le recueil intitulé: A la gloire de Louis le Grand, conquérant de la Hollande (voy. ci-dessus, no 224), doivent être attribués à Corneille; la 8e lettre (1864, pp. 555-561) revient sur le recueil de Sercy et sur l'un des quatrains contre d'Aubignac, attribué par Tallemant à Corneille ou à quelque «corneillien»;--la 9e lettre (1864, pp. 587-591) signale une Ode sur la Paix et le Mariage (Paris, de Luyne, 1660, in-4), qui «pourrait être signée Corneille, sans faire tort à l'auteur du Cid et de Cinna», et reproduit deux petites pièces françaises signées Corneille, qui se trouvent dans les éditions des oeuvres de Santeul (voy. ci-dessus, nos 158, 231-233). La dernière de ces pièces n'est qu'un passage légèrement remanié de Tite et Bérénice.

VI.--OUVRAGES ATTRIBUÉS A CORNEILLE.

I. OUVRAGES PUBLIÉS SÉPARÉMENT.

244. PARAPHRASE || DE LA DEVISE DE L'OBSERVATEVR.

Voici une reproduction aussi exacte que possible de cette pièce qui n'a pas encore été signalée:

PARAPHRASE

DE LA DEVISE DE L'OBSERVATEVR

ET POETE ET GVERRIER IL AVRA DV LAVRIER.

Ou commentaire de ces mots, Soit qu'il m'attaque en soldat maintenant qu'il est obligé de l'estre, soit qu'il m'attaque en escriuain. &c. page 10. de la Lettre à l'Illustre Academie.

_Dans le milieu d'vn camp, l'assé [sic] de commander; Sur la peau d'vn tambour où je vay m'accouder, Plus haut que les canons je fais sonner ma veine: A Paris quant je laisse eschapper quelque escrit, Mon liure des l'abord fait sçauoir, a qui lit, Combien je suis grand Capitaine. Ainsi les nobles feux qu'allume la chaleur De la muse & de la valeur: Et dont a tous moments je pousse les fumées: Pour m'acquérir le nom de Poëte, & guerrier; M'erigent en rimeur jusques dans les armées, Et me rendent vaillant jusques sur le papier._

Dedidicit jam pacé ducem. ~Lucanus, 1e, Phar.~

Nous sommes disposé à ranger la pièce qui précède parmi les oeuvres diverses de Corneille. Outre qu'elle nous paraît bien dans sa manière, nous l'avons trouvée à la suite du Rondeau dans le précieux recueil de la bibliothèque Sainte-Geneviève (Y. 458, in-4o, Rés.). Elle est imprimée sur une feuille volante du format in-4, dont le verso est blanc. Les caractères diffèrent de ceux qui ont été employés pour la composition du Rondeau, mais la disposition du texte est presque la même. On remarquera le vers latin qui termine l'épigramme; il est emprunté à Lucain, l'auteur favori de Corneille.

Le P. Niceron et divers autres bibliographes ont attribué, sans aucune raison, à Corneille plusieurs des pièces publiées dans la querelle du Cid. Nous avons classé parmi ses oeuvres diverses les trois pièces qui sont incontestablement de lui. On trouvera les autres dans notre chapitre XIXe.

245. LE PRESBYTERE D'HENOVVILLE. A Tircis. A Roüen, Chez Iean le Boullenger. M.DC.XXXXII [1642]. In-12 de 12 pp.

Cette pièce a été pour la première fois attribuée à Corneille par M. Emm. Gaillard (Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1834, pp. 164-169); M. Brunet (Manuel du libraire, t. IIe, col. 286) et M. Édouard Fournier (Notes sur la vie de Corneille, pp. LXXI sq.) l'ont ajoutée sans contestation aux oeuvres de notre poëte, mais M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 11-14) a soumis la question à un nouvel examen. La raison qui avait déterminé M. Gaillard à considérer Corneille comme l'auteur du Presbytère d'Hénouville, c'était que le poëte aurait été souvent l'hôte de l'abbé Legendre, curé d'Hénouville; or M. Gosselin (Pierre Corneille (le père) et sa maison de campagne, Rouen, 1864, in-8) a démontré depuis que c'était à Petit-Couronne que la famille Corneille allait respirer l'air des champs. Ce détail n'est assurément pas décisif; mais ce qui est plus significatif, c'est que le Presbytère d'Hénouville n'ait pas été imprimé chez Laurens Maurry. M. Marty-Laveaux a fait en outre remarquer, avec beaucoup d'à-propos, que le nom de Tircis était le nom sous lequel Corneille s'était mis en scène dans Mélite, et que les mots «A Tircis» semblent indiquer que le poëme ne fut pas composé par lui, mais lui fut au contraire adressé par un de ses amis.

Le seul exemplaire connu du Presbytère d'Hénouville appartient à la Bibliothèque de Rouen (Recueil de poësies diverses, O. 744).

246. SYLLA, tragédie en cinq actes et en vers, précédée d'une Dissertation dans laquelle on cherche à prouver, par la tradition, par l'histoire, par des anecdotes particulières et par un examen du style et des caractères, que cette pièce est du grand Corneille; publiée d'après un manuscrit du dix-septième siècle déposé chez M. Tion de la Chaume, notaire de Paris, par M. C. Palmézeaux. _A Paris, Charon, Madame Masson, Barba, an XIII-1805._ In-8 de 2 ff., lvij et 95 pp.

Cette tragédie parut, pour la première fois, dans la Suite de la Grammaire françoise, du P. Buffier (Paris, Nicolas le Clerc. 1728, in-12). Elle a été attribuée par Barbier à Mallet de Brefud, mais le véritable auteur est le P. Charles de la Rue. On consultera, sur l'histoire de cette pièce et sur les différentes éditions qui en ont été publiées, la Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus, par Augustin et Aloïs de Backer, t. Ier (Liége, 1853, grand in-8), pp. 663 sq.

247. L'OCCASION PERDUE RECOUVERTE, par Pierre Corneille. Nouvelle edition accompagnée de notes et de commentaires, avec les sources et les imitations qui ont été faites de ce poème célèbre, non recueilli dans les OEuvres de l'auteur. _Paris, Chez Jules Gay, éditeur_, 1862. In-8 et in-12 de 96 pp. en tout.

Édition tirée à 320 exemplaires, tous numérotés et sur papier vergé; 250 format petit in-12, et 70 format in-8.

MM. Gay père et fils, qui se sont fait une célébrité peu enviable comme éditeurs de «livres galants», n'ont pas craint de porter atteinte à la mémoire de Corneille en réimprimant sous son nom cette pièce depuis longtemps oubliée.

L'Occasion perdue recouvrée parut d'abord dans les Poësies gaillardes, galantes et amoureuses de ce temps; s. l. n. d. [Rouen, vers 1655], pet. in-12 de 82 pp., et dans le Nouveau Cabinet des Muses, ou l'Eslite des plus belles Poësies de ce temps; Paris, veuve Edme Pépingué, 1658, in-12; elle fut intercalée après coup dans ce dernier recueil, où elle occupa un cahier de 50 pp. imprimé à part, qui manque à la plupart des exemplaires. Elle reparut ensuite dans l'Elite des Poësies héroïques et gaillardes de ce temps; s. l. n. d. (vers 1660), in-12 de 94 pp.; dans les Poësies nouvelles et autres OEuvres galantes du Sieur de C** [Cantenac]; Paris, Théodore Girard, 1662, in-12; puis dans un certain nombre de réimpressions de l'Elite des poësies héroïques et gaillardes (Paris, imprimé cette année [vers 1670, selon le catalogue Luzarche, no 2386]; s. l., 1683, catalogue la Vallière, no 13506; s. l., 1689, catalogue Cigongne, no 945; s. l. [à la Sphère], 1695, pet. in 12); dans les Poësies héroïques et galantes, s. d., 1687, in-12; enfin dans la Nouvelle Elite des Poësies heroïques et gaillardes de ce temps; Utrecht, 1734 et 1737, in-12.

Il ne vint à l'esprit d'aucun contemporain d'attribuer l'Occasion perdue à Corneille; le premier ouvrage où l'on trouve cette attribution est le Carpenteriana, ou Recueil des pensées historiques, critiques, morales et de bons mots de M. Charpentier, de l'Académie françoise (Paris, J. Fr. Morisset, 1724, in-8), publié par Boscheron. On lit dans ce recueil, p. 284:

«M. Corneille l'aîné est auteur de la pièce intitulée: L'Occasion perdue et recouvrée. Cette pièce étant parvenue jusqu'à M. le chancelier Séguier, il envoya chercher M. Corneille et lui dit que cette pièce, ayant porté scandale dans le public et lui ayant acquis la réputation d'un homme débauché, il falloit qu'il lui fit connoître que cela n'étoit pas, en venant à confesse avec lui; il l'avertit du jour. M. Corneille ne pouvant refuser cette satisfaction au chancelier, il fut à confesse avec lui, au P. Paulin, petit père de Nazareth, en faveur duquel M. Séguier s'est rendu fondateur du couvent de Nazareth. M. Corneille s'étant confessé au révérend père d'avoir fait des vers lubriques, il lui ordonna, par forme de pénitence, de traduire en vers le premier livre de l'Imitation de J.-C., ce qu'il fit. Ce premier livre fut trouvé si beau, que M. Corneille m'a dit qu'il avoit été réimprimé jusqu'à trente-deux fois. La Reine, après l'avoir lu, pria M. Corneille de lui traduire le second; et nous devons à une grave maladie dont il fut attaqué la traduction du troisième livre, qu'il fit après s'en être heureusement tiré.»

L'année même où avait lieu la publication du Carpenteriana, les Mémoires pour l'histoire des sciences et des beaux-arts, publiés à Trévoux (décembre 1724, pp. 2272-2276), réfutèrent une anecdote blessante pour la mémoire de Corneille. Ils s'attachèrent à démontrer que l'Occasion perdue recouverte n'était pas de lui, mais de Cantenac, et que, par conséquent, l'auteur du Cid n'avait pas eu à faire pénitence de ce poëme.

La question paraissait jugée depuis longtemps, lorsque a paru la réimpression de M. Gay. Les raisons alléguées par lui pour attribuer à Corneille une pièce licencieuse n'ont pas trouvé grâce aux yeux du parquet, qui a fait saisir les exemplaires de la réimpression restés en magasin, en même temps que d'autres productions du même libraire.

M. Marty-Laveaux (t. VIIIe, pp. I-IX) s'est cru obligé de discuter à son tour le témoignage du Carpenteriana, dont il n'a rien laissé subsister. Il a notamment relevé dans l'Occasion perdue et recouvrée une locution gasconne qui n'eût pas échappé à Corneille, et qui ne peut avoir appartenu qu'à Cantenac.

M. Viollet-le-Duc (Bibliothèque poétique, Paris, 1843, in-8, pp. 521 sq.) a fait une autre observation également importante: c'est que le premier fragment de l'Imitation fut certainement publié avant les vers dont Corneille aurait été obligé de faire pénitence. Le premier recueil dans lequel l'Occasion perdue ait été insérée ne porte pas de date, mais il est difficile d'admettre qu'il soit antérieur à 1655. Les éditeurs de poésies «gaillardes» n'ont pas dû laisser un long temps s'écouler avant de reproduire un aussi friand morceau; aussi croyons-nous que le recueil intitulé: Poësies gaillardes, galantes et amoureuses a dû paraître sinon après, du moins fort peu de temps avant le Nouveau Cabinet des Muses de 1658.

II. RECUEILS CONTENANT DES PIÈCES DE VERS ATTRIBUÉES A CORNEILLE.

248. RECVEIL DE DIVERSES POESIES DES PLVS CELEBRES AVTHEVRS DE CE TEMPS. _A Paris, Chez Louis Chamhoudry, au Palais, vis à vis la S. Chapelle, à l'Image S. Louis._ M.DC.LII [1652]. Auec Priuilege du Roy. 2 part, in-12.

Ce recueil renferme une Épigramme de Monsieur de Corneille, contre un poëte, mais l'attribution repose sur une erreur évidente, car l'épigramme se retrouve dans la 3e partie des OEuvres de Saint-Amand (Paris, 1649, in-4).

Le privilége, daté du 6 mars 1651, est accordé pour dix ans à «Jean Conart, l'un de nos Maistres d'Hostel ordinaire», qui déclare en faire cession à Chamhoudry.

En 1655, le même libraire fit paraître une troisième partie qu'il intitula: Nouveau Recueil de Poësies des plus celebres Autheurs du Temps, dont il existe une contrefaçon exécutée en province, sous la date de 1655.

249. LES || MVSES || ILLVSTRES, || Par François Colletet, le Fils. || Paris, || Pierre David & Louis Champ- || houdry. || 1658. || Avec Privilege du Roy. In-8 de 8 ff. et 388 pp.

Les Muses sont au nombre de quatre: la Muse Sérieuse, la Muse Bachique, la Muse Amoureuse et la Muse Burlesque. Les feuillets préliminaires contiennent la table et l'Extrait du Privilége.

Le privilége, daté du 8 avril 1658, est accordé pour sept ans au sieur François Colletet le fils, qui déclare en faire cession à P. David et Louis Chamhoudry. L'achevé d'imprimer est du 15 avril 1658.

On trouve dans ce recueil (pp. 148 et 149) les deux sonnets pour Timocrate, que M. Marty-Laveaux a reproduits (t. Xe, pp. 360 sq.), mais qu'il croit être de Thomas Corneille.

250. RECUEIL || DE QUELQUES || PIECES || NOUVELLES || ET GALANTES, || Tant en Prose qu'en Vers; || Dont les Titres se trouveront apres || la Preface. || A Cologne, || Chez Pierre du Marteau. || M.DC.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 4 ff. (dont le premier est blanc), 182 pp. et 1 f. blanc.

Édition qui porte une sphère sur le titre.

La 32e pièce du recueil, intitulée: Plainte de la France à Rome, Elegie (pp. 168-173), est signée CORNEILLE. Elle est en réalité de Fléchier, sous le nom de qui elle parut d'abord dans une édition probablement imprimée par Mabre-Cramoisy (s. l. n. d., in-4 de 4 ff.); elle avait été reproduite dans les Délices de la Poësie galante (voy. ci-dessus, no 213), et l'on ne s'explique guère comment elle put être réimprimée sous le nom de Corneille.

251. RECUEIL || DE QUELQUES || PIECES || NOUVELLES || ET GALANTES, || Tant en Prose qu'en Vers; || dont les Titres se trouveront apres || la Preface. || _A Cologne, || Chez Pierre du Marteau [Hollande, à la Sphere]._ || M.DC.LXIV [1664]. Pet. in-12 de 180 pp. en tout.

La pièce attribuée à Corneille y occupe les pp. 167-171.

252. RECUEIL || DE QUELQUES || PIECES || NOUVELLES, || Tant en Prose qu'en Vers; || Dont les Titres se trouveront aprés la Preface. || Premiere [Seconde] Partie. || A Cologne, || Chez Pierre du Marteau. || M.DC.LXVII [1667]. 2 vol. pet. in-12.

Édition qui porte une sphère sur le titre.

Premiere Partie: 180 pp., y compris 4 ff. prélim.

Seconde Partie: 4 ff. et 232 pp.

La 1re partie contient (pp. 167-171) la Plainte de la France à Rome. Elegie, signée: CORNEILLE.

253. LES PLAISIRS DE LA POESIE GALANTE, GAILLARDE ET AMOUREUSE. S. l. n. d. In-12.

Ce petit recueil, qui n'a d'autre titre qu'un frontispice gravé, contient (p. 20) une épigramme sur d'Aubignac signée CORNEILLE; aussi M. Paul Lacroix l'a-t-il attribuée à notre poëte (Bulletin du Bouquiniste, 1863, p. 696). M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 374) fait observer que la même épigramme se trouve dans les Historiettes de Tallemant des Réaux, avec le nom de Cotin.

254. LE NOUVEAU || MERCURE || GALANT. || Contenant les Nouvelles du mois de May 1677. || & plusieurs autres. || Tome III. ||_A Paris, || Au Palais, || dans la Salle Royale, à || l'Image S. Louis._ || M.DC.LXXVII [1677]. || Avec Privilege du Roy. In-12 de 6 ff. et 363 pp.

On trouve dans ce volume (pp. 97-100) une jolie pièce qui commence ainsi:

Je suis vieux, belle Iris, c'est un mal incurable...

Le rédacteur du Mercure ne dit pas expressément qu'elle soit de Corneille, mais il semble le donner à entendre: «Que pensez-vous, Madame, de cette galanterie? L'Autheur qui prétend que ses vieilles années luy ont acquis l'avantage d'aimer si commodement, et qui s'explique d'une maniere si agreable, ne merite-t-il pas d'estre particulierement consideré de la Dame? Il est rare de pouvoir conserver dans un âge aussi avancé que celuy qu'il se donne, le feu d'esprit qu'il fait paraistre encore dans ces vers; et le vieux Martian, que vous avez tant admiré dans l'admirable Pulchérie du grand Corneille, n'auroit pas parlé plus galamment, s'il avoit voulu s'éloigner du sérieux.» M. Marty-Laveaux regarde comme très-probable l'attribution de ces vers à Corneille.

255. LES HISTORIETTES DE TALLEMANT DES RÉAUX. Troisième édition publiée avec notes et éclaircissements historiques, par MM. Paulin Paris et de Monmerqué. Paris, Techener, 1853-1860, 9 vol, in-8.

Tallemant rapporte (t. VIIe, pp. 250-255) diverses pièces de vers composées contre l'abbé d'Aubignac. Trois de ces pièces sont attribuées à Corneille, ou à «quelque corneillien».

256. NOUVEAU RECUEIL DES EPIGRAMMATISTES FRANÇOIS ANCIENS ET MODERNES, depuis Marot, par M. B. L. M. [A. A. Bruzen de la Martiniere]. Amsterdam, Wetstein, 1720, 2 vol. in-12.

Le t. Ier contient (pp. 104 sq.) un quatrain imité des vers de Lucain sur l'invention de la peinture. Ce quatrain est donné comme étant l'oeuvre de Corneille.

257. ... ANA [ALLAINVALLIANA], OU BIGARRURES CALOTINES [par l'abbé L.-J.-C. Soulas d'Allainval]. _A Paris, chez de Heuqueville_, 1732 et 1733, 4 vol. in-12.

On trouve dans le t. IVe (pp. 9 sq.) un quatrain imité de deux vers d'Horace, que l'auteur attribue à Corneille.

258. BIBLIOTHEQUE DE COUR, DE VILLE ET DE CAMPAGNE par Guyot de Pitaval. Nouvelle édition [refondue par l'abbé Pérau]. _A Paris, Chez Théodore le Gras_, 1746, 8 vol. in-12.

On y trouve (t. Ier, p. 241) un quatrain «envoyé par le grand Corneille» à un poëte médiocre.

Voy. sur le recueil de Pitaval, Quérard, la France littéraire, t. IIIe, p. 297.

259. MANUEL DU VOYAGEUR A PARIS, OU PARIS ANCIEN ET MODERNE, contenant la description historique et géographique de cette capitale, de ses monuments, palais, édifices publics, jardins, spectacles, etc. Par P. Villiers. Nouvelle édition, revue, corrigée et considérablement augmentée. Paris, Delaunay, 1813, in-18.

On y trouve un quatrain «adressé au Christ de l'église Saint-Roch», que Villiers donne comme étant de Corneille. Cette petite pièce paraît avoir été publiée d'après une copie manuscrite qui se trouve au verso d'un exemplaire de l'Imitation de Jésus-Christ (édition de 1658, in-4), appartenant à M. Socard, de Troyes. Rien ne prouve qu'elle soit de Corneille.

VII.--ÉDITIONS DES PIÈCES DE THÉATRE DE CORNEILLE

PUBLIÉES DE SON VIVANT, MAIS SANS SA PARTICIPATION, EN FRANCE OU EN HOLLANDE.

I

260. MELITE, || OV || LES FAVSSES || LETTRES. || Piece Comique. || _A Paris, || Par Iaques de Loges, à l'Enseigne du || Mauuais Temps._ || M.DC.XXXIII [1633]. || Avec Permission. In-8 de 4 ff. et 135 pp., caract. ital.

Collation des feuillets prélim.: titre;--1 f. pour la dédicace A Monsieur de Liancour;--1 f. pour l'avis Au Lecteur;--1 f. pour l'Argument.

Nous avons cherché longtemps cette édition souvent citée par les bibliographes de Corneille. Elle a été plusieurs fois indiquée comme étant du format in-12; mais, cette indication nous paraissant erronée, nous avons tenu à la décrire sur l'original. Nous avons parcouru toutes les bibliothèques de Paris, sans pouvoir la rencontrer; nos visites chez les amateurs n'ont pas été plus fructueuses; enfin, grâce à l'obligeant intermédiaire de M. E. de la Germonière, M. Lormier, de Rouen, a bien voulu nous communiquer son exemplaire, celui même qui a figuré à la vente Potier, en 1870. Nous avons pu constater que la Mélite de J. de Loge n'est pas imprimée dans le format in-12, mais bien dans le format in-8 indiqué au catalogue. Nous nous sommes également convaincu que ce n'est pas une édition donnée par Corneille, mais bien une simple contrefaçon qui reproduit le texte de l'édition originale in-4. Le Catalogue chronologique des Libraires et des Libraires-Imprimeurs de Paris, rédigé par A.-M. Lottin, en 1789, ne mentionne aucun libraire du nom de de Loge, et nous devons admettre que le nom et l'enseigne bizarre dont il est accompagné sont purement imaginaires. La Mélite, in-8, a dû être publiée dans une ville de province, vers 1634, c'est-à-dire après la publication de La Veuve; elle est imprimée dans le même format que cette pièce et en caractères analogues, mais non identiques à ceux de François Torga. Ce qui confirme notre hypothèse, c'est que le volume ne contient pas de privilége, mais la mention d'une simple permission, mention assez ordinaire aux contrefaçons.

Vendu 50 fr., mar. r. (Chambolle-Duru); Potier, 1870 (no 1226).

261. MELITE, || OV || LES FAVSSES || LETTRES. || Piece Comique. || Par M. de Corneille. || _A Lyon, || Chez Claude la Riuiere, ruë || Merciere, à la Science._ || M.DC.LIII [1653]. || Auec Permission. In-12 de 4 ff. et 88 pp., caract. ital.

Collation des feuillets prélim.: titre; 1 f. pour la dédicace; 1 f. pour l'avis Au Lecteur; 1 f. pour l'Argument.

262. MELITE, || Comedie. || Par le Sr P. Corneille. || _A Paris, || Chez Augustin Courbé, || au Palais._ || Anno M.DC.LIV [1654]. Pet. in-12 de 88 pp. (y compris 3 ff. prélim.), sign. A-D.

Au titre, le fleuron aux palmes croisées; au 2e f. au-dessus du titre de départ, le fleuron à la tête de buffle, avec les petites excroissances sur les cornes.

Edition elzévirienne restée inconnue aux elzéviriographes. M. Potier, qui en possède un exemplaire, pense qu'elle a dû être imprimée par Fr. Foppens, à Bruxelles. Elle a été citée dans la Description bibliographique des livres composant la Librairie J. Techener, 1858, t. II, no 10,564, et dans le Catalogue Soleil (janvier 1872), no 1308, sous la date de 1655.

Cette édition et la précédente soulèvent une question historique que nous n'avons pu élucider. La Riviere et Foppens ont-ils été amenés à réimprimer Mélite, en 1655 et en 1654, par quelque reprise de cette comédie? Ont-ils eu, au contraire, la pensée de donner une édition des OEuvres de Corneille par pièces séparées, comme le fit après eux Abraham Wolfgang, à Amsterdam? C'est ce que nous ne nous hasarderons pas à décider.

263. MELITE, || Comedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet. in-12 de 68 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. A-C.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam, et qui fait partie de son recueil de 1664. Le titre porte la devise: Quærendo.

On s'étonnera peut-être de nous voir ranger sous la même rubrique les éditions données par les Elzevier ou leurs continuateurs, et les grossières contrefaçons imprimées en France. Les unes ont conservé du prix auprès des amateurs, tandis que les autres ont été tellement négligées qu'il est presque impossible d'en trouver des exemplaires. Malgré la différence vénale qui existe entre les deux espèces d'éditions, nous croyons que, au point de vue littéraire, notre classification s'explique d'elle-même. La valeur des livres sortis des presses elzéviriennes tient presque toujours à leur exécution matérielle et non à la pureté des textes qu'ils nous fournissent. Les Elzevier (et ce que nous disons des Elzevier s'applique également à Wolfgang) étaient de très-habiles marchands et des typographes d'un goût parfait, mais il ne faut pas leur attribuer d'autre mérite. Leurs éditions étaient correctes quand elles étaient revues par un savant; elles étaient fautives, au contraire, quand les épreuves étaient soumises à quelque prote ignorant. On sait depuis longtemps (voy. Pieters, Annales des Elzevier, 2e édit.; Gand. 1858, in-8, pp. xxxv sq.) que les Elzevier n'ont employé que des caractères fondus avec les poinçons du graveur parisien Jacques de Sanlecque et de son fils, mais on serait disposé à leur faire du moins honneur de leur «papier de Hollande». A ce point de vue encore il semble qu'il faille un peu rabattre des éloges qui leur ont été prodigués jusqu'ici. M. H. Lempertz a publié dans ses Bilder-Hefte zur Geschichte des Buchhandels und der mit demselben verwandten Künste und Gewerbe (Köln, 1854 et années suiv., in-fol.) une curieuse lettre adressée d'Amsterdam, à l'abbé Ménage, par Louis et Daniel Elzevier. Cette lettre, datée du 10 mai 1662, commence ainsi:

Monsieur,

«Nous n'avons jusques à steure peu commencer a vos Poemes [Ægidii Menagii Poemata. Quarta editio, auctior et emendatior; Amstelodami, ex officina Elzeviriana, 1663, pet. in-12 de 4 ff. et 327 pp., dont les deux dernières ne sont pas chiffrées] a cause de la multitude des ouvrages qu'avons soubs la presse, d'autre part serions bien aise de l'imprimer sur du papier que Monsr le Goux nous doibt envoyer de Paris, qui est le plus beau qu'ayons jamais veu, de l'envoy duquel il ne nous a pas encore donné advis et à ce sujet nous luy escrivons presentement. Si neantmoins vous estes pressé pour cet ouvrage, nous le commencerons sur de bon papier qu'avons presentement: mais nous aimerions mieux de l'imprimer sur le papier dudit le Goux.»

Le passage que nous venons de citer peut jusqu'à un certain point diminuer le mérite industriel des imprimeurs hollandais, mais il ne peut qu'augmenter leur réputation commerciale, en montrant le soin qu'ils mettaient à se procurer le meilleur papier sorti des fabriques étrangères. Ce qui leur appartient bien en propre, c'est l'élégance de leur petit format, la netteté de leur impression, en un mot une exécution dont la perfection n'a jamais été surpassée.

II

264. CLITANDRE, || Tragédie, || Par P. Corneille. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet. in-12 de 60 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. D-F.

Edition imprimée à Amsterdam, par Abraham Wolfgang, et qui fait partie de son recueil de 1664. Le titre porte la devise: Quærendo.

III

265. LA || VEFVE || OV LE || TRAISTRE || TRAHY || Comedie. || A Paris, || Chez François Targa, au premier || pilier de la grand'Salle du Palais deuant || la Chappelle, au Soleil d'or. || M.DC.XXXV [1635]. || Auec Priuilege du Roy. || Iouxte la copie. In-8 de 16 ff. et 144 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre; 3 pp. pour la dédicace;--4 pp. pour l'avis Au Lecteur; 21 pp. pour les vers en l'honneur de Corneille; 1 f. pour l'Argument et les Acteurs.

Cette contrefaçon, probablement imprimée en Normandie, est une copie assez exacte de l'édition originale. Le titre et le corps du texte ont surtout une grande ressemblance. Nous avons cependant remarqué que dans les pièces à la louange de Corneille, on avait omis celle qui est signée I. G. A. E. P.

Bibliothèque de l'Institut (Q.562 Z.).

266. LA VEFVE, || Comedie, || Par P. Corneille. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet. in-12 de 76 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. G-K.

Édition publiée à Amsterdam par Abraham Wolfgang, avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664.

IV

267. LA GALERIE || DU PALAIS, || Comedie, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet. in-12 de 76 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. L-O.

Édition sortie des mêmes presses que la précédente. Elle fait partie du recueil de 1664.

V

268. LA || SVIVANTE, || Comedie. || par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet. in-12 de 67 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. P-R.

Édition exécutée à Amsterdam, comme les précédentes. Elle fait partie du recueil de 1664.

VI

269. LA PLACE || ROYALLE, || Comedie. || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris, || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet. in-12 de 59 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. S-V.

Édition exécutée par Wolfgang à Amsterdam, avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664.

VII

270. MEDEE || Tragedie. || Par le Sr Corneille. || _Sur l'imprimé. || A Paris, || Chez François Targa, au || premier pillier de la grand'Salle || du Palais, deuant la Chapelle, || au Soleil d'or._ || M.DC.XXXIX [1639]. || In-12 de 4 ff. et 96 pp.

Contrefaçon exécutée en France, probablement à Caen.

Au titre, un fleuron grossier qui représente une petite tête d'ange, de chaque côté de laquelle se développe une corne d'abondance accompagnée de rinceaux. Le même fleuron se retrouve sur le titre de plusieurs des contrefaçons décrites ci-après (nos 278, 305).

271. MEDEE || Tragedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris_ || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet. in-12 de 56 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. X-Z.

Édition exécutée par Abraham Wolfgang à Amsterdam, avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664.

VIII

272. L'ILLVSION, || Comedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet. In-12 de 68 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. Aa-Cc.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang à Amsterdam, avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664.

IX

273. LE || CID || Tragi-Comedie. || Nouvelle. || Par || Le Sieur Corneille. || A Leyden, || Chez Guillaume Chrestien, || 1638. Pet. in-12 de 4 ff., 76 pp. et 2 ff. blancs.

Collation des feuillets prélim.: titre avec la marque du libraire représentant un pélican aux pieds duquel on lit la devise suivante: Nil penna sed vsus;--3 pp. pour la dédicace;--2 pp. pour un avis Aux Amateurs de la Langue Françoise,--1 p. pour les Acteurs.

Le texte de cette édition est copié sur le texte de l'édition in-12 de Paris. L'avis du libraire, déjà reproduit par M. Marty-Laveaux, est ainsi conçu:

«AUX AMATEURS DE LA LANGUE FRANÇOISE.

«Messieurs,

«Le soin ou m'engage le desir que j'ay de satisfaire à vos curiosités (m'ayant fait découvrir cette excellente et ravissante piece, entre les nouveaux ouvrages de nos écrivains) m'a porté dans le dessein de la faire mettre souz la presse, pour vous en rendre participans. Je m'y suis de plus senti provoqué par le peu d'exemplaires qui s'en est trouvé en ces pays, et qui sembloit témoigner que la France fût jalouse, que cet oeuvre admirable tombât en la main des éstrangers. Sa lecture a charmé l'oreille des Roys de telle sorte, que mémes dans les grands soins qui les environnent, il y en a qui l'ont fait reïterer plusieurs fois; tant ils l'ont estimée digne de leur audience. Aussi n'est-il point d'Eloge assez relevé, qui ne soit au dessous de ses beautés, et ce n'est rien dire d'égal à ses graces, que d'asseurer qu'elles expriment toutes celles qui sont les plus rares en l'Elegance Françoise: qu'elles representent les traits les plus vifs et les plus beaux dont on puisse se servir pour expliquer la gloire des grandes actions d'une ame parfaitement genereuse; et bref que les lire, et les admirer sont presque une mesme chose. Il faudroit imaginer d'autres loüanges, que celles que l'on est accoustumé de donner aux ouvrages les plus accomplis, pour les attribuer a celuy-cy; les conceptions en sont si sublimes, qu'elles ont quelque chose de Divin, et qui va surpassant les efforts de la pensée humaine: en fin son excellence est telle, que vous la comprendrez mieux en le lisant, que je ne vous la puis décrire. Je n'y attache point d'argument, pour ce que l'Autheur n'y en a point fait, et que sa lecture surprendra vôtre esprit avec bien plus de douceur et de plaisir, par la diversité de ses incidens inesperés, que si elle estoit precedée par une connoissance confuse du sujet telle que donneroit un argument, qui ne seroit qu'un abrégé du contenu de toute la piece. Recevez la s'il vous plaist, et si elle vous apporte autant de satisfaction, que j'employe de zele à vous l'offrir, elle y trouvera une recompense assez convenable à ses mérites.

«J. P.»

Vendu: 79 fr. mar. v. (Duru), Giraud, 1855 (no 1633);--75 fr., même exempl., Solar, 1860 (no 1693).

274. LE || CID || Tragi-Comedie || nouvelle. || Par le Sieur Corneille. || Iouxte la Copie Imprimée. || A Paris, || CI[C].I[C]C.XXXVIII [1638]. Pet. in-8 de 95 pp. chiffr. (y compris les 3 ff. prél. non chiffr.), caract. ital.

Au titre, un fleuron avec la tête de Méduse.

«Véritable Elzevier qui se distingue non-seulement par la tête de Méduse que les Elzevier à cette époque employaient encore exclusivement, mais aussi par les caractères qui sont ceux de l'Herodes Infanticida d'Heinsius, du même format, qui porte leur nom; par deux fleurons qu'ils employaient fréquemment alors dans leurs impressions in-8, et dont l'un se trouve dans l'édition de la même tragédie d'Heinsius, et l'autre dans les Gemmulæ linguarum de 1637, qui portent également leur nom; enfin par les lettres grises qui se trouvent au commencement des 1er, 2d et 3e actes; ce sont les mêmes que celles de ces actes dans l'édition qu'ils ont donnée du Cid en 1644, qui fait partie de l'Illustre Théatre de Mons. Corneille, et dont l'origine elzévirienne n'est pas contestée.» Pieters, Annales de l'Impr. des Elzevier, 2e édit., pp. 189, sq.

275. LE || CID || Tragi-Comedie. || _Iouxte la Copie imprimée A Paris._ || M.DC.XL [1640]. S. l. In-8 de 87 pp., titre encadré, caract., ital.

Grossière contrefaçon exécutée en France. Nous en avons vu un exemplaire à la librairie Baer, à Paris.

276. LE CID || Tragicomedie. || Iouxte la copie imprimée || A Paris, || Chez François Targa; || & Augustin Courbé, || au Palais. || M.DC.XXXXI [1641]. In-12 de 96 pp., y compris le titre.

Les mots Iouxte la copie imprimée sont habilement dissimulés dans une espèce de fleuron carré assez grossier.

Cette contrefaçon est mal imprimée et sur mauvais papier.

Vendu: 4 fr. v. m. Giraud, 1855 (no 1634).

Un exemplaire de cette pièce, relié en v. marbr. par Thompson, est coté 15 fr. dans la Description bibliographique des livres composant la Librairie J. Techener (Paris, 1858, 2 vol. in-8), t. IIe, no 10.543; il y est faussement indiqué comme une seconde édition donnée par Corneille.

277. LE CID, Tragi-Comedie Par le Sieur Corneille. _Suivant la Copie imprimée A Paris._ M.DC.XLI [1641]. Pet. in-12 de 87 pp. en tout.

Édition imprimée par Bonaventure et Abraham Elzevier à Leyde; elle porte une sphère sur le titre. Pieters, Annales des Elzevier, 2e édit., p. 192.

278. LE CID || Tragi-Comedie. || Par le Sr Corneille. || Sur l'Imprimé, || A Paris, || Chez Augustin Courbé, Imprimeur || & Libraire de Monsieur Frere du Roy, dans || la petite Salle du Palais, à la Palme. || M.DC.XLIIII [1644]. In-12 de 4 ff. et 88 pp.

Contrefaçon assez mal imprimée, mais dont le papier est meilleur que celui qu'on employait d'ordinaire en pareil cas. Les 4 ff. prélim. sont imprimés en lettres rondes, et contiennent le titre, la dédicace et les noms des Acteurs; le reste du volume est en caractères italiques.--Au titre le fleuron décrit plus haut (no 270).

Le texte de la troisième des strophes du Cid, nous prouve, comme le fait déjà supposer la simple inspection du titre, que l'imprimeur a suivi un exemplaire de l'édition in-4 de 1637 (no 9 A).

Bibliothèques de M. Didot et de M. Lormier, de Rouen.

279. LE || CID, || Tragi-Comedie || Par || Monsr Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || M.DC.XLIV [1644]. Pet. in-12 de 87 pp. (y compris 3 ff. prélim., non chiffr.), sign. A-D.

Édition imprimée à Leyde, par Bonaventure et Abraham Elzevier; elle fait partie de l'Illustre Théatre de 1644. Le texte est celui des éditions in-12 de Paris.

Il existe sous la même date et avec le même titre deux éditions très-différentes. Celle qui est évidemment la première est ornée au 2e f., au-dessus de la dédicace A Madame de Combalet, du fleuron à la sirène; dans l'édition B, on voit à la même place le fleuron bien connu à la tête de buffle. Au verso du 3e f. prélim., on lit dans A: ACTEVRS et dans B: ACTEURS. Nous avons trouvé des exemplaires de l'une et de l'autre édition dans des recueils qui ont figuré à la vente Benzon, en 1875 (no 247 et 248 du Catalogue).

«Le catalogue officinal de 1644 fait en outre mention d'une petite édition du Cid de Corneille, in-24, qu'il cote 6 s. de Hollande, et que jusqu'ici je n'ai encore rencontrée ni vu citer que là.» Pieters, Annales des Elzevier, 2e édit., p. 192.

280. LE CID, || Tragedie. || _Iouxte la copie imprimée. || A Paris, || Chez François Targa, || & || Augustin Courbé, || au Palais._ || M.DC.LI [1651]. In-12 de 10 (?) ff. prélim. et 120 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre, dont le milieu est occupé par une espèce de fleuron dans lequel les mots Iouxte la copie imprimée sont habilement dissimulés;--2 ff. pour la dédicace;--1 f. blanc? (ce feuillet manque à l'exemplaire que nous avons sous les yeux, et les 3 premiers ff. prélim. y sont placés les derniers, par une erreur évidente);--6 ff. pour les extraits des auteurs espagnols et les noms des Acteurs.

Cette contrefaçon, médiocrement imprimée, fait partie du recueil de 1652, que nous décrivons au chapitre VIIIe. Le texte en est assez peu correct, comme on peut eu juger par la 3e strophe de Rodrigue où les deux dernières leçons se trouvent confondues au point de produire un vers faux:

Pere, maistresse, honneur, amour, Impitoyable loy, aymable tyrannie, etc.

281. LE || CID || Tragi-Comedie. || Par Monsr Corneille. || Suiuant la Copie imprimée || A Paris, || CI[C].I[C]C.LI [1651]. Pet. in-12 de 63 pp. et 1 f. blanc, sign. A-D.

Réimpression elzévirienne exécutée à Leyde.

282. LE CID, Tragi-Comedie. Sur l'imprimé à Caen. M.DC.LIV [1654]. In-12.

Bibliothèque dramatique de Pont-de-Veyle; Paris, 1847, in-8, no 838.

283. LE CID, Tragi-Comedie. Par Monsr Corneille. _Suivant la Copie imprimée A Paris._ CI[C].I[C]C.LVI [1656]. Pet. in-12.

Édition elzévirienne, que M. Pieters n'a pas connue, et que notre ami M. A. Willems, de Bruxelles, a bien voulu nous signaler.

284. LE CID, || Tragedie. || Par le Sr Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 68 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. A-C.

Jolie édition avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle a été imprimée par Abraham Wolfgang à Amsterdam et fait partie du recueil de 1664 (no 381).

285. LE || CID, || Tragi-Comedie. || Sur l'imprimé à Caen. || M.DC.LXVI [1666]. In-12 de 3 ff. et 89 pp., dans une même série de signatures.

Grossière contrefaçon, imprimée en France.

286. LE || CID. || Tragi-Comedie. || _A Lyon, || Chez Iean-Baptiste Deville, || ruë Merciere, à la Science._ || M.DC.LXXII [1672]. || Avec Permission. In-12 de 3 ff., 88 pp. et 1 f.

Les 3 ff. prélim., qui contiennent le titre, la dédicace et les noms des Acteurs commencent le cahier A, que complètent les premières pp. chiffrées absolument comme dans les éditions des Elzevier (ainsi s'explique leur nombre impair).

Voici un exemple des contrefaçons autorisées par les lieutenants du Roi dans les provinces, personnages qui paraissent s'être assez peu préoccupés des ordonnances relatives à la librairie et aux priviléges. On lit au recto du dernier f.:

«Permission.

«Je n'empêche pour le Roy qu'il soit permis à Jean-Baptiste Deville de faire imprimer le Cid, Tragi-Comedie, avec les deffences ordinaires à tous autres. A Lyon, ce 27. aoust 1672.

«VAGINAY.»

«Soit fait suivant les Conclusions du Procureur du Roy, les jour et an cy-dessus

«Deseve.»

Peut-être ignorait-on dans les bureaux de M. de Vaginay, en 1672, que le Cid avait pour auteur Pierre Corneille et que les droits de l'auteur étaient formellement réservés en vertu des priviléges du Roi.

Nous avons cité plus haut (no 261) une édition de Mélite publiée par le prédécesseur de J.-B. Deville.

287. LE CID, || Tragedie. || Par P. Corneille. || _A Caen, || Imprimé cette année_ [vers 1680]. In-12 de 72 pp., y compris le titre.

Cette édition, qui porte une sphère sur le titre, est attribuée par M. Marty-Laveaux aux Elzevier de Leyde. Nous avons eu l'occasion de la voir et nous pouvons affirmer qu'elle a été exécutée en France.

Catalogue Soleinne, no 1146.--Bibliothèque de M. Daguin.

On jugera du texte de cette contrefaçon par le passage suivant des strophes du Cid:

Pere, Maîtresse, honneur, amour, Illustre Grande [sic], agréable contrainte, Par qui de ma raison la lumiere est éteinte, A mon aveuglement rendez un peu de jour, etc.

288. LE CID, Tragedie. Par le Sr Corneille. Suivant la Copie imprimée à Paris. M.DC.LXXXII [1682]. Pet. in-12.

Réimpression de l'édition de Wolfgang.

Bibliothèque dramatique de Pont-de-Veyle, 1847 (no 839).

X

289. HORACE, Tragedie. Par le Sr Corneille. Iouxte la Copie imprimée A Paris, Chez Augustin Courbé, M.DC.XXXX [1640]. Pet. in-12.

Description des livres composant la Librairie J. Techener, 1858, t. IIe, no 10.546.

290. HORACE, || Tragedie, || Par || le Sieur Corneille. || Iouxte la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.XLI [1641]. Pet. in-12 de 4 ff. et 75 pp.

Édition imprimée par Bonaventure et Abraham Elzevier à Leyde, avec la sphère sur le titre. Elle fait partie de l'Illustre Théatre de 1644 (no 378).

291. HORACE || Tragedie. || _Sur l'imprimé, || A Paris, || Chez Augustin Courbé, Li- || braire & Imprimeur de Mon- || sieur Frere du Roy, dans la || petite Salle du Palais. || à la Palme._ || M.DC.XLIIII [1644]. In-12 de 88 pp. (y compris le titre), sign. A-L, caract. ital.

Contrefaçon imprimée avec les mêmes caractères que les nos 270 et 278.

292. HORACE, || Tragedie, || Par || le Sieur Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.XLV [1645]. Pet. in-12 de 3 ff. et 65 pp., sign. A-C.

Édition imprimée à Leyde, par Bonaventure et Abraham Elzevier, avec la sphère sur le titre. Elle se trouve dans quelques recueils factices que des amateurs peu délicats se plaisent à regarder comme des exemplaires de l'Illustre Théatre. Le titre général de ce célèbre recueil porte la date de 1644; on ne saurait donc y faire entrer une pièce imprimée après cette date.

293. HORACE || Tragedie. || Par || le Sieur Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.XLVII [1647]. Pet. in-12 de 3 ff. et 65 pp., sign. A-C.

Édition publiée à Leyde, par Louis et Bonaventure Elzevier, avec une sphère sur le titre.

294. HORACE, || Tragedie. || S. l. n. d. [vers 1652], in-12 de 4 ff. et 100 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre, qui ne contient que deux lignes placées au milieu de la page;--3 ff. pour la dédicace et les noms des Acteurs.

Contrefaçon médiocrement imprimée qui fait partie du recueil de 1652. (Voy. notre chapitre VIIIe, no 379.)

295. HORACE, || Tragedie. || Par || le Sieur Corneille. || _A Leyde, || Chez Jean Sambix_ || CI[C].I[C]C.LIV [1654]. Pet. in-12 de 3 ff. et 65 pp., sign. A-C.

Édition imprimée par Jean Elzevier, à Leyde, pour Jean Sambix, qui n'était pas un libraire imaginaire comme on l'a cru quelquefois.

296. HORACE || Tragedie || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 64 pp. (non compris la fig. ni le titre), et 2 ff. blancs, sign. D-F.

Édition, avec la devise: Quærendo, exécutée à Amsterdam par Abraham Wolfgang; elle fait partie du recueil de 1664 (no 381).

297. HORACE, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXXXII [1682]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la fig. et le titre, 64 pp. et 2 ff. blancs, sign. D-F.

Réimpression de l'édition de Wolfgang, avec la devise: Quærendo.

XI

298. CINNA || OU || LA CLEMENCE || D'AUGUSTE. || _Suiuant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLIV [1644]. Pet. in-12 de 84 pp. (y compris 16 pp. prélim.), plus 1 f. blanc, sign. A-D.

Édition imprimée par Bonaventure et Abraham Elzevier, à Leyde, avec la sphère sur le titre, et qui fait partie de l'Illustre Théatre de 1644. Il est à remarquer que les pp. 71 et 72 sont doubles, en sorte que la dernière page de texte devrait être chiffrée 86 au lieu de 84.

Cette édition est cotée 6 s. de Hollande, au Catalogue officinal de 1644.

299. CINNA || OU || LA CLEMENCE || D'AUGUSTE. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLVIII [1648]. Pet. in-12 de 72 pp. (y compris le titre), sign. A-C.

Édition imprimée par les Elzevier de Leyde; elle porte la sphère sur le titre. Elle ne contient pas l'extrait de Sénèque, et l'extrait de Montaigne y est imprimé en petits caractères.

300. CINNA || Tragedie. || S. l. n. d. [1652], in-12 de 8 ff. et 103 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre qui ne contient que deux lignes imprimées en gros caractères, à mi-page;--2 ff. pour la dédicace;--2 ff. pour l'extrait de Sénèque;--3 ff. pour la lettre de M. de Balzac et les noms des Acteurs (l'extrait de Montaigne ne s'y trouve pas).

Contrefaçon médiocrement imprimée qui fait partie du recueil de 1652 décrit au chapitre VIIIe (no 379).

301. CINNA OU LA CLEMENCE D'AUGUSTE. Suivant la Copie imprimée A Paris. CI[C].I[C]C.LVI [1656]. Pet. in-12.

Réimpression elzévirienne exécutée à Leyde.

Cat. Giraud, 1855 (no 1630).

302. CINNA, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 60 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. G-I.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam, avec la marque: Quærendo sur le titre; elle fait partie du recueil de 1664 (no 381).

303. CINNA, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXXXI [1681]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la fig. et le titre, 60 pp. et 4 ff. blancs, sign. G-I.

Réimpression de l'édition de Wolfgang, avec la devise: Quærendo.

XII

304. POLYEUCTE || MARTYR, || Tragedie. || de || Monsr Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.XLIV [1644]. Pet. in-12 de 93 pp. (y compris 16 pp. prélim.), plus 1 f. blanc, sign. A-D.

Édition imprimée par Bonaventure et Abraham Elzevier, à Leyde, avec la sphère sur le titre. Elle fait partie de l'Illustre Théatre de 1644 (no 378).

305. POLYEVCTE || MARTYR. || Tragedie. || Par le Sr Corneille. || Sur l'imprimé || A Paris, || Chez Antoine de Sommauille, || en la Gallerie des Merciers, à l'Escu de || France, & Augustin Courbé, || en la mesme Gallerie, à la Palme || Au Palais. || M.DC.XLV [1645]. In-12 de 7 ff. non chiffr. et 44 ff. chiffr., sign. ã, pour les 4 premiers ff. prélim. et A-M pour les 3 autres ff. prélim. et le texte, caract. ital.

Les feuillets prélim. contiennent: 1 f. de titre;--2 ff. pour la dédicace;--3 ff. pour l'extrait des auteurs;--1 f. pour les Acteurs.

Contrefaçon sortant des mêmes presses que la Médée de 1639 (no 270), le Cid de 1644 (no 278) et l'Horace de 1644 (no 291), avec le même fleuron sur le titre: une petite tête d'ange entourée de deux cornes d'abondance et de rinceaux, le tout grossièrement gravé.

306. POLYEUCTE MARTYR, Tragédie de Monsr Corneille. _Suivant la Copie imprimée A Paris_ CI[C].I[C]C.XLVIII [1648]. Pet. in-12 de 93 pp.

Édition elzévirienne imprimée à Leyde.

Catalogue Techener, 1858, t. IIe, no 10,559 (il y a par erreur 1678 au lieu de 1648).--Catalogue Milot, 1861.

307. POLYEVCTE || MARTYR. || Tragedie || chrestienne. || M.DC.LII [1652]. S. l., in-12 de 6 ff. et 108 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre, au verso duquel se trouvent les noms des Acteurs;--5 ff. pour la dédicace et l'Abregé du martyre de S. Polyeucte.

Contrefaçon médiocrement imprimée, qui fait partie du recueil de 1652 décrit au chapitre VIIIe (no 379).

308. POLYEUCTE || MARTYR, || Tragedie. || De Monsr Corneille. || A Leyde, || Chez Jean Sambix. || CI[C].I[C]C.LV [1655]. Pet. in-12 de 93 pp. (y compris 8 ff. prélim.) et 1 f. blanc, sign. A-D.

Édition imprimée par les Elzevier, de Leyde.

309. POLYEUCTE MARTYR Tragedie de Monsr Corneille. _Suiuant la Copie imprimée A Paris._ CI[C].I[C].LVI [1656]. Pet. in-12 de 93 pp. (dont les 16 premières non chiffr.), et un f. blanc.

Édition elzévirienne qui nous a été signalée par M. A. Willems.

310. POLYEUCTE || MARTYR, || Tragedie || chrestienne, || Par || P. Corneille. || Suivant la copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 68 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. K-M.

Édition, avec la marque: Quærendo sur le titre. Elle a été exécutée à Amsterdam, par Abraham Wolfgang, et fait partie du recueil de 1664 (no 381).

311. POLYEUCTE || MARTYR, || Tragedie || chrestienne, || Par P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXX [1670]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la fig. et le titre et 68 pp., sign. K-M.

Réimpression de l'édition de Wolfgang, avec la devise: Quærendo sur le titre.

312. POLYEVCTE || MARTYR. || Tragedie. || A Troyes chez Nicolas Oudot, & se vendent || à Paris, || Chez _la vefue N. Oudot, || ruë vieille Boucherie._ || M.DC.LXXX [1680]. Pet. in-12 de 8 ff. non chiffr. et 80 pp.

Grossière réimpression. Nous citerons plus loin diverses éditions dues au même imprimeur.

XIII

313. LA MORT || DE POMPÉE. || Tragedie. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLIV [1644]. Pet. in-12 de 82 pp. (y compris 10 pp. prélim.), plus un f. blanc, sign. A-D.

Édition imprimée par Bonaventure et Abraham Elzevier, à Leyde, avec la sphère sur le titre; elle fait partie de l'Illustre Théatre de 1644 (no 378).

314. LA MORT || DE || POMPEE || Tragedie. || _Suivant la Copie imprimée, || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLVIII [1648]. Pet. in-i2 de 82 pp. (y compris 5 ff. prélim.) et 1 f. blanc, sign. A-D.

Réimpression de l'édition précédente.

315. POMPÉE || Tragedie. || M.DC.LII [1652]. S. l., in-12 de 5 ff., 107 pp. et 1 f. blanc.

Collation: titre, qui ne contient que 3 lignes imprimées en gros caractères et un petit fleuron;--4 ff. pour la dédicace et les noms des Acteurs. Les 5 ff. prélim. et les 14 premières pp. du texte composent ensemble le cahier A.

Contrefaçon médiocrement imprimée qui fait partie du recueil de 1652 décrit au chapitre VIIIe (no 379). Elle présente cela de remarquable que les vers traduits ou imités des auteurs latins sont imprimés en italiques et que les passages des originaux sont cités en note au bas des pages, comme dans les recueils de 1648, 1652 et 1655.

316. POMPEE || Tragedie, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 62 pp., et 1 f. blanc (non compris la fig. ni le titre), sign. N-P.

Édition, avec la marque: Quærendo sur le titre. Elle a été imprimée à Amsterdam, par Abraham Wolfgang, et fait partie du recueil de 1664 (no 381).

317. POMPÉE, Tragedie, Par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXI [1681]. Pet. in-12.

Réimpression de l'édition de Wolfgang.

Bibliothèque dramatique de Pont-de-Veyle, 1847, no 836.

XIV

318. LE || MENTEVR, || Comedie. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLV [1645]. Pet. in-12 de 4 ff. prélim. non compris dans les sign., et 88 pp., sign. A-D.

Édition imprimée par Bonaventure et Abraham Elzevier, à Leyde, avec la sphère sur le titre. Elle se joint au recueil de 1644.

Cette édition est curieuse et doit être recherchée à cause des deux pièces de vers, l'une en latin et l'autre en français, que Huyghens y a ajoutées.

Ces deux pièces, auxquelles Corneille lui-même a fait allusion, occupent le 3o f. prélim. et le recto du 4e. La pièce latine commence ainsi:

In Præstantissimi Poëtæ Gallici

CORNELII,

COMOEDIAM, quæ inscribitur

MENDAX.

Gravi cothurno torvus, orchestrâ truci Dudum cruentus, Galliæ justus stupor Audivit et Vatum decus Cornelius. Laudem Poëtæ num mereret Comici Pari nitore et elegantiâ, fuit Qui disputaret, et negarunt inscii; Et mos gerendus insciis semel fuit....

Voici le commencement des vers français:

A Monsieur Corneille

Sur sa Comedie le Menteur.

Et bien, ce beau Menteur, ceste piece fameuse, Qui estonne le Rhin et faict rougir la Meuse, Et le Tage et le Pó, et le Tibre Domain [sic], De n'avoir rien produit d'esgal à ceste main, A ce Plaute rené, à ce nouveau Terence, La trouve-on si loing ou de l'indifference Ou du juste mespris des sçavants d'aujourdhuy....

319. LE || MENTEVR, || Comedie. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLVII [1647]. Pet. in-12 de 4 ff. et 88 pp., sign. × et A-D.

Réimpression de l'édition précédente.

320. LE || MENTEVR, || Comedie. || S. l. n. d. [1652], in-12 de 120 pp., y compris le titre (qui ne contient que trois lignes imprimées en gros caractères à mi-page) et 2 ff. pour la dédicace.

Contrefaçon médiocrement imprimée, qui fait partie du recueil de 1652, décrit au chapitre VIIIe (no 379). Nous en avons trouvé un second exemplaire chez M. Ambroise Firmin Didot.

Vendu: 20 fr. mar. r. doublé de mar. v. (Gruel), Giraud, 1855 (no 1637).

321. LE || MENTEUR, || Comedie, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 76 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. T-Y.

Édition sortie des presses d'Abraham Wolfgang, à Amsterdam, avec la marque: Quærendo sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664 (no 381).

322. LE || MENTEUR. || Comedie, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXXXII [1682]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 76 pp., sign. T-X.

Réimpression de l'édition de Wolfgang, au Quærendo.

XV

323. LA SVITE || DV || MENTEVR, || Comedie. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLV [1645]. Pet. in-12 de 95 pp. (y compris 4 ff. prélim.), sign. A-D.

Édition imprimée à Leyde, par Abraham et Bonaventure Elzevier; elle se joint à leur recueil de 1644 (no 378).

324. LA SUITE || DU || MENTEUR, || Comedie. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.XLVII [1647]. Pet. in-12 de 95 pp. en tout, sign. A-D.

Réimpression de l'édition précédente. Il en existe des exemplaires avec la date de 1848.

325. LA SVITE || DV || MENTEVR. || Comedie. || M.DC.LII [1652]. S. l., in-12 de 8 ff. et 127 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre imprimé en gros caractères;--7 ff. pour la dédicace. Les noms des Acteurs sont placés au verso du titre.

Contrefaçon médiocrement imprimée, qui fait partie du recueil de 1652 décrit au chapitre VIIIe (no 379).

326. LA SUITE || DU || MENTEUR, || Comedie. || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 80 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. A-D.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam, avec la marque: Quærendo sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664 (no 381).

327. LA SUITE || DU || MENTEUR, || Comedie. || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXXXI [1681]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 80 pp., sign. Z-Cc.

Réimpression de l'édition de Wolfgang, au Quærendo.

XVI

328. RODOGVNE. || PRINCESSE || DES PARTHES. || Tragedie || Sur l'Imprimé. || A Paris, || Chez Augustin Courbé, au || Palais, en la Gallerie des Mer- || ciers, à la Palme. || M.DC.XLVII [1647]. In-12 de 80 pp. chiffr., y compris les ff. prélim.

Contrefaçon grossière, exécutée probablement en Normandie; elle ne porte ni privilége ni achevé d'imprimer. La dédicace occupe les pp. 3-6; l'Extrait d'Appian Alexandrin, les pp. 7-11; les noms des Acteurs, la p. 12.

329. RODOGUNE || PRINCESSE || DES || PARTHES. || Tragedie. || De Mr de Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.XLVII [1647]. Pet in-12 de 84 pp. en tout, sign. A-D.

Édition imprimée par Abraham et Bonaventure Elzevier, à Leyde, avec une sphère sur le titre.

330. RODOGVNE || PRINCESSE || DES PARTHES. || Tragedie. || M.DC.LII [1632]. S. l., in-12 de 6 ff., 118 pp. et 1 f. blanc.

Collation des feuillets prélim.: titre imprimé en gros caractères, au verso duquel se trouvent les noms des Acteurs;--2 ff. pour la dédicace;--3 ff. pour l'extrait d'Appien.

Contrefaçon médiocrement imprimée qui fait partie du recueil de 1652, décrit au chapitre VIIIe (no 379).

331. RODOGVNE || PRINCESSE || DES || PARTHES. || Tragedie. || Par Mr de Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris, || CI[C].I[C]C.LII [1652]. Pet. in-12 de 84 pp., sign. A-D.

Réimpression de l'édition publiée par les Elzevier de Leyde.

332. RODOGVNE || PRINCESSE || DES PARTHES. || Tragedie de Mr || de Corneille. || _A Lyon, || Chez Claude la Riuiere, ruë || Merciere, à l'Enseigne de || la Science._ M.DC.LIII [1653]. In-8 de 6 ff., 82 pp. et 1 f. blanc, caract. ital.

Collation des feuillets prélim.: titre;--2 ff. pour la dédicace (le verso du second de ces feuillets est occupé par un fleuron représentant une Diane d'Ephèse, avec les initiales E D P dans un petit cartouche);--3 ff. pour les extraits des auteurs et les noms des personnages.

Nous avons cité (no 261) une édition de Mélite exécutée à Lyon par Cl. La Rivière, et (no 286) une édition du Cid publiée dans la même ville chez J.-B. Deville, rue Merciere, à la Science, en 1672; Cl. La Rivière devait être le prédécesseur de ce Deville, et c'est sans doute lui qui avait fondé le commerce de réimpressions plus ou moins frauduleuses continué par Deville. On doit rendre à ces libraires la justice qu'ils n'hésitaient pas à signer leurs contrefaçons, ce qui pouvait les exposer à une forte amende. Nous avons vu que Deville les faisait même spécialement autoriser.

333. RODOGUNE || PRINCESSE || DES || PARTHES, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, 66 pp. et 1 f. blanc, sign. A-C.

Édition avec la devise: Quærendo sur le titre; elle a été imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam, et fait partie du recueil de 1664 (no 381).

334. RODOGUNE || PRINCESSE || DES || PARTHES, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXXXII [1682]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, 66 pp. et 1 f. blanc, sign. A-C.

Réimpression de l'édition de Wolfgang, au Quærendo.

XVII

335. THEODORE || VIERGE || ET || MARTYRE, || Tragedie || chrestienne. || _Iouxte la copie imprimée || à Roüen, & se vend || A Paris, || Chez Augustin Courbé, au Palais, || en la Galerie des Merciers, || à la Palme._ || M.DC.XLVII [1647]. In-12 de 5 ff., 129 pp. et 1 f. blanc.

Collation des feuillets prélim.: titre, avec une espèce de fleuron, dans lequel sont cachés les mots: Iouxte la copie imprimée; 4 ff. pour la dédicace et les noms des Acteurs.--Il n'y a bien que 5 ff. prélim. et non pas 6; les 2 premiers ff. de la dédicace sont signés âij et âiij, le 3e est signé ê, en sorte qu'il n'y a pas de f. âiij. Les réclames indiquent qu'il n'y a pas de lacune dans le texte.--Le feuillet blanc de la fin manque à l'exemplaire que nous avons sous les yeux et nous ne l'indiquons que sous toutes réserves.

Cette contrefaçon fait partie du recueil de 1652 (no 379).

336. THEODORE || VIERGE ET MARTYRE. || Tragedie chrestienne. || _Sur l'Imprimé. || A Paris. || Chez Toussaint Quinet, au || Palais sous la montée de la || Cour des Aydes._ || M.DC.XLIX [1649]. In-12 de 4 ff. et 91 pp., caract. ital.

Collation des feuillets prélim.: titre;--3 ff. pour la dédicace et les Acteurs. Le cahier n'est pas signé. Le texte est signé A-M.

Contrefaçon imprimée avec les mêmes caractères que la Médée de 1639 (no 270), le Cid de 1644 (no 278), l'Horace de 1644 (no 291) et le Polyeucte de 1645 (no 305), bien que le titre porte un fleuron différent.

337. THEODORE || VIERGE ET MARTYRE, || Tragedie || chrestienne, || Par || P. Corneille. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 68 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. Q-S.

Édition avec la marque: Quærendo sur le titre. Elle sort des presses d'Abraham Wolfgang, à Amsterdam, et fait partie du recueil de 1664 (no 381).

338. THEODORE || VIERGE ET MARTYRE, || Tragedie || chrestienne. || Par || P. Corneille. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXXXII [1682]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la fig. et le titre et 68 pp., sign. Q-S.

Réimpression de l'édition de Wolfgang, au Quærendo.

XVIII

339. HERACLIVS || EMPEREUR || D'ORIENT, || Tragedie. || Par || le Sieur Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.XLVII [1647]. Pet. in-12 de 84 pp. en tout, sign. A-D.

Édition imprimée par Abraham et Bonaventure Elzevier, à Leyde, avec une sphère sur le titre. Il existe des exemplaires sous la date de 1648.

340. HERACLIVS || EMPEREVR || D'ORIENT. || Tragedie. || _Sur l'Imprimé. || A Paris, || Chez Antoine de Sommauille || au Palais, en la gallerie des Mer- || ciers, à l'Escu de France._ || M.DC.XLIX [1649]. || In-12 de 96 pp. (y compris le titre), et 2 ff. prélim., sign. A-M, caract. ital.

Contrefaçon imprimée avec les mêmes caractères que la Médée de 1639 (no 270), le Cid de 1644 (no 278), l'Horace de 1644 (no 291), le Polyeucte de 1645 (no 305) et la Théodore de 1649 (no 336); elle porte sur le titre le fleuron à la tête d'ange.

341. HERACLIVS || EMPEREVR || D'ORIENT, || Tragedie. || M.DC.LII. [1652]. S. l., in-12 de 6 ff. et 119 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre;--2 ff. pour la dédicace;--3 ff. pour l'avis Au Lecteur et les noms des personnages.

Contrefaçon médiocrement imprimée qui fait partie du recueil de 1652, décrit au chapitre VIIIe (no 379).

342. HERACLIUS || EMPEREUR || D'ORIENT, || Tragédie, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 68 pp., sign. D-F.

Édition avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle sort des presses d'Abraham Wolfgang, à Amsterdam, et fait partie du recueil de 1664 (no 381).

343. HERACLIUS EMPEREUR D'ORIENT, tragedie, par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. CI[C].I[C].LXXX [1680]. Pet. in-12.

Réimpression de l'édition de Wolfgang. Catalogue Soleinne, t. Ier, no 1143.

XIX

344. ANDROMEDE || Tragedie. || Representée auec || les Machines sur le Theatre || Royal de Bourbon. || _Sur l'imprimé, || A Paris, || Chez Charles de Sercy, || au Palais, dans la Salle Dauphine, || à la bonne Foy Couronnée._ || M.DC.LI [1651]. In-12 de 6 ff. et 96 pp. caract. ital.

Four réduire à 6 le nombre des feuillets prélim., l'imprimeur de cette contrefaçon a dû commencer la dédicace au verso même du titre; viennent ensuite l'Argument, les Acteurs et la Décoration du Prologue.

Nous avons trouvé cette pièce à la suite d'un exemplaire des OEuvres de Corneille, de 1652.

345. ANDROMEDE, || Tragedie. || Representée auec les Machines || sur le Theatre Royal || de Bourbon. || _Sur la copie imprimée à Roüen, || Chez Laurens Maurry, prez || le Palais. || Auec Priuilege du Roy._ || M.DC.LII [1652]. || _Se vendent A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, || dans la Salle Dauphine, à la bonne || Foy Couronnée._ In-12 de 7 ff. et 127 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre;--3 pp. pour la dédicace;--7 pp. pour l'Argument;--1 p. pour les Acteurs;--1 p. pour la Décoration du Prologue.

Les ff. prélim. et le texte sont compris dans une même série de signatures.

Contrefaçon médiocrement imprimée.

346. ANDROMEDE, Tragedie par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. CI[C].I[C].LX [1660]. Pet. in-12.

Édition elzévirienne inconnue des elzéviriographes, et qui parait avoir été imprimée à Leyde par Jean Elzevier.

Catalogue Potier, 1855 (no 2140); ibid., 1863 (no 2376).

347. ANDROMEDE, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 68 pp., sign. G-I.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang à Amsterdam. Elle porte sur le titre la devise: Quærendo et fait partie du recueil de 1664 (no 381).

348. ANDROMEDE, || Tragedie, || P. Corneille. [sic] || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXXXIII [1683]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la fig. et le titre, et 68 pp., sign. G-I.

Réimpression de l'édition d'Abraham Wolfgang, avec la devise: Quærendo sur le titre et la même figure.

XX

349. D. SANCHE || D'ARRAGON, || Comedie heroique. || _Iouxte la copie imprimée || à Roüen, & se vend || A Paris, || Chez Augustin Courbé, au || Palais, en la petite Salle des Mer-|| ciers à la Palme._ || M.DC.L [1650]. || Auec permission de [sic] Superieurs. In-12 de 12 ff. et 118 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre (les mots Iouxte la copie imprimée y sont dissimulés dans une espèce de fleuron fort grossier);--15 pp. pour la dédicace;--6 pp. pour l'Argument;--1 p. pour les Acteurs.

Contrefaçon mal imprimée.

350. D. SANCHE || D'ARRAGON, || Comedie || heroique. || _Suivant la Copie imprimee || A Paris._ || M.DC.L [1650]. Pet. in-12 de 90 pp. (y compris le titre) et 3 ff. blancs, sign. A-D.

Édition imprimée par Bonaventure et Abraham Elzevier à Leyde, avec une sphère sur le titre.

Bibliothèque de M. Didot.

351. D. SANCHE D'ARRAGON, Comedie heroique. Suivant la Copie imprimée à Paris. M.DC.LVI [1656]. Pet. in-12.

Réimpression de l'édition elzévirienne de 1650.

Catalogue Milot, 1861 (no 600).--Catalogue Potier, 1863 (no 2375) (coté 40 fr., mar. bl., avec l'édition de Nicomede, 1652).

352. D. SANCHE || D'ARRAGON, || Comedie || heroïque, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 68 pp., sign. K-M.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang à Amsterdam. Elle porte la devise: Quærendo sur le titre et fait partie du recueil de 1664 (no 381).

XXI

353. NICOMEDE || Tragedie. || Par le Sr Corneille. || Iouxte la copie imprimée || A Roüen, || Chez Laurens Maurry, pres le Palais. || Auec Priuilege du Roy. || M.DC.LII [1652]. || Et se vend A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, dans la Salle || Dauphine, à la bonne Foy Couronnée. In-12 de 4 ff. et 100 pp.

Collation des ff. prélim.: titre; 2 ff. pour l'avis Au Lecteur; 1 f. dont le recto est blanc et dont le verso est occupé par les Acteurs. Le cahier prélim. est signé a; le texte est signé A-I.

Contrefaçon très-grossièrement imprimée.

354. NICOMEDE || Tragedie. || _Sur l'imprimé, || A Paris, || Chez Charles de Sercy, || au Palais, dans la Salle Dauphine, || à la bonne Foy Couronnée._ || M.DC.LII [1652]. In-12 de 4 ff. et 88 pp., caract. ital.

Nous avons trouvé cette contrefaçon et l'édition d'Andromède citée plus haut à la fin d'un exemplaire des OEuvres de Corneille, de 1652.

355. NICOMEDE || Tragi-Comedie || M.DC.LII [1652]. In-12 de 6 ff. et 124 pp.

Collation des feuillets prélim.:--1 f. blanc (?);--1 f. pour le titre;--2 ff. pour l'épître à Madame ***;--2 ff. pour l'avis Au Lecteur et les Acteurs.

Édition qui paraît faire suite aux nos 280, 294, 300, 307, 315, 320, 325, 330, 335 et 341.

Bibliothèque de M. Lormier de Rouen.

356. NICOMEDE, || Tragedie. || Par le || Sieur Corneille. || _A Leyde, || Chez Jean Sambix._ || CI[C].I[C]C.LII [1652]. Pet. in-12 de 88 pp. en tout, sign. A-D.

Édition imprimée par Bonaventure et Abraham Elzevier, à Leyde avec une sphère sur le titre.

357. NICOMEDE, || Tragédie. || Par || P. Corneille. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 68 pp., sign. N-P.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang à Amsterdam, avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664 (no 381).

358. NICOMEDE, Tragedie. Par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée à Paris. CI[C].I[C]C.LXXX [1680]. Pet. in-12.

Réimpression de l'édition de Wolfgang.

Catalogue Soleinne, no 1143.

XXII

359. PERTHARITE, || ROY || DES || LOMBARDS. || Tragedie, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 67 pp., sign. Q-S.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang à Amsterdam, avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664 (no 381).

XXIII

360. OEDIPE, || Tragedie. || Par P. Corneille. || _Suiuant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LX [1660]. Pet. in-12 de 5 ff., 72 pp. et 1 f., sign. A-D.

Contrefaçon française.

361. OEDIPE, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 68 pp., sign. T-X.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam. Elle porte la devise: Quærendo sur le titre et fait partie du recueil de 1664 (no 381).

XXIV

362. LA || TOISON D'OR. || Tragedie. || Representée par la Troupe Royale du || Marests, chez Mr le Marquis de Sour- ||deac, en son Chasteau du Neuf-Bourg, || pour réjouissance publique du Mariage || du Roy, & de la Paix auec l'Espagne, || & en suite sur le Theatre Royal du || Marests. || _Sur l'imprimé à Rouen, Et se vend || A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, || Libraire Iuré, dans la Gallerie des || Merciers, à la Iustice._ || M.DC.LXII [1662]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 5 ff. et 98 pp., compris dans une même série de signatures.

Contrefaçon dont le titre imite parfaitement celui de l'édition originale; la différence du nombre de pages suffit d'ailleurs pour empêcher toute confusion.

363. LA || TOISON D'OR, || Tragedie. || Representée par la Troupe Royale || du Marests, chez Mr le Marquis de || Sourdeac, en son Chasteau du Neuf || Bourg, pour réjoüissance publique || du Mariage du Roy, & de la Paix || avec l'Espagne, & en suite sur le || Theatre Royal du Marests. || Par le || Sieur Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C]. I[C]C.LXII [1662]. Pet. in-12 de 6 ff. prél. (y compris la figure et le titre), 85 pp. et 1 f. blanc, sign. A-D.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam, avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664 (no 381).

364. LA TOISON D'OR, Tragedie. A Roüen, Chez Jean-Baptiste Besongne, s. d., in-12.

Bibliothèque dramatique de Pont-de-Veyle; Paris, 1847, in-8, no 838.

365. LA TOISON D'OR, || Tragedie. || Representée par la Troupe Royale || du Marets, chez Mr le Marquis de || Sourdeac, en son Chasteau du Neuf || bourg, pour réjoüissance publique du || Mariage du Roy, & de la Paix avec || l'Espagne, & en suite sur le Theatre || Royal du Marests. Par le || Sieur Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXXXIII [1683]. Pet. in-12 de 5 ff. prélim. (y compris la fig. et le titre), et 85 pp., sign. A-D.

Réimpression de l'édition d'Abraham Wolfgang, avec la devise Quærendo sur le titre et la même figure.

XXV

366. SERTORIUS, || Tragedie. || Par M. Corneille. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || M.DC.LXII [1662]. In-12 de 84 pp. (y compris le titre) et 5 ff. prélim.

Édition imprimée à Amsterdam, par Daniel Elzevier, avec une sphère sur le titre.

367. SERTORIUS, || Tragedie. || Par || P. Corneille. || S_uivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. Pet. in-12 de 2 ff. pour la figure et le titre, et 67 pp., sign. Dd-Ff.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam, avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664 (no 381).

XXVI

368. SOPHONISBE, || Tragedie. || Par P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIII [1663]. Pet. in-12 composé d'une fig., 4 ff. prél. (y compris le titre) et 64 pp., sign. A-C.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam, avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664 (no 381).

XXVII

369. OTHON, || Tragedie, || Par || P. Corneille. || _Suivant la Copie imprimée || A Paris._ || CI[C].I[C]C.LXV [1665]. Pet. in-12 de 3 ff. prél. (y compris la fig. et le titre), et 66 pp., sign. A-C.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam, avec la marque: Quærendo sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664 (no 381).

370. OTHON, Tragedie, Par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXI [1681]. Pet. in-12.

Réimpression de l'édition précédente. Bibliothèque dramatique de Pont-de-Veyle, 1847, no 837.

XXVIII

371. AGESILAS, || Tragedie. || En Vers libres rimez. || Par P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXVI [1666]. Pet. in-12 de 3 ff. prél. (y compris la figure et le titre), 76 pp. et 1 f. blanc, sign. A-D.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam, avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle s'ajoute au recueil de 1664.

372. AGESILAS, || Tragedie. || En Vers libres rimez. || Par P. Corneille. || _Sur l'Imprimé || A Paris, || Se vend à Amsterdam_, || M.DC.LVI [1666]. Pet. in-12 de 88 pp., sign. A-D.

Bibliothèque de M. de la Gondie, à Versailles.

XXIX

373. ATTILA || ROY || DES HUNS, || Tragedie, || Par P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXVII [1667]. Pet. in-12 de 4 ff. prél. (y compris la figure et le titre) et 64 pp., sign. A-C.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam, avec la marque: Quærendo sur le titre. Elle s'ajoute au recueil de 1664 (no 381).

XXX

374. TITE || ET || BERENICE, || Comedie heroique, || Par P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXXI [1671]. Pet. in-12 de 71 pp. (y compris la figure, le titre et 1 f. prél.), sign. A-C.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam. Elle porte sur le titre la devise: Quærendo, et la figure est signée de Romain de Hooghe. Elle doit s'ajouter au recueil de 1664.

375. TITE ET BERENICE, Comedie heroique, Par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. CI[C].I[C]C.LXXX [1680]. Pet. in-12.

Réimpression de l'édition de Wolfgang.

Catalogue Soleinne, t. Ier, no 1143.

XXXI

376. PULCHERIE || Comedie || heroique, || Par P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXXIII [1673]. Pet. in-12 de 71 pp. (y compris la figure, le titre et 1 f. prél.), sign. A-C.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam, avec la devise: Quærendo sur le titre; elle se joint au recueil de 1664. La figure est de Romain de Hooghe, dont on aperçoit le monogramme sous une draperie, au-dessus des mots: Anno s. 1673.

XXXII

377. SURENA || GENERAL || DES || PARTHES, || Tragedie. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C][C.LXXVI [1676]. Pet. in-12 de 71 pp. (y compris la figure, le titre et 1 f. prél.), sign. A-C.

Édition imprimée par Abraham Wolfgang, à Amsterdam, avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle se joint au recueil de 1664. La figure est signée: Harmaeus (?) P. de Brügge.

VIII.--ÉDITIONS COLLECTIVES DU THÉATRE DE CORNEILLE

PUBLIÉES DE SON VIVANT, MAIS SANS SA PARTICIPATION, EN FRANCE ET EN HOLLANDE.

378. L'ILLVSTRE || THEATRE || DE || MONSR CORNEILLE. || _A Leyden._ || M.DC.XLIV [1644]. Pet. in-12.

Recueil factice de cinq pièces imprimées séparément par Bonaventure et Abraham Elzevier, à Leyde: le Cid, 1644 (no 279); Horace, 1641 (no 292); Cinna, 1644 (no 298); Polyeucte, 1644 (no 304), et la Mort de Pompée, 1644 (no 313). Les cinq pièces sont précédées de 2 ff. pour le titre et la table.

Les recueils de pièces elzéviriennes avec le titre d'Illustre Théatre sont de la plus grande rareté; nous n'en connaissons que cinq exemplaires:

1º Celui de Sensier, Pixerécourt, Buvignier, Clinchamp et Montesson, qui mesure 128 mm.; cet exemplaire, acheté 4,000 fr. par M. Bordes à la vente Potier, en 1870, et cédé par lui à M. Benzon, de Londres, s'est revendu, en 1875, 6,600 fr. (soit avec la commission et les frais 7,260 fr.); il appartient aujourd'hui à M. Eugène Paillet;

2º Celui de M. Bourdillon, de M. Pieters et de M. de la Villestreux, qui fut acheté au prix de 1,795 fr., à la vente de ce dernier amateur, par M. Caperon; il n'a que 123 mm.;

3º Celui de M. le comte de Lignerolles, qui provient d'une vente faite à Bruxelles, en novembre 1863;

4º Celui de M. Huillard, qui fut acheté 900 fr., en février 1870, par M. Ratier; il n'a que 121 mm., et le titre courant a été atteint en plusieurs endroits par le couteau du relieur;

5º Celui du marquis de Coislin et de M. Pasquier, qui s'est vendu 1,000 fr., en 1875, avec deux autres petits recueils de pièces elzéviriennes; il a 128 mm. de hauteur, mais le titre a subi un remmargement, et les éditions d'Horace et de Pompée n'y sont que de seconde date.

Un exemplaire, dont le titre avait été imité en impression moderne, a figuré, en janvier 1847, à une vente faite à Paris à la Salle Silvestre; il a été revendu, en juillet 1848, à Londres, avec la bibliothèque de M. Benjamin Delessert.

Les 2 ff. préliminaires sont la partie la plus importante de ce recueil, les pièces séparées n'étant pas elles-mêmes d'une très-grande rareté. Charles Nodier, qui ne pouvait se consoler de ne pas l'avoir pas rencontré, a prétendu dans sa Description raisonnes d'une jolie collection de Livres (Paris, Techener, 1844, in-8, p. 292), que ce titre était «l'oeuvre d'un spéculateur plus ou moins postérieur» à l'époque des Elzevier. C'est là une assertion qui ne pouvait tromper Nodier lui-même, car il est évident que le titre est bien authentique.

La date de 1644 exige qu'aucune des pièces comprises dans le volume ne soit d'une année antérieure.

Nous avons constaté la rareté de l'Illustre Théatre, mais nous sommes loin de partager l'engouement que ce petit recueil inspire à certains amateurs. Quelle que soit l'élégance de l'impression, nous ne pouvons dissimuler que le texte en est peu correct; c'est, à nos yeux, moins un livre qu'un objet de simple curiosité.

379. LE THEATRE || FRANÇOIS || par le Sieur || Corneille, || auquel sont || representées les principales || & meilleures Pieces || qu'il a faites. || M.DC.LII [1652]. S. l., 2 vol. in-12.

T. Ier (sans tomaison): titre; 1 f. pour la table des deux volumes; cinq pièces avec pagination particulière: Le Cid, Horace, Pompée, le Menteur et La Suite du Menteur. (Voy. les nos 280, 294, 315 et 320.)

T. IIe (pas de titre ni de feuillet prélim.): Théodore, Polyeucte, Cinna, Rodogune et Héraclius. (Voy. les nos 300, 307, 315, 335 et 341.)

Nous ne connaissons de cette édition qu'un seul exemplaire appartenant à M. Benjamin Fillon, qui a bien voulu nous le communiquer. Le 1er volume avait figuré à la vente Potier, en 1870 (no 1223), où il avait atteint le prix de 100 fr. Le 2e volume a été découvert plus tard par la librairie Fontaine, qui l'a cédé depuis à M. Fillon. Cette seconde partie n'a pas de titre et ne semble pas en comporter un. Le titre de la 1re partie, n'ayant pas de tomaison, peut être considéré comme un titre général convenant à tout le recueil; la table qui suit ce titre général contient l'indication des pièces qui composent chaque partie, et le tome second correspond bien à cette description. Ajoutons que le titre de Théodore qui précède le second volume porte un nom de libraire qui le distingue des autres titres particuliers du recueil.

Cette édition clandestine a dû être détruite, car les exemplaires en sont de la plus grande rareté. C'est là, il faut le reconnaître, le principal et même l'unique mérite du livre. Les éditions elzéviriennes ont pour elles cette admirable exécution qui séduira longtemps encore les amateurs. Les contrefaçons exécutées dans les provinces de France ne présentent pas le même genre d'intérêt; elles sont le plus souvent fort grossières. Il est néanmoins curieux encore d'en étudier le texte. Peut-être y découvrirait-on, à côté de fautes qu'on ne saurait imputer à Corneille, des variantes prises dans des éditions originales qui se sont perdues.

380. LE || THEATRE || DE || CORNEILLE, || auquel se voyent les plus belles Pieces qu'il || a faites: sçauoir: || Le Cid. || Le Cinna. || Le Polieucte. || Les Horaces. || La Mort de Pompee. || La Rodogune. || L'Heraclius, ou Mort || de Phocas. || Le Menteur. || La Suite du Menteur. || Le Don Sanche. _S. l. n. d._ [vers 1655], pet. in-8.

Collation: 2 ff. prélim., 668 pp. pour les neuf premières pièces, plus 10 ff. prélim. et 68 pp. pour D. Sanche d'Aragon; caractères italiques.

Ce volume, imprimé dans quelque ville de province, vers 1655 (la première édition de D. Sanche étant de 1650), ne contient ni privilége, ni nom de lieu ou de libraire. C'est une contrefaçon que les éditeurs parisiens ont peut-être fait saisir et qui est devenue fort rare. Nous n'en connaissons que trois exemplaires: le premier, incomplet du 1er f., a figuré à la vente Chedeau, en 1865 (no 678 du catalogue), où il n'a pas dépassé le prix de 100 fr.; il se trouve aujourd'hui à la Bibliothèque nationale (Y 5510. Rés.); le second, incomplet des derniers feuillets du Menteur, a été légué par M. Luzarche à la Bibliothèque de l'Arsenal; le troisième, mieux conservé que les précédents, appartient à M. L. Potier.

381. LE ||THEATRE || DE P. CORNEILLE, || Reveu & corrigé, & augmenté || de diverses pieces nouvelles. || I. [II. III. et IV.] Partie. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CI[C].I[C]C.LXIV [1664]. 4 vol. pet. in-12.

Charmante édition exécutée à Amsterdam par Abraham Wolfgang, et justement recherchée, sinon pour le texte lui-même, du moins pour la beauté de l'impression et du papier et pour l'élégance des figures. Cette édition a l'avantage de donner, non pas un choix, mais la suite complète des pièces de Corneille. «Elle est devenue depuis quelques années, dit M. Brunet, un objet d'une très-grande importance auprès des bibliomanes français, et il est fort difficile d'en trouver des exemplaires complets.» Voici la collation de chacun des volumes:

I. Partie: frontispice gravé représentant le buste de Corneille couronné par deux Renommées, avec ce titre: Le Theatre de P. Corneille;--portrait de Corneille, sans nom de graveur;--titre avec la devise: Quærendo;--5 ff. pour un avis de l'Imprimeur au Lecteur (avis signé A. W.) et la table des pièces de Pierre et de Thomas Corneille;--1 f. blanc;--74 pp. pour le Discours du Poëme dramatique et les Examens, et 8 pièces (de Mélite à l'Illusion comique). Chaque pièce, précédée d'une figure et d'un titre, a une pagination distincte. On en trouvera la collation exacte sous les nos 263, 264, 266, 267, 268, 269, 271, 272.

II. Partie: frontispice gravé représentant deux Amours, dont l'un déploie un voile sur lequel on lit: Le Theatre de P. Corneille, et l'autre grave des armes sur une pierre;--titre;--92 pp. contenant le Discours de la Tragédie et les Examens;--7 pièces avec fig., titre et pagination séparée, du Cid à la Suite du Menteur (Voy. les nos 284, 296, 302, 310, 316, 321, 326). Il doit se trouver 2 ff. blancs après Horace.

III. Partie: frontispice gravé, représentant la Vérité debout sur une boule entourée de rois orientaux; cette figure tient une écharpe sur laquelle on lit: Le Theatre de P. Corneille;--1 f. pour le titre;--68 pp. pour le Dicours des trois Unitez et les trois Examens;--1 f. blanc;--7 pièces, précédées chacune d'une figure et d'un titre, avec pagination séparée. Il doit se trouver un feuillet blanc après Rodogune. (Voy. les nos 337, 333, 342, 347, 352, 357, 359.)

IV. Partie: 6 ff. prél. comprenant le frontispice gravé, le titre et l'Avertissement de Sertorius;--4 pièces: Sertorius (1664), la Toison d'or (1662), Sophonisbe (1663), et Othon (1665). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Il doit se trouver l f. blanc après la Toison d'or. (Voy. les nos 361, 363, 367, 369.) Les signatures ne se suivent pas.

On forme une Ve Partie en réunissant les pièces publiées par Wolfgang, de 1666 à 1676: Agesilas (no 371), Attila (no 373), Tite et Bérénice (no 374), Pulchérie (no 376 et Surena (no 377).

Les oeuvres de Th. Corneille font nécessairement partie de cette édition, puisque la table s'en trouve dans le t. Ier des oeuvres de son frère. En voici la description:

LES || TRAGEDIES || ET || COMEDIES || DE || TH. CORNEILLE, || Reveues et corrigées, et augmentées || de diverses pieces nouvelles. || I. [II. III. IV. et V.] Partie. || Suivant la copie imprimée || A Paris. || CI[C] I[C]C LXV [CI[C] I[C]C LXVIII: 1665-1668]. 5 vol. pet. in-12.

I. Partie: 2 ff. pour le frontispice gravé et le titre: Les Engagements du hazard, 1662, 2 ff. et 80 pp., sign. A-D;--le Feint Astrologue, 1663, 4 ff. et 87 pp., sign. A-D;--D. Bertran de Cigarral, 1663, fig., 3 ff. et 90 pp., sign. A-D;--l'Amour à la mode, 1663, 3 ff. et 90 pp., sign. A-D;--le Berger extravagant, 1663, 4 ff. et 87 pp., sign. A-D;--le Charme de la Voix, 1662, 1 fig., 3 ff. et 82 pp., sign. A-D.

II. Partie: 2 ff. pour le frontispice gravé et le titre: Le Geolier de soy mesme, 1662, 1 fig., 3 ff. et 78 pp., sign. A-D;--les Illustres Ennemis, 1662, 1 fig., 3 ff. et 78 pp., sign. A-D;--Bérénice, 1662, 1 fig., 4 ff. et 76 pp., sign. A-D;--Timocrate, 1662, 1 fig., 5 ff. et 73 pp. sign. A-D;--la Mort de l'empereur Commode, 1662, 1 fig., 1 f. et 70 pp., sign. A-C;--Darius, 1662, 1 fig., 4 ff. et 73 pp. et 1 f. blanc sign. A-D.

III. Partie: 2 ff. pour le frontispice gravé et le titre: Stilicon, 1662, 1 fig., 4 ff. et 75 pp., sign. A-D;--le Galand doublé, 1662, 1 fig., 1 f. et 82 pp., sign. A-D;--Camma, 1662, 1 fig., 4 ff., 74 pp. et 1 f. blanc, sign. A-D; Maximian, 1662, 1 fig., 4 ff., 74 pp. et 1 f. blanc sign. A.-D. Ces quatre pièces sont les seules qui soient mentionnées au verso du titre de la 3e partie; mais Wolfgang continua son édition à mesure que Th. Corneille fit paraître de nouvelles pièces. Il convient d'ajouter à ce volume: Pyrrhus, roy d'Epire, 1666, 2 ff., 79 pp. et 2 ff. blancs, sign. A-D; Persée et Demetrius, 1666, 2 ff. et 68 pp., sign. A-C.

IV. Partie, 1676: 2 ff. pour le frontispice gravé et le titre; Antiochus, 1666, 4 ff. et 63 pp., sign. A-C;--Laodice, 1668, 3 ff. et 62 pp., sign. A-C;--le Baron d'Albikrac, 1670, 106 pp. (y compr. 4 ff. prél.) et 1 f. blanc, sign. A-E;--la Comtesse d'Orgueil, 1671, 5 ff. et 105 pp., sign. A-C;--Théodat, 1673, 72 pp. (y compris 3 ff. prél.), sign. A-C;--la Mort d'Annibal, 1673, 83 pp. (y compris 4 ff. prél.), sign. A-D.

V. Partie, 1678: 2 ff. pour le titre et la table (il n'y a pas de frontispice gravé);--Ariane, 1674, 69 pp. (y compris la fig. et le titre), plus 1 f. blanc, sign. A-C;--Circé, 1676, 124 pp. (y compris la fig. et le titre), plus 2 ff. blancs, sign. A-F;--La Mort d'Achille, 1676, 67 pp. (y compris la fig. et le titre), plus 2 ff. blancs, sign. A-C;--Don Cesar d'Avalos, 1676, 96 pp. (y compris la fig. et le titre), sign. A-D;--L'Inconnu, 1678, 115 pp. (y compris la fig. et le titre), plus 2 ff. blancs, sign. D-H;--Le Comte d'Essex, 1678, 69 pp. (y compris la fig. et le titre), plus 1 f. blanc, sign. A-C.

Toutes les pièces de Thomas Corneille sont, comme celles de Pierre Corneille, précédées d'une figure. Nous n'avons indiqué spécialement les figures que lorsqu'elles sont tirées sur des feuillets séparés et ne rentrent pas dans les signatures. Les feuillets préliminaires y sont, au contraire, compris, lors même qu'ils restent en dehors de la pagination; c'est pourquoi ils sont souvent en nombre impair.

Vendu, avec les Tragédies et Comédies de Th. Corneille, 660 fr., mar. bl. (Simier), prince d'Essling, 1846 (no 136);--400 fr., même exempl., Giraud, 1855 (no 1624);--710 fr., même exempl., Solar, 1860 (no 1686);--2,400 fr., mar. br. (Trautz-Bauzonnet), Potier, 1870 (no 1224);--3,300 fr. mar. br. (Trautz-Bauzonnet), Fontaine, 1872 (no 2645);--1,200 fr., mar. r. (Duru), Fontaine, 1874 (no 567);--2,500 fr., mar. bl. (Duru), avec diverses pièces ajoutées, Fontaine, 1874 (no 568);--4,500 fr., mar. r. doublé de mar. bl. (Trautz-Bauzonnet), Quentin Bauchart, 1874 (Mes Livres, no 84);--1,750 fr. mar. r., doublé de mar. bl. (Lortic), Benzon, 1875 (no 250).

IX.--ÉDITIONS DES OUVRAGES DE PIÉTÉ DE CORNEILLE

PUBLIÉES DE SON VIVANT, MAIS SANS SA PARTICIPATION, EN FRANCE ET EN HOLLANDE.

I

382. L'IMITATION DE IESVS-CHRIST. Traduite en Vers François, par P. Corneille. _Sur l'imprimé A Paris, Chez Charles de Sercy, au Palais, dans la Salle Dauphine, à la bonne Foy Couronnée._ M.DC.LI [1651]. In-12.

Édition citée par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 534.

383. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Traduite en Vers François, || Par Mr Corneille. || Iouxte la copie imprimée, || A Roüen, || Chez Laurens Maurry, prés le Palais. 1652. || Auec Priuilege du Roy. || Et se vendent A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, dans la || Salle Dauphine, à la bonne Foy Couronnée. Pet. in-8 de 3 ff. et 112 pp.

Collation: titre, avec les insignes de la Passion; les mots: Iouxte la copie imprimée sont habilement dissimulés dans les ornements qui entourent ce fleuron (le titre est imprimé sur 1 f. séparé, non compris dans les signatures);--2 ff. pour l'avis Au Leceur [sic] et la première page du texte latin.

Cette contrefaçon, où le texte est imprimé en regard de la traduction, ne contient que les vingt premiers chapitres du Ier livre de l'Imitation.

384. L'IMITATION || DE || JESUS-CHRIST. || Traduite en Vers François || Par || P. Corneille. || _A Leyde, || Chez Jean Sambix._ || CI[C].I[C]C.LII [1652]. In-12 de 71 pp. en tout.

Édition imprimée par les Elzevier de Leyde et qui porte une sphère sur le titre. M. Pieters (loc. cit., p. 202) constate qu'elle est «fort belle et excessivement rare». Comme la précédente, elle ne contient que les vingt premiers chapitres du livre Ier.

M. Brunet et M. Bérard l'indiquent avec la date de 1653, sous laquelle elle existe aussi (Catal. Huillard, 1870, no 78).

385. L'IMITATION DE IESVS CHRIST, traduite en Vers François, par Pierre Corneille. Sur l'imprimé A Roüen, & se vend à Paris, M.DC.LIII [1653]. 2 vol. pet. in-12.

Catalogue d'une vente faite en mai 1875 par M. A. Claudin, no 13.

386. L'IMITATION DE IESVS CHRIST, traduite en Vers François par P. Corneille. Iouxte la Copie imprimée A Paris, M.DC.LIV [-M.DC.LV: 1654-1655]. 3 vol. in-12.

Les mots: Iouxte la copie imprimée ne se trouvent que sur les titres des deux premières parties; ils sont dissimulés dans un fleuron. Cf. nos 276 et 280.

Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 535.

387. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST, || Traduite & Paraphrasée en Vers François. || Par P. Corneille. || Volume premier [Second volume]. || A Leyde, || Chez Iean Sambix. || M.DC.LVII [1657], || Avec Privilege & Approbation. 2 vol. in-12.

Volume Premier: titre avec la sphère;--6 ff. pour l'épistre Au Souverain Pontife;--3 ff. pour l'avis Au Lecteur;--2 ff. pour l'Approbation des Docteurs et le commencement du texte latin et français;--263 pp., contenant les deux premiers livres.

Second Volume: 137 pp. pour le 3e livre (y compris le titre qui porte la sphère);--407 pp. pour le 4e livre;--3 ff. blancs.

Dans cette édition, le texte latin est imprimé en regard des vers de Corneille. Malgré la mention faite sur le titre, on ne trouve nulle part le texte du privilége.

La rubrique de Leyde cache une contrefaçon française. Les caractères ne sont pas ceux de la Hollande, et l'on ne trouve nulle part, pas même dans les feuillets prélim., les réclames usitées par les imprimeurs hollandais.

388. L'IMITATION || DE || JESUS-CHRIST. || Traduite & Paraphrasée en Vers || François. || Par P. Corneille. || Edition nouuelle. || _A Bruxelles. || Chez François Foppens, Imprimeur || & Libraire, au S. Esprit._ || M. DC. LVII [1657]. || Avec Approbation des Docteurs, & Privilege du Roy. In-12 de 6 ff. non chiffr., 495 pp. et 4 ff. non chiffr., plus 4 fig.

Au recto du feuillet qui porte la 1re fig. se trouve l'extrait du privilége accordé à François Foppens par Philippe IV, pour une durée de dix ans, à la date du 24 décembre 1653.

Les figures sont des réductions en contre-partie des figures de l'édition de 1656 (no 128).

389. L'IMITATION || DE || IESVS-CHRIST. || Mise en Vers || François, || par || Pierre Corneille. || _A Francheford, || Chez Nicollas Hulst, à l'Escu de France._ || M.DC.LVIII [1658]. Pet. in-8 de 6 ff. et 160 pp. (pour les deux premiers livres), 302 pp. et 1 f. blanc (pour les livres IIIe et IVe).

Les feuillets prélim. comprennent le titre, l'épître Au Souverain Pontife Alexandre VII, l'avis Au Lecteur et l'Approbation des Docteurs.

390. L'IMITATION DE IESVS CHRIST, Traduite & Paraphrasée en Vers François par P. Corneille. A Leyde, 1660, in-12.

Édition citée par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 535; c'est probablement une contrefaçon française sous le nom de Sambix, comme le no 387.

391. L'IMITATION || DE || JESUS-CHRIST, || Traduite & Paraphrasée en Vers || François. || Par P. Corneille. || _A Bruxelles, || Chez François Foppens, Imprimeur & Li- || braire à l'enseigne du S. Esprit._ || M.DC.LXV [1665]. In-12 de 12 ff., 495 pp. et 4 ff. pour la Table, plus 4 fig.

Réimpression, page pour page, de l'édition de 1657 (no 388).

392. L'IMITATION DE JESUS-CHRIST, traduite et paraphrasée en Vers François par P. Corneille. A Lyon, Chez Jean-Baptiste Deville, ruë Merciere, à la Science, M.DC.LXXVI [1676]. In-12.

Voy. sur le libraire Deville le no 286.

393. L'IMITATION || DE || JESUS-CHRIST, || Traduite et Paraphrasée || en Vers François || Par Pierre Corneille, Conseiller du Roy. || Edition nouvelle. || _A Bruxelles, || Chez François Foppens, Imprimeur & || Libraire, au S. Esprit._ || M.DC.LXXXIV [1684]. In-12 de 12 ff., 496 pp. et 4 ff. pour la Table, figg.

Collation des feuillets prélim.: titre imprimé en rouge et en noir, avec une taille-douce représentant la Vierge;--7 ff. pour la dédicace;--3 ff. pour l'avis Au Lecteur et l'Approbation;--1 f. pour le Privilége donné à Foppens par Philippe IV (l'extrait n'est pas daté), au verso duquel se trouve la figure du livre 1er.

Les figures qui précèdent chaque livre sont les mêmes que dans les éditions de Foppens déjà citées.

II

394. LOUANGES || DE LA || SAINTE VIERGE. || Traduites & Paraphrasées en Vers || François. || Par P. Corneille. || _Sur l'Imprimé || A Paris, || Se vend à Lille._ M.DC.LXV [1665]. In-12 de 3 ff. et 28 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre rouge et noir avec une taille-douce représentant la Vierge;--1 f. pour l'avis Au Lecteur;--1 grande figure tirée sur une feuille séparée et représentant la Vierge et l'Enfant-Jésus, avec cette inscription: Tota pulchra es Amica mea et macula non est in te.

Édition sortie des presses de Fr. Foppens, à Bruxelles; nous en avons vu un exemplaire chez M. L. Potier.

X.--ÉDITIONS DES PIÈCES DE THÉATRE DE CORNEILLE

PUBLIÉES DEPUIS SA MORT JUSQU'A NOS JOURS.

I

395. MELITE, Comedie. Par P. Corneille. _Jouxte la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXVIII [1688]. Pet. in-12.

Édition citée par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 519.

396. MELITE, Comedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée, A Paris._ M.DC.LXXXVIII [1688]. Pet. in-12 de 84 pp. (y compris 3 ff. prélim., dont le premier est blanc), sign. A-D.

Édition hollandaise, avec réclame à chaque page. (Bibliothèque nationale.)

II

397. CLITANDRE, Comedie. Par P. Corneille. _Jouxte la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12.

Édition citée par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 519.

398. CLITANDRE, Tragedie [sic]. Par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée, A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2 ff. (dont le premier est blanc) et 56 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise. (Bibliothèque nationale.)

III

399. LA VEFVE, Comedie. Par P. Corneille. _Jouxte la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12.

Édition citée par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 519.

400. LA VEFVE, Comedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée, A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2 ff. (dont le premier est blanc), et 68 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise. (Bibliothèque nationale.)

IV

401. LA GALERIE DU PALAIS, Comedie. Par P. Corneille. Jouxte la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12.

Édition citée par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 519.

402. LA GALERIE DU PALAIS, Comedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée. A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2 ff. prélim. (dont le premier est blanc), et 68 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise. (Bibliothèque nationale.)

V

403. LA SUIVANTE, Comedie, par P. Corneille. Jouxte la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12.

Édition citée par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 520.

404. LA SUIVANTE, Comedie, par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2 ff. prél. (dont le premier est blanc) et 67 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise. (Bibliothèque nationale.)

VI

405. LA PLACE ROYALLE, Comedie. Par P. Corneille. _Jouxte la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXVIII [1688]. Pet. in-12.

Édition citée par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 519.

406. LA PLACE ROYALLE, Comedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée, A Paris._ M.DC.LXXXVIII [1688]. Pet. in-12 de 2 ff. prélim. (dont le premier est blanc) et 56 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise. (Bibliothèque nationale.)

VII

407. MEDÉE. Tragedie. Par P. Corneille. _Jouxte la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12.

Édition citée par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 523.

408. MEDÉE, Tragedie, Par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2 ff. prélim. (dont le premier est blanc) et 56 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise. (Bibliothèque nationale.)

VIII

409. L'ILLUSION, Comedie. Par P. Corneille. Jouxte la Copie imprimée, A Paris. M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12.

Édition citée par M. Marty-Laveaux, t. XIIe, p. 523.

410. L'ILLUSION. Comedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée, A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2 ff. (dont le premier est blanc) et 68 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise. (Bibliothèque nationale.)

IX

411. LE CID, Tragedie par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée à Paris._ M.DC.LXXXVII [1687]. In-12.

Bibliothèque dramatique de Pont-de-Veyle, 1847, no 836.

412. LE CID, Tragedie par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée à Paris._ M.DC.LXXXXII [1692]. Pet. in-12.

Édition hollandaise.

413. LE CID, Tragedie de Mr. de Corneille. Nouvelle édition revue et corrigée par Monsieur Roussaut. Paris, 1747, in-8 de 70 pp.

Malgré la rubrique Paris, cette édition a été imprimée en Danemark. Elle fait partie du Recueil de Pièces choisies du Nouveau Théatre françois et italien; t. IIe, Copenhague, 1749, in-8.

414. LE CID, Tragédie par P. Corneille. Paris, 1764. In-8.

Édition publiée par Lekain, qui en parle ainsi dans ses Mémoires: «Avant que M. de Voltaire eût enrichi la littérature française de ses Commentaires sur le théâtre de P. Corneille; avant qu'il eût tracé les règles d'une poétique ainsi mise en action, on était à la Comédie dans l'usage de supprimer la première scène du Cid, dans laquelle le spectateur s'instruit par la bouche même de Chimène de son amour pour Rodrigue, et de la passion de ce dernier pour la belle Castillane.

«Cette scène n'existant plus, il était impossible que ce même spectateur prît un intérêt bien vif à la querelle suscitée, un moment après, entre les pères de ces deux amants, par le choix que le roi vient de faire de l'un d'eux pour être le gouverneur de son fils. Par une suite de cette même absurdité, qui a souvent réglé la conduite de quelques innovateurs présomptueux, ils avaient aussi supprimé la première scène du quatrième acte de cette superbe tragédie, et je remarque que cette scène était d'autant plus nécessaire qu'elle prépare d'une manière admirable tout ce que le spectateur doit éprouver de plus flatteur pour Rodrigue et d'intéressant pour Chimène. Selon le récit qu'Elvire y fait à sa maîtresse du combat de Rodrigue contre les Maures, les jours de ce héros sont à l'abri de tout danger et par l'aveu du roi et par l'acclamation générale du peuple.

Les Maures en fuyant ont emporté son crime.... Et la main de Rodrigue a fait tous ces miracles....,

dit Chimène.

«Ainsi cette malheureuse amante, en applaudissant d'une voix faible et languissante aux éloges que la nation prodigue à son libérateur, ne peut encore s'empêcher de poursuivre sa mort.

Reprenons donc aussi ma colère offensée,

dit-elle plus bas.

«Cette situation intéressante et terrible se trouve, à la vérité, presque toujours la même, dans le rôle de Chimène; mais ce défaut était inévitable dans un sujet aussi simple, aussi peu compliqué que celui du Cid, et que le grand Corneille a traité avec tant de génie, d'élévation et de pathétique.

«M. de Voltaire a donc eu la plus grande raison de s'élever contre l'ineptie de ceux qui avaient retranché l'exposition de cette tragédie sans réfléchir qu'ils en altéraient la marche et l'intérêt. C'est sur la sagesse des réflexions de M. de Voltaire que je me suis déterminé à faire rétablir ces deux scènes, non-seulement au théâtre de Paris, mais encore dans la nouvelle édition du Cid que je me propose de donner.

«Elle servira de guide aux comédiens de province, qui saisissent avec plus de facilité les fautes de leurs modèles qu'ils n'ont d'aptitude pour en saisir les traits caractéristiques.» (Mémoires de Lekain, précédés de Réflexions sur cet acteur et sur l'art théâtral, par F. Talma; Paris, Ponthieu, 1825, in-8, pp. 13-16.)

Par une singulière inconséquence, on lit à la suite de cette dissertation, destinée à faire respecter le texte des anciens auteurs, un chapitre intitulé: Réflexions grammaticales respectueusement hasardées sur quelques endroits de la tragédie du Cid, dans lequel Lekain ne craint pas de proposer un certain nombre de leçons de sa façon, destinées à remplacer des vers de Corneille qu'il trouve faibles ou écrits au mépris des règles de la grammaire. Ces substitutions sont pitoyables. Ceci prouve qu'un grand acteur peut être souvent un détestable critique.

415. LE CID, tragédie, par P. Corneille. A Paris, Chez Fagés, 1801. In-8.

416. LE CID, tragédie en cinq actes et en vers de Pierre Corneille. A Paris, chez Fages, [impr. Cussac], 1816. In-8 de 40 pp.

417. LE CID, tragédie de P. Corneille, représentée sur le Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne vers la fin de l'année 1636. Nouvelle édition, conforme à la représentation. A Paris, Chez Barba et chez Hubert, [imprim. Fain]. 1817. In-8 de 56 pp.

418. LE CID, tragédie en cinq actes et en vers, de Pierre Corneille, représentée sur le Théâtre-Français en 1663. _A Paris, chez Fagés, [impr. Everat], 1821._ In-12.

419. LE CID, tragédie en cinq actes par P. Corneille, Leipzig, Leo, 1825. In-8. (4 gr.)

Choix du Théâtre français à l'usage des Écoles, t. IIe.

420. LE CID, tragédie en 5 actes, par P. Corneille, 1636. Berlin, Schlesinger, 1834. Gr. in-8.

Nouvelle édition, 1841.

421. LE CID, tragédie par Pierre Corneille. Ulm, 1636. Gr. in-12.

Melpomene, eine Auswahl der vorzüglichsten französischen Trauerspiele in Versen, mit Anmerkungen von Georg Kissling.

422. LE CID, tragédie en cinq actes de P. Corneille représentée pour la première fois sur le Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne en 1636. Paris, Marchand, [impr. Dondey-Dupré], 1839. In-8.

423. LE CID, tragédie par P. Corneille, édition classique. Paris, Delalain, 1840. In-18.

424. LE CID, tragédie en cinq actes par P. Corneille. Paris, Hachette, [impr. Panckoucke], 1841. In-18.

425. LE CID, tragédie en cinq actes par P. Corneille. Paris, Locquin, 1841. In-18.

426. LE CID, tragédie par P. Corneille, A Paris, chez Mme veuve Maire-Nyon, quai Conti, n. 13, [impr. de Vve Dondey-Dupré], 1841. In-18.

427. LE CID, tragédie par P. Corneille, avec des notes et des commentaires par l'Académie Française, Voltaire, Laharpe, etc. Paris, Dezobry et E. Magdeleine, [impr. Desrez], 1841. In-18.

428. LE CID, tragédie en cinq actes de P. Corneille. _A Paris, chez Prevot, rue Bourbon-Villeneuve, n. 61, [impr. Vassal], 1842._ In-8.

429. LE CID, tragédie par P. Corneille. Édition classique avec notices littéraires et remarques, par N.-A. Dubois, professeur de l'Université, auteur de plusieurs ouvrages classiques. Paris, J. Delalain, rue des Mathurins Saint-Jacques, 1842. In-12 (0 fr. 50).

430. LE CID, tragédie en cinq actes, par P. Corneille. Paris, L. Hachette, [impr. Panckoucke], 1843. In-12 (0 fr. 35).

431. LE CID, tragédie en cinq actes par Pierre Corneille. 2e édition. Leipzig, H. Fritsche, 1846. In-8 de 92 pp.

432. LE CID, tragédie en cinq actes par Pierre Corneille. 3e édition. Leipzig, H. Fritsche, 1847. In-8 de 78 pp.

433. LE CID, tragédie par P. Corneillle. Bielefeld, 1847. In-32.

Théâtre français, publié par C. Schütz.

434. LE CID, tragédie de P. Corneille, annotée par Géruzez. Paris, Hachette, [impr. Crapelet], 1848. In-18 (0 fr. 60).

435. CORNEILLE.--LE CID, annoté par A. Dubois. Paris, Delalain, 1850. In-12 (0 fr. 50).

Nouvelle Bibliothèque française des aspirants au baccalauréat ès lettres, publiée par M. Émile Lefranc.

436. LE CID, tragédie, par P. Corneille. Paris, Gustave Barba, 1851. In-4 de 16 pp. à 2 col.

Panthéon populaire illustré.

437. LE CID, tragédie par Pierre Corneille. Édition classique avec introduction et notes par M. A. Dubois, ancien professeur de l'Université. Paris, Delalain, 1852. In-18.

438. LE CID, tragédie, par P. Corneille. Leipzig, 1854. In-12.

Élite des Classiques français.

439. LE CID, tragédie, précédé de la vie de P. Corneille, avec commentaires, par O. Fiebig et St. Leportier. Leipzig, 1854. In-12.

Chefs-d'oeuvre des Classiques français.

440. LE CID, tragédie par P. Corneille. Leipzig, 1855. In-12.

Bibliotek gediegener und interessanter französischen Werke.

441. LE CID, tragédie par Pierre Corneille, accompagnée de notes critiques et littéraires par G. H. F. de Castres. Leipzig, Wengler, 1857. Gr. in-10 de 159 pp.

442. LE CID, tragédie de Pierre Corneille. Paris, imprimerie et librairie J. Delalain, 1859. In-24 de 72 pp.

443. LE CID, tragédie, par P. Corneille. Édition classique avec introduction et notes, par M. A. Dubois, ancien professeur de l'Université. Paris, imprimerie et librairie J. Delalain, 1859. In-18 de 96 pp. (0 fr., 35).

444. LE CID, tragédie en cinq actes; par P. Corneille, avec des notes et des commentaires. _Paris, Lecoffre et Cie, [impr. Raçon et Cie], 1861._ In-18 de 114 pp.

445. LE CID, tragédie de P. Corneille, annotée par E. Géruzez, Paris, L. Hachette et Cie, [impr. Lahure], 1862. In-18 de 131 pp. (0 fr. 35.)

446. LE CID, tragédie par Corneille. Édition classique accompagnée de notes et remarques littéraires, grammaticales et historiques par M. A. Dubois. Paris, J. Delalain, 1862. In-12 de XII-83 pp. (0 fr. 50).

447. LE CID, tragédie par Corneille. Édition classique avec introduction et notes, par M. A. Dubois. _Paris, Delalain, 1863._ In-18 de VI et 81 pp.

448. LE CID, tragédie par Corneille. Nouvelle édition, avec notes historiques, grammaticales et littéraires, précédées d'appréciations littéraires et analytiques empruntées aux meilleurs critiques, par M. Jonette, professeur agrégé. Paris, Belin, [impr. de Belin à Saint-Cloud], 1863. In-12 de 108 pp.

449. LE CID, tragédie en cinq actes, par P. Corneille. Édition classique avec notes historiques, grammaticales, littéraires et analytiques, empruntées aux meilleurs critiques, par M. F. Jonette. Paris, Belin, 1865. In-8.

450. LE CID, tragédie par P. Corneille. Leipzig, 1865. In-12.

Collection d'auteurs français.

451. LE CID, tragédie; par Corneille. Édition classique accompagnée de notes et remarques littéraires, grammaticales et historiques, par N.-A. Dubois Paris, Jules Delalain et fils, 1867. In-12 de VIII et 87 pp. (0 fr. 50).

452. LE CID, tragédie en cinq actes par P. Corneille avec des notes et des commentaires. _Paris et Lyon, Lecoffre et fils, [impr. Jacob à Orléans], 1867._ In-18 de 112 pp.

453. LE CID, tragédie par P. Corneille. Paris, Jules Delalain et fils, 1868. In-18 de 72 pp. (0 fr. 30).

454. LE CID, tragédie de Pierre Corneille annotée par E. Géruzez, agrégé de la Faculté des lettres de Paris. _Paris, L. Hachette et Cie, [impr. Lahure], 1869._ In-18 de 131 pp.

455. LE CID, tragédie par Corneille. Paris, Delalain, 1870. In-18 de 72 pp. (0 fr. 30).

456. LE CID, tragédie, par P. Corneille. Édition classique, avec Notice littéraire et Remarques, par N.-A. Dubois, Paris, Jules Delalain et Cie, 1872. In-18 de VIII et 108 pp.

457. LE CID, tragédie en 5 actes par Corneille. Altenburg, H.-A. Pierer, 1872. In-8 de 94 pp.

Collection d'auteurs français. Sammlung französischer Schriftsteller für den Schul- und Privatgebrauch, herausgegeben und mit Anmerkungen versehen von Dr. G. van Muyden und Oberlehr. Ludw. Rudolph. 2. Serie, no 1.

458. LE CID, tragédie en cinq actes; par Corneille. Illustré par Pauquet. Paris, Barba, [impr. Parent], 1872. In-4 de 16 pp. à 2 col.

459. LE CID, tragédie en cinq actes; par Corneille. Avec notes et commentaires. Nouvelle édition publiée par Ad. Rion. A Paris, chez tous les libraires, [impr. Viéville et Capiomont], 1874. In-12 de 63 pp.

Les bons livres.

460. LE CID, tragédie de P. Corneille annotée par E. Géruzez. Paris, Hachette, [impr. Lahure], 1874. In-18 de 131 pp. (0 fr. 40).

461. LE CID, heroisk Drama af Pierre Corneille. Med Anmærkninger ved Chr. Sick. Kjöbenhavn, 1874. In-8 de 2 ff. et 87 pp.

Édition du texte original publiée en Danemark, avec notes par Chr. Sick.

X

462. HORACE, Tragédie Par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXXII [1692]. Pet. in-12.

Édition hollandaise.

463. LES HORACES, tragédie de P. Corneille. _A Paris, chez Fagés, boulevart Saint-Martin, no 29, [impr. Froullé], 1811._ In-8 de 48 pp.

Tiré à 1,000 exemplaires.

Le titre de la pièce est proprement Horace et non les Horaces; cependant Corneille emploie lui-même cette forme dans l'avis Au Lecteur de Sophonisbe.

464. LES HORACES, tragédie de P. Corneille; représentée sur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne, par la troupe royale, au commencement de l'année 1639. Nouvelle édition, conforme à la représentation. A Paris, chez Barba, [impr. Fain], 1817. In-8 de 64 pp.

465. LES HORACES, tragédie en cinq actes et en vers. Par Pierre Corneille, représentée sur le Théâtre-Français en 1639. Paris, Bezon, [impr. Coniam], 1825. In-8.

466. HORACE, tragédie de Corneille, représentée pour la première fois en 1639. Nouvelle édition conforme à la représentation. Paris, Prévôt, [impr. de Mme Poussin], 1839. In-32.

467. LES HORACES, tragédie en cinq actes de P. Corneille, représentée pour la première fois sur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne, par la troupe Royale, au commencement de l'année 1639. Paris, Marchant [impr. Dondey-Dupré], 1840. In-8.

468. HORACE, tragédie en cinq actes de P. Corneille. Édition classique. Paris, Locquin, 1841. In-18.

469. HORACE, tragédie en cinq actes de P. Corneille. Paris, L. Hachette [impr. Panckoucke], 1841. In-18.

470. HORACE, tragédie en cinq actes par P. Corneille, Édition classique avec notice littéraire et remarques par N.-A. Dubois. Paris, Delalain, 1841. In-18.

471. HORACE, tragédie de P. Corneille, avec des commentaires et des notes par Voltaire, Laharpe, _Paris, Dezobry et E. Magdeleine, [impr. Desrez], 1841._ In-18.

472. HORACE, tragédie en cinq actes et en vers, par P. Corneille. Berlin, Schlesinger'sche Buchhandlung, 1842. Gr. in-8 de 52 pp. (15 gr.)

Répertoire du Théâtre français, à Berlin, 2e série, no 15 A.

473. HORACE, tragédie en cinq actes; par P. Corneille. Paris, Hachette, [impr. Panckoucke], 1843. In-18 (0 fr. 25).

474. HORACE, tragédie en cinq actes de Pierre Corneille, 1639.--Paris, Piaud, [impr. Baudouin], 1844. In-18.

475. HORACE, tragédie en cinq actes par Pierre Corneille. Édition revue à l'usage des écoles. Leipsic, H. Fritsche, 1846, In-8.

Choix du Théâtre français à l'usage des écoles.

476. HORACE, tragédie de P. Corneille, annotée par M. Géruzez. Paris, Hachette, 1848. In-18.

477. LES HORACES, tragédie, en cinq actes de P. Corneille, représentée pour la première fois sur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne par la troupe royale en 1639. Paris, Michel Lévy frères, [impr. Arbieu à Poissy], 1850. In-18.

478. HORACE, tragédie, par P. Corneille. Paris, Gustave Barba. In-4 de 16 pp. à 2 col.

Panthéon populaire illustré.

479. HORACE, tragédie par Pierre Corneille, édition classique avec introduction et notes par N.-A. Dubois, ancien professeur de l'Université. Paris, Delalain, 1852. In-18.

480. HORACE, tragédie en cinq actes, par P. Corneille. Avec des notes et des commentaires. _Paris, J. Lecoffre, [impr. F. Didot], 1853._ In-18.

481. HORACE, tragédie en cinq actes, par P. Corneille, avec des Notes et des Commentaires. Paris, Lecoffre, 1853. In-18.

482. HORACE, tragédie par P. Corneille. Leipzig, 1855. In-8.

Chefs-d'oeuvre des Classiques français, avec commentaires par O. Fiebig et St. Leportier.

483. Horace, tragédie en cinq actes par Pierre Corneille. Edition revue à l'usage des écoles, avec l'Extrait de Tite-Live. Leipsic, H. Fritsche, 1855. In-8 de 76 pp.

Choix du théâtre français, à l'usage des écoles. Nouvelle édition.

484. HORACE, tragédie en cinq actes, de P. Corneille. Édition classique. Paris, Ve Maire-Nyon, [impr. Morris], 1856. In-18.

485. HORACE, tragédie par Pierre Corneille édition classique avec introduction et notes par N.-A. Dubois, ancien professeur. Paris, Delalain, 1856. In-18.

486. HORACE, tragédie, par P. Corneille. Édition classique avec introduction et notes par N.-A. Dubois, ancien professeur. Paris, Delalain, 1861. In-18 de VIII et 78 pp. (0. fr. 35).

487. HORACE, tragédie de Corneille. Paris, Delalain, 1861. In-18 de 62 pp. (0 fr. 30).

488. HORACE, eine Tragödie von P. Corneille in trilogiseher Composition herausgegeben von Dr Hermann Doergens. Köln und Neuss, Schwamm, 1861. Gr. in-8.

Texte français avec introduction et appendice en allemand.

489. HORACE, tragédie en cinq actes; par P. Corneille; avec des notes et des commentaires. _Paris, Lecoffre et Cie, [impr. Raçon], 1862._ In-18 de 98 pages.

490. HORACE, tragédie par Corneille. Édition classique accompagnée de remarques littéraires, grammaticales et historiques, par A. Dubois, ancien professeur, _Paris, Delalain, 1863._ In-12 de VIII et 75 pp. (0 fr. 50).

491. HORACE, tragédie de Pierre Corneille. Édition classique avec introduction et notes par N.-A. Dubois. _Paris, Jules Delalain et fils, 1867._ In-18 de VIII et 78 pp. (0 fr. 60).

492. HORACE, tragédie par Corneille. Édition classique accompagnée de remarques littéraires, grammaticales et historiques, par N.-A. Dubois. Paris, Jules Delalain et fils, 1867. In-12 de XII et 72 pp. (0 fr. 50).

493. HORACE, tragédie de P. Corneille annotée par E. Géruzez. Paris, L. Hachette, [impr. Bourdier], 1868. In-18 de 103 pp. (0 fr. 40).

494. HORACE, tragédie par Corneille. _Paris, Jules Delalain et fils, 1869._ In-18 de 63 pp. (0 fr. 30).

495. HORACE, tragédie de P. Corneille. Paris, Delalain, 1869. In-18 de 66 pp. (0 fr. 30).

496. HORACE, tragédie de P. Corneille, annotée par E. Géruzez. Paris, Hachette, [impr. Bourdier et Cie], 1869. In-18 de 103 pp. (0 fr. 40).

497. HORACE, tragédie par P. Corneille. Édition classique avec introduction et notes par N.-A. Dubois. _Paris, Delalain, 1870._ In-18 de VIII et 78 pp. (0 fr. 35.)

498. HORACE, tragédie de P. Corneille. Paris, Jules Delalain et fils, 1873. In-18 de 64 pp. (0 fr. 30).

499. HORACE, tragédie en cinq actes par Corneille, avec notes et commentaires par Ad. Rion. A Paris, chez tous les libraires, [impr. Lahure], 1874. In-16 de 63 pp.

Les bons livres.

500. HORACE, tragédie en cinq actes par Corneille, avec des notes et des commentaires. _Paris, Lecoffre, [impr. Aureau et Cie à Lagny], 1874._ In-18 de 100 pp.

501. HORACE, tragédie de P. Corneille, annotée par E. Géruzez. Paris, Hachette [impr. Viéville et Capiomont], 1874. In-18 de 103 pp. (0 fr. 60).

XI

502. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, Tragedie, Par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris, M.DC.LXXXX [1690]. In-12.

Édition hollandaise.

503. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie, par P. Corneille. A Paris, par la Compagnie des libraires, 1786. In-8.

504. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie de P. Corneille. Paris, Froullé, 1811. In-8 de 48 pp.

Tiré à 1000 exemplaires.

505. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie en cinq actes et en vers de P. Corneille (1639). _A Paris, chez Fagès, [impr. Cussac], 1816._ In-8 de 48 pp.

506. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie de P. Corneille (1639). Nouvelle édition, conforme à la représentation. _A Paris, chez Barba et chez Hubert, [impr. Fain], 1817._ In-8 de 60 pp.

507. CINNA, tragédie par P. Corneille. _Paris, Achille Desange, rue Jacob, no 5, [impr. Fournier], 1826._ In-32.

Répertoire populaire du Théâtre-Français.

508. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie en cinq actes et en vers de P. Corneille représentée sur le Théâtre-Français en 1639. _A Paris, chez Bezon, boulevard Saint-Martin, no 29, [impr. Daumont à Versailles], 1826._ In-8.

509. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie en cinq actes et en vers de Corneille. _Paris et Strasbourg, Levrault, [impr. Levrault à Strasbourg], 1827._ In-18 (0 fr. 50).

510. CINNA, tragédie en 5 actes par P. Corneille. Berlin, Schlesinger, 1837. Gr. in-8.

Répertoire du Théâtre-Français, à Berlin.

511. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie en cinq actes de Corneille représentée pour la première fois sur le Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne en 1639. Paris, Dondey-Dupré, 1839. In-8.

512. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie de P. Corneille avec des commentaires. _Paris, Dezobry et Magdeleine, rue des Maçons Sorbonne, no 1, [impr. Desrez à Batignolles], 1841._ In-18.

513. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie en cinq actes par P. Corneille. Paris, Hachette, [impr. Panckoucke], 1841. In-18.

514. CINNA, tragédie en cinq actes, de P. Corneille. Édition classique. _Paris, Locquin, rue Notre-Dame-des-Victoires, no 16, 1841._ In-18.

515. CINNA, tragédie, par P. Corneille. Édition classique, avec notes et remarques, par A. Mottet. Paris, Delalain, 1841._ In-18.

516. CINNA, tragédie en cinq actes et en vers de Pierre Corneille. _Paris, Piaud, rue Beauregard, 30, [impr. Baudouin], 1844._ In-18.

517. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie en cinq actes, par P. Corneille. Paris, Hachette, [impr. Panckoucke], 1847. In-18.

518. CINNA, tragédie par Pierre Corneille. Édition classique, avec introduction et notes par A. Mottet, de l'ancienne École normale. Paris, Delalain, 1852. In-18.

519. HORACE, tragédie par P. Corneille. Bielefeld, C. Schütz, 1852. In-32.

Théâtre français, publié par C. Schütz.

520. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie en cinq actes, par P. Corneille, avec des notes et commentaires. _Paris, J. Lecoffre, [impr. F. Didot], 1853._ In-18.

521. CINNA, tragédie en cinq actes de P. Corneille. Édition classique. Paris, Ve Maire-Nyon, [impr. Morris], 1856. In-18.

522. CINNA, tragédie par P. Corneille. Édition classique avec introduction et notes par A. Mottet. Paris, Delalain, 1857. In-18 de 90 pp.

523. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie en cinq actes, par P. Corneille, avec des notes et des commentaires. _Paris, Lecoffre, [impr. Raçon], 1859._ In-18 de 95 pp.

524. CINNA, tragédie de Pierre Corneille. _Paris, Delalain, 1859._ In-24 de 69 pp. (0 fr. 30).

525. CINNA, tragédie par Corneille. Edition classique accompagnée de notes et remarques littéraires, grammaticales et historiques, par A. Mottet. Paris, Delalain, 1859. In-12 de 80 pp.

526. CINNA, tragédie, par P. Corneille. Édition classique, avec introduction et notes par N.-A. Dubois, ancien professeur. Paris, J. Delalain, 1861. In-18 de VIII et 78 pp. (0 fr. 35).

527. CINNA, tragédie, par P. Corneille. Édition classique avec introduction et notes par A. Mottet de l'ancienne École normale. Paris, Delalain, 1861. In-18 de 62 pp. (0 fr. 35).

528. CINNA, tragédie par P. Corneille, avec les variantes de la première édition et des notes explicatives par A.-G. Lunden. Stolp, 1861. In-12.

Anthologie de la littérature française à l'usage des classes supérieures.

529. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie de P. Corneille, annotée par M. Géruzez, professeur agrégé à la Faculté des lettres de Paris. Paris, L. Hachette et Cie, [impr. Lahure], 1862. In-18 de 96 pp.

Quoique portant la date de 1862, cette édition a été publiée en 1861.

530. CINNA, tragédie par P. Corneille. Édition classique avec introduction et notes par A. Mottet. Paris, Delalain, 1863. In-18, de VIII et 80 pp.

531. CINNA, tragédie, par P. Corneille. Leipzig, 1865. In-12.

Chefs-d'oeuvre des Classiques français, avec commentaires, par O. Fiebig et St. Leportier.

532. CINNA, tragédie par P. Corneille. Édition classique avec introduction et notes par A. Mottet. Paris, Jules Delalain et fils, 1867. In-18 de VIII et 80 pp. (0 fr. 35).

533. CINNA, tragédie de Corneille. Édition classique accompagnée de notes et remarques littéraires, grammaticales et historiques, par A. Mottet. _Paris, Jules Delalain et fils, 1867._ In-12 de VIII et 66 pp. (0 fr. 50).

534. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie par Pierre Corneille. Paris, Jules Delalain et fils, 1868. In-18 de 62 pp. (0 fr. 35).

535. CINNA, tragédie, par P. Corneille.

Clarendon Press Series. French Classics. A Selection of Plays by Corneille, Moliere and Racine, edited with English Notes by Gustave Masson B. A. Univ. Gallic. (Oxford, at the Clarendon Press, 1868, in-12), t. Ier.

536. CINNA, tragédie, par Corneille. _Paris, Jules Delalain et fils, 1869._ In-18 de 64 pp. (0 fr. 30).

537. CINNA, tragédie, par Corneille. Édition classique accompagnée de notes et remarques littéraires, grammaticales et historiques, par A. Mottet. Paris, Delalain, 1869. In-12 de VI-66 pp. (0 fr. 50).

538. CINNA, OU LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie en cinq actes, par P. Corneille. Avec des notes et des commentaires. _Paris, Lecoffre, [impr. Varigault, à Lagny], 1869._ In-18 de 95 pp.

XII

539. POLYEUCTE MARTYR, tragédie par P. Corneille. _Suivant la copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXXII [1692]. Pet. in-12.

Édition hollandaise.

540. POLYEUCTE MARTYR, tragédie par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée A Paris._ M.DCC.III [1703]. In-12.

Édition hollandaise. Bibliothèque dramatique de Pont-de-Veyle, 1847, no 837.

541. POLYEUCTE MARTYR, tragédie, par P. Corneille. A Paris, aux dépens de la Compagnie, 1764. In-8.

542. POLYEUCTE MARTYR, tragédie, par P. Corneille. _A Genève, Chez Pellet et fils, 1767._ In-8.

543. TRAITÉ DE L'ARRANGEMENT DES MOTS, traduit du grec de Denys d'Halicarnasse, avec des Réflexions sur la Langue Françoise, comparée avec la Langue Grecque; et la tragédie de Polyeucte, de P. Corneille, avec des Remarques; par l'Abbé Batteux, des Académies Françoise et des Belles-Lettres, pour servir de suite à ses Principes de Littérature. A Paris, Chez Nyon l'aîné et Fils, 1788. In-12.

La tragédie de Corneille occupe les pp. 329 à 424.

544. THÉÂTRE CLASSIQUE, ou Esther, Athalie, Polyeucte et le Misanthrope commentés par F. Roger. Paris, Migneret, 1807. In-8.

545. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne de P. Corneille, représentée sur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne, par la troupe royale, en 1640. Nouvelle édition, conforme à la représentation. A Paris, chez Barba, [impr. Fain], 1818. In-8 de 68 pp. (1 fr. 50).

546. LA RELIGION, poëme en quatre chants, par L. Racine. Édition suivie d'Esther et d'Athalie par J. Racine père, et de Polyeucte par Corneille. Paris, A. Delalain, 1819. In-18 (1 fr. 25).

Autres éditions du même recueil: Lyon, Perisse frères, et Paris, Méquignon junior, 1824, in-12;--Paris, Maire-Nyon, 1828, in-18 (1 fr. 80);--Paris, madame Dabo-Butschert, 1828, in-18 (1 fr. 50);--Paris, Lecoffre, 1854, in-18, etc.

547. THÉATRE CLASSIQUE, contenant Esther et Athalie, par Racine père; Polyeucte, par P. Corneille, et Mérope, par Voltaire. Nouvelle édition. Paris, Delalain, 1821. In-18.

548. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne en cinq actes, de P. Corneille. Paris, imprimerie de Guiraudet, 1822. In-18.

549. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne en cinq actes, de P. Corneille. Paris et Strasbourg, Levrault, 1822. In-18.

550. THÉATRE CLASSIQUE contenant Esther, Athalie, Polyeucte et Mérope. Ouvrage adopté par le Conseil royal de l'Instruction publique. Seconde édition. Paris, Aumont et veuve Nyon, 1822. In-18.

551. POLYEUCTE MARTYR, tragédie en cinq actes, par Pierre Corneille. Nouvelle édition revue et corrigée avec soin. Paris, Auguste Delalain, 1825. In-18.

552. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne en cinq actes, par P. Corneille. Paris, A. Desauges, rue Jacob, no 5, et Baudouin frères, [impr. Fournier], 1826. In-32.

553. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne en cinq actes de P. Corneille. Paris et Strasbourg, Levrault, 1828. In-18.

C'est l'édition de 1822 avec un nouveau titre.

554. THÉATRE CLASSIQUE, contenant Athalie et Esther par Racine, Polyeucte par Corneille, le Mysanthrope [sic] par Molière. Ouvrage approuvé par l'Université. _Paris, Aug. Delalain, 1831._ In-18.

Chaque pièce est paginée à part.

555. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne, par P. Corneille. Paris, Locquin, 1841. In-18.

556. POLYEUCTE, tragédie, par P. Corneille. Édition classique, avec des notes par M. Naudin. Paris, Delalain, 1841. In-18.

557. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne, par P. Corneille. Paris, Hachette, [impr. Panckoucke], 1841. In-18.

558. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne, par P. Corneille, avec des commentaires et des notes par Voltaire et Laharpe. Paris, Dezobry et Magdeleine, [impr. Desrez], 1841. In-18.

559. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne en cinq actes, par P. Corneille, représentée pour la première fois à Paris sur le Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne par la troupe Royale en 1640. Paris, Marchant, [impr. Dondey-Dupré], 1844. In-8.

Fait partie du Magasin théâtral.

560. THÉATRE CLASSIQUE. A Lyon et à Paris, chez Perisse, [impr. Perisse, à Lyon], 1844. In-18.

Ce volume contient Esther, Athalie et Polyeucte.

561. POLYEUCTE, tragédie, par P. Corneille. Berlin, Schlesinger, 1844. Gr. in-8.

Répertoire du Théâtre français à Berlin, 2e série, no 40.

562. POLYEUCTE, tragédie en cinq actes et en vers, par P. Corneille. _Paris, Berlandier, rue Chilpéric, no 4, [impr. Huizelin, à Nancy], 1846._ In-8.

563. POLYEUCTE, MARTYR, tragédie chrétienne, par P. Corneille, avec le commentaire de Voltaire, un choix de notes de divers auteurs, et un commentaire nouveau par M. Walras (acte Ier). Caen, Hardel, 1847. In-8.

564. POLYEUCTE, tragédie par P. Corneille. Édition classique avec notice et remarques par A. Naudin. Paris, Delalain, 1847. In-8.

565. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne, par P. Corneille. Paris, Hachette, [impr. Panckoucke], 1847. In-18.

566. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne par Pierre Corneille, avec des notes et des commentaires. _Paris, Lecoffre, [impr. F. Didot], 1848._ In-18.

567. POLYEUCTE MARTYR, tragédie de P. Corneille, annotée par M. Géruzez. Paris, Hachette, [impr. Crapelet], 1848. In-18.

568. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne en cinq actes de P. Corneille; représentée pour la première fois sur le Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne, en 1640. Paris, Michel Lévy frères, [impr. Arbieu, à Poissy], 1850. In-18 angl.

569. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne, par Pierre Corneille. Paris, J. Lecoffre, [impr. F. Didot], 1850. In-18.

570. POLYEUCTE, tragédie, par Corneille. Édition classique avec notice et remarques, par A. Naudin. Paris, Delalain, 1852. In-18 de 90 pp. (0 fr. 40).

571. POLYEUCTE, tragédie, par P. Corneille. _Paris, Delalain, 1852._ In-18 de 84 pp. (0 fr. 30).

572. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne, par P. Corneille. Avec des notes et des commentaires. _Paris, J. Lecoffre, [impr. F. Didot], 1853._ In-18.

573. POLYEUCTE, tragédie, par P. Corneille. Bielefeld, 1853. In-32.

Théâtre français, publié par C. Schütz.

574. POLYEUCTE, tragédie, par P. Corneille. Édition classique, avec notice et remarques, par A. Naudin. _Paris, J. Delalain, 1855._ In-18. (0 fr. 40).

575. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne, par Pierre Corneille, avec des notes et des commentaires. _Paris, J. Lecoffre et Cie, [impr. Raçon], 1857._ In-18 de 87 pp.

576. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne, par P. Corneille. Paris, Hachette, [impr. Bourdier et Cie], 1858. In-18 de 72 pp.

577. POLYEUCTE, tragédie, par Corneille. Édition classique accompagnée de remarques littéraires, grammaticales et historiques; par E. Lefranc, ancien professeur au Collége Rollin. Paris, Delalain, 1858. In-12 de 84 pp. (0 fr. 50).

578. POLYEUCTE, tragédie de P. Corneille. Paris, imprimerie et librairie J. Delalain, 1859. In-24 de 72 pp.

579. POLYEUCTE, tragédie, par P. Corneille. Édition classique, avec notes et remarques, par A. Naudin. _Paris, imprimerie et librairie J. Delalain, 1859._ In-18 de 90 pp. (0 fr. 35).

580. POLYEUCTE, tragédie de P. Corneille, annotée par E. Géruzez. Paris, Hachette, [impr. Lahure], 1862. In-18 de 108 pp. (0 fr. 40).

581. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne, par Pierre Corneille, avec des notes et des commentaires. _Paris, Lecoffre, [impr. Raçon], 1862._ In-18 de 87 pp.

582. POLYEUCTE, tragédie, par P. Corneille. Édition classique avec notice et remarques par A. Naudin. _Paris, Delalain, 1863._ In-18 de VI et 81 pp.

583. POLYEUCTE, tragédie, par P. Corneille. Édition classique accompagnée de remarques littéraires, grammaticales et historiques, par E. Lefranc, ancien professeur au collége Rollin. Paris, Delalain, 1863. In-12 de XII et 72 pp. (0 fr. 50).

584. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne, par Pierre Corneille, avec des notes et des commentaires. _Paris, J. Lecoffre, [impr. Raçon et Cie], 1864._ In-18 de 87 pp.

585. POLYEUCTE, tragédie, par P. Corneille. Édition classique avec introduction et notes, par A. Naudin. _Paris, Jules Delalain et fils, 1867._ In-18 de VI et 81 pp. (0 fr. 35).

586. POLYEUCTE, tragédie, par Corneille. Édition classique accompagnée de notes et remarques littéraires, grammaticales et historiques, par E. Lefranc. Paris, Jules Delalain et fils, 1867. In-12 de XII et 72 pp. (0 fr. 50).

587. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne, par P. Corneille, avec l'examen de l'auteur, les variantes et un choix de notes de tous les commentateurs. _Paris, Delagrave et Cie, [impr. de Claye], 1867._ In-18 de 100 pp.

Théâtre classique.

588. POLYEUCTE, tragédie, de Corneille. Édition classique avec introduction et notes, par A. Naudin. Paris, Jules Delalain et fils, 1868. In-18 de VI et 81 pp.

589. POLYEUCTE MARTYR, tragédie, par Pierre Corneille, avec des notes et des commentaires. Paris, Lecoffre et fils, [impr. Parent], 1869. In-18 de 87 pp.

590. POLYEUCTE, tragédie, par Corneille. _Paris, Jules Delalain et fils, 1872._ In-18 de 72 pp. (0 fr. 30).

XIII

591. POMPÉE, Tragédie, par P. Corneille. _Suivant la copie imprimée à Paris_, M.DC.LXXXXI [1691]. Pet. in-12.

Édition hollandaise.

XIV

592. LE MENTEUR, Comédie, par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXXI [1691]. In-12 de 72 pp.

Édition hollandaise, avec une sphère sur le titre.

593. LE MENTEUR, comédie, par P. Corneille. Nouvelle édition conforme à la représentation. Toulouse, Devers, 1815. In-8.

594. LE MENTEUR, comédie, par P. Corneille.

Clarendon Press Series. French Classics. A Selection of Plays by Corneille, Moliere and Racine, edited with English Notes by Gustave Masson, B. A. Univ. Gall. (Oxford, at the Clarendon Press, 1868, in-12), t. IIe.

XV

595. LA SUITE DU MENTEUR, Comédie, par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXXI [1691]. Pet. in-12.

Édition hollandaise.

XVI

596. RODOGUNE, PRINCESSE DES PARTHES, Tragédie, par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXX. [1690]. Pet. in-12 de 68 pp. (y compris un f. blanc et le titre), et 2 ff. blancs, sign. A-C.

Édition hollandaise, avec une sphère sur le titre.

597. RODOGUNE, PRINCESSE DES PARTHES. Tragédie, par Mr. P. Corneille. Se vend à Copenhague chez J. P. Chevalier. In-8 de 86 pp.

Fait partie du Recueil de Pièces choisies du nouveau Théatre François et Italien; t. IIIe. Copenhague, 1749, in-8.

598. RODOGUNE, PRINCESSE DES PARTHES, Tragédie de P. Corneille. Nouvelle édition. A Cologne, Chez Pierre Marteau, imprimeur libraire, 1757. In-8, de 67 pp.

Édition hollandaise.

599. RODOGUNE, PRINCESSE DES PARTHES. Tragédie de Pierre Corneille. Au Nord. M.DCC.LX [1760]. In-4 de 3 ff. prélim. (y compris une figure) et 80 pp., texte encadré.

La figure représente Rodogune montrant à Antiochus Cléopâtre qui vient de boire la coupe empoisonnée (acte Ve, scène IVe); elle prononce ces vers:

Seigneur voyez ces yeux Déjà tous égarés, troubles, et furieux;

(c'est ainsi qu'ils sont écrits au bas de la planche). Cette citation est précédée des mentions suivantes: F. Boucher, inv. et delin. 1759.--Gravé à l'eau-forte par Mme de Pompadour.--Retouché par C. N. Cochin. Les retouches ont dû être nombreuses, car la gravure est très-fine et d'un très-joli effet.

On lit dans le Catalogue des livres de la bibliothèque de feu Madame la Marquise de Pompadour, dame du Palais de la Reine (Paris, Hérissant, 1765, in-8, no 890): «Cette édition a été faite sous les yeux de Madame de Pompadour, dans son appartement à Versailles, pour lui donner une connoissance de l'imprimerie. On a joint à cet exemplaire une estampe gravée par elle-même sur un dessein de M. Boucher.»

Cette pièce faisait partie d'un lot considérable de pièces de Corneille réunies sous le même numéro, et qui avaient sans doute fait partie du cabinet de M. de Beauchamp, auteur des Recherches sur les théâtres de France. Mme de Pompadour avait acquis cette collection en bloc. Son exemplaire de Rodogune était relié en mar. orné de riches compartiments. Il fut détaché du lot (qui fut adjugé 15 livres 1 sol) et atteignit le prix de 30 livres 5 sols. Il fut revendu 70 livres en 1775, chez Delaleu.

L'exemplaire de la Bibliothèque nationale, auquel manque du reste la figure, porte la note manuscrite suivante: «Cette tragédie de P. Corneille m'a été envoyée par Madame la Marquise de Pompadour, qui a pris la peine de l'imprimer elle-même, Elle m'a fait l'honneur de me dire qu'on n'en avait tiré que vingt exemplaires. Ce 17 décembre 1761. CAPPERONNIER.»

Nous croyons que le tirage aura dépassé le nombre indiqué au Catalogue Pompadour, car nous avons trouvé des exemplaires dans toutes les bibliothèques publiques de Paris, et chez plusieurs amateurs.

600. RODOGUNE, PRINCESSE DES PARTHES, tragédie, de P. Corneille, représentée sur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne en 1644. Nouvelle édition conforme à la représentation. A Paris, chez Barba, [impr. Fain], 1818. In-8 de 64 pp. (1 fr. 50).

601. RODOGUNE, tragédie, par P. Corneille. Berlin, Schlesinger, 1842. Gr. in-8 (15 gros.).

Répertoire du Théâtre français à Berlin, 2e série no 5.

602. RODOGUNE, PRINCESSE DES PARTHES, tragédie de P. Corneille, annotée par M. Géruzez. Paris, Hachette, 1849. In-18.

603. RODOGUNE, tragédie en cinq actes par Corneille, avec notes et commentaires. Nouvelle édition, publiée par Ad. Rion. _A Paris, chez tous les libraires, [impr. Lahure], 1874._ In-16 de 63 pp.

Les bons livres.

XVII

604. THEODORE, Tragédie chrestienne, Par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXXI [1691]. Pet. in-12 de 91 pp.

Édition hollandaise, avec une sphère sur le titre.

XVIII

605. HERACLIUS, EMPEREUR D'ORIENT, Tragédie, Par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2 ff. prélim. (dont le premier est blanc) et 68 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise.

XIX

606. ANDROMEDE, Tragédie, Par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXXII [1692]. Pet. in-12.

Édition hollandaise.

XX

607. D. SANCHE D'ARRAGON, Comedie heroïque. Par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXX [1690]. Pet. in-12 de 69 pp. (y compris le titre), et 1 f. blanc, sign. A-C.

Édition hollandaise, avec une sphère sur le titre. (Bibliothèque nationale.)

XXI

608. NICOMÈDE, Tragedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 2 ff. prél. (dont le premier est blanc), et 68 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise. (Bibliothèque nationale.)

609. NICOMÈDE, tragédie de P. Corneille, représentée sur le Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne par la troupe royale en 1652. Nouvelle édition conforme à la Représentation. Paris, Barba, [impr. Fain], 1819. In-8 (1 fr. 50).

610. NICOMÈDE, tragédie de P. Corneille, annotée par M. Géruzez. Paris, L. Hachette, 1840. In-18.

611. NICOMÈDE, tragédie par Corneille. Nouvelle édition avec le commentaire de Voltaire et un commentaire nouveau par M. J. Naudet. Paris, Dezobry, Magdeleine et Cie, [impr. Hennuyer, aux Batignolles], 1845. In-18.

612. NICOMÈDE, tragédie de Pierre Corneille, annotée par M. Géruzez. Paris, L. Hachette et Cie, [impr. Crapelet], 1849. In-18.

XXII

613. PERTHARITE, ROY DES LOMBARDS. Tragedie par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXX [1690]. Pet. in-12 de 2 ff. prélim. (dont le 1er est blanc) et 67 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise. (Bibliothèque nationale.)

XXIII

614. OEDIPE, Tragedie. Par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée, A Paris._ M.DC.LXXXVIII [1688]. Pet. in-12 de 2 ff. prél. (dont le premier est blanc) et 68 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise. (Bibliothèque nationale.)

XXIV

615. LA TOISON D'OR, Tragédie par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXXI [1691]. Pet. in-12.

Édition hollandaise.

Cette même édition est citée dans la Bibliothèque dramatique de Pont-de-Veyle (no 837), avec la date de 1692.

XXV

616. SERTORIUS, Tragédie. Par M. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXX [1690]. Pet. in-12 de 69 pp. (y compris 3 ff. prélim.) et 1 f. blanc, sign. A-C.

Édition imprimée en Hollande, avec une sphère sur le titre. (Bibliothèque nationale.)

XXVI

617. SOPHONISBE, Tragedie. Par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXVIII [1688]. Pet. in-12 de 5 ff. prélim. (dont le premier est blanc) et 762 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise. (Bibliothèque nationale.)

XXVII

618. OTHON, Tragedie, par T. [sic] Corneille. _Suivant la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12 de 3 ff. prél. (dont le premier est blanc) et 66 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise. (Bibliothèque nationale.)

XXVIII

619. AGESILAS, Tragedie, En Vers libres rimez. Par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXX [1690]. Pet. in-12 de 2 ff. prélim. (dont le premier est blanc) et 68 pp., sign. A-C.

Édition hollandaise. (Bibliothèque nationale.)

XXIX

620. ATTILA, Tragedie, par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXXI [1691]. Pet. in-12.

Édition hollandaise.

XXX

621. TITE ET BÉRENICE, Comedie heroïque, par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXIX [1689]. Pet. in-12.

Édition hollandaise.

XXXI

622. PULCHERIE, Comedie héroïque, par P. Corneille. Suivant la Copie imprimée à Paris. M.DC.LXXXX [1690]. Pet. in-12.

Édition hollandaise.

XXXII

623. SURENA, Tragédie, par P. Corneille. _Suivant la Copie imprimée à Paris._ M.DC.LXXXX [1690]. Pet. in-12.

Édition hollandaise.

XI.--ÉDITIONS DES OEUVRES DE CORNEILLE

PUBLIÉES DEPUIS SA MORT JUSQU'A NOS JOURS.

I.--OEUVRES COMPLÈTES.

624. LE THÉATRE DE PIERRE CORNEILLE. Reveu & corrigé, & augmenté de diverses pieces nouvelles. _Suivant la Copie imprimée A Paris._ M.DC.LXXXIX [1689]. 4 vol. in-12.

I. Partie: 1 f. de titre; 68 pp. prélim. et 8 pièces (nos 396, 398, 400, 402, 404, 406, 408, 410).--II. Partie: 1 f.; 89 pp. prélim.; 1 f. blanc et 8 pièces (nos 411 ou 412, 462, 502, 539, 591, 592, 595, 604).--III. Partie: 1 f. blanc; 1 f. de titre; 69 pp. prélim.; 1 f. blanc et 8 pièces (nos 596, 605, 606, 607, 608, 613, 614, 615).--IV. Partie: 1 f. de titre; ? pp. prélim. et 8 pièces (nos 616-623).

Ce recueil, qui paraît avoir été mis en vente à Amsterdam, contient souvent, au lieu de telle ou telle des pièces séparées que nous indiquons, des pièces imprimées antérieurement par Wolfgang. La date des titres généraux, plus ancienne que celle de la plupart des titres particuliers, semble justifier l'existence de volumes ainsi composés de parties disparates; on remarquera cependant que toutes les pièces du t. 1er portent 1688 ou 1689, ce qui nous fait croire que l'édition avait été entreprise sous cette date. Les volumes suivants n'ayant pas été immédiatement achevés, on s'explique que les libraires hollandais en aient fait imprimer les feuillets préliminaires, et les aient provisoirement composés de toutes les pièces détachées qui leur restaient en magasin.

On joint à cette édition:

LES TRAGEDIES ET COMEDIES DE TH. CORNEILLE. Reveues & corrigées, & augmentées de diverses pieces nouvelles. Suivant la Copie imprimée A Paris. M.DC.LXXXIX [1689]. 5 vol. in-12.

625. LE THÉATRE DE P. CORNEILLE. Reveu & corrigé par l'Auteur. I. [II. III. IV. et V.] Partie. A Paris, Chez Guillaume de Luyne, Libraire Juré, au Palais, dans la Salle des Merciers, sous la montée de la Cour des Aydes, à la Justice; [ou Chez Pierre Trabouillet au Palais, en la Gallerie des Prisonniers, à l'Image S. Hubert & à la Fortune proche le Greffe des Eaux et Forests, ou Chez Augustin Besoigne, dans la Grand' Salle du Palais, vis-à-vis la Cour des Aydes, aux Rozes vermeilles]. M.DC.LXXXXII [1692]. Avec Privilege du Roy. 5 vol. in-12.

I. Partie: lx pp. pour le titre, l'avis Au Lecteur et le Discours du poëme dramatique; 2 ff. pour un avis du Libraire au Lecteur; 1 f. pour le titre et les Acteurs de Mélite; 560 pp. et 2 ff. pour le privilége. Ce volume contient 7 pièces de Mélite à l'Illusion, à l'exception de Médée, qui est dans le tome second.

II. Partie: lviij pp. pour le titre et le Discours de la tragédie; 1 f. pour le titre de Médée et 563 pp. Ce volume contient Médée et six pièces du Cid à la Suite du Menteur.

III. Partie: xxxvj pp. pour le titre et le Discours des trois Unitez; 1 f. pour le titre de Pompée et 504 pp., contenant six pièces de Pompée à D. Sanche.

IV. Partie: 504 pp. en tout, contenant six pièces de Nicomède à Sophonisbe.

V. Partie: 473 pp. (y compris le titre), et 1 f. blanc.

Le privilége, daté du 25 mai 1691, porte ce qui suit: «Nostre bien Amé Guillaume de Luyne Marchand Libraire et Imprimeur de nostre bonne Ville de Paris, Nous a fait remontrer que le sieur Thomas Corneille de l'Académie Françoise, auroit reveu et corrigé les Piéces de Théatre par luy composées, comme aussi celles du feu Sieur Pierre Corneille son Frere, dans l'impression desquelles contenant en tout neuf petites (sic) Volumes [édition de 1682], il s'estoit glissé beaucoup de fautes, tellement qu'estant à present dans leur perfection, et le dernier Privilége que ledit Exposant auroit obtenu de Nous estant prest d'expirer, il Nous auroit tres-humblement fait supplier de luy vouloir accorder encore un Privilege pour la réimpression desdites Pieces de Théatre....» G. de Luyne devient concessionnaire du privilége pour dix ans et déclare y associer ses confrères Pierre Trabouillet et Augustin Besoigne.

Le privilége est donné in extenso à la fin du tome Ier et, par extrait, à la fin du tome Ve. Il se termine par un achevé d'imprimer du 31 décembre 1691.

Thomas Corneille, ayant entrepris la révision des oeuvres de son frère, doit être l'auteur de l'avis du Libraire au Lecteur, qui termine les feuillets prélim. du premier volume et dans lequel sont relevées diverses fautes commises dans l'édition de 1682.

On joint à cette édition:

LE THEATRE DE T. CORNEILLE. Reveu & corrigé par l'Auteur. A Paris Chez Guillaume de Luyne...; [ou Chez Pierre Trabouillet...; ou Chez Augustin Besoigne...]. M.DC.LXXXXII [1692]. 5 vol. in-12.

626. LE THÉATRE DE P. CORNEILLE, revû et corrigé par l'Autheur. A Lyon, 1698. 5 vol. in-12.

627. LE THÉATRE DE PIERRE CORNEILLE, avec l'Examen de chaque Piece fait par luy-même. Nouvelle Edition augmentée des Pieces de Critique qui ont été faites au sujet des Tragédies & des Comédies de M. Corneille. A Paris, 1700. 5 vol. in-12.

Catalogue de la Bibliothèque du Chasteau de Rambouillet, 1726, p. 149.

628. LE THEATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle Édition revûe, augmentée des Pieces dont l'Avis au Lecteur fait mention, & enrichie de tailles-douces. _A Amsterdam, Chez Henry Desbordes, dans le Kalver-Straat, 1701._ Avec Privilege des Etats de Holl. & Westfr. 5 vol. pet. in-12, portr., front. grav., figg.

I. Partie: titre avec la sphère; portr. de Corneille; frontispice gravé; XLVIII pp. pour le Privilége, l'Avis du Libraire au Lecteur, l'Éloge de Corneille et le Discours sur le Poëme dramatique; 452 pp. Il y a en outre une figure avant chaque pièce: en tout 7.--II. Partie: titre; XLVIII pp. pour le Discours de la Tragédie (les pp. XXXIX à XLVIII sont imprimées en caractères plus petits que les précédentes); 416 pp. et 5 figg. (Médée, qui aurait dû être placée dans le 1er vol., avant l'Illusion comique, est placée dans le 2e, après le Cid, comme dans l'édition donnée par Th. Corneille).--III. Partie: titre; XXIII et 487 pp., plus 7 figg.--IV. Partie: titre; 479 pp. et 7 figg.--V. Partie: titre; 382 pp. et 1 f. blanc, plus 6 figg.

Cette édition est moins bien imprimée que celle des Elzevier, mais le libraire se flatte d'avoir obtenu une grande correction.

Il reproduit, comme étant son oeuvre personnelle, l'avis du Libraire au Lecteur, placé en tête de l'édition de 1692.

Les additions faites à cette édition comprennent: 1o L'Éloge de P. Corneille, extrait des Nouvelles de la République des Lettres; 2o les Sentiments de l'Académie Françoise sur la Tragédie du Cid; 3o les Observations de Scudéry sur le Cid; 4o le Discours de Corneille à l'Académie Françoise.

On doit joindre à cette édition:

LE THEATRE DE T. CORNEILLE. Nouvelle Edition revûë, augmentée des Pièces dont l'Avis au Lecteur fait mention, & enrichie de tailles-douces. A Amsterdam, Chez Henry Desbordes, dans le Kalver-Straat, 1701, Avec Privilege des Etats de Holl. & Westf. 5 vol. in-12, dont voici la collation:

I. Partie: titre; 558 pp.; 1 f. blanc et 7 figg.--II. Partie: titre; 556 pp. et 8 figg.--III. Partie: 1 titre; 413 pp.; 1 f. blanc et 6 figg.--IV. Partie: titre; 426 pp.; 1 f. blanc et 6 figg.--V. Partie: titre, 416 pp. et 5 figg.

629. Le THÉATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle édition revue, corrigée et augmentée. _A Paris, Chez la Veuve de Pierre Trabouillet; [ou Chez Guillaume Cavelier], 1706._ 5 vol. in-12.

Édition publiée par Thomas Corneille. On y joint ses Poëmes dramatiques en 5 vol. in-12.

Un exempl. rel. en mar. v., dent., doublé de mar. r., par Boyet, aux armes de Me de Chamillart, 4,100 fr. Brunet.

630. LE THEATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle Édition revûe, corrigée & augmentée. _A Paris, Chez Pierre Ribou; [ou Chez Guillaume Cavelier; ou Chez H. Charpentier], 1714._ 5 vol. in-12, figg.

631. LE THÉATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle édition revûe, corrigée & augmentée. A Paris, Chez M. Bordelet; [ou _Chez H. Charpentier_], 1722 [ou 1723]. 5 vol. in-12.

632. LE THÉATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle édition revûë, corrigée & augmentée. Enrichie de Figures en Taille-douce. A Amsterdam, Chez L'Honoré & Chatelain, 1723. Avec Privilege des États de Holl. & Westf. 5 vol. pet. in-12, portr. et fig. avant chaque pièce.

T. Ier: Portr., titre et 462 pp., plus 7 figg.

Ce volume contient un avis au lecteur, divers éloges de Corneille extraits de la République des Lettres, des Hommes illustres de Perrault, et du Dictionnaire historique de Moréri. Viennent ensuite les trois discours sur l'art dramatique et 7 pièces.

T. II: titre et 432 pp., plus 5 figg.

T. III: titre et 487 pp., plus 7 figg.

T. IV: titre et 492 pp., plus 9 figg.

T. V: titre, 412 pp. et 1 f. de privilége, plus 4 figg.

Le privilége est daté du 18 juillet 1700.

On joint à cette édition:

LE THÉATRE DE T. CORNEILLE. Nouvelle édition, revûe, corrigée & augmentée. Enrichie de Figures en Taille-douce. A Amsterdam, chez Zacharie Chatelain, 1733. Avec Privilege des Etats de Holl. & Westf. 5 vol. pet. in-12, portr. et fig. avant chaque pièce.

633. PROJET d'une nouvelle édition des OEuvres de Pierre Corneille de l'Académie Françoise en 8 volumes in-4o, avec des figures de B. Picart.

Ce prospectus a été publié dans la Bibliothèque Françoise, ou Histoire littéraire de la France (Amsterdam, H. du Sauzet, in-8), t. XVe, 1731, pp. 180-187. L'édition annoncée n'a pas été publiée.

634. LE THÉATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle Édition. A Paris, Chez David l'aîné, Quai des Augustins, à la Providence & au Roi David; [ou Chez Guillaume Cavelier...; ou Chez Henry Charpentier...; ou Chez Charles Osmont...; ou Chez la Veuve de Pierre Ribou...; ou Chez Christophe David fils...]. [Imprimerie de C. Robustel]. M.DCC.XXXVIII [1738]. Auec Approbation & privilége du Roi. 5 vol. en 6 part. in-12.

T. Ier: 5 ff. (y compris un portrait de Corneille), xcvj et 456 pp.--La Suivante, qui terminait primitivement ce volume (pp. 457-548), a été reportée après coup à la fin de la 2e partie du t. Ve, l'édition n'ayant pu être achevée en 5 volumes et le libraire ayant voulu donner une même épaisseur aux 6 tomes. Un Avis aux Relieurs, qui occupe le 4e f. prélim. du tome Ier, fait connaître ce changement.

T. IIe: 2 ff. et 526 pp.

T. IIIe: 2 ff. et 525 pp.

T. IVe: 2 ff. et 609 pp.

T. Ve, 1re partie: 2 ff. et 444 pp.

T. Ve, 2e partie: 2 ff. et 299 pp. continuant la pagination jusqu'à 743; 33 pp. pour les OEuvres diverses; 1 f. blanc; 92 pp. (paginées de 457 à 548) pour la Suivante; 2 ff. pour le privilége.

Édition publiée par François-Antoine Jolly, censeur royal.

Un Avertissement, placé en tête du premier volume, donne pour la première fois des renseignements sur l'époque de la représentation et de l'impression de chaque pièce. Jolly a pu recueillir, à ce sujet, un certain nombre de faits curieux, qui s'étaient conservés jusqu'à lui par la tradition; aussi les éditeurs modernes ont-ils consulté ses remarques avec profit.

Le privilége, daté du 26 juillet 1720, est accordé à Michel-Étienne David pour vingt ans; il concerne un grand nombre d'ouvrages divers. David déclare y associer, en ce qui regarde les OEuvres de Messieurs Pierre et Thomas Corneille, Guillaume Cavelier père, pour un cinquième; Henry Charpentier, pour un cinquième; Charles Osmont, pour un cinquième; la Veuve de Pierre Ribou et Christophe David fils, chacun pour un dixième.

Voilà un trait curieux du «bon plaisir» royal. Il suffisait d'un privilége pour donner à un libraire le droit exclusif de publier les ouvrages de tous nos grands écrivains: Corneille, Racine, etc., etc. Les autres libraires, à moins de renoncer à leur commerce, étaient forcés de subir la loi de celui que le roi s'était plu à distinguer et nous voyons qu'ils devaient se contenter d'une minime part. Ils avaient, du reste, la faculté de céder à d'autres l'intérêt qu'ils avaient chèrement acheté; aussi, pour cette seule édition de 1738, avons-nous trouvé encore des exemplaires au nom de Nion père, Quai de Conti à sainte Monique; de Leclerc, Quai des Augustins à la Toison d'or, et de Gandouin, Quai des Augustins à la belle Image, de Martin, etc. Cette énumération n'est probablement pas limitative.

Vendu: 290 fr., mar. v. ancien, comp. en mosaïque, Double, 1863 (no 172).

On joint à cette édition:

LE THEATRE DE T. CORNEILLE, avec des Commentaires. A Paris, Chez David l'aîné, etc. M.DCC.XXXVIII [1738]. 5 vol. in-12.

635. LE THÉATRE DE P. CORNEILLE. Nouvelle édition revue, corrigée et augmentée de ses OEuvres diverses; enrichie de figures en taille-douce. A Amsterdam, Chez Zacharie Chatelain, 1740. 6 vol. pet. in-12, portr. par B. Picart, figg.

Édition faite sur celle de 1682. Elle contient en outre des notices par Fr.-Ant. Jolly Le t. VIe est consacré aux OEuvres diverses de Corneille (no 175).

On joint à cette édition:

LE THÉATRE DE T. CORNEILLE. Nouvelle édition revue, corrigée et augmentée. A Amsterdam, Chez Zacharie Chatelain, 1740. 5 vol. pet. in-12. portr.

L'exemplaire de Mme de Pompadour, en papier fort, relié en mar. r., s'est vendu 31 livres en 1765 (Cat. Pompadour, no 891).

636. LE THÉATRE DE P. CORNEILLE [publié par Fr.-Antoine Jolly, censeur royal]. Paris, David père, 1747. 6 vol. in-12.

Réimpression de l'édition de 1738. Le t. VIe porte le titre d'OEuvres diverses et n'est que la reproduction du volume publié par l'abbé Gravet en 1738 (no 174).

On joint à ces 6 volumes:

LE THÉATRE DE THOMAS CORNEILLE. Paris, David père, 1748. 5 vol. in-12.

Il existe des exemplaires en grand papier. Celui de Mme de Pompadour, relié en mar. r., s'est vendu 41 livres en 1765 (Cat. Pompadour, no 392).

637. THÉATRE DE PIERRE ET THOMAS CORNEILLE. Leipsic, 1754.

11 vol. in-12.

638. LE THÉATRE DE P. CORNEILLE. _A Paris, Chez David père, 1755._

7 vol. in-12, portr.

639. OEUVRES DE P. CORNEILLE. A Paris, Chez G. Martin...; [ou Chez Desprez...; ou Chez Bauche...; ou _Chez L. H. Guérin et L. F. de la Tour_...], 1758. 10 vol. in-12.

640. THÉATRE DE PIERRE CORNEILLE, avec des Commentaires, &c. &c. &c. [par Voltaire. Genève], M.DCC.LXIV [1764]. 12 vol. in-8, figg. (de 50 à 60 fr.)

Tome Ier: 4 ff., 454 pp. et 1 f. pour la Table, plus 3 figg,: 1 front. gravé et 2 figg. pour Médée et le Cid.--T. IIe: 2 ff., 1 f. d'Errata et 413 pp., plus 2 figg. pour Horace et Cinna.--T. IIIe: 2 ff., 1 f. d'Errata et 510 pp., plus 3 figg. pour Polyeucte, Pompée et le Menteur.--T. IVe: 2 ff., 1 f. d'Errata, 482 pp. et 1 f. pour la Table, plus 3 figg. pour la Suite du Menteur, Théodore et Rodogune.--T. Ve: 2 ff., 429 pp. et 1 f., plus 2 figg. pour Héraclius et Don Sanche.--T. VIe: 2 ff., 1 f. d'Errata, 442 pp. et 3 figg. pour Andromède, Nicomède et Pertharite.--T. VIIe: 2 ff. et 467 pp., plus 3 figg. pour OEdipe, la Toison d'or et Sertorius.--T. VIIIe: 2 ff., 1 f. d'Errata et 388 pp., plus 3 figg. pour Sophonisbe, Othon et Agésilas.--T. IXe: 2 ff., 1 f. d'Errata, 443 pp. et 3 figg. pour Attila, Tite et Bérénice et Suréna.--T. Xe: 2 ff., 1 f. d'Errata, 495 pp. et 4 figg. pour Pulchérie, Ariane, le Comte d'Essex et Mélite.--T. XIe: 2 ff., 500 pp. et 4 figg. pour Clitandre, la Veuve, la Galerie du Palais et la Suivante.--T. XIIe: 2 ff., 1 f. d'Errata, 355 pp., 47 pp. pour la Liste des Souscripteurs et 2 figg. pour la Place Royale et l'Illusion.

Toutes les figures sont l'oeuvre de Gravelot, sauf le frontispice, dessiné par Plater.

Les gravures du Cid, de Pompée, du Menteur, de Théodore, d'Héraclius, de Don Sanche, Nicoméde, OEdipe, Sertorius, Othon, Agésilas, Pulchérie, du Comte d'Essex, de Mélite, Clitandre, de la Veuve, la Galerie du Palais, la Suivante et la Place Royale sont signées de N. Le Mire; celles de Médée, Horace, Andromède, la Toison d'or et l'Illusion sont de J.-J. Flipart; celles de Cinna et de Polyeucte sont de Lempereur; celles de la Suite du Menteur et d'Attila sont de C. Buquoy; celles de Rodogune, Pertharite et Sophonisbe sont de Longueil; celles de Tite et Bérénice et de Suréna sont d'A. Radiguet; celle d'Ariane est de B.-L. Prévost. Le frontispice, daté de 1762, est du graveur Watelet.

Nous dirons plus loin, dans notre chapitre XVIe (voy. Ode et Lettres à Monsieur de Voltaire en faveur de la famille du grand Corneille), par suite de quelle circonstance Voltaire se fit le protecteur de Mlle Corneille. Ce fut à son profit qu'il entreprit de publier une édition du théâtre de Corneille, accompagnée d'un commentaire. Cet ouvrage, qui est une des belles-actions de la vie de Voltaire, n'ajouta rien à sa réputation d'écrivain. Formé à l'école de Racine, le commentateur se laissa entraîner à blâmer sans ménagement chez son devancier tout ce qui n'était plus du goût raffiné du xviiie siècle. On est souvent surpris, en lisant ses remarques, des querelles mesquines qu'il fait au poëte, dont il admirait pourtant le génie avec la plus entière sincérité.

L'annonce des Commentaires de Voltaire et la publication qui en fut faite avec le Théâtre de Corneille et séparément, donnèrent lieu aux écrits suivants:

a. LETTRE DE M. DE VOLTAIRE, DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE, A M. L'ABBÉ D'OLIVET, chancelier de la même Académie [datée de Ferney, 20 août 1761], S. l., in-12 de 15 pp.

Réimprimée dans le t. IIIe des Nouveaux Mélanges philosophiques, 1765.

b. RÉPONSE DE M. DE VOLTAIRE A M. LE DUC DE BOUILLON, qui lui avait écrit une lettre en vers, au sujet de l'édition qu'il fait faire des OEuvres de Corneille, au profit de Mademoiselle Corneille. S. l. [1761]. In-12 de 7 pp.

c. LETTRE à M. de Voltaire sur une édition de Corneille.

Année littéraire, 1764, t. IIIe, p. 97.

d. LETTRE sur la nouvelle Édition de Corneille, par M. de Voltaire. A Amsterdam, M.DCC.LXIV [1764]. In-8 de 22 pp. et 1 f. blanc.

Le titre de départ porte: Lettre au sujet des Commentaires sur les Tragédies de Corneille.

Éloge anonyme de l'édition publiée par Voltaire. L'auteur s'attache à combattre les critiques dont elle était l'objet: «Je connais le Public, dit-il. Si un homme ignoré s'avisait de commenter Corneille ou Racine, on ne pourrait jamais le croire capable d'une tâche aussi difficile, et l'on condamnerait son ouvrage avant même de l'avoir lû; et lorsqu'un homme, qui s'est exercé avec éclat dans la carrière de ces deux grands Poëtes, entreprend cet examen, les remarques qu'il est obligé de faire ne sont, dit-on, que pour rabaisser celui qu'il commente. Le premier, en critiquant, passe pour ignorant; le second pour envieux. C'est ainsi qu'un auteur marche toujours entre deux précipices.» Tout en avouant ses préférences pour Racine, le critique trouve que Voltaire ne pouvait rendre hommage mieux qu'il ne l'a fait au génie de Corneille.

e. RÉFLEXIONS SUR LA NOUVELLE ÉDITION DE CORNEILLE, PAR M. DE VOLTAIRE, ou Réponse à la Lettre apologétique de cet ouvrage. Amsterdam, 1764. In-8 de 23 pp.

f. COMMENTAIRES SUR LE THÉATRE DE PIERRE CORNEILLE, par M. de Voltaire.

Longue et intéressante critique publiée dans la Bibliothéque des Sciences et des Beaux-Arts, pour les mois de juillet, août et septembre 1765, t. XXIVe (La Haye, P. Gosse, 1765, pet. in-8).

g. CRITIQUE POSTHUME d'un Ouvrage de M. de Voltaire. A Londres [Paris], M.DCC.LXXII [1772]. In-8 de 3 ff. et 25 pp., dans une même série de signatures (les pp. 11-25 sont chiffrées par erreur 13-27).

Critique assez faible des Commentaires de Voltaire sur Corneille. Elle est donnée comme la reproduction d'un manuscrit trouvé parmi les papiers d'un homme de lettres de province qui vient de mourir. Le libraire dit, dans son Avertissement, «que du reste, on sera édifié du ton honnête et modéré de l'auteur, qui avait assurément beau champ pour mortifier M. de Voltaire, et lui rendre les épithètes qu'il prodigue lui-même si volontiers.»

h. RACINE A M. DE VOLTAIRE, des Champs-Élysées [par Dorat].

«Cette pièce fut imprimée ou du moins lancée manuscrite dans le public en 1764, à l'occasion des OEuvres de Corneille avec commentaires, données par Voltaire (voir les Mémoires secrets, 29 avril 1764). Depuis elle a été imprimée dans les Pièces échappées aux seize premiers volumes de l'Almanach des Muses [recueillies par Sautreau]; Paris, [1781], in-12, et dans les OEuvres de Dorat.» TASCHEREAU.

i. CRITIQUE POSTHUME D'UN OUVRAGE DE M. DE VOLTAIRE, [par l'abbé Champion de Nilon]. Londres, 1772. In-8 de 27 pp.

j. CINQUIÈME LETTRE A M. DE VOLTAIRE, où l'on examine ses Commentaires sur Corneille; par M. Clément. A La Haye; et se trouve à Paris, chez Moutard, M.DCC.LXXIV [1774]. In-8 de 237 pp.

k. SIXIÈME LETTRE A M. DE VOLTAIRE, où l'on continue d'examiner ses Commentaires sur Corneille; par M. Clément. A La Haye; et se trouve à Paris, chez Moutard, M.DCC.LXXIV [1774]. In-8 de 360 pp.

Ces deux lettres sont remplies de violentes invectives contre Voltaire. Les critiques de Clément perdent toute valeur par la forme dans laquelle elles sont présentées.

l. SENTIMENT D'UN ACADÉMICIEN DE LYON [par Voltaire].

Mercure de décembre 1774.--Réponse aux deux lettres de Clément.

641. THÉATRE DE P. CORNEILLE avec des Commentaires et autres Morceaux intéressans. S. l., 12 vol. in-8.

Contrefaçon de l'édition publiée par Voltaire à Genève.

642. THÉATRE DE P. CORNEILLE, avec des Commentaires, &c., &c., &c. M.DCC.LXV [1765]. S. l. [Genève], 12 vol. in-8, figg.

Seconde édition donnée par Voltaire, avec les mêmes figures.

643. THÉATRE DE P. CORNEILLE, avec des Commentaires, et autres Morceaux intéressans. Nouvelle Edition augmentée. Geneve, [Berlin, Rottmann], M.DCC.LXXIV [1774]. 8 vol. in-4.

Réimpression, avec quelques changements, de l'édition publiée par Voltaire en 1764. Elle contient les mêmes gravures, auxquelles on a ajouté un encadrement, en raison du format.--Voltaire, piqué des critiques dont ses Commentaires avaient été l'objet, accentua dans un certain nombre de passages le blâme qu'il avait porté contre Corneille.

644. OEUVRES DE P. CORNEILLE, avec le Commentaire de Voltaire sur les Pièces de théâtre et des Observations critiques sur ce Commentaire, par le citoyen Palissot. Édition complète, dédiée au Premier Consul de la République Française. Paris, de l'Imprimerie de P. Didot l'aîné an IX [1801]. 12 vol. in-8.

Le t. XIIe contient les OEuvres de Th. Corneille.

Édition publiée par H. Duveyrier.

Il y a des exemplaires de cette édition en grand papier.

Voy. sur cette édition un article de Félix Nogaret inséré dans la Décade philosophique, an IX, 4e trimestre, pp. 550-554.

Pris à partie par le Journal de Paris, à cause des critiques qu'il avait dirigées contre l'édition de Voltaire, Palissot répondit à ces attaques par une lettre justificative qui a été reproduite dans ses OEuvres (Paris, Léopold Collin, 1809, t. VIe, pp. 389-397).

645. OEUVRES DE P. CORNEILLE, avec les Commentaires de Voltaire [et CHEFS-D'OEUVRE DE THOMAS CORNEILLE]. _A Paris, chez Antoine-Augustin Renouard, libraire, rue Saint-André-des-Arcs_, no 55, [impr. Crapelet], 1817. 12 vol. in-8, figg.

Cette édition contient deux portraits, plus 23 gravures d'après Moreau et une d'après Prudhon. Les dessins originaux faisaient partie de la bibliothèque de M. Renouard (voy. Catalogue de la bibliothèque d'un amateur, Paris, 1819, t. IIIe, p. 62), et ont figuré à sa vente où ils ont été adjugés au prix de 580 fr. (no 1517 du Catalogue); ils appartiennent aujourd'hui à M. le baron James E. de Rothschild.

Le prix de publication, qui était pour les souscripteurs de 96 fr., a été porté à 108 fr. après la clôture de la souscription. Il a été tiré 25 exemplaires en grand papier avec figures avant la lettre, dont le prix a été de 188 fr. pour les souscripteurs et de 208 fr. pour les non-souscripteurs. Sur ces 100 exemplaires en grand papier, 25 ont été publiés avec les eaux-fortes des figures; ils ont coûté 40 fr. de plus.

646. OEUVRES DE P. CORNEILLE, avec le Commentaire de Voltaire et les Jugements de Laharpe. _Paris, chez Janet et Cotelle, [impr. P. Didot l'aîné], 1821._ 12 vol. in-8.

Le prix de publication a été pour les premiers souscripteurs de 4 fr. 50 c. par volume sur papier des Vosges, de 6 fr. sur papier fin d'Annonay, et de 6 fr. sur papier vélin.

Ce prix a été augmenté de 1 fr. par volume à partir du quatrième mois de la souscription.

647. OEUVRES DE P. CORNEILLE, avec les notes de tous les commentateurs. Paris, Chez Lefèvre, rue de l'Éperon, n° 6, [impr. Jules Didot aîné à Paris], 1824 [-1825]. 12 vol. in-12.

Collection des Classiques françois.

Édition publiée par M. Parelle, d'après le texte de 1682. On y trouve d'assez nombreuses variantes et plusieurs morceaux qui n'avaient pas encore été réunis aux oeuvres de Corneille.

Il y a des exemplaires en grand papier vélin.

648. OEUVRES DE P. CORNEILLE avec le Commentaire de Voltaire et les Jugements de Laharpe. _Paris, Ladrange, [impr. J. Didot], 1827._ 12 vol. in-8.

Même édition que le n° 646, avec de nouveaux titres.

649. OEUVRES COMPLÈTES DE P. CORNEILLE, avec les Commentaires de Voltaire, Palissot, La Harpe, et CHEFS-D'OEUVRE DE TH. CORNEILLE. _A Rouen, au bureau du Journal de Rouen, rue St-Lo, n° 7, [impr. Brière à Rouen], 1829._ In-8.

Prospectus en tête duquel on lit: Édition unique créée pour les habitants de Rouen et de la Seine-Inférieure. On ne recevra pas au-delà de 1,500 souscripteurs, et les souscriptions sont ouvertes seulement pour les habitants du département de la Seine-Inférieure. La souscription sera fermée le 1er février 1830. L'édition aura 12 volumes in-8, qui paraîtront de mois en mois à partir du 1er mars. Prix de chaque volume: 2 fr. 25.

Nous ne croyons pas que cette édition ait jamais été entreprise.

650. OEUVRES DE P. CORNEILLE, avec commentaires, notes, remarques et jugements littéraires. Paris, Ledoyen, [_impr. Goujon à Saint-Germain-en-Laye], 1830 [-1831]._ 12 vol. in-8.

Le t. XIIe contient les Chefs-d'oeuvre de Th. Corneille.

651. OEUVRES COMPLÈTES DE P. CORNEILLE SUIVIES DES OEUVRES CHOISIES DE TH. CORNEILLE, avec les notes de tous les commentateurs. _Paris, chez Lefèvre, rue de l'Éperon n° 6, [impr. Éverat], 1834._ 2 vol. gr. in-8, à 2 col., portr. (22 fr.)

Un second tirage, fait sur les mêmes clichés, porte la date de 1837.

652. OEUVRES COMPLÈTES DE P. CORNEILLE, SUIVIES DES OEUVRES CHOISIES DE TH. CORNEILLE, avec les notes de tous les commentateurs. Paris, chez Lefèvre, [impr. Éverat], 1838 [-1839]. 4 vol. in-12.

653. OEUVRES COMPLÈTES DE P. CORNEILLE, SUIVIES DES OEUVRES CHOISIES DE TH. CORNEILLE, avec les notes de tous les commentateurs. Paris, F. Didot et chez Lefèvre, 1839. 2 vol. gr. in-8, à. 2 col., portr. de P. Corneille.

Nouveau tirage de l'édition de 1834 (no 651).

654. OEUVRES DES DEUX CORNEILLE (PIERRE ET THOMAS). Édition variorum collationnée sur les meilleurs textes. Précédées de la Vie de Pierre Corneille rédigée d'après des documents anciens et nouveaux, avec les variantes et les corrections de Pierre Corneille, ses Dédicaces, ses Avertissements et ses Examens, ses trois Discours sur la tragédie; accompagnées de notices historiques et littéraires sur chaque pièce des deux Corneille, ainsi que de notes historiques, philologiques et littéraires, formant le résumé des travaux de Voltaire, du père Brumoy, de l'abbé Batteux, Palissot, Victorin Fabre, Ginguené, l'empereur Napoléon, Guizot, Saint-Marc Girardin, Sainte-Beuve, Nisard, Taschereau; par Charles Louandre. Paris, Charpentier, libraire éditeur, 28, quai de l'École; [ou Chez Mme Ve Dondey-Dupré], 1853. 2 vol. in-12.

Tome Ier: 2 ff. prélim.; XLVIII-622 pp. et 1 f. pour la Table.--Tome IIe: 2 ff. prélim. et 528 pp.

On a suivi pour cette édition le texte adopté par M. Renouard en 1817.

Il existe de nouveaux tirages sur clichés, avec le nom de Charpentier et les dates de 1860 et 1865.

655. OEUVRES DE P. CORNEILLE, avec les notes de tous les commentateurs. Paris, F. Didot et chez l'éditeur, Lefèvre, rue Hautefeuille, 18, 1854 [-1855]. 12 vol. in-8 (84 fr.)

Collection des classiques français du XVIIe siècle, publiée par M. Lefèvre.

Cette édition, plus complète que les précédentes, était la meilleure qui existât avant celle qu'a publiée M. Marty-Laveaux. On y a fait entrer plusieurs pièces qui n'avaient pas encore été réunies aux oeuvres de Corneille, quelques-unes mêmes, comme le Presbytère d'Hénouville, qui ne sont peut-être pas de lui. La notice de Fontenelle, qui ouvre le 1er volume, est suivie d'une seconde notice sur Corneille, due à M. Gaillard, de l'Académie de Rouen. Lefèvre a suivi le texte de l'édition de 1682, non sans l'avoir quelquefois abandonné, soit par inadvertance, soit de propos délibéré. Il a reproduit en entier les ouvrages de piété de Corneille, en les accompagnant du texte latin.

Il a été tiré 20 exemplaires sur papier vergé de Hollande.

656. OEUVRES COMPLÈTES DE PIERRE CORNEILLE, SUIVIES DES OEUVRES CHOISIES DE TH. CORNEILLE. Paris, L. Hachette et Cie, [impr. Lahure], 1857. 5 vol. in-18 (20 fr.).

Il existe un second tirage daté de 1862 (no 661).

657. OEUVRES COMPLÈTES DE J. RACINE ET DE P. ET T. CORNEILLE. Nouvelle édition. _Paris, Gennequin, [impr. Gaittet et Cie], 1857._ In-8 de 453 pp. à 2 col., portr.

658. OEUVRES COMPLÈTES DE P. CORNEILLE. Nouvelle édition, revue et annotée par M. Taschereau. Paris, Chez P. Jannet, 1857. 2 vol. in-12.

T. Ier: XXXIX-495 pp.--T. IIe: 534 pp. et 1 f.

Ces deux volumes, qui contiennent 13 pièces de Corneille, depuis Mélite jusqu'à Pompée, sont les seuls qui aient paru d'une édition qui devait être plus complète qu'aucune des éditions antérieures. Ils sont précédés d'une bibliographie des éditions des OEuvres de Corneille publiées de son vivant. M. Taschereau a pris pour point de départ de son travail le recueil de 1682, en conservant avec soin l'orthographe introduite par le poëte à partir de 1664. Un avertissement de l'éditeur la fait rapidement connaître au lecteur.

Il est très-regrettable que cette édition, interrompue par les mauvaises affaires de Jannet, n'ait pas été continuée.

Nous pouvons dire que M. Taschereau était aidé dans son travail de révision par M. Marty-Laveaux, qui préludait ainsi à la belle édition qu'il a donnée depuis sous son nom.

659. OEUVRES COMPLÈTES DE PIERRE CORNEILLE ET OEUVRES CHOISIES DE THOMAS CORNEILLE, précédées de la vie de P. Corneille par Fontenelle, et contenant les notes de Voltaire, La Harpe, Marmontel, Palissot, Saint-Évremont, etc. Paris, Firmin Didot frères, fils et Cie, 1860. 2 vol. gr. in-8 a 2 col., portr. de P. Corneille (20 fr.).

Reproduction de l'édition de 1834 (no 650), tirée sur les mêmes clichés, avec un nouveau titre. Il en existe plusieurs tirages sous des dates différentes.

660. OEUVRES COMPLÈTE DE P. CORNEILLE. Paris, N. Chaix et Cie, 1864. 7 vol. in-8.

Bibliothèque universelle des familles, publiée par Napoléon Chaix.

661. OEUVRES COMPLÈTES DE PIERRE CORNEILLE, SUIVIES DES OEUVRES CHOISIES DE THOMAS CORNEILLE. Édition Lahure. _Paris, L. Hachette et Cie, [impr. Lahure]_, 1862 [-1866]. 5 vol. in-18 jésus (14 fr.).

662. OEUVRES DE P. CORNEILLE. Nouvelle Édition revue sur les plus anciennes impressions et les autographes, et augmentée de morceaux inédits, de variantes, de notices, de notes, d'un lexique des mots et locutions remarquables, d'un portrait, d'un facsimile, etc., par M. Ch. Marty-Laveaux. _Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, [impr. Lahure], 1862 [-1868]._ 12 vol. in-8, et un album gr. in-8, titres rouges et noirs.

Les Grands Écrivains de la France. Nouvelles éditions publiées sous la direction de M. Ad. Régnier, membre de l'Institut.

Tome Ier: 4 ff., CXVI et 502 pp.--Tome IIe: 4 ff. et 530 pp. (les pp. 437-438, 443-444 doivent être remplacées par des cartons signés d'un astérisque).--T. IIIe: 4 ff. et 572 pp.--T. IVe: 4 ff., 514 pp. et 1 f.--T. Ve: 4 ff. et 596 pp.--T. VIe: 4 ff. et 660 pp.--T. VIIe: 4 ff., 538 pp. et 1 f.--T. VIIIe: 4 ff., XXIII et 695 pp.--T. IXe: 4 ff. et 643 pp.--T. Xe: 4 ff. et 583 pp.--T. XIe: 4 ff., XCV et 488 pp.--T. XIIe: 4 ff. et 572 pp.--Album: 2 ff. pour les titres; 2 ff. et 1 pl. chromolithogr. pour les Armoiries de P. Corneille; 2 ff. et 1 pl. sur cuivre pour le Portrait dessiné par Sandoz, d'après Lebrun, gravé par Pannier, terminé par Leguay; 8 ff. et 3 figg. sur bois pour les Vues d'habitation; 12 ff. et 5 figg. sur bois pour les Théâtres, Décorations, Costumes; 6 ff. et 2 pl. (dont une double), pour les Fac-simile d'autographes.

Les tomes XIe et XIIe portent un titre particulier ainsi conçu: Lexique de la langue de P. Corneille, avec une Introduction grammaticale par M. Ch. Marty-Laveaux; ouvrage qui a remporté le prix au concours de 1859 à l'Académie française.

Nous avons déjà dit tout le bien que nous pensons de cette édition qu'on peut appeler définitive. M. Marty-Laveaux, savant aussi consciencieux que modeste, n'a épargné ni le temps ni la peine pour nous donner une oeuvre vraiment digne de la critique moderne. Son travail peut être proposé comme un modèle à tous ceux qui voudront publier les oeuvres de nos auteurs classiques. Le seul regret que nous ayons à exprimer, c'est que, pour se conformer au plan général adopté par M. Régnier pour la collection des Grands Écrivains, l'éditeur ait été obligé de sacrifier l'orthographe de Corneille.

663. OEUVRES COMPLÈTES DE P. CORNEILLE. _Paris, Henri Plon, éditeur, 8, rue Garancière. Brière bibliophile._ M.DCCC.LXV [1865-1869]. 12 vol. in-32, pap. vél., portr.

T. Ier: faux-titre qui porte ces mots: Classiques françois.--Collection du Prince Impérial, dédiée à Son Altesse Impériale avec l'autorisation de l'Empereur (cette mention se retrouve sur les faux-titres et sur la couverture imprimée de chaque volume); portr. de Corneille en taille-douce, imprimé par Chardon aîné sur papier fort; titre; LXXXVIII pp. pour la Notice sur Pierre Corneille par Jules Janin, et 479 pp., dont les 39 premières contiennent la Vie de Corneille par Fontenelle et diverses autres pièces.--T. IIe: 2 ff., 461 pp. et 1 f. pour la Table.--T. IIIe: 2 ff., 424 pp., 1 f. pour la Table et 1 f. blanc.--T. IVe: 2 ff., 362 pp. et 1 f. pour la Table.--T. Ve: 2 ff., 510 pp. et 1 f. pour la Table.--T. VIe: 2 ff., 465 pp. et 1 f. pour la Table.--T. VIIe: 2 ff. et 467 pp.--T. VIIIe: 2 ff., 400 pp., 1 f. pour la Table et 1 f. blanc.--T. IXe: 2 ff., 521 pp. et 1 f. pour la Table.--T. Xe: 2 ff., 542 pp. et 1 f. blanc.--T. XIe: 2 ff., 466 pp. et 1 f. blanc.--T. XIIe: 2 ff., IV pp. d'Avertissement, 449 pp. et 1 f. blanc.

Édition portative et bien imprimée. Le texte est assez correct jusqu'au tome XIe. Pour les onze premiers volumes, M. Brière, bibliophile, s'est borné à reproduire le texte donné par M. Marty-Laveaux, et c'est assurément ce qu'il pouvait faire de mieux. Il est regrettable qu'il n'ait pas reconnu lui-même, ainsi qu'il aurait dû le faire, les obligations qu'il a eues envers le savant auteur du Lexique de Corneille. Il a voulu présenter son travail d'abréviateur comme une oeuvre originale; il n'a pas craint pour y parvenir de publier tous ses volumes sous le millésime de 1865, pour faire croire aux lecteurs, quelques années après, que les derniers volumes de sa publication avaient paru avant ceux de M. Marty-Laveaux, mais il a trahi lui-même son inexpérience dans le dernier volume. Le tome Xe de la Collection des Grands Écrivains de la France ayant tardé à paraître, M. Brière, qui ne pouvait attendre indéfiniment qu'il fût publié, a commencé par réimprimer les oeuvres diverses de Corneille telles qu'elles avaient été données par M. Lefèvre en 1852; puis, ayant sous les yeux le volume que M. Marty-Laveaux s'était enfin décidé à laisser paraître, il y a puisé à pleines mains pour constituer une seconde partie. Nous n'aurions pas à parler de ces emprunts si M. Brière, au lieu de les avouer, n'avait écrit la phrase suivante: «La seconde partie se compose en entier de nos découvertes personnelles. Le lecteur jugera de l'intérêt de ces pièces que nous nous félicitons d'avoir tirées de l'oubli, dans lequel elles sont restées durant près de deux siècles.» Or les «découvertes» de M. Brière se bornent à s'être procuré, l'un des premiers, un exemplaire du tome Xe de la grande édition de M. Marty-Laveaux; il n'a fait que reproduire les pièces qui y sont contenues, mais sans ordre, sans méthode et surtout sans indiquer les sources. Il est surprenant qu'un éditeur qui a su faire de semblables «découvertes» n'ait pas su en tirer un meilleur parti.

664. OEUVRES DE P. CORNEILLE: Théâtre complet; précédées de la vie de l'auteur par Fontenelle, et suivi d'un Dictionnaire donnant l'explication des mots qui ont vieilli. Nouvelle édition, imprimée d'après celle de 1682, ornée du portrait en pied colorié du principal personnage des pièces les plus remarquables. Dessins de M. Geffroy, sociétaire de la Comédie-Française, gravure de MM. Colin et Wolf. _Paris, Laplace et Cie, [impr. Bourdier, Capiomont et Cie], 1868._ Gr. in-8 de 583 pp. (18 fr.).

665. OEUVRES COMPLÈTES DE P. CORNEILLE, SUIVIES DES OEUVRES CHOISIES DE TH. CORNEILLE. _Paris, Hachette, [impr. Toinon et Cie à Saint-Germain], 1871 [-1874]._ 7 vol. in-18 (8 fr. 75).

Les principaux Écrivains français.

666. OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE. Théâtre complet. Nouvelle édition imprimée d'après celle de 1682, ornée de portraits en pied coloriés; dessins de M. Geffroy sociétaire de la Comédie-Française. _Paris, Laplace, Sanchez et Cie, [impr. Crété fils, à Corbeil], 1873._ 3 vol. in-18 jésus.

II.--OEUVRES CHOISIES.

667. LES CHEF-D'OEUVRES [sic] DE P. CORNEILLE. Savoir, Le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, Pompée, Rodogune. Avec le jugement des Savans à la suite de chaque pièce. A Oxford, Chez Jacques Fletcher, 1738. 2 vol. in-12.

Édition publiée par J.-G. Dupré, dont la signature se trouve au bas de la dédicace à la duchesse de Bedford.

668. LES CHEF-D'OEUVRES [sic] DE P. CORNEILLE. Savoir, Le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, Pompée, Rodogune. Avec le Jugement des Savans à la suite de chaque pièce. Nouvelle Édition. _A Oxford, Chez Jacques Fletcher_, M.DCC.XLVI [1746]. In-8 de 3 ff. prél. (y compris le titre imprimé sur un f. séparé) et 414 pp.

Le titre porte une petite gravure en taille-douce représentant un bâtiment d'Oxford et signée Cole Oxon sc. Les feuillets prélim. contiennent la dédicace de M. J.-G. Dupré et un Avis au Lecteur.

Vendu: 142 fr., mar. citr. (Derome), exempl. en grand papier, Renouard, 1854 (no 1519);--41 fr., mar. r. (Bradel), exemplaire en grand papier, Giraud, 1855 (no 1627).

669. LES CHEF-D'OEUVRES [sic] DRAMATIQUES DE Mrs CORNEILLE, avec le jugement des Savans à la fin de chaque pièce. _Oxford. S. n. et s. d. [vers 1750]._ 2 vol. in-8.

Réimpression des éditions précédentes avec l'addition de deux pièces de Th. Corneille.

Il existe des exemplaires tirés dans le format in-4.

670. LES CHEF-D'OEUVRES [sic] DRAMATIQUES DE Mrs CORNEILLE, avec le Jugement des Savans à la suite de chaque pièce. Nouvelle Édition. A Oxfort, 1770. 3 vol. in-8.

Les Jugemens des Savans ont été augmentés de divers extraits du Commentaire de Voltaire.

671. LES CHEF-D'OEUVRES [sic] DE PIERRE ET DE THOMAS CORNEILLE. Nouvelle édition augmentée des Notes et Commentaires de M. de Voltaire. A Paris, par la Compagnie des libraires associés, 1771. 3 vol. in-12.

672. LES CHEFS-D'OEUVRE DRAMATIQUES DE MESSIEURS CORNEILLE, avec le jugement des savans à la suite de chaque pièce. _A Rouen, chez Machuel, 1780._ 3 vol. in-12.

673. RECUEIL DES MEILLEURES PIÈCES DRAMATIQUES FAITES EN FRANCE DEPUIS ROTROU JUSQUA NOS JOURS, OU LE THÉATRE FRANÇOIS [publié par Delisle de Salles]. _Lyon, Joseph Sulpice Grabit, 1780-1781._ 8 vol. in-8.

Cette collection, restée inachevée, est précédée de l'Histoire de la Tragédie [par l'éditeur] et de l'Histoire du Théatre françois, depuis son origine jusqu'à Rotrou, par Fontenelle. Elle contient des pièces de Rotrou, Mairet, du Ryer, Tristan l'Hermite, Corneille, etc.

674. THÉATRE CHOISI DE P. CORNEILLE. A Paris, de l'imprimerie de Didot aîné, 1783. 2 vol. In-4.

675. CHEF-D'OEUVRES [sic] DRAMATIQUES DE P. ET T. CORNEILLE, avec le Jugement des Savans à la suite de chaque pièce. Oxford, 1783. 3 vol. in-12.

676. LES CHEF-D'OEUVRES [sic] DE PIERRE ET DE THOMAS CORNEILLE. Nouvelle Édition augmentée des Notes et Commentaires de M. de Voltaire. A Paris, par la Compagnie des libraires associés, 1785. 3 vol. in-12.

677. CHEF-D'OEUVRES [sic] DE P. CORNEILLE. Paris, 1785. 4 vol. in-18.

Petite Bibliothèque des Théâtres.

678. CHEF-D'OEUVRES [sic] DE P. CORNEILLE. A Londres, M.DCC.LXXXVI [1786]. 3 vol. in-24.

Édition publiée par Cazin.

679. CHEF-D'OEUVRES DE P. CORNEILLE. Berlin, Maurer, 1792-1793. 6 vol. in-12.

Collection d'auteurs classiques français, t. XI à XIII (chaque volume étant double).

680. THÉATRE DE PIERRE ET DE THOMAS CORNEILLE. Francfort-sur-le-Mein, H. Bechtold. S. d., 2 vol. in-16.

Bibliothèque des classiques français, livres CLXXV et CLXXVI.

681. CHEF-D'OEUVRES DE P. CORNEILLE. Édition stéréotype. _A Paris, chez Didot l'aîné et chez Firmin Didot, an VIII._ 3 vol. in-18.

T. Ier: 256 pp.--T. IIe: 318 pp.--T. IIIe: 315 pp.--On joint à cette édition les Chefs-d'oeuvre de T. Corneille en un vol, in-18 de 243 pp.

682. CHEF-D'OEUVRES [sic] DE P. ET TH. CORNEILLE. _A Paris, chez Deterville et Debray, [impr. Didot jeune]_, an IX-1800. 4 vol. in-18, sur papier carré fin d'Angoulême.

683. CHEFS-D'OEUVRE DE P. ET TH. CORNEILLE, avec les Remarques de Voltaire. Paris, Stéréotype d'Herhan, 1805. 5 vol. in-12.

684. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _A Paris, chez H. Nicolle, et chez A. Belin, [impr. Belin], 1812._ 4 vol. in-18 (6 fr.).

Les mêmes libraires ont publié, sous la même date, les Chefs-d'oeuvre de Th. Corneille, in-18.

685. CHEFS-D'OEUVRE DE P. [ET DE TH.] CORNEILLE. Édition stéréotype d'après le procédé de Firmin Didot. _Paris, P. Didot, et F. Didot, 1813._ In-18 (4 fr.).

Tiré à 1,600 exemplaires.

686. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. Paris, Menard et Raimond; Versailles, chez Lebel, 1813. 3 vol. in-12.

Répertoire général du Théâtre-Français, tomes I-III.

687. LES CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. Paris, P. Didot l'aîné, 1814. 3 vol. in-8.

Collection des meilleurs Ouvrages de la Langue française, dédiée aux amateurs de l'art typographique. Tomes XIII, XIV et XV.

Prix: 13 fr. 50;--papier fin: 22 fr. 50;--papier vélin: 45 fr.

688. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec les Commentaires de Voltaire et des Observations critiques sur ces Commentaires. Par M. Lepan. Seule édition où l'on trouve le véritable texte de Corneille et les changemens adoptés par la Comédie française; faite par souscription au profit de Mlle J. M. Corneille. Paris, Cordier, 1817. 5 vol. in-8 (30 fr.).

Ces trois volumes ont été tirés également dans le format in-12 sur papier plus commun (prix: 20 fr.).

Cette édition n'étant pas épuisée en 1826, l'éditeur dut en rajeunir les titres. Voy. le no 701.

689. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec les Commentaires de Voltaire. Paris, H. Nicolle, [impr. Egron], 1818. 5 vol. in-12.

Répertoire général du Théâtre français, composé des tragédies, des comédies et drames des auteurs du premier et du second ordre restés au Théâtre français, tomes I-V.

690. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. Paris, Dabo et Tremblay, [impr. Tremblay à Senlis], 1819. 4 vol. in-18 (6 fr.).

691. THÉATRE FRANÇAIS: RÉPERTOIRE COMPLET. P. CORNEILLE. Édition Touquet. A Paris, chez l'éditeur, rue de la Huchette, no 18, [impr. Belin], 1821-1822. 4 vol., pet. in-12.

692. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _Paris, Dabo, [impr. Tremblay], 1821._ 4 vol. in-18.

Répertoire général du Théâtre Français, composé des tragédies, comédies et drames des auteurs du premier et du second ordre, tomes I-IV.

693. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. Paris, Ménard et Desenne, [impr. Chaigneau], 1822. 4 vol. in-18 ou in-12, figg.

Bibliothèque française, 56e et 57e livraisons.

Les figures se composent d'un portrait de Corneille et de 12 figg., d'après Devéria, pour le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, la Mort de Pompée, le Menteur, Rodogune, Héraclius, Don Sanche, Sertorius, Nicomède et Psyché.

Les livraisons de cette collection, composées chacune de 2 volumes, ont été mises en vente au prix de 4 fr., format in-18, et de 5 fr., format in-12, pour les souscripteurs. Les non-souscripteurs ont payé 1 fr. de plus par volume. Les exemplaires en papier vélin ont été payés le double de ce prix.

694. OEUVRES CHOISIES DE P. CORNEILLE. _Paris, Lheureux, [impr. F. Didot], 1822 [-1823]._ 4 vol. in-8.

On joint à cette édition les Chefs-d'oeuvre de T. Corneille qui forment un 5e volume.

Prix de chaque volume: papier ordinaire, 5 fr.; papier d'Annonay, 7 fr.; papier vélin satiné, 11 fr.

695. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. Paris, Saintin, [impr. Crapelet], 1823. 3 vol. in-32 (5 fr.).

696. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. Paris, L. de Bure, [impr. Firmin Didot], 1824. 4 vol. In-32, portr.

Classiques français, ou Bibliothèque portative de l'Amateur.

T. I: 2 ff. prélim. et portrait; Vie de P. Corneille par Fontenelle, pp. (I)-XXV; Trois Discours concernant l'art dramatique, pp. (XXVII)-CLXXIII; Table des onze pièces considérées comme chefs-d'oeuvre, avec leur date, p. (CLXXV): Le Cid. Horace, pp. (1)-230; 1 f. de Table.--T. II: 2 ff. prélim.; Cinna, Polyeucte, le Menteur, pp. (l)-335.--T. III: 2 ff. prélim.; Pompée, Rodogune, Héraclius, pp. (1)-330; 1 f. de Table.--T. IV: 2 ff. prélim.; Don Sanche, Nicomède, Sertorius. pp. (l)-333; 1 f. de Table.

Jolie édition bien imprimée; on y joint les _Chefs-d'oeuvre de T. Corneille_, in-12 de 2 ff. prélim. et 347 pp., contenant: Ariane, le Comte d'Essex, le Festin de pierre.

697. CHEFS-D'OEUVRE DRAMATIQUES DE P. CORNEILLE. _Paris, Ladrange, Guibert, Lheureux et Verdière, [impr. J. Didot l'aîné], 1824._ 4 vol. in-18.

Répertoire du Théâtre-Français, tomes I-IV.

698. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec les observations des anciens commentateurs et de nouvelles remarques. Par MM. Ch. Nodier et P. Lepeintre. Paris, chez Mme Dabo Butschert, [impr. F. Didot], 1824, [-1825]. 2 vol. in-8.

Bibliothèque dramatique, ou Répertoire universel du Théâtre-François. Première série, tomes I et II.

Prix du volume: papier ordinaire, 8 fr. 50; grand raisin vélin, 20 fr.

Le tome Ier contient un portrait de Corneille et un fac-simile de son écriture.

699. CHOIX DES TRAGÉDIES DE CORNEILLE, suivi de notes, précédé d'un essai sur les progrès de la littérature dramatique, par Ventouillac. Londres, 1824. 2 vol. in-12.

700. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE CORNEILLE, avec les Examens de Voltaire et de Laharpe, précédés de sa Vie par Fontenelle et de son Éloge par Gaillard. Paris, Sautelet. [impr. Pinard], 1825 [-1826]. 2 vol. in-8.

Un 3e volume contient les Chefs-d'oeuvre de Thomas Corneille.

701. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE CORNEILLE, avec ses Préfaces, les Examens qu'il a faits sur ses pièces et ses trois Discours sur le poëme dramatique; accompagnés des Commentaires de Voltaire, etc. Seule édition où se trouve l'indication des changemens adoptés par la Comédie Française. Paris, chez l'éditeur [M. Lepan], Cour du commerce, [impr. Tilliard], 1826. 5 vol. in-12.

Édition de 1817, avec un nouveau titre. Voy. le no 688.

702. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE ET THOMAS CORNEILLE, avec les notes de tous les commentateurs. _Paris, Charles Béchet, quai des Augustin no 57, [impr. Fournier], 1827._ In-8.

703. OEUVRES DE PIERRE ET DE THOMAS CORNEILLE. Nouvelle édition. _Paris, Baudouin frères, rue de Vaugirard, no 17, [impr. Rignoux], 1827._ 2 vol. in-24.

Collection du Répertoire du Théâtre-Français.

704. OEUVRES DE P. CORNEILLE. Paris, Dufour et compagnie, rue du Paon no 1, [impr. J. Didot aîné], 1827. 4 vol. in-48.

Collection des Classiques en miniature.

705. CHEFS-D'OEUVRE DE CORNEILLE, suivis de notes et précédés d'une notice sur la vie et les ouvrages de l'auteur, par L. T. Ventouillac. Londres, S. Low, 1827. 2 vol. in-18.

Choix des Classiques français.

706. OEUVRES CHOISIES DE P. CORNEILLE. _Paris, Emler frères, [impr. Fournier], 1829._ 4 vol. in-8.

707. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE CORNEILLE. _Paris, Lecointe, quai des Augustins no 49, [impr. Lachevardière]_, 1830, 4 vol. in-18.

Nouvelle bibliothèque des Classiques français.

708. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. Paris, Hiard, rue Saint-Jacques no 156, [impr. Marchand-Dubreuil], 1831. 4 vol. in-18.

Bibliothèque des Amis des lettres, livr. 98-101.

709. OEUVRES CHOISIES DE P. CORNEILLE. Paris, Treuttel et Würtz, [impr. Herhan], 1831. 4 vol. in-8.

Nouvelle Bibliothèque classique.

710. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, revus sur les dernières éditions originales, précédés de l'éloge de P. Corneille, par Victorin Fabre, et augmentés de l'analyse et du choix des meilleurs morceaux extraits des Poésies, des Psaumes et de la traduction de l'Imitation de Jésus-Christ, par M. H. Le Corney. Paris, Pourrat frères, rue des Petits Augustins, no 5, [impr. Rignoux], 1832. 5 vol. in-8.

711. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, revus sur les dernières éditions originales et précédés d'une notice sur sa vie et ses ouvrages. Paris, Roger, rue de Seine no 10, [impr. Rignoux]. 1834-1835. 69 livraisons in-8.

Cette publication avait été annoncée comme devant être complète en 45 ou 50 livraisons, au prix de 25 c.

712. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. Paris, Poussielgue, 1836. 4 vol. in-32.

713. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE. _Paris, Pougin, quai des Augustins, no 49, [impr. Leboyer, à Lagny], 1837._ 4 vol. in-18.

714. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE ET THOMAS CORNEILLE, précédés d'une notice par Fontenelle, enrichis de préfaces et notes par Voltaire. Paris, Desbleds, rue des Grands-Augustins, no 26, [impr. Saintin], 1838. 5 vol. in-18.

715. CHEFS-D'[OE]UVRE DRAMATIQUES DE P. CORNEILLE, SUIVIS DES [OE]UVRES CHOISIES DE TH. CORNEILLE. Paris, Lefevre, [impr. Everat], 1839. In-12 (3 fr. 50).

716. CHEFS-D'OEUVRE DE P. ET TH. CORNEILLE. Paris, Locquin, rue Notre-Dame des Victoires, no 16, 1842. 5 vol. in-12 (2 fr.).

717. THÉATRE DE PIERRE ET DE THOMAS CORNEILLE, avec notes et commentaires. Paris, F. Didot, 1842. 2 vol. in-12 (6 fr.).

718. THÉATRE CLASSIQUE; contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte de P. Corneille, le Misanthrope de Molière, Britannicus, Esther, Athalie de J. Racine, avec les préfaces des auteurs, les examens de Corneille, les variantes, le texte des imitations et un choix de notes de tous les commentateurs. _Paris, Dezobry et Magdeleine, [impr. Hennuyer aux Batignolles], 1844._ In-18.

719. OEUVRES DE P. ET TH. CORNEILLE, précédées de la Vie de Pierre Corneille par Fontanelle et des Discours sur la poésie dramatique. Nouvelle édition. _Paris, Furne, rue Saint-André des Arts, no 55, [impr. Fournier], 1844._ In-8.

Ce recueil contient 17 pièces et quelques poésies.

720. CHEFS-D'OEUVRE DRAMATIQUES DE P. CORNEILLE, avec les notes de tous les commentateurs. Troisième édition. _Paris, Lefèvre, [impr. Lacrampe], 1844-1845._ 3 vol. in-18.

721. THÉATRE CLASSIQUE, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte de P. Corneille; le Misanthrope de Molière; Britannicus, Esther, Athalie de Racine. _Paris, Dezobry et Magdeleine, [impr. Hennuyer], 1845._ In-18.

722. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec notes et commentaires. Paris, F. Didot, rue Jacob, 56, 1846. In-16, portr.

723. BIBLIOTHÈQUE FRANÇAISE DU BACCALAURÉAT ÈS-LETTRES, à l'usage des aspirants. Poëtes dramatiques. Tome I. Corneille: Le Cid, Polyeucte. Racine: Britannicus. Paris, Boulet, rue Basse du Rempart, 64, [impr. Dondey-Dupré], 1846. In-18.

724. OEUVRES DE PIERRE ET THOMAS CORNEILLE. Nouvelle édition. _A Paris, chez Mme veuve Desbleds, rue des Grands Augustins, [impr. Giroux, à Saint-Denis du Port], 1846._ In-18.

La couverture porte: Collection européenne et le nom du libraire Béchet.

725. OEUVRES DE J. RACINE ET DE P. ET T. CORNEILLE. Nouvelle édition. _A Paris, chez Lecou, rue du Bouloi, 10, [impr. Bailly], 1847._ Gr. in-8, à 2 colonnes.

Cette édition, à laquelle on a substitué un titre au nom d'Eugène Victor et Penaud frères, rue du Faubourg-Montmartre, 10, a été donnée en prime gratis aux deux mille premiers souscripteurs des publications de ces éditeurs.

726. THÉATRE CHOISI DE CORNEILLE, avec une notice biographique et littéraire et des notes par M. Géruzez. _Paris, Hachette, [impr. Crapelet], 1848._ In-12.

727. THÉATRE CLASSIQUE, contenant le Cid, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de Molière, avec les préfaces des auteurs, les examens de Corneille, les variantes, les principales imitations et un choix de notes. Nouvelle édition revue sur les meilleurs textes par un professeur de l'académie de Paris. Paris, L. Hachette, [impr. Panckoucke], 1848. In-12 (2 fr. 50).

728. OEUVRES DE J. RACINE ET DE P. ET T. CORNEILLE. Nouvelle édition. Paris, Penaud frères, 1851. In-8 (12 fr. 50).

Édition publiée par Lecou en 1847 (no 725), à laquelle on a mis un nouveau titre.

729. CINNA, POLYEUCTE, LE MENTEUR, POMPÉE, RODOGUNE, HÉRACLIUS, NICOMÈDE, DON SANCHE, SERTORIUS, par P. Corneille. _Paris, Barba, [impr. Plon], 1852._ In-4, à 2 col.

Panthéon populaire illustré. Chaque pièce a une pagination séparée.

730. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec une histoire abrégée du Théâtre-Français, une biographie de l'auteur et un choix de notes de divers commentateurs; par M. D. Saucié. Nouvelle édition. Tours, A Mame, 1853. In-8.

Bibliothèque de la jeunesse chrétienne.

731. OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvrages, par Fontenelle. _Paris, Furne, [impr. Claye], 1853._ In-8 de 2 ff., XII-758 pp. et 1 f.; portr. et figg. (7 fr.).

Nouvelle Collection de classiques français, comprenant les chefs-d'oeuvre littéraires du XVIIe siècle.

Ce choix contient 11 pièces précédées chacune d'une figure d'après Bayalos.

732. THÉATRE CLASSIQUE, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de Molière; avec les préfaces des auteurs, les examens de Corneille, les variantes et les principales imitations, et annoté par Ad. Regnier. Paris, L. Hachette, [impr. Lahure], 1853. In-12.

733. OEUVRES DE P. CORNEILLE, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvrages, par Julien Lemer. _Paris, Ad. Delahays, [impr. Raçon], 1855._ 2 vol. in-18 (6 fr.).

Édition publiée en 1854.

734. OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvrages, par Fontenelle. _Paris, Furne, [impr. Claye], 1857._ Gr. in-8, figg.

Réimpression sur clichés exécutée en 1856. Voy. le no 731.

735. OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvrages, par Julien Lemer. _Paris, Delahays, [impr. Raçon], 1857._ 2 vol. in-18.

Bibliothèque d'un homme de goût.--Réimpression sur clichés. Voy. le no 733.

736. THÉATRE CHOISI DE CORNEILLE. Édition classique, précédée d'une notice littéraire, par F. Estienne [Léon Feugère]. Paris, Jules Delalain, 1857. In-24 de 456 pp. (1 fr. 75).

737. OEUVRES DE P. ET TH. CORNEILLE, précédées de la vie de Pierre Corneille, par Fontenelle et des discours sur la poésie dramatique. Nouvelle édition illustrée de douze gravures sur acier. Paris, Garnier frères, [impr. Raçon], 1857. Gr. in-8 à 2 col. (12 fr. 50).

738. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec une histoire abrégée du Théâtre-Français, une biographie de l'auteur et un choix de notes de divers commentateurs; par D. Saucié, agrégé de l'université, professeur de rhétorique au lycée de Tours. Tours, Mame et Cie, 1858. In-8 de 383 pp. et 4 figg.

Bibliothèque de la jeunesse chrétienne.--Réimpression sur clichés. Voy. le no 730.

739. THÉATRE DE CORNEILLE. Nouvelle édition. _Paris, Garnier frères, [impr. Raçon, 1858]._ In-18 jésus de 507 pp.

740. CHEFS-D'OEUVRE DE CORNEILLE, avec une histoire abrégée du Théâtre-Français, une biographie de l'auteur et un choix de notes de divers commentateurs; par M. D. Saucié, professeur de rhétorique. Nouvelle Édition. _Tours, imprimerie et librairie Mame et Cie, 1860._ In-8 de 383 pp. et 4 figg.

Bibliothèque de la jeunesse chrétienne.--Réimpression sur clichés. Voy. le no 730.

741. OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvrages, par Fontenelle. _Paris, Furne et Cie, [impr. Claye], 1861._ In-8, portr. et figg. (7 fr.).

Nouvelle collection des classiques français.--Réimpression sur clichés. Voy. le no 731.

742. OEUVRES DE P. ET TH. CORNEILLE, précédées de la vie de P. Corneille, par Fontenelle, et des discours sur la poésie dramatique. Nouvelle édition illustrée de douze gravures sur acier. Paris, Garnier, [impr. Raçon], 1861. Gr. in-8 de 535 pp. à 2 col. (12 fr. 50).

Réimpression faite sur clichés. Voy. le no 737.

743. OEUVRES CHOISIS DE P. CORNEILLE. Nouvelle édition, revue. Paris, Vermot, [impr. Raçon], 1863. In-8 de 250 pp.

744. CHEFS-D'OEUVRE DE CORNEILLE, avec une histoire abrégée du Théâtre-Français, une biographie de l'auteur et un choix de notes de divers commentateurs; par D. Saucié, professeur agrégé. Nouvelle édition. Tours, Mame et Cie, 1863. In-8 de 383 pp. et 4 figg.

Bibliothèque de la jeunesse chrétienne.--Réimpression sur clichés. Voy. le no 730.

745. CHEFS D'OEUVRE DE CORNEILLE. Le Cid, Cinna, Horace, Polyeucte, le Menteur. Paris, Hachette, [impr. Lahure], 1865. In-18 jésus de VII-339 pp.

746. CHEFS D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, précédés de la vie de Pierre Corneille, par Fontenelle. Paris, Ducrocq, [impr. Moulin, à Saint-Denis], 1865. In-8 de 440 pp. (3 fr. 50).

Bibliothèque des Lycées et Colléges.

747. THÉATRE CHOISI DE CORNEILLE, avec une notice biographique et littéraire et des notes, par E. Géruzez. _Paris, Hachette, [impr. Lahure], 1865._ In-12 de LXXXVIII et 525 pp. (2 fr. 50).

748. THÉATRE DE CORNEILLE. Nouvelle édition collationnée sur la dernière édition publiée du vivant de l'auteur. _Paris, Garnier, [impr. Lainé], 1865._ In-18 de 507 pp.

Réimpression sur clichés. Voy. le no 739.

749. OEUVRES DE PIERRE ET THOMAS CORNEILLE, précédées de la Vie de Pierre Corneille, par Fontenelle, et des Discours sur la poésie dramatique. Nouvelle édition illustrée de 12 gravures sur acier. Paris, Garnier frères, [impr. Raçon], 1865. Gr. in-8, à 2 col. (12 fr. 50).

Réimpression faite sur clichés. Voy. le no 737.

750. OEUVRES CHOISIES DE PIERRE CORNEILLE. Nouvelle édition. Paris, Vermot et Cie, [impr. Divry et Cie], 1867. In-8 de IV et 220 pp., portr.

Réimpression faite sur clichés. Voy. le no 743.

751. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE CORNEILLE. Paris, Marpon, [impr. Dubuisson], 1867. 2 vol. in-32 (0 fr. 50).

Bibliothèque nationale.

T. Ier: Le Cid, Horace (191 pp.).--T. IIe: Cinna, Polyeucte (177 pp.).

752. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec une histoire abrégée du Théâtre-Français, une biographie de l'auteur et un choix de notes de divers commentateurs, par D. Saucié, professeur de rhétorique. Nouvelle édition. Tours, Mame et fils, 1867. In-8 de 383 pp. et 4 figg.

Bibliothèque de la jeunesse chrétienne.--Réimpression sur clichés. Voy. le no 730.

753. OEUVRES CHOISIES DE CORNEILLE. Nouvelle édition revue. Paris, Vermot, [impr. Blot], 1868. In-8 de IV et 220 pp., portr.

Réimpression faite sur clichés. Voy. le no 743.

754. CHEFS-D'OEUVRE DE PIERRE CORNEILLE. Le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, le Menteur. _Paris, Hachette, [impr. Toinon et Cie, à Saint-Germain], 1868._ In-18 jésus de VII et 339 pp.

Réimpression faite sur clichés. Voy. le no 745.

755. THÉATRE DE PIERRE ET DE THOMAS CORNEILLE, avec notes et commentaires. Paris, librairie de Firmin Didot frères, fils et Cie, 1868. 2 vol. in-12, portr. (6 fr.).

T. Ier: 2 ff., portr., 560 pp. et 2 ff. blancs.--T. IIe: 2 ff. et 552 pp.

Cette édition stéréotypée contient 12 pièces de P. Corneille, plus le Comte d'Essex et le Festin de pierre de Th. Corneille. Le portrait est une gravure sur bois fort grossière.

756. OEUVRES CHOUSIES DE CORNEILLE. Nouvelle édition revue. Paris, A. Rigaud, [impr. Rochette], 1869. In-8, portr.

Édition imprimée sur les clichés de Vermot (no 743).

757. THÉATRE CHOISI DE CORNEILLE. Édition classique précédée d'une notice littéraire, par F. Estienne [L. Feugère]. _Paris, Jules Delalain, 1870._ In-18 de XV et 416 pp. (1 fr 75).

758. THÉATRE DE CORNEILLE. Nouvelle édition, collationnée sur la dernière édition publiée du vivant de l'auteur. Paris, Garnier frères, [impr. Lainé], 1870. Gr. in-18 de 507 pp. (3 fr.)

Édition tirée sur clichés. Voy. le no 737.

759. CHEFS D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, avec une histoire abrégée du Théâtre-Français, une biographie de l'auteur et un choix de notes de divers commentateurs; par M. D. Saucié, professeur de rhétorique au lycée de Tours. Nouvelle édition. Tours, Mame et Cie, 1870. In-8 de 383 pp. et 4 figg.

Bibliothèque de la jeunesse chrétienne.--Réimpression sur clichés. Voy. le no 730.

760. THÉATRE CHOISI DE CORNEILLE, avec une notice biographique et littéraire et des notes, par E. Géruzez. _Paris, Hachette, [impr. Lahure], 1872._ In-18 jésus de LXXXVIII et 525 pp. (2 fr. 50.)

Réimpression sur clichés. Voy. le no 747.

761. OEUVRES CHOISIES DE P. CORNEILLE. Nouvelle édition, revue. Paris, Rigaud, [impr. Martinet], 1873. In-8 de IV et 220 pp.

Édition tirée sur clichés (voy. les nos 743 et 756). Un autre tirage porte la date de 1874.

762. CHEFS-D'OEUVRE DE P. CORNEILLE, précédés d'une notice sur l'auteur. Nouvelle édition. Limoges, E. Ardant, 1874. Corneille In-8 de 232 pp., figg.

763. OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE, précédées d'une notice sur sa vie et ses oeuvres, par Fontenelle. _Paris, Furne, Jouvet et Ce, 1875._ In-8.

Réimpression exécutée sur les clichés de Furne (no 731). La couverture imprimée porte seule la date.

XII.--ÉDITIONS DES OUVRAGES DE PIÉTÉ DE CORNEILLE

PUBLIÉES DEPUIS SA MORT JUSQU'A NOS JOURS.

I

764. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite et paraphrasée en Vers François, par P. Corneille. A Lyon, 1693. In-12.

765. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite et paraphrasée en Vers François par P. Corneille, Conseiller du Roi. Édition nouvelle Retouchée par l'Auteur avant sa mort. A Brusselle, Chez François Foppens, au S. Esprit. M.DCC.IV [1704]. In-12 de xxiij pp. prélim. (y compris une 1re fig., tirée à part et ne faisant pas partie du premier cahier), 1 f. pour la figure du premier livre, 440 pp. et 4 ff. pour la Table, avec 5 figg. en tout.

Titre rouge et noir. Les figures qui précèdent chaque livre ne rentrent pas dans la pagination.

Au verso du dernier feuillet se trouve un extrait du privilége donné par Philippe IV à Foppens, le 24 décembre 1663, avec mention de son renouvellement le 11 octobre 1690, et cette autre mention: «Le 20. Octobre 1703, ce Privilege a encore été renouvellé pour neuf ans sous le Regne du Roi Philippe V.»

766. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite et paraphrasée en Vers François par P. Corneille. A Paris, Chez David; [ou Chez Charpentier; ou Chez Osmont]. M.DCC.XV [1715], In-12.

767. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite et paraphrasée en vers François. Par P. Corneille, Conseiller du Roy. Édition nouvelle, Retouchée par l'Auteur avant sa mort. _A Bruxelles, Chez François Foppens, Libraire._ M.DCC.XV [1715]. Avec Privilege de Sa Majesté. In-12 de xxiij pp. (y compris la 1re fig. qui ne fait pas partie des cahiers prélim.), 1 f. contenant la fig. pour le 1er livre, 440 pp., 4 ff. pour la Table et l'Extrait du Privilege, avec 5 figg. en tout.

Titre rouge et noir.

L'exemplaire de cette édition que nous avons vu à la bibliothèque de l'Arsenal contient, avant les feuillets de Table, un cahier de 4 ff., paginé de 1 à 8 et signé d'un astérisque, où se trouvent des Traductions nouvelles de quelques Psaumes et une Paraphrase nouvelle de l'Oraison dominicale.

768. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite et paraphrasée en Vers François, par P. Corneille. A Nancy, Chez Abel Denys Cusson, 1745. In-4.

L'éditeur a placé à la suite de l'Imitation la plus grande partie des oeuvres spirituelles de Corneille, ses traductions de l'Office de la Vierge, des Sept Psaumes de la Pénitence, des Vêpres du Dimanche, des Hymnes du Bréviaire romain et des Louanges de la Sainte-Vierge, mais il a retranché les Instructions chrestiennes tirées de l'Imitation et les Prières chrestiennes. Il s'est en outre permis un grand nombre de changements, sur la foi d'un exemplaire, que le hasard lui avait fourni. Cet exemplaire portait des corrections manuscrites qu'il croyait pouvoir attribuer à Corneille lui-même.

769. IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite et paraphrasée en Vers François. Par Mr Pierre Corneille, de l'Académie Françoise. A Bruxelles, Chez François Foppens, Libraire. M.DCC.L [1750]. In-12 de 12 ff., 440 pp. et 4 ff. pour la Table.

Édition imprimée en France, probablement à Paris. Titre rouge et noir. Il en existe des exemplaires avec la date de 1751.

770. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite et paraphrasée en Vers François, par Pierre Corneille, Conseiller du Roy. Édition nouvelle, Retouchée par l'Auteur avant sa mort. A Paris, Chez David...; [ou Chez la Veuve Gandouin, Quai des Augustins; ou Chez la Veuve Brocas & Aumont, rue Saint-Jacques;--impr. de Lebreton, imprimeur ordinaire du Roi]. M.DCC.LI [1751]. Avec Approbation et Privilege du Roy. In-12 de 12 ff., 545 pp. et 3 ff. pour la Table, plus 5 figg. de Pocquet.

Le privilége, dont nous trouvons le texte dans les feuillets prélim., est accordé pour dix ans à Michel-Étienne David, à la date du 13 novembre 1744. C'est un privilége général analogue à celui que nous avons déjà signalé (no 634).

Les figures sont copiées sur celles de l'édition de 1656, in-4.

771. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite en vers, par P. Corneille. A Paris, Chez David, 1799. In-12.

772. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite en vers par P. Corneille. Berne, Société typographique, 1800. In-12.

L'Imitation fut en outre réimprimée dans les OEuvres de Corneille publiées en 1802, par Palissot (no 644); en 1817, par Renouard (no 645); en 1821, par Janet et Cotelle (no 646); en 1824, par Lefèvre (no 647).

773. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST. Texte latin suivi de la traduction de P. Corneille. Paris, _Imprimerie impériale, 1855._ Gr. in-fol., figg.

«En 1640, l'Imprimerie royale inaugurait sa fondation par une édition de l'Imitation commandée par Richelieu. En 1855, le même établissement voulut, à l'occasion de l'Exposition universelle, produire une oeuvre typographique monumentale, en publiant une autre édition du même ouvrage, dans laquelle l'ornementation unirait la richesse des détails à la sévérité du style. L'édition de 1640 est sans doute un beau livre, mais celle de 1855 est unique sous le rapport typographique: elle présente, en effet, une nouvelle phase des impressions en or et en couleurs. Ici, ce ne sont plus des encadrements se répétant à chaque page, mais des têtes de livres ou de chapitres, et des lettres ornées conservant la même physionomie, tout en offrant une constante diversité.

«Les ornements du texte, imprimés en or et en couleurs, comprennent un faux-titre général, un titre avec figures en miniature, quatre faux-titres, quatre têtes de livre, cent dix têtes de chapitre, soixante petites vignettes, trois cents lettres ornées et cinquante-six culs-de-lampe.

«A l'impression, les faux-titres, les têtes de livre et les têtes de chapitre ont donné lieu à sept tirages; chacune des autres pages à six, l'encadrement du titre à huit, et les huit petites miniatures à vingt-quatre. Ces miniatures avaient offert à la décomposition trente teintes différentes.»

Ainsi s'exprime le rédacteur de la Bibliographie de la France au sujet de ce volume dû au faste impérial. Nous sommes loin, quant à nous, de partager son admiration pour cet ouvrage somptueux. Tout en admirant la perfection des procédés mécaniques employés aujourd'hui, nous trouvons que la décoration du volume ne s'harmonise pas avec l'impression du texte. Nous ne comprenons pas, du reste, que l'on veuille appliquer la chromolithographie à la décoration des livres. Excellente pour reproduire des antiquités, des objets d'art, des dessins d'étoffe, etc., elle nous paraît impuissante à reproduire les enluminures des vieux manuscrits. Les couleurs sont sans relief, l'or sans éclat, le dessin sans vigueur; l'ensemble est lourd et cotonneux; aussi les amateurs sérieux ont-ils toujours repoussé ce genre d'images.

Le volume sorti des presses de l'Imprimerie impériale n'a été tiré qu'à 103 exemplaires numérotés, dont 73 ont été donnés en cadeau par Napoléon III. Nous n'essayerons pas de calculer ce que chaque exemplaire a coûté; il est probable que les prix auxquels l'Imitation se vend aujourd'hui ne représentent que les frais de publication. Un exemplaire relié en mar. r., doublé de vél. blanc, est cependant coté 3,000 fr. (Catalogue Fontaine, 1875).

774. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite et paraphrasée en vers français par P. Corneille. Nouvelle édition, accompagnée du texte, collationnée sur les éditions originales et augmentée de toutes les variantes, de lettres de Corneille et d'une préface nouvelle, par Alex. de Saint-Albin. Paris, J. Lecoffre, [impr. Raçon], 1856. In-18.

775. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite et paraphrasée en vers français par P. Corneille. A Paris, chez Techener, place du Louvre, 20, [impr. Didot], 1856. In-8.

Tirage à part des OEuvres complètes de P. Corneille, édition de 1855 (voy. le no 655) avec le texte latin et les lettres de Corneille au P. Boulart.

776. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite et paraphrasée en vers françois par P. Corneille. Paris, J. Gay, 1862. In-12.

777. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite et paraphrasée en vers français par P. Corneille. Nouvelle édition revue sur les plus anciennes impressions par M. Ch. Marty-Laveaux. Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, [impr. Lahure], 1862. In-8.

Tirage à part à un seul exemplaire du t. VIIIe des OEuvres de P. Corneille publiées par M. Marty-Laveaux. Cet exemplaire a été offert par les éditeurs à M. l'abbé Delaunay, ancien curé de Saint-Étienne du Mont, qui avait coopéré à la publication du volume.

778. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, traduite et paraphrasée par P. Corneille. Paris, Librairie L. Hachette et Cie, 1867. In-16.

II

779. HEURES CONTENANT L'OFFICE DE LA VIERGE, LES SEPT PSEAUMES PENITENTIAUX, LES VESPRES & COMPLIES DU DIMANCHE. Le tout traduit en François, tant en Vers qu'en Prose, avec tous les Hymnes du Bréviaire Romain, mis aussi en Vers François, Et des Instructions et Prieres Chrestiennes, tirées du Livre de l'Imitation de Jésus-Christ. Par P. Corneille. A Paris, Chez Claude Blageart, Court-Neuve du Palais, au Dauphin. M.DC.LXXXV [1685]. Avec Approbation, & Privilege du Roy. In-12 de 8 ff., 528 pp. et 2 ff.

Collation des feuillets prélim.: titre;--1 f. d'Errata;--5 pp. pour l'épître A la Reine;--5 pp. de Prières pour le Roi, la Reine et le Dauphin;--1 f. pour les Approbations.

Le privilége occupe les deux derniers feuillets. Il se termine par un rappel de la cession faite par Corneille à Jolly, de Luyne et Billaine, et de l'achevé d'imprimer du «15. jour de Janvier mil six cens septante.»

780. HEURES CONTENANT L'OFFICE DE LA VIERGE, LES SEPT PSEAUMES PENITENTIAUX, LES VESPRES & COMPLIES DU DIMANCHE. Le tout traduit en François, tant en Vers qu'en Prose, avec tous les hymnes du Bréviaire Romain, mis aussi en Vers François, Et des Instructions et Prieres Chrestiennes, tirées du Livre de l'Imitation de Jésus-Christ. Par P. Corneille. A Paris, Chez Jean Guignard. M.DC.LXXXXVIII [1698]. In-12.

XIII.--EXTRAITS DES OUVRAGES DE CORNEILLE.

I.--EXTRAITS DES OUVRAGES DE CORNEILLE EN GÉNÉRAL.

781. LA FLEUR DES CHANSONS AMOUREUSES DE CE TEMPS. A Rouen, chez Adrien de Launay. S. d. [vers 1640], in-12.

On y trouve, p. 7, la chanson:

Si je perds bien des maistresses, J'en fais encor plus souvent....

782. NOVVEAU RECVEIL || de || Chansons || et Airs de Covr|| pour se diuertir agreablement. || _A Paris || Chez Marin Leché, au pre- || mier Pillier de la grand'Salle du || Palais au Soleil d'Or._ || 1656. || Auec Permission. In-12 de 163 pp., y compris le titre.

Ce recueil, très-incorrectement imprimé, mais rare et curieux, contient, pp. 51 sq., l'Air chanté aux grandes Machines d'Andromede à la gloire de nostre Monarque, fragment extrait de l'Andromède de Corneille, vers 75-89.

783. RECUEIL || DE POESIES || CHRESTIENNES || ET || DIVERSES. || Dedié à Monseigneur le Prince || de Conty. || Par M. de la Fontaine. || A Paris, || Chez Pierre le Petit, Imprimeur & Libr. || ordinaire du Roy, rue saint Jacques || à la Croix d'or. || M.DC.LXXI [1671]. || Avec Privilege de Sa Majesté. 3 vol. in-12.

[Tome I.]: frontispice gravé représentant un autel sur lequel s'appuient deux grandes figures: la Religion et la Charité; un cartouche placé au centre porte ces mots: Poesies chrestiennes; en bas l'adresse de P. le Petit;--titre imprimé;--1 f. pour l'Epistre «A Monseigneur le Prince de Conty»;--8 ff. pour la Préface et l'Avertissement;--1 f. pour le Privilége;--5 ff. pour la Table; ensemble 17 ff. et 418 pp.

Tome II.: frontispice gravé représentant un cartouche surmonté d'une lyre et soutenu par Apollon et par la Renommée; on lit au centre: Poesies diverses, et, en bas, l'adresse du libraire;--titre imprimé;--5 ff. pour la Table;--424 pp.;--4 ff. pour l'Extrait des endroits changez dans les Ouvrages de M. de Malherbe et le Privilége.

Tome III.: frontispice gravé représentant un cartouche dans lequel on lit: Poesies Diverses; en bas l'adresse de P. le Petit et la date de 1663, qui montre que la planche avait servi pour une publication antérieure;--titre imprimé;--3 ff. pour la Table et 368 pp.

Le privilége, daté du 20 janvier 1669, porte ce qui suit: «Nostre cher et bien amé Pierre le Petit nostre Imprimeur ordinaire, nous a fait remonstrer qu'il luy a esté mis entre les mains par Lucile Helie de Breves, un livre intitulé Recueil de Poesies Chrestiennes et Diverses, etc., à ces causes desirant favorablement traiter l'Exposant, considerant qu'il a plus de droit qu'aucun autre Libraire d'imprimer ledit Recueil, d'autant que la plus grande partie des pieces dont il est composé ont déjà esté imprimées par luy avec nostre permission; et que les autres pieces que l'Auteur a tirées de divers ouvrages pour perfectionner ledit Recueil, sont en si petit nombre qu'elles ne peuvent faire aucun tort aux Livres dont elles sont prises, puis qu'il l'a fait de concert avec les Auteurs vivans; et que les pieces qui s'y rencontrent des Auteurs qui sont morts ne prejudicient à personne, la pluspart des Privileges des Livres dont elles sont tirées estant expirez: Et de plus qu'il y a quantité de pieces nouvelles qui n'ont point encore veu le jour, lesquelles font une des principales parties dudit Recueil...» Le privilége est en conséquence accordé pour sept ans à P. le Petit. On lit à la fin: Achevé d'imprimer pour la premiere fois le vingtiéme jour de Decembre 1670.

On voit, par l'extrait qui précède, que La Fontaine n'eut d'autre part à la publication de ce recueil que la préface et la dédicace qu'il y ajouta.

Les extraits de Corneille sont contenus dans le t. IIIe; en voici la liste:

Pages.

Remerciment à M. le Cardinal Mazarin 87

Remercîment presenté au Roy 89

La Poésie à la Peinture. En faveur de l'Académie des Peintres illustres 93

Traduction de l'Epigramme latine de M. de Montmor 96

Excuse à Ariste 97

Endroits choisis de ses pieces de theatre.

Conqueste de la Toison d'Or 100

Le Cid. Chimene fait le recit de la mort de son pere 101

Horace. Apostrophe de Sabine à Rome 102

Entretien d'Horace et de Curiace nommez pour se battre 103

Adieu de Curiace au vieil Horace 105

Douleur du vieil Horace sur le faux bruit de la fuite de son fils ibid.

Cinna. Peinture du Triumvirat. Cinna fait le récit de sa conjuration. 107

Auguste veut se démettre de l'Empire 109

Entretien d'Auguste et de Cinna, tiré de Seneque 110

Polyeucte. Songe de Pauline 113

Entretien de Polyeucte et de Nearque 114

Entretien de Polyeucte avec sa femme 116

Belle peinture des premiers Chrestiens 121

Pompée. Teste de Pompée presentée à Cesar ibid.

Heraclius. Misere des Tyrans 122

Plainte de Phocas qui ne peut reconnoistre son fils ibid.

Nicomede. Les trop grands services sont des reproches 123

784. RECUEIL || DE POËSIES || CHRÊTIENNES || ET || DIVERSES. || Dedié à Monseigneur le Prince || de Conty. || Par M. de la Fontaine. || A Paris, || Chez Jean Couterot, rue S. Jacques, || à l'Image Saint Pierre. || M.DC.LXXIX [1679]. || Avec Privilege de Sa Majesté. 3 vol. in-12.

[Tome I.]: frontispice gravé, 16 ff. et 424 pp.--On lit à la fin: Permis d'imprimer. Fait ce 20. Décembre 1678. DE LA REYNIE.

Tome II.: frontispice gravé; 6 ff.; 424 pp. et 4 ff.

Tome III.: frontispice gravé; 4 ff. et 368 pp.

Cette édition est la même que la précédente, dont elle ne se distingue que par un détail. Les titres ont été refaits, et l'on a ajouté au t. Ier 6 pp. cotées 419-424, qui contiennent des Stances chrétiennes de l'abbé Testu sur divers passages de l'Écriture sainte et des Pères.

785. RECUEIL || DE POËSIES || CHRÊTIENNES || ET || DIVERSES. || Dedié à Monseigneur le Prince || de Conty. || Par M. de la Fontaine. || A Paris, || Chez Jean Couterot, rue S. Jacques, || à l'Image saint Pierre. || M.DC.LXXXII [1682]. || Avec Privilege de Sa Majesté. 3 vol. in-12.

Ces trois volumes ne se distinguent des précédents que par le rajeunissement du titre. Les feuillets complémentaires du t. Ier sont en tout semblables à ceux que nous avons décrits sous le no 784.

786. CHOIX DE POESIES MORALES ET CHRÉTIENNES DES POETES DE NOS JOURS, dédié à Monseigneur le Duc d'Orléans, Premier Prince du sang [par Claude Le Fort de la Morinière]. A Paris, Chez Bruassin, 1740. 3 vol. in-8.

Les extraits de Corneille remplissent la moitié du livre cinquième, pp. 214-244.

787. ESPRIT DU GRAND CORNEILLE, extrait de ses oeuvres dramatiques, dédié à M. de Voltaire, [par Charlier]. _Bouillon, 1773._ 2 vol. in-8.

788. LEÇONS FRANÇAISES DE LITTÉRATURE ET DE MORALE, ou RECUEIL EN PROSE ET EN VERS DES PLUS BEAUX MORCEAUX DE NOTRE LANGUE, par MM. Noël et Delaplace. Vingt-septième édition. _Paris, Mme veuve Lenormant, 1847._ 2 vol. in-8.

Ce recueil, dont la première édition avait paru en 1802, contient divers morceaux de Corneille.

789. LA MORALE DES POËTES, ou PENSÉES EXTRAITES DES PLUS CÉLÈBRES POËTES LATINS ET FRANÇAIS, par Moustalon. Paris, Lebel et Gaitelle, 1809. In-12.

Il y a des additions dans la 3e édition de cet ouvrage (Paris, Boulland, 1823, 2 vol. in-12, fig.).

790. MORCEAUX CHOISIS de Corneille, Molière, La Fontaine, Quinault, Boileau, Deshoulières, Racine, Regnard, Jean-Baptiste Rousseau, Crébillon, Racine le fils, Voltaire, Gresset, Saint-Lambert, Delille; par P.-J. Chateau, professeur de belles-lettres, auteur du Traité de la Prosodie italienne. A Paris, chez l'Éditeur, rue du Cherche-Midi, no 40, [impr. Gratiot], 1814. In-12.

791. LE MIROIR DU COEUR HUMAIN, OU L'ABEILLE DRAMATIQUE. Recueil d'observations et de pensées ingénieuses, morales et amusantes, tirées des Auteurs dramatiques français et formant une suite de préceptes pour se conduire dans la société, réunies en forme de dictionnaire, sous les mots qui leur sont propres; par E.-M.-J. Lepan. A Paris, chez Cordier, Belin-Leprieur, Janet père, 1815. In-12 de XII et 204 pp.

L'auteur a mis P. Corneille à contribution pour les mots: Abus, allégresse, amans, ami, amour, amour-propre, avenir, bienfaits, biens, comédie, confiance, etc.

792. L'ESPRIT DU GRAND CORNEILLE, ou Extrait raisonné de ceux des ouvrages de P. Corneille qui ne font pas partie du recueil de ses chefs-d'oeuvre dramatique, pour servir de supplément à ce recueil et au commentaire de Voltaire; par M. le comte François de Neufchâteau, l'un des quarante de l'Académie française, etc. Paris, Pierre Didot, 1819. In-8.

793. Le Citateur dramatique, ou Choix de maximes, sentences, axiomes, apophthegmes et proverbes, en vers, contenus dans tout le Répertoire du Théâtre-Français, recueillis par Léonard Gallois. Paris, Barba, 1822. In-18.

Cette compilation a eu plusieurs éditions; la dernière (Paris, Ledoyen, 1829, 2 vol. in-18) est considérablement augmentée.

794. CHEFS-D'OEUVRE DRAMATIQUES FRANÇAIS, ou Cours de lectures dramatiques françaises, fait à Londres, au commencement de l'année 1830, accompagné du discours d'ouverture, de celui de clôture, et de notices littéraires sur les auteurs des pièces contenues dans ce recueil; par C.-J. Dupont, professeur de langue française. Paris, Delaunay, 1831. 2 vol. in-12.

795. MORCEAUX CHOISIS DES CLASSIQUES FRANÇAIS, à l'usage des classes supérieures. Chefs-d'oeuvre des prosateurs et des poëtes du xviie et du xviiie siècles, recueillis et annotés par M. Léon Feugère. Ouvrage spécialement destiné aux classes de rhétorique, de seconde et de troisième des lycées et colléges. 2e édition. 2e partie. Chefs-d'oeuvre de poésie. _Paris, Delalain, 1853._ In-12 (3 fr. 50).

Cet ouvrage a été fréquemment réimprimé depuis sur les mêmes clichés.

796. CHEFS-D'OEUVRE DES CLASSIQUES FRANÇAIS du xviie siècle, ou Extraits de nos meilleurs écrivains en prose, avec des notices et des explications par MM. Aurélien de Courson et Vallery Radot, conservateur et bibliothécaire à la Bibliothèque impériale du Louvre. Classes supérieures. Paris, Plon, 1852. In-12.

797. LA FRANCE LITTÉRAIRE. Morceaux choisis de littérature française ancienne et moderne; recueillis et publiés par L. Herrig et G.-F. Burguy. Brunsvic, Georges Westermann, 1856. In-8 de XI et 697 pp., impr. à 2 col.

Ce volume contient, pp. 179-203, les quatre premiers actes d'Horace, et des fragments du Cid et de Cinna, reproduits avec l'orthographe usitée dans l'édition de 1682.

798. POÉSIES. Lectures choisies. Racine, Corneille, Lebrun, La Fontaine, Delille, Lamartine, Soumet, Guiraud, Le Bailly, etc. 3e édition revue et augmentée par Ad. Rion. A Paris, rue Hautefeuille, et chez tous les libraires, 1856. Gr. in-16.

Ce petit recueil a eu depuis 1856 de nombreux tirages.

799. UURVAL UR FRANSKA LITTERATUREN, till dess vänners och den studerande ungdomens tjents, efter tidsföljd utarbetadt af Öfverst-Löjtnant F. N. Staaf, f. d. lärare vid Kongl. Krigs-Akademien, Officer af Franska Universitetet. Fjerde upplagan. Stockholm, E. T. Bergegren, 1873. 6 vol. in-8.

Ce vaste recueil, dont la première édition est de 1859, n'a pas moins de 3,520 pp. Les clichés exécutés à Paris ont servi à la publication d'une édition destinée à la France et qui porte le titre suivant: La Littérature française, depuis la formation de la langue jusqu'à nos jours; Paris, Didier, 1865, 1869, 1870 et 1874, 6 vol. in-8. Le t. Ier contient des extraits de Corneille.

800. LES POËTES FRANÇAIS. Recueil des chefs-d'oeuvre de la Poésie française depuis les origines jusqu'à nos jours, avec une notice littéraire sur chaque poëte, par MM. Charles Asselineau--Hippolyte Babou--Charles Baudelaire--Théodore de Banville--Philoxène Boyer--Charles d'Héricault--Édouard Fournier--Théophile Gautier--Jules Janin--Louis Moland--A. de Montaiglon--Léon de Wailly, etc. Précédé d'une Introduction par M. Sainte-Beuve de l'Académie française. Publié sous la direction de M. Eugène Crépet. Paris, Gide, 1861-1862. 4 vol. gr. in-8.

Le tome IIe de ce recueil contient, pp. 576-588, une notice sur Corneille par M. Eugène Noël, un extrait de l'Imitation (livre IIIe, ch. IIe); les stances Au Roi, sur Cinna, Pompée, Horace, Sertorius, OEdipe, Rodogune, qu'il a fait représenter à Versailles en 1676; les stances: Marquise, si mon visage A quelques traits un peu vieux, etc.; enfin les Stances de don Rodrigue.

801. MANUEL DE LA LITTÉRATURE FRANÇAISE des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, par C. Ploetz, docteur en philosophie, ancien premier professeur au Collége français de Berlin. Seconde édition, revue et augmentée. Berlin, F.-A. Herbig, 1867. In-8.

Ce recueil contient, pp. 1-54, des fragments du Cid, d'Horace, de Cinna et de Polyeucte.

802. EXTRAITS DES CLASSIQUES FRANÇAIS. Dix-septième, dix-huitième et dix-neuvième siècles. Accompagnés de notes et notices par Gustave Merlet, professeur de rhétorique au Lycée Descartes. A l'usage de tous les établissements d'instruction. Deuxième Partie: Poésie. Paris, Librairie classique de Ch. Fouraut et fils, 1871. In-12, de 2 ff., VIII et 576 pp.

Les extraits de Corneille occupent les pp. 48-79 de ce volume.

Nous arrêtons ici cette énumération, bien qu'il fût facile de citer des centaines de chrestomathies françaises, dans lesquelles se trouvent des fragments de Corneille.

II.--EXTRAITS PARTICULIERS DE L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST.

803. LE CHEMIN DU SALUT; dévotion des âmes sincères et pénitentes, par P. Corneille, et selon la Bible. Dédié aux Français régénérés. A Paris, l'an IX de la République, et en commission à Berne, chez la Société typographic [sic], [de l'Imprimerie des citoyens Hignou et Comp.]. In-32.

«Les 148 premières pages de ce volume sont des extraits des quatre premiers livres de l'Imitation de Corneille. On remarque çà et là d'assez singulières variantes, dont quelques-unes sont simplement des fautes d'impression, d'autres des changements faits à dessein, pour corriger, améliorer. Ainsi, à la page 6, au vers 75 du livre I, «un paysan stupide» a été remplacé par «un simple paysan;» à la page 10, au vers 191 du même livre:

Plus lors sa connaissance est diffuse et certaine,

On a substitué majeure à diffuse.» MARTY-LAVEAUX, tome XIIe, p. 536.

804. NOUVELLES HEURES A L'USAGE DES ENFANTS, depuis l'âge de cinq ans jusqu'à douze; contenant: 1º des Prières pour le premier âge; 2º des Prières pour l'âge de sept ou huit ans, et des Méditations chrétiennes à la portée de cet âge; 3º l'Ordinaire de la sainte Messe, Vêpres et Complies et les Litanies de Saints; 4º un Examen de conscience pour l'Enfance; 5º des Prières pour la Confession et la première Communion; 6º sept Méditations pour la semaine sainte; un petit Recueil de vers, tirés de la traduction de l'Imitation de Jésus-Christ, par P. Corneille, etc. Paris, chez Maradan, 1801. In-18 de 248 pp.

805. EXTRAITS DE L'IMITATION, mise en vers par P. Corneille. Seconde édition. _A Paris, chez Fabre, libraire, palais du Tribunat, galerie de Bois, no 220_; _Gagnard, rue Mazarine, no 1604, Ventose, an_ XI [1802]. In-8 de 2 ff., 34 pp. et 1 f. blanc.

On trouve à la fin le nom de l'éditeur, J.-F. Sobry.

806. IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, ouvrage immortel de Thomas de Kempis, en vers et en prose; la partie poétique du grand Pierre Corneille; et suivie de quelques autres morceaux choisis. _Lyon, [Lausanne, de l'imprimerie des cit. Hignou et Compagnie], 1802._ Pet. in-12 de 576 pp.

Les passages tirés de Corneille remplissent les 148 premières pages, sous le nom de Chemin du Salut.

«Cet ouvrage, dit Barbier (Dissertation sur soixante traductions françaises de l'Imitation, p. 111), est rédigé dans les principes du protestantisme; il est une des preuves que l'Église protestante a dans son sein des mystiques, comme l'Église catholique.»

807. LA MORALE DES FAMILLES CATHOLIQUES, par Pierre Corneille: fragmens offerts de sa traduction de l'Imitation de Jésus-Christ. Publié par M. Ch. de Chantal. _Paris, Perisse, rue du Pot-de-fer, no 8, et Debécourt, [impr. de Pillet aîné], 1843._ In-18 (0 fr. 75).

Dédié à M. Onésime Leroy.

808. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST. Nouvelle édition, avec des réflexions, des pratiques nouvelles et des extraits de la traduction de Pierre Corneille, par M. l'abbé L. Bautain, vicaire général de Paris, etc. _Paris, Furne, [impr. de Benard], 1852._ Gr. in-8, figg. (12 fr. 50).

L'ouvrage, orné de 6 gravures et de 125 sujets gravés sur bois et imprimés dans le texte, a paru aussi en 25 livraisons à 50 c.

809. L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST. Nouvelle édition, avec des réflexions, des pratiques nouvelles et des extraits de la traduction de Pierre Corneille; par M. l'abbé L. Bautain, vicaire général de Paris, Promoteur du Diocèse, Membre du Conseil académique, Supérieur de la Maison de Juilly, Docteur en théologie, en médecine et ès-lettres, etc., etc. _Paris, Furne, [impr. J. Claye], 1855._ In-18 de XVI et 524 pp., front. grav. et figg.

Les figures, au nombre de 5, sont gravées d'après Overbeck et Chazal.

XIV.--PIÈCES DE CORNEILLE REMANIÉES OU RETOUCHÉES

PAR DIVERS AUTEURS.

810. MES RÉCRÉATIONS DRAMATIQUES [par Tronchin, de Genève]. Genève, Bonnant, 1779-1784. 5 vol. in-8.

Les quatre premiers volumes furent réimprimés en 1780, sous le titre développé de: Mes Récréations dramatiques, ou Choix des principales tragédies du grand Corneille, auxquelles on s'est permis de faire des retranchements, en supprimant ou raccourcissant quelques scènes, et substituant des expressions modernes à celles qui ont vieilli; précédé de quatre tragédies nouvelles de l'éditeur; Paris, Moutard, 1780, in-8.

Le Cid est réduit de 600 vers; sur ceux qui restent, 480 ont été retouchés ou remplacés.

Cinna est abrégé de 406 vers et présente 435 retouches, etc.

811. SIX TRAGÉDIES DE PIERRE CORNEILLE, retouchées pour le théâtre. Paris, an X-1802. In-8.

Cette retouche, véritable profanation, est l'oeuvre de Louis Delisle, ancien conseiller au parlement de Provence, et d'Audibert de Marseille; ces deux auteurs, qui n'ont pas eu le courage de signer leur oeuvre, ont arrangé, ou plutôt massacré: Sertorius, Nicomède, La Mort de Pompée, Polyeucte, Les Horaces (réduits en 2 actes), Rodogune. L'éditeur fut, dit-on, Maradan, qui, lui non plus, n'osa mettre son nom sur le titre.

Une Édition plus correcte, publiée la même année, contient une septième pièce: Héraclius.

812. CORNEILLE AU DIX-NEUVIÈME SIÈCLE, OU OEUVRES DE PIERRE CORNEILLE, REMISES A LA SCÈNE, par F. Brunot, membre de plusieurs sociétés savantes, en 1804. Avec des changements nécessités par ceux de la langue et d'après les commentaires de Voltaire, et les remarques de M. Palissot sur ces commentaires. Msc. in-4 de 244 ff.

Bibliothèque nationale (Msc. franç., no 15078).

Les pièces remaniées par Brunot sont les suivantes: Sophonisbe, Pulchérie, Nicomède et Horace. Voici, à titre d'exemple, comment il a modifié le fameux vers du vieil Horace:

Qu'il mourût, Ou que sa propre main alors te secourût.

813. OEUVRES CHOISIES DE CORNEILLE. Édition épurée [sic]. Paris, Lehuby, rue de Seine, [impr. Duvergier], 1845. In-12.

Cette édition fait partie de la Bibliothèque littéraire de la jeunesse, et contient 20 dessins.

814. OEUVRES CHOISIES DE CORNEILLE. Édition épurée, illustrée de vingt dessins de M. Célestin Nanteuil, gravés par MM. Brevière, Trichon, etc. Paris, Lehuby, [impr. H. F. Didot, au Mesnil, Eure], 1859. Gr. in-8 de 511 pp.

VIII

815. L'ILLUSION COMIQUE, arrangée par M. Édouard Thierry.

M. Édouard Thierry a fait représenter sur le Théâtre-Français, le 6 juin 1861, un arrangement de cette pièce, qu'il a justifié lui-même de la manière suivante (Moniteur universel du 3 juin 1861):

«N'y eût-il dans l'Illusion que ce cri d'orgueil, ou plutôt ce cri de bonheur jeté par Corneille à l'heure où son génie se réveille et prend possession de lui-même, il me semble que la pièce valait la peine d'être reprise au moins une fois, et pour l'anniversaire de la naissance du grand ancêtre. Je l'ai cru et je le crois encore, puisque la représentation aura lieu jeudi prochain.» Malgré cette opinion favorable, M. Thierry a pensé que certaines scènes de l'Illusion ne pouvaient plus supporter la représentation, et les a remplacées par des fragments de Don Sanche.

IX

816. LE CID, tragédie de P. Corneille, arrangée par J.-B. Rousseau(?).

Un anonyme, que l'on a cru être J.-B. Rousseau, fit représenter le Cid en 1728, en supprimant le rôle de l'Infante et quelques vers qu'il jugeait inutiles à l'action. Ces changements furent dès lors admis par la Comédie-Française, et, malgré le respect dû à Corneille, le public a paru donner raison à Rousseau. Son arrangement a été reproduit dans le recueil suivant:

PIÈCES DRAMATIQUES choisies et restituées, par Monsieur *** [J.-B. Rousseau?]. Amsterdam, François Changuion, 1736. In-12, titre grav.

Ce recueil contient: Le Cid, par P. Corneille; Don Japhet d'Arménie, par Scarron; Marianne, par Tristan l'Hermite; Le Florentin, par Champmeslé (et La Fontaine).

L'auteur de cette «restitution» a supprimé, dans le Cid, les trois rôles de l'Infante, de Léonor et du Page. Il a dû, pour opérer ce retranchement, faire de nombreuses coupures dans les autres rôles, faire disparaître notamment tous les passages dans lesquels Chimène s'adresse à l'Infante. Il a intercalé, au deuxième acte, en tête de la scène entre don Fernand, don Arias et don Sanche, les deux vers suivants:

Quoi! me braver encore après ce qu'il a fait! Par la rébellion couronner son forfait!

Les deux vers que prononce l'Infante au commencement de la dernière scène de la pièce:

Sèche tes pleurs, Chimène, et reçois sans tristesse Ce généreux vainqueur des mains de ta princesse.

sont remplacés par les deux vers suivants, mis dans la bouche de don Fernand:

Approche-toi, Rodrigue, et toi, reçois, ma fille, De la main de ton roi, l'appui de la Castille.

Ces vers sont imprimés entre guillemets dans l'édition que nous citons. Jusqu'à ces dernières années, ainsi que nous l'avons déjà dit (voy. ci-dessus, no 10), ils ont été fidèlement récités dans toutes les représentations données au Théâtre-Français.

817. RÉFLEXIONS GRAMMATICALES RESPECTUEUSEMENT HASARDÉES SUR QUELQUES ENDROITS DE LA TRAGÉDIE DU CID, par Lekain.

Mémoires de Lekain, précédés de Réflexions sur cet acteur et sur l'art théâtral, par F. Talma; Paris, Ponthieu, 1825, in-8, pp. 40-46.

Lekain s'est proposé dans ces Réflexions de corriger quelques «fautes grammaticales» échappées à Corneille et de remédier au manque de liaison que la suppression du rôle de l'Infante produisait entre les scènes. Voici, par exemple, les vers qu'il intercale à la fin de la scène IIe de l'acte IVe, pour motiver la scène de Chimène:

ELVIRE.

Madame, c'est assez d'éteindre votre flamme; Rodrigue est trop puni, s'il n'est plus dans votre âme.

CHIMÈNE.

S'il n'est plus dans mon âme!... Ah! ciel! tu peux penser Que jamais....

ELVIRE.

Il vient.

CHIMÈNE.

Dieux! fuyons sans balancer.

Les autres corrections de Lekain sont malheureusement de la même force.

818. Le Cid, tragédie en cinq actes, de Pierre Corneille, changée sur les observations de l'Académie française. Lausanne, 1780. In-8.

XIII

819. LE MENTEUR, comédie en cinq actes, nouvellement mise en vers libres, par M. Collé, Lecteur de S. A. S. Monseigneur le Duc d'Orléans, premier Prince du sang. Prix 30 sols. A Paris, Chez P. Fr. Gueffier, au bas de la rue de la Harpe, à la Liberté. M.DCC.LXX [1770]. Avec Approbation, & Privilége du Roi. In-8 de 96 pp.

Dans une Préface, Collé expose les raisons qui l'ont déterminé à entreprendre cet ouvrage. Voici à quoi elles se réduisent. «C'est, dit-il, à tenter d'être encore utile au théâtre, dans un âge assez avancé, pour n'y pouvoir plus rien donner de neuf de moi-même; c'est, en rajeunissant d'anciennes bonnes comédies, à tâcher de mériter, pour tout fruit de mes peines, le peu de gloire que l'on peut en retirer; et qui, peut-être encore, sera refusée à un travail aussi ingrat.»

XIV

820. LA SUITE DU MENTEUR, comédie de Pierre Corneille, retouchée et réduite en quatre actes; avec un Prologue; par Andrieux, de l'Institut national, Représentée sur le Théâtre de la rue de Louvois, pour la première fois, le 26 germinal de l'an II. Prix 1 fr. 50. A Paris, Chez Madame Masson, Éditeur de Pièces de Théâtre, rue de l'Échelle, no 558, au coin de celle Saint-Honoré. Et au Bureau de la Décade philosophique, rue de Grenelle-Saint-Germain, en face de la rue des Saints-Pères, no 321. Imprimerie de Chaignieau aîné. An XI-1803. In-8 de 88 pp.

Voltaire constate que la Suite du Menteur fut assez mal accueillie, et il ajoute: «Serait-il permis de dire qu'avec quelques changements elle ferait au théâtre plus d'effet que le Menteur lui-même?» Andrieux releva ces paroles et voulut essayer les changements conseillés par Voltaire. Il mit la pièce en quatre actes et la fit représenter, sous cette forme nouvelle, le 26 germinal an XI (16 avril 1803), au théâtre Louvois. Le prologue mettait en scène: le directeur du théâtre (Picard), l'auteur de la pièce (Barbier), Dorante (Devigny), Cliton (Picard jeune), Cléandre (Dorsan), Philiste (Barbier), Jasmin (Picard), le Prévôt de la maréchaussée (Bosset), Mélisse (Mlle Delille) et Lise (Mlle Molière). L'arrangement eut assez de succès, mais ne contenta pas encore l'auteur, qui remit la comédie en cinq actes et la donna sur le théâtre de l'Odéon (alors théâtre de l'Impératrice), le 29 octobre 1808.

821. LA SUITE DU MENTEUR. Comédie en cinq actes, en vers, de P. Corneille, avec des changements et additions considérables, et un Prologue, par F. G. J. S. Andrieux. Paris, Barba, 1810. In-8.

Cet arrangement se trouve dans les OEuvres de François-Guillaume-Jean-Stanislas Andrieux (Paris, Nepveu, 1818-1823, 4 vol. in-8).

XX

822. DON SANCHE D'ARAGON. Comédie héroïque de P. Corneille, mise en trois actes par Mégalbe, représentée ainsi réduite pour la première fois au Théâtre-Français, le 15 avril 1833. Paris, Barba, Hautecoeur, Martinet, [impr. Moessard], 1833. In-8.

M. Magnin (Revue des Deux-Mondes du 1er mars 1844) a rendu compte assez favorablement de cette réduction due à M. Planat. Le nouveau Don Sanche ne compte plus que 1,056 vers, savoir: 427 vers de Corneille sans changement; 102 vers altérés; 527 vers, soit précisément la moitié, composés de toute pièce par M. Planat.

823. DON SANCHE D'ARAGON. Comédie héroïque de P. Corneille, mise en trois actes par P. Planat. Représentée ainsi réduite pour la première fois au Théâthre-Français, le 15 avril 1833. Seconde édition. _Paris, Tresse, Palais-Royal, [impr. Moessard], 1844._ In-8.

Édition publiée à l'occasion de la reprise de la pièce le 17 février 1844. Mlle Rachel remplaça Mlle Rose Dupuis, dans le rôle d'Isabelle, mais elle y produisit si peu d'effet que la pièce ne fut donnée que cinq fois.

XXII

824. OBSERVATIONS SUR LA TRAGÉDIE DE NICOMÈDE, par Lekain.

Mémoires de Lekain; Paris, Ponthieu, 1825, in-8, pp. 46-101.

Les changements proposés par Lekain pour Nicomède ne valent guère mieux que ceux qu'il avait introduits dans le Cid (voy. le no 817). Ils prouvent, comme dit Andrieux, que «l'art de Lekain était de jouer la tragédie, de réciter les vers, et non de les composer».

825. CHANGEMENT PROPOSÉ POUR LA TRAGÉDIE DE NICOMÈDE, de P. CORNEILLE, par Andrieux.

Cet arrangement, imprimé d'abord à la suite à'Anaximandre, ou le Sacrifice aux Grâces, comédie en un acte [par Andrieux]. Paris, Léopold Collin, 1805, in-8, a été reproduit dans les OEuvres de François-Guillaume-Jean-Stanislas Andrieux (Paris, Nepveu, 1818-1823, 4 vol. in-8).

Andrieux raconte, dans un avant-propos, que l'idée de ces changements lui vint dans une conversation qu'il eut un soir avec Talma. Il lui parla «du chagrin qu'on éprouvait quelquefois, aux représentations de certaines tragédies de Corneille, lorsque, auprès des plus sublimes beautés, on trouvait des disparates fâcheuses, des expressions vieillies ou triviales, qui faisaient murmurer ou sourire l'auditoire. Nous désirions tous deux, ajoute-t-il, qu'il y eût moyen de faire cesser cette espèce de scandale.»

Andrieux entreprit donc de remanier Nicomède, ce qui lui eût été impossible s'il se fût proposé de faire des vers cornéliens, «mais il ne s'agissait que de supprimer des longueurs, d'ôter des trivialités, de polir des vers incorrects.» Il voulut faire ce travail moins pour le public que pour Corneille, sans rien sacrifier de l'énergie de l'original, et l'on peut dire que si l'on pouvait accepter le principe des changements, ceux qu'il propose seraient parfois assez heureux; mais aujourd'hui l'on comprend autrement la critique littéraire et l'on tend de plus en plus à respecter le texte des classiques, même dans les endroits les plus faibles.

Les changements d'Andrieux furent adoptés au Théâtre-Français en 1804 et en 1805; «ils ont complétement réussi, dit l'auteur; ils sont inscrits sur l'exemplaire de la comédie et paraissent adoptés pour toujours.» Nous croyons que cette espérance ne s'est pas réalisée, et que, lors de la reprise de Nicomède par M. Beauvallet, le 6 juin 1861, les acteurs s'en sont tenus au texte de Corneille.

XV.--TRADUCTIONS OU IMITATIONS DES OUVRAGES DE CORNEILLE EN DIVERSES LANGUES.

I. Traductions en latin.

XI

826. LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie, 1715.

Traduction latine de Cinna, représentée au Collège de Navarre, 17 août 1715, avec un épilogue en vers français.

XII

827. LE COMBAT DE L'AMOUR DIVIN ET DE L'AMOUR PROFANE, ballet, 1680.

Traduction abrégée de Polyeucte, représentée au Collège d'Harcourt, le 8 août 1680. Nous n'avons pas retrouvé l'édition qui est citée au Catalogue Soleinne (t. IIIe, no 3646), en même temps que la pièce qui précède. Le titre latin doit être: Duellum Amoris divini et profani.

XXXIV

828. GRATIARVM ACTIO || Eminentissimo Cardinali || Iulio Mazarino, || ex Gallico Poëmate || Cornelij. Absque nota [Parisiis, 1643]. In-4 de 2 ff. paginés de 24 lignes à la page pleine, sign. A, caract. ital.

Voy. les nos 32 et 146.

Outre cette pièce, traduite par Abraham Remi, nous avons cité (no 158) quelques vers de Corneille traduits par Santeul. Le poëte lui-même avait traduit en latin ses vers Au Roy sur la Conqueste de la Franche-Comté (nos 153-155).

II. Traductions en italien.

829. TRAGEDIE DI PIER CORNELIO, tradotte in versi Italiani [da Giuseppe Baretti], con l'originale a fronte. Opera divisa in quattro Tomi. In Venezia, presso Giuseppe Bartella, nel negozio Hertz, 1747-48. 4 vol. in-4.

Cette traduction est dédiée au duc de Savoie Victor-Amédée, qui fut plus tard roi de Sardaigne. Les trois premiers volumes contiennent chacun une préface, sous forme de lettre, dans laquelle Baretti s'est proposé de démontrer que les compositions théâtrales doivent s'écrire en vers. Quant au jugement porté sur son oeuvre par les écrivains du temps, ils sont contradictoires; les Novelle letterarie de Florence en font l'éloge; Charles Gozzi la trouve élégante; Ugoni, au contraire, l'appelle «una cattivissima cosa». Baretti lui-même, dans une lettre au docteur Bicetti, du 2 mai 1750, la trouve plutôt mauvaise que bonne, avouant qu'il avait besoin d'argent quand il l'entreprit, et qu'il a bâclé en quelques mois une besogne qui aurait exigé plusieurs années pour être bien faite.

On trouve divers fragments des pièces de Corneille dans l'ouvrage suivant: Delle migliori tragedie greche e francesi Traduzioni ed Analisi comparativi di Pietro Napoli Signorelli; Milano, al Genio, 1804, 2 vol. in-4.

II

830. CLITANDRO, Tragedia [sic] di Pietro Cornelio. In Venezia, per il Lovisa, 1747. In-12.

Traduction en prose.

XI

831. CID. Tragicomedia tradotta dall' idioma Francese nell' Italiano [dal Dott. Andrea Valfrè di Bora, Accademico Involto di Torino, ed Apatista di Firenze]. In Carmagnola, 1656. In-8.

Nous regrettons de ne connaître cette traduction que par le titre. Peut-être conviendrait-il de citer ensuite: Il Duello d'Amore et di Fortuna, tragicomedia di Giacomo Brunozzi, Canonico di Pistoja (in Bologna, 1670, in-12). Le titre de cette pièce semble indiquer une imitation du Cid.

832. AMORE, ET HONORE. || Tragedia || Portata dal Francese || da || Ferecida Elbeni Cremete, || L'Eccitato || Fra gli Academici Faticosi || di Milano, || dedicata || All'Illustriss., & Ecclentissimo || Prencipe || D. Antonio Teodoro || Trivultio, || Prencipe del Sacro Romano Impero, di || Misoco, e della Valle di Misolcina; || Marchese di Malleo, e di Pici- || leone; Conte di Meltio, || e Gorgonzola; || Signore di Codogno, del Palasio, Prata, || Terrauerde &c. Baron Libero || di Retegno Imperiale; || Grande di Spagna, Caualier del Tosone; || Generale delle Militie nello Stato, e || Capitan della Guardia di S. E. || il Prencipe di Ligne Go- || uernatore di Milano. || In Milano, per Gioseffo Marelli. 1675. Pet. in-12 de 79 pp., 1 f. pour l'Imprimatur et 1 f. blanc.

L'auteur déclare, dans un avis au lecteur, qu'il n'est pas le véritable auteur de cette tragédie, qu'il s'est contenté de l'arranger au goût du jour. «Essa è parto d'un Ingegno Francese; Mà dubitando, se al comparire in Italia in questi Tempi sospetti potesse essere ben accolto, l'hò travestito in fretta alla peggio, che è quanto dire alla moda.» Le rôle de l'Infante et celui de D. Arrias ont été supprimés; Chimène s'appelle Ismenia, Elvire porte le nom de Linda; en dehors de ces changements et des coupures qu'entraîne la suppression de deux rôles, la traduction, écrite en prose, est généralement littérale. La pièce forme trois actes composés de la manière suivante: le Ier acte comprend l'acte Ier de l'original (moins la scène IIe) et les deux premières scènes du second acte; le second acte est formé des scènes VIe, VIIe et VIIIe du second acte et de l'acte IIIe en entier; le IIIe acte comprend le IVe acte, moins la scène IIe, et le Ve acte, moins les scènes IIe et IIIe.

M. Anatole de Montaiglon a bien voulu nous communiquer un exemplaire de cette traduction, qui doit être fort rare.

833. AMORE ET HONORE, Tragedia portata dal Francese da Ferecida Elbeni Cremete, l'Eccitato frà gli Academici Faticosi di Milano. Bologna, 1679, per il Longhi. In-12.

Réimpression de la traduction précédente.

834. IL CID, Tragi-comedia di M. Pietro Cornelio, Trasportata dal Francese, E rappresentata da' Signori Cavalieri del Collegio Clementino Nelle loro Vacanze di Carnevale dell' Anno M.D.CCI. Dedicata All' Illustrissima, & Eccellentissima Signora, La Signra. D. Olimpia Pamfilii Colonna Gran Contestabilessa del Regno di Napoli. In Roma, M.DCC.I [1701]. Nella Stamperia di Luca Ant. Chracas. Appresso la Curia Innocenziana. Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 6 ff. et 155 pp., avec la marque de l'imprimeur au verso de la dernière page.

Dans sa dédicace à la princesse Pamfili-Colonna, dédicace datée du 26 janvier 1701, Chracas dit que la tragédie du Cid, empruntée par la France à l'Espagne et par l'Italie à la France, n'a jamais obtenu un succès plus grand que sur le théâtre du Collége Clémentin, «dove lo spirito, e brio di quei nobilissimi Cavalieri, con traduzione loro propria, l'hà fatta spiccare con tal risalto, che meritava il Mondo intiero, non che la sola Roma a sentirla ».

La liste des acteurs qui suit la dédicace et l'argument est des plus curieuses. Voici la distribution de la pièce, lors des représentations de 1701

Le Roi: D. Gio: Vizzaroni, de Porto S. Maria; L'Infante: l'abbé Nicolò Severoli, de Faenza; D. Diègue: le comte Giuseppe Bianchetti Gambalonga, de Bologne; D. Rodrigue: l'abbé Domenico Passionei, de Fossombrone; D. Gomes: Nicolò Spinola, de Gênes; Chimène: Francesco Antonio Berardi, de Cagli; D. Sanche: le commandeur Antonio dal Pozzo, de Rome; Elvire: D. Ambrogio Spinola, duc de San-Pietro; Léonore: Costantino Serra, de Gênes; D. Alonse: le comte Giacomo Ariberti; D. Arias: D. Lorenzo Marziani, prince de Fornari, de Messine, etc.

Pour donner des rôles à d'autres personnages de distinction, le traducteur a introduit des ballets héroïques, dans lesquels on voit figurer: le comte Emmanuel d'Este, de Milan; D. Francesco et D. Aniello Muscetola, princes de Leporano, de Naples; le duc Gerolamo Gravina, duc de Croyglias, de Palerme, et une foule d'autres grands seigneurs. Les comparses eux-mêmes comptent dans leurs rangs des princes et des ducs.

La traduction est en prose. Le traducteur, qui, d'après Melzi, est le P. D. Filippo Merelli, de Somasca, n'a pas hésité à faire de nombreuses suppressions à l'original, afin de gagner du temps pour les ballets.

835. L'AMANTE INIMICA, OVERO IL RODRIGO GRAN CIDD DELLE SPAGNE, Opera Tragicomica di Pietro Cornelio, Tradotta dal Francese, & accomodata per le Scene alla maniera Italiana. _In Bologna, 1669. Per il Longhi._ Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 89 pp. et 3 ff. blancs.

Traduction en prose assez fidèle, bien qu'elle soit parfois abrégée. Le style ne manque ni de vivacité, ni de précision, par exemple dans la scène du comte et de D. Diègue;

Il conte: Al fine otteneste il posto.--D. Diego: M'hà onorato Sua Maestà.--Co. Possedete il grado d'Aio di quest'Infante.--D. Die. Come premio di mia leal servitù.--Co. Come dono d'una cieca fortuna.--D. Die. Fù giustitia.--Co. Fù capriccio.-- D. Die. Hebbe il Re a' miei passati servigi riguardo.--Co. Riguardò egli più alla propria inclinazione che al dovere.--D. Die. Non s'ingannano i Rè.--Co. Non sono forsi Huomini?...

Il existe une autre édition de la même traduction, également publiée à Bologne par Longhi, mais qui ne porte pas de date.

836. L'AMANTE NEMICA, OVVERO IL CID DELLE SPAGNE, Tragedia di Pietro Cornelio.

Réimpression contenue dans le tome IIIe des Opere varie trasportate del Francese e recitate in Bologna; Bologna, Lelio della Volpe, 1724, in-12.

837. HONORE CONTRO AMORE, Tragedia ricavata da soggetto Spagnuolo, vestito alla Francese, e tradotta in Italiano per G. A. Z. D. O. Bologna, per il Longhi, 1691. In-8.

Traduction du Cid par Giovanni Andrea Zanotti, detto Ottavio. Voy. Melzi, Dizionario di Opere anonime e pseudonime di Scrittori italiani; Milano, 1848, 3. vol. gr. in-8, t. IIe, p. 9.

838. IL CID, Tragedia di Pietro Cornelio, recitata da' Signori Cavalieri del Collegio Clementino nelle Vacanze del carnovale dell'Anno 1722. Dedicata all' E[~m]o e R[~m]o Principe il sig. Card. di S. Susanna, Gioseffo Pereira de la Cerda, consigliere di stato della Real Maestà di Portogallo, ecc., ecc. In Roma, M.DCC.XXII [1722]. Nella stamperia del Chracas, presso S. Marco al Corso. In-12.

Réimpression de la traduction précédente, avec de nouveaux intermèdes où paraissent des Turcs, des Américains, des cavaliers et dames de Castille, etc. On y trouve également les noms des personnages qui ont figuré dans les ballets.

839. IL CID, Tragicomedia di messer Pietro Cornelio, trasportata dal Francese. Roma, 1732. In-12.

Réimpression de la traduction de Merelli.

840. IL RODRIGO, Tragedia dell' Abate Antonio Landi Fiorentino. Firenze, 1765, Stamperia imperiale. Pet. in-4, avec un frontispice, qui contient deux beaux portraits.

L'auteur dit qu'il ne prétend pas avoir mieux fait que Corneille, mais que sa tragédie n'est pas une traduction. Ce n'en est pas moins une imitation.

841. IL CID, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta [in versi] da Giuseppe Greatti [Giuseppe Baretti?].

Teatro applaudito, t. XXIXe; Venezia, 1798, in-8.

842. TENTATIVO SUI TRE PRIMI TRAGICI FRANCESI del conte Cesare di Castelbarco. Milano, Boniardi Pogliani, 1844. Gr. in-8.

Traduction en vers du Cid, d'Andromaque et de Zaïre.

843. LE CID, tragédie en cinq actes de Pierre Corneille. Traduction italienne de Giulio Carcano. _Paris, Michel Lévy frères, et Librairie nouvelle, [impr. Loignon et Cie, à Clichy], 1866._ Gr. in-8 de 38 pp. à 2 col.

Répertoire de M. Ern. Rossi.

X

844. AMOR DELLA PATRIA SOPRA TUTTI GLI AMORI, O' VERO L'ORATIO., Tragicomedia tradotta dal Francese di Pietro Cornelio. In Bologna, per il Longhi. S. a. [circa 1700], in-12.

Traduction d'Horace en prose.

845. L'ORAZIO, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta in versi Toscani, [circa 1720]. Msc. in-4 de 255 pp., texte franç. et ital.

Bibliothèque nationale (Msc. it., no 1388).

846. ORAZIO, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dall' abate Placido Bordoni.

Teatro applaudito, t. LIIe; Venezia, 1800, in-8.

XI

847. IL CINNA Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dal Francese, et accomodata ail' uso delle Scene d'Italia. _In Bologna, per il Longhi._ Con licenza de' Superiori. _S. a. [circa 1700]_, pet. in-12 de 102 pp. (y compris le titre), 1 f. pour l'approbation et 2 ff. blancs.

Traduction en prose, précédée d'un court argument historique.

848. IL CINNA, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dal prevosto Giovannardi, Modanese. Venezia, Pietro Bassaglia. S. a., in-12.

XII

849. POLIUTO, Tragedia Cristiana di M. Pietro Cornelio Trasportata Dall' Idioma Francese, E recitata da' Signori Cavalieri del Clementino Nelle Vacanze del Carnevale dell' Anno M.DCC.I. Dedicata da Luca Antonio Chracas a' medesimi Cavalieri. In Roma, M.DCC.I [1701]. Nella Stamperia di Luca Ant. Chracas. Appresso la Curia Innocenziana. Con Licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 8 ff., 150 pp. et 1 f. pour la marque de l'imprimeur.

Cette pièce fut imprimée en même temps que la traduction du Cid citée plus haut (no 834). La dédicace porte de même la date du 26 janvier 1701. Les acteurs ne furent pas moins distingués. D. Salvatore Caputo, marquis della Petrella, joua Félix; Alessandro Gardoni joua Polyeucte; le marquis Manfredo Trecchi, Pauline; Francesco Passionei de Fossombrone, Sévère; Giuseppe Pelicano de Reggio, Néarque; le comte Emmanuel d'Este, Albin, etc. Quatre ballets, imaginés par le traducteur, donnèrent de la variété au spectacle; on n'y vit également figurer que des gentilshommes, en particulier ceux qui avaient rempli les premiers rôles dans le Cid.

La traduction, fort abrégée, est en prose. Melzi l'attribue au P. D. Filippo Merelli, de Somasca.

Il y avait eu avant Corneille une tragédie italienne sur le même sujet: Polieto, tragedia sacra, di Girolamo Bartolommei, Fiorentino; in Roma per Francesco Cavalli, 1632, in-12; in Firenze, nella stamperia di Pietro Nesti, 1655, in-4.

850. POLIEUTO, Tragedia cristiana di M. Pietro Cornelio, trasportata dall' idioma Francese. Bologna, per il Longhi. S. a. [circa 1705], in-12.

Réimpression de la traduction de Filippo Merelli.

851. POLIERTO, Tragedia di Pietro Cornelio.

Traduction en prose insérée dans le t. Ve des Opere varie tradotte e recitate in Bologna (Bologna, Lelio della Volpe, 1725, in-12); nous croyons que c'est celle de Merelli.

852. IL POLIEUTO MARTIRE, Tragedia sacra tradotta dal Francese di Pietro Cornelio. In Venezia, per Domenico Lovisa, 1702. In-12.

Traduction en cinq actes et en prose, qui ne doit pas être confondue avec celle de Merelli.

853. POLIUTO, Tragedia cristiana di P. Cornelio, Traduzione dal Francese in versi. Bologna, Pisarri, 1741. In-8.

Traduction dont l'auteur ne s'est fait connaître que dans l'édition suivante.

854. POLIEUTO, Tragedia di Pietro Cornelio tradotta [in versi] dal P. D. Bonifacio Collina. In Bologna, per il Volpe, 1743. In-8.

855. POLYEUCTE, tragédie en cinq actes, de Corneille, traduite en vers italiens par Joseph Montanelli, représentée au Théâtre-Italien à Paris par la Compagnie dramatique de Mme Ristori, le 27 avril 1859. Paris, Michel Lévy frères, [impr. Thunot et Cie], 1859. Gr. in-8 de 38 pp. à 2 col.

XIV

856. IL BUGIARDO, Commedia di tre atti in prosa, rappresentata per la prima volta in Mantova la primavera dell' anno 1750.

Nous suivons l'exemple de Voltaire en faisant figurer la comédie de Goldoni parmi les imitations des pièces de Corneille; mais, comme l'a déjà fait remarquer M. Marty-Laveaux (t. IVe, pp. 272 sq.), nous avouerons qu'elle n'a que des rapports éloignés avec le Menteur. Il Bugiardo a été imprimé dans les Commedie di Carlo Goldoni (Firenze, 1753, in-8, t. Ier; Pesaro, 1753, in-12, t. Ier; Venezia, 1753, in-8, t. IVe; Bologna, 1753, in-8, t. IVe, etc.) et traduite par M. Aignan dans les Chefs-d'oeuvre des Théâtres étrangers (Paris, Ladvocat, 25 vol. in-8).

XVI

857. RODOGUNA PRINCIPESSA DE' PARTI, Tragedia del Cornelio, portata dal Francese in Italiano dal Conte Gio. Orsi, [_circa 1720_].

Traduction en prose conservée à la Bibliothèque nationale. (Msc. ital., no 1387.)

858. LA RODOGONA, Tragedia tradotta dal Francese di Pietro Cornelio, e recitata da' Signori Cavalieri del Collegio Clementino nelle vacanze del Carnevale nell' anno 1702. _In Roma, nella stamperia di Gianfrancesco Chracas, 1702._ In-12.

Traduction en prose attribuée par Melzi au P. D. Filippo Merelli.

859. RODOGUNA, Tragedia di Pietro Cornelio tradotta dal Francese. In Bologna. M.DCII [1702]. Nella Stamperia del Longhi. Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 132 pp.

Réimpression de la traduction de Merelli, précédée de l'Ombra di Nicanoro, Prologo per Musica. Cette même traduction a été encore reproduite dans le t. IVe des Opere varie tradotte e recitate in Bologna (Bologna, Lelio della Volpe, 1725, in-12).

860. RODOGUNA, Tragedia di Pietro Cornelio. In Venezia, per il Paoli, 1715. In-12.

Traduction en prose.

861. RODOGUNA, PRINCIPESSA DE' PARTI, Tragedia trasportata dal Francese di Pietro Corneille sopra la Scena Italiana, dedicata all' Alt. Sereniss. del Signor Principe Enrico Lantgravio d'Assia Darmstat, &c., &c., &c., e recitata da' Sereniss. suoi Nipoti con alcune Dame, e Cavalieri per proprio divertimento nel Teatrino di Corte, nel Carnevale dell' anno 1722. _In Mantova, per Alberto Pazzoni, 1722._ In-12.

Traduction en prose.

XVIII

862. L'ERACLIO, IMPERATORE D'ORIENTE, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dal Francese et accomodata per le scene alla maniera Italiana. In Bologna, per Pier Maria Monti, 1691. In-12.

Traduction en prose, dont la dédicace est signée G. A. Z. D. O., c'est-à-dire, d'après Allacci et Melzi, Gio. Andrea Zanotti, detto Ottavio.

863. ERACLIO, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta e rappresentata da' Signori Cavalieri del Collegio Clementino in Roma nel carnevale dell' anno 1699. _Roma, per il Chracas, 1699._ In-12.

Traduction libre en prose attribuée par Melzi au P. D. Filippo Merelli, de Somasca. L'auteur italien a fait, à sa guise, un grand nombre de coupures et d'additions.

864. ERACLIO, Tragedia di M. Pietro Cornelio, tradotta, e rappresentata da' Sig.ri Cavalieri del Collegio Clementino in Roma, nel Carnevale dell' Anno 1699. _In Bologna, nella Stamperia del Longhi, 1701._ Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 138 pp. et 3 ff. blancs.

Réimpression de la traduction de Merelli. M. Marty-Laveaux la confond avec celle de Zanotti.

XX

865. LA VREA NOBILTA, tolta dalla Commedia eroica del famoso autor Francese Pietro Cornelio, da lui intitolata D. Sancio. Bologna, stamperia di Longhi. S. a. [circa 1710], in-12.

Traduction de Don Sanche en prose. Elle a été reproduite dans le t. IVe des Opere varie tradotte e recitate in Bologna; Bologna, Lelio della Volpe, 1725, in-12.

XXII

866. NICOMEDE, Tragedia di Monsù Cornelio, trasportata dall' idioma Francese dal signor Girolamo Gigli. Roma, 1701. In-12.

Traduction en prose.

XXIII

867. EDIPO, Tragedia di Pietro Cornelio. _In Bologna, per il Longhi. S. a. [circa 1700]_, in-12.

Traduction en prose.

XXVI

868. LA SOFONISBA, Tragedia tradotta dal Francese di Mons. Corneille, da L. P. _In Ferrara e in Bologna, per il Longhi, 1715._ In-12.

869. LA SOFONISBA, Tragedia tradotta dal Francese di Mons. Corneille. In Bologna, per Lelio Volpe, 1724. In-12.

Il existe une pièce italienne antérieure à cette traduction, et dont l'auteur a peut-être imité la tragédie de Corneille: Sofonisba, opera tragicomica rappresentata in Roma nel Collegio Clementino l'anno 1681 (in Roma, per il Bussotti, 1681, in-12). Un peu plus tard, le Napolitain Saverio Pansuti fit paraître une nouvelle Sofonisba (in Napoli, per Domenico Antonio, e Niccolò Parrino), 1725, in-8).

XXVII

870. OTTONE, Tragedia di Pietro Cornelio, trasportata dall' idioma Francese. In Venezia, per Domenico Lovisa, 1720. In-12.

Traduction en prose.

XXVIII

871. AGESILAO, Tragedia del famoso autor Francese Pietro Cornelio. _In Bologna, stamperia di Longhi, S. a. [circa 1710]_, in-12.

XXIX

872. ATTILA, RE DEGLI UNNI, Tragedia del famoso autor Francese Pietro Cornelio. Bologna, stamperia di Longhi, s. a. [circa 1710], in-12.

Traduction en prose.

XXX

873. TITO E BERENICE, Opera heroicomica di Pietro Cornelio, tradotta dal Francese. _Bologna, stamperia di Longhi. S. a. [circa 1710]_, in-12.

Traduction en prose.

XXXI

874. LA PULCHERIA, Opera di Pietro Cornelio, tradotta dal Francese ed accomodata all' uso delle Scene d'Italia. _In Bologna, nella stamperia del Longhi, 1704._ In-12.

Traduction en prose.

XXXII

875. SURENA, GENERALE DE' PARTI, Opera tragica di Pietro Cornelio. In Bologna, nella stamperia del Longhi, 1719. In-12.

Traduction en prose.

III. Traductions en espagnol.

IX

876. EL HONRADOR DE SU PADRE, comedia en tres actos en verso, por D. Juan Bautista Diamante.

Imitation du Cid, imprimée dans le recueil intitulé: Comedias nuevas escogidas de los mejores ingenios de España; onzena Parte; Madrid, 1658, in-4, ou Madrid, Gregorio Rodriguez, 1659, in-4 (voy. Catálogo de la Biblioteca de Salvá, Valencia, 1872, 2 vol. in-8, t. Ier, p. 403). Elle a été réimprimée dans le Tesoro del Teatro español, desde su origen (año de 1356), hasta nuestros días; arreglado y dividido en cuatro partes, por D. Eugenio de Ochoa; Paris, imprenta de Casimir y Crapelet, 1808, 5 vol. in-8, t. Ve.

Nous avons dit plus haut (n° 9) que Voltaire avait cru retrouver dans la pièce de Diamante le véritable original du Cid; il est démontré aujourd'hui que c'est une simple traduction. Nous citerons dans les chapitres qui suivent plusieurs opuscules relatifs à cette question.

877. DON RODRIGO DE VIVAR, Tragedia en tres actos, escrita en variedad de metros.

Traduction libre, qui existe en manuscrit dans les archives du Teatro del Principe à Madrid, sans nom de traducteur, mais avec permission de représenter donnée en 1781.

878. EL CID, tragedia de P. Corneille, refundida por D. T. G. S. [Don Tomas Garcia Suelto], y representata por la primera vez en el Teatro de Los Canos del Peral, el dia 25 de Agosto de 1803. Madrid, 1805. In-8.

879. CID RODRIGO DE VIVAR, Drama en tres actos y en verso original, de don Manuel Fernandez y Gonzalez. Representado con gran éxito en el Teatro de Novedades el dia 18 de diciembre de 1853. Madrid, libreria de la V. é hijos de Cuesta, [imprenta de C. Gonzalez], 1858. Gr. in-8 de 102 pp.

La España dramática.

Imitation du Cid en trois actes et en vers.

880. CID RODRIGO DE VIVAR, Drama en tres actos y en verso, original, de don Manuel Fernandez y Gonzales. Refundido por el autor. _Madrid, libreria de la V. é hijos de Cuesta, [imprenta de T. Fortanet], 1862._ Gr. in-8 de 102 pp.

La España dramática.

Nous croyons que les auteurs des quatre pièces suivantes se sont également inspirés du Cid:

LAS MOCEDADES DEL CID, drama refundido por D. Alberto E. Rossi. Refonte de la tragédie de Guillen de Castro.

HONOR Y AMOR, drama en cinco actos por Iza Zamácola.

DON RODRIGO, drama original en versos de A. F. de la Serna.

PARA HERIDAS LS DEL HONOR, Ó EL DESAGRAVIO DEL CID, drama original en versos de D. Rafael Galvez Amandi.

X

881. HORACIO, tragedia en cuatro actos, habiéndose suprimido el quinto, por Corneille. Original francés con la traduccion literal española, preparada expresamente para Mr. Rafael Félix, director de la Comp. francesa de Mlle Rachel. Nueva-York, imprenta de Baker y Goodwin, 1855. In-4 de 28 pp.

La couverture imprimée porte: Unica Edicion autorizada de las representaciones de Mlle Rachel en francés y español, que contiene la copia original francesa, con la traduccion literal española por Jules Mantéguès.

XI

882. CINNA, Tragedia de P.Cornelio, traducida del idioma Frances en Castellano. Madrid, 1713. In-8.

D. Augustin de Montiano y Luyando, dans son Discurso sobre las tragedias españolas (Madrid, 1750, p. 66), attribue la traduction à Don Francisco Pizarro de Aragon, marquis de San Juan. L'exemplaire décrit par Salvá (Catálogo, t. Ier, n° 1198) porte sur la garde une note manuscrite qui confirme cette attribution.

Le titre est suivi d'une approbation du Dr Don Juan de Ferreras, curé de l'église paroissiale de Saint-André de Madrid, qui a trouvé la traduction faite «con tanta alma, que si pudiera ser verisimil la Metempsichosis de los antiguos errados Philosophos, se pudiera creer, que la del Autor, y del Traductor era la misma.»

La traduction est en vers de différentes mesures, suivant l'usage adopté sur le théâtre espagnol.

883. CINNA. Tragedia de P. Cornellio, traducida del idioma Frances en Castellano. _S. l. n. d. [Madrid, Fernando Monge, 1731]._ In-8 de 4 ff. et 134 pp.

Réimpression de l'édition précédente. La licence du Conseil, datée du 4 juillet 1731, nous fait connaître le nom du libraire.

884. EL PAULINO, Tragedia nueva a la moda Francesa con todo el rigor de el arte, en imitacion del Cina de Pedro Cornelio, compuesta por don Thomas de Añorbe y Corregel, Capellan del Real Monasterio de la Encarnacion de Esta Corte. Con licencia. En Madrid. Año de M.DCC.XL [1740]. In-4 de 43 pp.

La permission d'imprimer est datée du 13 avril 1740.

Montiano (Dircurso primero sobre las tragedias españolas, 1750) a cru devoir mettre le public en garde contre cette imitation, de peur qu'on n'attribuât à Corneille les faiblesses du traducteur.

885. CINNA, tragedia de P. Corneille, traducida de D. Manuel Garcia Verdugo.

Traduction inédite citée par M. Marty-Laveaux, d'après une communication de M. Hartzenbusch.

XII

886. LA MAYOR GLORIA DE UN HEROE ES SER CONSTANTE EN LA FE, O EL HEROE VERDADERO, Comedia heroica de F. R. [Fermin del Rey]. Barcelona, 20 de Febrero 1785.

Imitation en trois actes de Polyeucte, qui n'a pas été imprimée. Il en existe une copie manuscrite à la Bibliothèque nationale de Madrid, et une autre dans les archives du Teatro del Principe de la même ville. Le lieu de la scène est changé ainsi que les noms des personnages.

887. POLIEUCTO, tragedia en cinco actos, por Corneille. Copia original francesa, con la traduccion literal española, por Jules Mantéguès, preparada expresamente para Mr. Rafael Félix, director de la Comp. francesa de Mlle Rachel. Nueva-York, imprenta de Baker y Goodwin, 1855. In-4 de 48 pp. à 2 col.

888. POLIEUCTO, tragedia cristiana en cinco actos, por Corneille, traducida al Castellano por D. Manuel Garcia Verdugo.

Traduction inédite citée par M. Marty-Laveaux, d'après une communication de M. Hartzenbusch.

XIII

889. EL EMBUSTERO ENGAÑADO, comedia en dos actos, escrita por L. A. J. M. [Luis Antonio José Monein.] S. l. n. d. [Madrid]. In-4 de 24 pp. à 2 col.

Imitation du Menteur.

XVI

890. RODOGUNA, Tragedia en cinco actos, escrita en romance en decasilabo.

Traduction libre, sans nom de traducteur, qui se trouve en manuscrit, dans les archives du Teatro del Principe, avec permission de représenter accordée en 1777.

891. RODOGUNA, tragedia en cinco actos por Corneille, traducida en castellano por D. Manuel Garcia Verdugo.

Traduction inédite citée par M. Marty-Laveaux, d'après M. Hartzenbusch.

VI. Traductions en portugais.

IX

892. O CID, Tragedia de P. Corneille. _Lisboa, na typographia Rollandiana, 1787_, com licença da Real Meza da Commissão Geral sobre o Exame, e Censura dos Livros. Pet. in-8 carré de 92 pp. et 2 ff. contenant un extrait du catalogue de _François Rolland_.

On lit en tête du titre: Theatro estrangeiro. Numero I.

Traduction en vers attribuée à Antonio José de Paula (Diccionario bibliographico portuguez, estudos de Innocencio Francisco da Silva; Lisboa, 1858-70, 9 vol. in-8, t. VIIIe, p. 209); elle est précédée d'un avis de l'éditeur qui fait l'éloge du théâtre en général, et rappelle que les peuples les plus catholiques ne l'ont jamais condamné. Le libraire s'est proposé de publier un recueil des meilleurs pièces françaises et italiennes comme en possèdent la plupart des nations cultivées de l'Europe.

893. AFFRONTA CASTIGADA, OU O SUBERBO PUNIDO, tragedia por Nicolau Luis. Lisboa, na Officina de Antonio Gomes, 1794. In-4 de 40 pp.

Traduction du Cid en vers.

Nicolau Luis, appelé quelquefois da Silva, vivait dans la seconde moitié du dix-huitième siècle, mais on ne sait rien de sa vie; il a traduit ou imité plus de deux cents comédies ou tragédies, en évitant le plus souvent de nommer les auteurs originaux.

894. O CID, tragedia de Corneille.

Theatro de Manuel de Figueiredo; Lisboa, na Imprensa Regia, 1804-1815, 14 vol. in-8, t. VIIIe.

895. D. RODRIGO, drama original em cinco actos e em prosa, por D. Antonio Firmino da Silva Campos e Mello. _Lisboa, na typographia de Antonio José da Rocha, 1842._ Gr. in-8 de 96 pp.

Imitation du Cid.

896. D. RUY CID DE BIVAR, tragedia em cinco actos, de P. Corneille, traduzida por ***, revista e emendada por J. M. Pereira da Silva. _Rio de Janeiro, na Typographia imperial e constitucional de Junius Villeneuve e Ca, 1843._ Gr. in-4 de 20 pp.

Archiva Theatral, IIIa serie.

M. Jean Manuel Pereira da Silva, né à Rio, en 1817, est un des hommes les plus distingués du Brésil. Il est correspondant de l'Institut de France.

En dehors des traductions que nous avons citées, M. I. Fr. da Silva (Diccionario bibliographico portuguez, t. VIIIe, p. 209) dit qu'il possède une traduction manuscrite du Cid signée des initiales J. A. M.

XI

897. CINNA, OU A CLEMENCIA DE AUGUSTO, tragedia de Corneille.

Theatro de Manuel de Figueiredo; Lisboa, na Imprensa Regia, 1804-1815, 14 vol. in-8, t. VIIIe.

898. CINNA, OU A CLEMENCIA DE AUGUSTO, tragedia de P. Corneille, traducida por Antonio José de Araujo.

Traduction inédite citée par M. I. Fr. da Silva (Diccionario bibliographico portuguez, t. VIIIe, p. 421).

XVIII

899. HERACLIO RECONHECIDO, tragedia por Nicolau Luis. Lisboa, na Officina de José de Aquino Bulhões, 1783. In-4 de 40 pp.

Imitation en vers.

V. Traduction en roumain.

XVIII

900. Eralïe, înmoarat al rasartului, tragedia în 5 acte de Korneil, si tradusa din frantozeste de I. Roset. Bucuresti, în tipografia lui Ediad,] 1831. In-8 de 122 pp.

Traduction très-faible, dont le style est tout à fait primitif.

On a lieu d'être surpris que les Roumains n'aient pas cherché à faire passer dans leur langue d'autres pièces de Corneille. Le poëte Georges Sion, à qui nous exprimions récemment notre étonnement à ce sujet, nous a répondu que ses compatriotes, dont un grand nombre ont étudié nos classiques dans nos écoles, ne se sentaient pas encore en état d'en faire des traductions qui ne fissent pas trop perdre à l'original. Les pièces de Voltaire ont été jugées plus faciles, et plusieurs ont été traduites avec succès; M. Sion lui-même a donné d'élégantes versions du Misanthrope et de Phèdre, mais, à part quelques fragments du Cid et de Cinna, qu'il a mis en vers roumains pour les élèves du conservatoire de Bucarest, il n'a pas abordé le théâtre de Corneille.

VI. Traductions en anglais.

I

901. MELITE, a Comedy translated from the French of P. Corneille. _London, printed for and sold by T. Bell, no 26 Bell yard, Temple Bar, and G. Burnet, Strand_, M.DCC.LXXVI [1776]. In-8, fig.

XI

902. THE CID, a Tragi-Comedy out of French made English, and acted before Their Majesties at Court, and on the Cockpit stage in Drury-Lane, by the Servants to both Their Majesties. London, 1637. Pet. in-12.

Traduction en vers par J. Rutter, dont le nom est au bas de l'épître dédicatoire adressée à Edouard, comte de Dorset, lord-chambellan. Le même auteur fit paraître, en 1640, une traduction de la Vraie Suite du Cid, de l'abbé Desfontaines, qu'il intitula: The Second Part of The Cid.

Malgré l'empressement mis par un poëte anglais à traduire le Cid, l'année même de sa publication, le tempérament britannique ne paraît pas s'être accommodé aux passions toutes méridionales du héros espagnol. Pepys raconte qu'il assista, le 1er décembre 1662, à la représentation du Cid, au Cokpit, et que la pièce, bonne pour la lecture, lui parut à la scène «une fort sotte chose (a most dull thing)». Diary and Correspondence of Samuel Pepys; the sixth Edition; London, 1858, 4 vol. in-12.

903. THE CID, || a || Tragicomedy, || out of French made || English: || And acted before their Majesties || at Court, and on the Cock-pit || Stage in Drury-lane, by the || servants to both their || Majesties. || The Second Edition Corrected and Amended. || London, || Printed by W. Wilson for Humphrey || Moseley, at the Signe of the Princes Armes || _in St. Pauls Church-Yard._ || 1650. In-12 de 42 ff. non chiff., dont les trois derniers sont occupés par le catalogue du libraire.

Réimpression de la traduction précédente.

904. THE CID, OR THE HEROICK DAUGHTER, a Tragedy in verse, translated from the French of P. Corneille, by John Ozell. London, 1714. In-12.

905. XIMENA, OR THE HEROICK DAUGHTER, a Tragedy by Colley Cibber, adapted for theatrical representation as performed at the Theatre Royal in Covent Garden, regulated from the Prompt Book. _London, printed for the Proprietors under the direction of John Bell, British Library, Strand, 1792._ In-8 de 78 ff., avec 2 fig. sur acier.

Simple imitation du Cid, dans laquelle l'auteur s'est proposé d'éviter une partie des fautes que le goût français avait, prétend-il, fait commettre à Corneille.

Cette pièce, imprimée séparément, a été réunie au Bell's British Theatre, t. XVe (London, 1797, in-8): elle a été également reproduite dans les oeuvres de Colley Cibber, dont la meilleure édition est celle de Londres, 1777, 5 vol. in-12, avec portr.

906. THE CID, a Tragedy in five Acts by a Gentleman formerly a Captain in the Army. _London, printed by A. Young, 18 Vere Street, and sold by M. Faulder, 42, Bond-Street, 1802._ Price two shillings and six pence. In-8 de 63 pp.

X

907. HORATIUS, a Roman Tragedy, by Sir William Lower. London, 1656. In-4.

908. HORACE, a Tragedy, by Mrs. Kath. Phillips. London, 1667. In-fol.

Cette traduction de «l'incomparable Orinda», a été réimprimée, avec Pompée, à la suite du recueil de ses oeuvres: Poems by the most deservedly admired Mrs. Katherine Philips, the Matchless Orinda, to which is added Monsieur Corneille's Pompey and Horace, Tragedies, with several other Translations out of French; London, printed by N. T. for Henry Herringman, at the sign of the Blue Anchor, in the Lower Walk of the New Exchange, 1678, in-fol.

909. HORACE, a French Tragedy of Monsieur Corneille englished by Charles Cotton, Esq. London, printed for Henry Browne, at the Gun, at the West End of St. Pauls, 1671. In-4 de 4 ff. et 75 pp.

En face du titre, une gravure de W. Dolle, représentant le combat des Horaces.

Charles Cotton, né en 1630 à Beresford Hall, dans le comté de Stafford, mort à Westminster en 1687, est surtout connu par ses traductions du français. Il traduisit, entre autres ouvrages, le Virgile travesti de Scarron (Scarronides, or Virgil Travestie). Une seule de ses traductions a eu un succès durable: celle des Essais de Montaigne (1693), qu'on a réimprimée avec corrections en 1759.

Cotton a pris de grandes libertés avec la tragédie de Corneille; il y a ajouté des choeurs de sa composition.

910. HORACE, a French Tragedy of Monsieur Corneille, englished by Charles Cotton. London, 1677. In-4, front. grav.

Seconde édition de la traduction précédente.

XI

911. CINNA'S CONSPIRACY, a Tragedy in verse, translated from the French of P. Corneille by Colley Cibber. London, 1713. In-4.

XII

912. POLYEVCTES, OR THE MARTYR, a Tragedy by Sir William Lower. London, 1655. In-4.

XIII

913. POMPEY, a Tragedy, translated from Monsieur Corneille, by Mrs. Catherine Philips, the Fifth Act translated by Sir John Denham. London, 1663. In-4.

Cette traduction, entreprise à la demande du comte d'Orrery, a été reproduite à la suite d'Horace, dans le recueil déjà cité des oeuvres de Catherine Philips (voy. le no 908).

Pompée réussit en Angleterre, sans avoir pourtant le succès qu'obtint plus tard Héraclius. Pepys raconte qu'il fit en voyage la lecture de cette tragédie, «a play translated from thé French by several noble persons, among others, my Lord Buckhurst, that to me is but a mean play, and the words and sense not very extraordinary.» Pepys's, Diary and Correspondence, the sixth Ed.; London, 1858, 4 vol. in-12; t. IIe, p. 400 (23 juin 1666). La traduction à laquelle Pepys fait allusion est probablement la suivante:

914. Pompey, a Tragedy acted with great applause. _London, printed for John Crooke, at the sign of the Ship, in St Pauls Church Yard, 1663._ In-4 de 3 ff. et 62 pp.

On y a ajouté un prologue écrit par le comte de Roscomon pour le théâtre de Dublin, et un épilogue par sir Edward Deering.

915. POMPEY THE GREAT, a Tragedy [translated from the French of Corneille by Edmund Waller]. London, 1664. In-4.

Waller fut aidé dans son oeuvre par le comte de Dorset et Middlesex, sir C. Sedley et Sidney Godolphin.

Une lettre de Saint-Évremond, adressée à Corneille en 1666, à propos de Sophonisbe, et reproduite par M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 499 sq.), nous donne de curieux détails sur l'accueil fait par les Anglais aux oeuvres de Corneille et en particulier sur Waller: «Je vous puis répondre, dit Saint-Évremond, que jamais réputation n'a été si bien établie que la vôtre en Angleterre et en Hollande. Les Anglois, assez bien disposés naturellement à estimer ce qui leur appartient, renoncent à cette opinion souvent bien fondée, et croient faire honneur à leur Ben Johnson de le nommer le Corneille de l'Angleterre. M. Waller, un des plus beaux esprits du siècle, attend toujours vos pièces nouvelles, et ne manque pas d'en traduire un acte ou deux actes en vers anglois pour sa satisfaction particulière. Vous êtes le seul de notre nation dont les sentiments ayent l'avantage de toucher les siens. Il demeure d'accord qu'on parle et qu'on écrit bien en France; il n'y a que vous, dit-il, de tous les François, qui sache penser. M. Vossius, le plus grand admirateur de la Grèce, qui ne sçauroit souffrir la moindre comparaison des Latins aux Grecs, vous préfère à Sophocle et à Euripide.»

XIV

916. THE MISTAKEN BEAUTY, OR THE LYAR, a Comedy, acted by Their Majesties Servants at the Royal Theatre. London, printed for Simon Neale at the three Pigeons in Bedford-street in Covent Garden, over again the New Exchange. M.DC.LXXXV [1685]. In-4 de 2 ff. et 52 pp.

La Beauté trompée, simple traduction du Menteur, bien qu'elle ne porte pas le nom de Corneille.

917. THE LYING LOVER: OR, THE LADIES FRIENDSHIP. A Comedy. By Sir Richard Steele. Hæc nosse salus est adolescentulis. Ter. London, M.DCC.XI [1711]. In-8.

Seconde imitation du Menteur, due au célèbre humoriste Steele. Celui-ci n'a eu garde de prononcer le nom de Corneille et, pour déguiser son emprunt, a donné des noms anglais à tous les personnages. Géronte est devenu le vieux Bookwit; Dorante, le jeune Bookwit; Alcippe, Lovemore; Philiste, Frederick; Cliton, Latine; Clarice, Penelope; Lucrèce, Victoria; Isabelle, Lettice, etc. Du reste, Steele a respecté les cinq actes de l'original, et, malgré les changements de décors et les couplets qu'il a cru devoir introduire, il a généralement suivi l'ordre des scènes de Corneille; mais dans l'exécution son «humeur» s'est donné libre carrière. Il descend parfois jusqu'à la farce de tréteaux. Voici, à titre d'exemple, comment il a travesti le commencement de la scène IIIe du deuxième acte:

Lovemore. Ah! Penelope! inconstant! sickle Penelope! Penelope. But, Lettice, you don't tell me what the gentleman said; now there's no body here you may speak-- Love. Now there's no body there's no body here?--Then I am a thing, an ustensil--I am no body, I have no essence that I am sensible of--I think 'twill be so soon--This ingrate,--this perjur'd! Pen. Tell me, I say, how the match happened to break off. Love. This is downright abuse--What! don't you see me, madam? Lett. He had the folly, upon her being commonly civil to him, to talk of directing her affairs before his time: in the first place, he thought it but necessary her maid, her faithful servant Mrs. Betty, should be remov'd. Love. Her faithful servant Mrs. Betty! Her betrayer, her whisperer, Mrs. Lettice--Madam, wou'd you but hear me--I will be heard. Pen. Pr'y thee step, Lettice, and see what noise is that without. Love. The noise is here, madam; 'tis I that make what you call noise--'Tis I that claim aloud my right, and speak to all the world the wrongs I suffer. Pen. Cooling herbs well steep'd--a good anodyne at night made of juice of hellebore, with very thin diet, may be of use in these cases (Both looking at him as disturb'd). Love. Cases!--What cases? I shall downright run mad with this damn'd usage. Am I a jest? Lett. A jest!--no faith, this is far from a merry madness--Ha! ha! ha! Love. Harky'e Lettice--I'll downright box you--Hold your tongue, gipsy. Lett. Dear madam, save me--go you to him-- Pen. Let him take you--Bless me--how he stares,--take her. Lett. Take her. Pen. Take lier (Running round each other). Love. Very fine--No, madam, your gallant, your spark last night; your fine dancer, entertainer, shall take you..., etc., etc.

918. THE LYING LOVER: OR, THE LADIES FRIENDSHIP. A Comedy. By Sir Richard Steele. Hæc nôsse salus est adolescentulis. Ter. The seventh Edition. _London: Printed for T. Lownds, T. Caslon, and W. Nicoll._ M.DCC.LXIV [1714]. In-12 de 71 pp., y compris une fig.

L'existence de cette 7e édition suffit pour attester le succès qu'eut la farce de Steele.

919. THE LYAR. A Comedy in three Acts. As it is Performed at the Theatre in the Hay-Market. By Samuel Foote, Esq. London: Printed for P. Vaillant, J. Rivington, and S. Bladon in Paternoster-Row. M.DCC.LXXVI [1776]. (Price One Shilling and sixpence.) In-8 de 70 pp. et 1 f.

Foote, qui était en même temps acteur et poëte dramatique, profita de ses voyages en France pour emprunter à nos auteurs comiques divers sujets dont il évita de faire connaître les originaux: le Menteur est du nombre. La pièce de Corneille a été réduite en trois actes; les personnages ont reçu des noms anglais: Sir James Elliot (Alcippe); Old Wilding, the Father, (Géronte); Young Wilding (Dorante); Miss Grantam (Clarice); Miss Godfrey (Lucrèce); Kitty (Isabelle). Cliton, qui est resté Français, a pris le nom de Papillon; quant à Philiste, son rôle a été fondu avec celui d'Alcippe. Les premiers mots de la comédie nous reportent au Menteur:

Young Wilding. And I am now, Papillion, perfectly equipped. = Papillion. Personne mieux. Nobody better. Y. Wild. My figure? Pap. Fait à peindre. Y. Wild. My air. Pap. Libre. Y. Wild. My address? Pap. Parisiene (sic). Y. Wild. My hat sits easily under my arm; not like the draggled tail of my tatter'd academical habit. Pap. Ah, bein (sic) autre chose. Y. Wild. Why then, adieu, Alma Mater, and bien venu[=e], la ville de Londre; fare well to the schools, and welcome the theatres; presidents, proctors, short commons with long graces, must now give place to plays, bagnios, long tavern-bills with no graces at all, etc., etc.

XVI

920. RODOGUNE, OR THE RIVAL BROTHERS, a Tragedy, done from the French of Mons. Corneille. Humbly inscribed to the Right Honourable Philip Earl of Chestersfield. London, printed for the Authors. M.DCC.LXV [1765]. In-8 de III et 81 pp.

Le traducteur, S. Aspinwall, dit, dans la préface qu'il a signée, que c'est en raison du succès qu'a obtenu la traduction de l'Andromaque de Racine donnée par Mrs. Philips, sous le titre de The distressed Mother, qu'il a entrepris cette traduction. Il dit avec assez peu de modestie que ses amis l'ont assuré que sa Rodogune était supérieure à l'original, et il ajoute ingénument: «I will impute it merely to our language being more nervous than the French, and to the translators being unconfined by the felters of Rhyme in which the original is written.»

XVIII

921. HERACLIUS, EMPEROUR OF THE EAST, a Tragedy written in French by M. de Corneille, englished by Lodowick Carlell. _London, 1644._ In-4.

Héraclius est peut-être, de toutes les pièces de Corneille, celle qui eut le plus grand succès en Angleterre, si l'on en juge, du moins, par ce qu'en dit Samuel Pepys. Celui-ci raconte, à la date du 8 mars 1663-64, qu'il vit représenter la tragédie nouvellement traduite. La pièce produisit sur lui une vive impression; il fut en particulier très-frappé de la scène où l'empereur d'Orient parait environné de tout le peuple en habits romains. «Cette scène est, dit-il, au-dessus de tout ce que j'ai jamais vu représenter sur aucun théâtre (above all I ever saw at any of the theatres).»

Le 4 février 1666-67, Pepys revit Héraclius au Duke's Playhouse, «excellente pièce, qui lui causa un plaisir extraordinaire.» Il y avait grande compagnie, Mrs. Stewart, très-belle avec de grandes boucles, Lord et Lady Rochester, Lord John Butler, fils du Duc d'Ormond, etc.

Voy. Diary and Correspondence of Samuel Pepys, loc. cit.

L'éditeur de ce recueil croit que la traduction vue par Pepys n'était pas celle de Carlell, qui, dit-on, ne fut jamais représentée.

XXI

922. NICOMEDE, a Tragi-Comedy translated out of the French of Monsieur Corneille by John Dancer, as it was acted at the Theatre Royal in Dublin, together with an Exact Catalogue of all the English Stage Plays printed till this present year 1671. Licensed Dec. 16. 1670. Roger L'Estrange. _London, printed for Francis Kirkman and are to be sold at his shop in Thames Street, over against the Custom House, 1671._ In-4 de 2 ff. et 56 pp., plus 16 pp. pour le catalogue.

Dédié au Right. Hon. Thomas Earl of Offroy.

VII. Traductions en néerlandais.

923. ONDERZOEK over de Nederduitsche Tooneelpoëzy. Amsterdam, A. Schoonenburg, 1724. Pet. in-8, avec front, gravé de J. Goeree.

Ces Recherches sur la poésie dramatique hollandaise renferment la traduction des trois discours de Corneille sur l'Art dramatique.

VIII

924. [DE WAARSCHYNELYKE TOVERY, Blyspel. Uit het Fransch van den Heer P. Corneille. Te Amsterdam, 1684. Pet. in-8?]

La Magie vraisemblable, traduction en vers de l'Illusion comique, par Simon Van der Cruyssen.

Nous n'avons pas vu cette édition, dont la date nous est fournie par le texte du privilége qui accompagne l'édition suivante.

925. DE WAARSCHYNELYKE TOVERY, Blyspel. Uit het Fransch van den Heer P. Corneille, _Te Amsterdam, by d'Erfg: van J. Lescailje, op den Middeldam, naast de Vischmarkt, 1691._ Met Privilegie. Pet. in-8 de 72 pp.

Au titre un joli fleuron de S. Fokke, représentant une ruche posée sur une console, devant un édifice aux deux extrémités duquel sont placées des statues de Melpomène et de Thalie, et qui est surmonté des armes d'Amsterdam.

Privilége du 19 septembre 1684, renouvelé la 18 janvier 1691.

«Comme le traducteur du Menteur, celui de l'Illusion a transporté le lieu de la scène en Hollande, et a baptisé à la hollandaise les personnages et les rôles dont il est parlé dans la pièce. Par malheur, il n'a pas réfléchi que ce changement de lieu tendait à détruire toute illusion dès les premiers mots qui se débitent au lever du rideau. Il est question d'une grotte obscure; or, tout crédule que soit le Pridamant hollandais, on aurait pu difficilement lui faire croire que son pays possédât une véritable grotte, les rochers étant chose inconnue en Hollande. Un autre changement apporté à la pièce, c'est qu'au magicien, le traducteur, pour des raisons qu'il n'explique pas, a substitué une magicienne. La traduction, au reste, n'est pas mauvaise, et bien que Van der Cruyssen ne fût qu'un versificateur médiocre, le dialogue, chez lui, ne manque pas de facilité.» VAN LENNEP.

926. DE WAARSCHYNELYKE TOVERY, Blyspel. Uit het Fransch van den Heer P. Corneille. _TAmsteldam, by David Ruarus, Boeckverkooper_, 1729. Met Privilegie. Pet. in-8 de 74 pp. et 1 f. blanc.

Privilége du 27 mai 1728.

«Réimpression de la traduction de Van der Cruyssen, exécutée par ordre des régents; elle semble attester le succès de la pièce. Cependant nous ne la retrouvons pas au répertoire à partir de 1774, année où fut inauguré le théâtre actuel.

«Le théâtre d'Amsterdam, fondé en 1617 par une des nombreuses chambres de rhétorique de cette ville, avait été vendu en 1621 aux maisons d'orphelins et d'infirmes, et entièrement rebâti en 1637 par l'ordre des régents de ces établissements. Ce furent ces régents qui, pendant près de deux siècles, dirigèrent le théâtre, l'excédant des recettes étant versé par eux dans la caisse des hospices confiés à leurs soins. Comme ils étaient nommés par les magistrats, le théâtre pouvait être considéré comme une institution publique émanant de l'autorité.» V. L.

IX

927. DE CID. Bly-Eyndend Treurspel. In Franse vaersen gestelt door d'Heer Corneille. Nu in Nederlandse Rijmen vertaald. _TAmsterdam, by Dominicus van der Stichel. Voor Abraham de Wees, Boeckverkooper, op den Middel-dam, in't Nieuwe Testament. Anno 1641._ In-4 de 32 ff. non chiffr., sign. A-H.

Traduction du Cid en vers par Van Heemskerck. Cette édition, imprimée à son insu, a échappé aux recherches de Van Lennep. Elle est précédée, suivant un usage cher aux auteurs hollandais, d'un argument en prose, dont Van Lennep nous donne ainsi la traduction d'après la réimpression de 1662:

«Sommaire de la tragi-comédie espagnole nommée Le Cid.

«L'Infante de Castille est amoureuse de Don Rodrigue, jeune et vaillant cavalier; mais, le sachant trop au-dessous d'elle, elle favorise une inclination mutuelle entre lui et Chimène, fille du comte de Gormas, inclination qu'approuvent les parents des deux jeunes gens. Le père de Don Rodrigue va demander au comte la main de Chimène pour son fils; mais comme il vient d'obtenir la charge de gouverneur de l'Infant, qu'avait briguée le comte, il trouve celui-ci plus disposé à lui chercher querelle qu'à écouter ses propositions: des paroles on en vient aux injures, et le comte, à la fin, s'emporte au point de donner un soufflet à Don Diègue, le père de Rodrigue. Le vieillard tire l'épée; mais, désarmé par son adversaire, il se tourne vers son fils et l'excite à venger son injure. Don Rodrigue se rend à cet appel, non sans avoir soutenu un violent combat intérieur; il provoque le comte et le tue. Chimène accourt demander justice au roi du meurtrier de son père; Don Diègue, de son côté, réclame la grâce de son fils. L'Infante, qui n'a pu encore maîtriser l'amour qu'elle éprouve pour Don Rodrigue, tire des événements qui ont eu lieu un augure favorable à ses désirs et, dans un dialogue émouvant avec sa nourrice, Léonor, elle fait part à celle-ci des combats qui se livrent dans son coeur. Le roi, avant de prononcer sa sentence, veut prendre l'avis de son conseil et fait reconduire Chimène chez elle par Don Sanche, rival de Don Rodrigue. Don Sanche saisit cette occasion pour exciter la colère de Chimène contre Don Rodrigue, et lui offre son bras pour la venger. Chimène, revenue chez elle, éclate en plaintes douloureuses et se lamente devant Elvire, sa demoiselle d'honneur, du sort cruel qui la force à demander la mort de celui qu'elle adore. Don Rodrigue paraît inopinément devant elle, prêt à lui livrer sa tête, afin qu'elle venge sur lui la mort de son père; elle refuse son offre, sous le prétexte adroit qu'un trépas volontaire ne pourrait satisfaire à sa vengeance, et qu'elle veut qu'il meure par la sentence de ses juges. En sortant de chez elle, Rodrigue rencontre son père, qui le cherchait pour lui annoncer que les Maures ont fait une descente sur la côte et que toute la ville est en émoi. Il lui dit, en outre, que cinq cents jeunes gentilshommes de ses amis sont venus lui offrir leurs bras pour venger l'affront qu'il a reçu du comte et se trouvent en ce moment chez lui; il engage son fils à se mettre à la tête de cette bande vaillante et à aller combattre les Maures, afin de reconquérir par ce moyen la faveur du roi et celle de sa maîtresse. Don Rodrigue, en effet, vole au combat, défait les Maures et fait prisonniers deux de leurs chefs, qu'il envoie vers le roi. A la suite de cet exploit, il obtient le nom de Cid (mot arabe qui signifie Seigneur) et sa grâce. Chimène, sur ces entrefaites, vient réitérer son accusation et exiger la punition de Don Rodrigue. Voyant le roi incliner vers la clémence, elle demande que, selon les anciennes coutumes du pays, un champ clos soit ordonné. Le roi consent à sa demande, à condition qu'elle épousera le vainqueur. Don Sanche s'offre à elle comme son champion et est accepté. Don Rodrigue désarme son adversaire et lui laisse la vie, mais à charge d'aller se jeter aux pieds de Chimène et de lui faire part de l'issue combat. A la vue de Don Sanche qui se présente devant elle, l'épée nue et teinte de sang (sic), Chimène éperdue se figure qu'il a tué Don Rodrigue, et, n'écoutant que sa passion, elle l'empêche de prendre la parole. Se présentant de nouveau devant le roi, elle avoue sa tendresse pour Don Rodrigue, et demande l'autorisation de se libérer envers Don Sanche en lui faisant don de tous ses biens, et de se retirer dans un cloître afin d'y passer les jours qui lui restent à pleurer son père et son amant. Enfin la vérité se fait jour, l'Infante elle-même amène Don Rodrigue vers Chimène, qui, vaincue par les sollicitations du roi, consent à l'accepter pour époux, mais demande que son mariage soit différé jusqu'à la fin de son deuil. Le roi lui accorde ce délai et ordonne qu'en attendant, Don Rodrigue, à la tête de l'armée, partira pour la Barbarie, afin de combattre les Maures dans leur propre pays. Don Rodrigue se rend à cet ordre avec joie, et, modérant son ardeur amoureuse en faveur de l'heureux avenir qui l'attend, il se fie à son roi et au bon vouloir de sa maîtresse.

«Pendant les deux derniers siècles la propriété littéraire était chose inconnue en Hollande, et les spéculateurs ne se gênaient nullement pour éditer les oeuvres des auteurs en vogue, dont ils avaient su se procurer des copies. Il serait presque impossible d'énumérer les vers de Vondel, imprimés sans son aveu. Le grand poëte, dans un distique mis en tête d'un de ces poëmes, parle de ces publications frauduleuses, moins pour se plaindre du larcin que pour prémunir le public contre les fautes nombreuses qui s'y trouvaient, et contre les méchants vers qu'on y avait insérés sous son nom.

«Outre le moyen employé par Vondel pour déjouer ces procédés malhonnêtes, les auteurs en avaient deux autres: l'un, qui était le plus généralement en usage, c'était de faire ce que fit le traducteur du Cid, et de donner au public une édition authentique de leur ouvrage; l'autre, d'engager un libraire à obtenir des États de la province le privilége de la publication. S'agissait-il d'une pièce de théâtre et obtenait-elle les honneurs de la représentation sur la scène d'Amsterdam, c'était aux régents des hospices que la privilége était accordé, et ceux-ci, à leur tour, conféraient à tel ou tel libraire le droit de publication. Quoi qu'il en arrivât, l'auteur ne tirait presque jamais le plus minime profit de son oeuvre, à moins qu'il ne la dédiât à un Mécène assez généreux pour lui donner quelque gratification.» V. L.

928. DE CID, bly-eyndend Treurspel. Mitsgaders het gantsche leven en bedrijf van den selven Cid. _T'Amsterdam, by Nicolaes van Ravesteyn, 1641._ In-12 de 176 pp.

Réimpression de la traduction de Van Heemskerck publiée par lui-même. Elle porte la date de 1641 et nous ne pouvons dire avec certitude qu'elle ait paru avant l'édition décrite ci-après (no 929). Du reste les deux éditions d'Amsterdam et de Hoorn contiennent exactement les mêmes pièces préliminaires.

929. DE VERDUYTSTE CID. Bly- Eyndend Treur- Spel. Midtsgaders het gantsche leven en bedrijf van den selven Cid. Opt' nieuws daer by ghevoeght. Tot Hoorn. Ghedruckt voor Barent Adriaens Berentsma. Anno 1641. Pet. in-8 de 154 pp.

Réimpression de la pièce de Van Heemskerck.

Elle est précédée d'un avis au lecteur, dont Van Lennep nous a donné la traduction d'après une édition de 1662 en tout semblable à celle-ci:

«L'Imprimeur au Lecteur.

«Lecteur bénévole, ce Cid, qui, à ce que nous assure le traducteur, a beaucoup perdu de ses grâces dans la traduction, n'avait pas appris à parler hollandais pour briller sur la scène, moins encore pour ennuyer les yeux et les oreilles du public par la voie de la presse, mais uniquement afin de se faire connaître à quelques rares amis et patrons du traducteur; puis d'être mis de côté et enfoui dans la poussière d'une Bibliothèque bien close. Mais une copie en ayant été soustraite au Propriétaire et imprimée à son insu et contre son désir, et cela avec tant d'incorrections qu'il en a honte, je lui ai fait sentir que puisqu'il ne pouvait empêcher la publication de son Cid, autant valait le publier tel qu'il l'avait écrit; et j'espère par là avoir rendu service à la jeunesse studieuse.»

L'avis au lecteur est suivi de «témoignages de la valeur du Cid dans sa propre langue» qui contiennent en français ce qui suit:

«Les comédiens de Son Altesse [le duc Ferdinand de Nassau] parlent ainsi en leurs affiches:

«Le grand Cid, qui a porté sa renommée par tout le monde et qui a eslevé le Sieur Corneille, son Autheur, à un degré si haut que les autres de sa profession n'y peuvent atteindre, vous sera représenté. Nous espérons que vous confirmerez le jugement qu'en a fait toute la Cour, et que dans l'embellissement que nous y apporterons vous avouerez que nous sommes curieux de rechercher vostre contentement.

«Un autre, qui l'a fait imprimer à Leyden en l'année 1638, luy a donné des Louanges encore bien plus grandes, l'appellant: une excellente et ravissante piéce, dont la lecture a charmé l'oreille des Rois, Et une oeuvre admirable qui n'a point d'éloge assez relevé qui ne soit au-dessous de ses beautez. Que ce n'est rien dire d'égal à ses graces, que d'asseurer qu'elles expriment toutes celles qui sont les plus rares en l'élégance Françoise; qu'elles représentent les traits les plus vifs et les plus beaux dont on se puisse servir pour expliquer la gloire des grandes actions d'une âme parfaitement généreuse, et que les lire et les admirer sont presque une mesme chose.»

Nous avons reproduit nous-même en entier l'avis du libraire de Leyde, sous le no 273.

Après ces préliminaires, vient une préface du traducteur lui-même ainsi conçue:

«Si jamais oeuvre de petite dimension [boeckxken] a reçu dans sa propre langue un accueil favorable, ou si jamais pièce dramatique a été chaleureusement reçue au théâtre, c'est bien le Cid, qui n'a pas procuré moins de gloire que de profit à son auteur, le Sieur Corneille. A la demande de ceux dont la prière était un ordre pour moi, j'en avais, il y a déjà quelques années, traduit le premier acte en notre langue, afin de voir jusqu'à quel point on pourrait rendre en hollandais les gentillesses françaises, et mon ardeur, que la beauté de ce chef-d'oeuvre excitait, à mesure que je travaillais, a fait le reste. Et comme on arrive chemin faisant où l'on ne croyait point aller, je me suis trouvé transporté peu à peu de la scène des fictions sur celle des événements véritables, et j'ai rassemblé dans les mémoires espagnols toute la vie et les exploits du fameux Cid; ce que j'ai fait d'autant plus volontiers, que j'ai cru trouver un coeur hollandais dans une poitrine espagnole, c'est-à-dire un défenseur inébranlable de la liberté de sa patrie et un adversaire redoutable de toute domination étrangère, domination que le Cid répudie avec des paroles dignes d'être prononcées par un Hollandais libre, contre la soif de dominer qui possède les Espagnols d'aujourd'hui, et d'autant plus remarquables qu'elles ont été mises dans la bouche du Cid par la plume d'un jésuite espagnol (violent entre les violents). N'ayant pu empêcher, lecteur équitable, que ces choses frivoles ne vinssent entre vos mains, je n'ai pas voulu du moins vous laisser ignorer ces particularités. VENIAM PRO LAUDE.»

«Tous les écrivains hollandais avaient ainsi leur devise, dont bien souvent ils signaient leurs ouvrages, au lieu d'y mettre leur nom. Veniam pro laude était celle de J. Van Heemskerck.» V. L.

Le volume se termine par la Vie du Cid (Het Leven van Don Rodrigo Diaz de Bivar toe-genaemt de Cid), laquelle est précédée d'un titre séparé et remplit les pp. 99 à 154.

930. DE VERDUYTSTE || CID, || Bly-Eyndend || Treur-Spel. || Gespeelt op d'Amsterdamsche Schouburg. || _T'Amsterdam, Gedruckt by Tymen Houthaeck, || voor Dirck Cornelisz. Houthaeck, Boeckverkoper op de Nieuwe-zijds || Kolck, in 't Bourgoens Kruys. Anno 1650._ In-4 de 30 ff. non chiff.

Au titre, un fleuron signé des lettres C V S, en monogramme, et représentant une fontaine avec la devise: eeuwigh (éternellement).

Réimpression de la traduction de J. Van Heemskerck. Elle contient l'avis de l'imprimeur au lecteur, les deux pièces françaises citées plus haut, la préface du traducteur et l'argument.

931. DE VERDUYTSTE CID. Bly-Eyndend Treurspel. T'Amsterdam, gedruckt by Broer Jansz Bouman. Anno 1662. Pet. in-8.

Au titre, un joli fleuron représentant le roi de Castille assis sur son trône et jugeant le procès du Cid et de Chimène.

Réimpression de la traduction de J. Van Heemskerck, avec l'argument reproduit ci-dessus (no 927), mais sans les autres pièces préliminaires.

932. DE CID. Bly-Eyndend Treurspel. In Franse Vaersen gestelt door d'Heer Corneille. Nu in Nederlandse Rijmen vertaald. Amsterdam, by Michiel de Groot, 1662. In-8.

Réimpression de la traduction de Van Heemskerck, ainsi que les sept éditions suivantes.

933. DE VERDUYTSTE CID. Bly-Eyndend Treur-Spel. _Amsterdam, 1668._ In-8.

934. DE CID, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille. Amsterdam, 1670. In-8.

935. DE VERDUYTSTE CID. Bly- Eyndend Treur-Spel. _Amsterdam, 1683._ Pet. in-8.

936. DE CID, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille. Vertoond op de Amsteldamsche Schouwburg. Den laatsten Druk. Te Amsterdam, by d'Erfgen: van J. Lescailje, op den Middeldam, naast de Vischmarkt, 1697. Pet. in-8 de 64 pp.

«Cette édition, supérieure aux précédentes au point de vue typographique, leur est inférieure quant au texte, qui fourmille de fautes. On n'y trouve aucune des pièces qui précèdent les premières éditions. Le titre porte un fleuron avec la devise: Laboranter.» V. L.

937. DE CID, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille. T'Amsteldam, by David Ruarus, Boekverkooper, 1732. Met Privilegie. Pet. in-8.

«Le titre est orné d'une des nombreuses vignettes qui, à cette époque, distinguaient les pièces de théâtre, que les régents des hospices avaient obtenu le privilége de faire jouer et imprimer. Celle dont nous parlons est due au burin de l'excellent graveur Punt, qui en même temps était le premier acteur tragique du théâtre d'Amsterdam. Dans un cartel de style rococo, surmonté des armes de la ville, et entouré d'abeilles et de fleurs, on voit une niche, près de laquelle se tiennent d'un côté deux orphelins, de l'autre un vieillard infirme; au fond le Parnasse avec Apollon et Pégase; en bas, ce distique de Vondel:

De Byen storten hier het eêlste dat sij leezen, Om d'ouden stok te voên en d'ouderlooze weezen.

c'est-à-dire: Les abeilles répandent ici ce qu'elles ont butiné de plus exquis, pour en nourrir le vieillard et l'orphelin.

«Cette édition reproduit exactement celle de 1697. Elle contient en outre la copie du privilége accordé aux régents, et le droit d'impression concédé par ceux-ci à David Ruarus.» V. L.

938. DE CID, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille. _Te Amsteldam, by Isaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, 1736._ Met Privilegie. In-8.

«Cette édition se trouve dans le recueil des oeuvres dramatiques de J. Van Heemskerck; elle ne contient que la tragédie, mais le texte est bien plus correct que celui des précédentes impressions.

«Le libraire Duim était, comme Punt, acteur, et partageait avec lui la faveur du public.» V. L.

939. DE CID, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille. Zo als het zelve op den Amsteldamschen Schowburg word vertoond. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekverkooper op den hoek van den Voorburg-Wal en Stilsteeg, 1760._ Met Privilegie. Pet. in-8 de 63 pp. en tout.

Cette réimpression ne commence qu'à la scène entre le comte et D. Diègue. Le rôle de l'Infante est supprimé.

«Il est presque certain que les éditions signalées par nous [Van Lennep en indique en tout neuf] ne sont pas les seules qu'ait eues la traduction du Cid entre les années 1640 et 1760; mais elles suffisent pour prouver deux choses: l'une que la renommée du Cid et de son auteur s'est établie en Hollande bien plus tôt que partout ailleurs à l'étranger; l'autre, que le public n'a cessé de lire et d'applaudir au théâtre le chef-d'oeuvre de Corneille, bien qu'il eût «perdu de ses grâces par la traduction», ainsi que l'en avait charitablement averti l'imprimeur de l'édition de 1641. Jacob Van Heemskerck, en effet, quoiqu'il ne manquât pas de talent et qu'on ait même de lui un livre charmant en prose sous le titre de «l'Arcadie hollandaise», n'était qu'un versificateur médiocre, et l'on ne saurait croire, en lisant ses vers, qu'ils fussent d'une époque où Vondel et d'autres avaient déjà publié tant de chefs-d'oeuvre de style et de diction. C'est donc bien au mérite intrinsèque de la pièce et au jeu des acteurs qu'il faut attribuer le succès dont jouissait encore, dans la dernière moitié du siècle dernier, l'oeuvre informe de Van Heemskerck; et l'on ne saurait autrement expliquer le courage dont faisait preuve l'éditeur de 1760, en reproduisant une traduction, dans laquelle quelques rares passages assez bien rendus ne rachetaient pas tant d'expressions basses, prosaïques ou tombées en désuétude. Aussi le public commença-t-il à s'en lasser; et bientôt l'apparition d'une traduction nouvelle fit «enfouir» celle de Van Heemskerck «dans la poussière d'une bibliothèque «bien close.» V. L.

940. Den Cid, blyendigh Treur-Spel. In't frans uyt-ghegheven door den on-verghelijckelijcken Corneille, ende nu vertaelt uyt den eersten druck. Tot Duynkercke, ghedruckt by Antonius van Ursel: Boeck-vercooper, woonende bij de groote Kercke, in S. Ursula, 1694. In-8 de 3 ff. et 62 pp.

Cette traduction, dont on ne connaît plus qu'un seul exemplaire, et qui n'a pas été citée par Van Lennep, est l'oeuvre de Michel de Swaen, poëte flamand né à Dunkerque. Elle est dédiée au poëte lui-même par le libraire Van Ursel, qui affirme l'avoir mise sous presse à l'insu de l'auteur.

Au moment où la ville de Dunkerque passa sous la domination de Louis XIV, elle possédait une chambre de rhétorique des plus florissantes. C'est là que de Swaen se fit connaître. Outre son poëme sur la vie et la mort de Jésus-Christ, et sa traduction du Cid, il traduisit l'Andronic de Campistron, et composa lui-même une tragédie intitulée: l'Abdication de Charles-Quint. On admire dans ses traductions un style facile et poétique; son drame original est un des plus réguliers qu'ait produits le théâtre hollandais au dix-septième siècle.

Voy. sur de Swaen le Belgisch Museum de J.-F. Willems, t. IXe, Gand, 1845, pp. 392 sqq.

941. DE CID. Treurspel. Van den Heere P. Corneille. Verrykt met leerzame aanteekeningen door den Heere de Voltaire, enz. Het Fransch gevolgd door J. Nomsz. Te Amsteldam, by David Klippink, Boekverkooper, 1771. Pet. in-8.

Traduction en vers par J. Nomsz.

«Au titre, une vignette représentant le Bon Goût personnifié sous la forme d'un petit génie, qui tient d'une main une pique et une couronne de lauriers. Le génie étend le pied sur un autre petit génie qui tient en mains un masque et un serpent. Cette seconde figure représente la Critique anonyme.

«A côté d'une colonne sur laquelle s'appuie le bon génie, l'on voit une lyre et plusieurs livres, dont quelques-uns portent les titres de diverses pièces de théâtre écrites ou traduites par Nomsz.

«Le volume contient une préface, dont voici la traduction: J'aurais une belle occasion maintenant de régaler à leur aise les amateurs de libelles. Après avoir traité Corneille de misérable rimailleur, j'aurais pu me moquer de sa figure, de sa tournure, de sa manière de parler et d'agir, de son costume, de ses moeurs; j'aurais même pu décocher quelques traits contre sa famille et son extraction; mais pour ne point scandaliser les lecteurs bien élevés, les seuls auxquels il faille tâcher de plaire, je ne relèverai aucune des spirituelles insolences qui, lors de la publication de sa tragédie, furent jetées à la tête de Corneille. Je renvoie le lecteur, pour peu qu'il comprenne le français, à ce que dit à ce sujet monsieur de Voltaire dans la préface qu'il a mise en tête de la dernière édition de Corneille. «On voit, y est-il dit, par cet échantillon de plus de cent brochures faites contre Corneille, qu'il y avait, alors comme aujourd'hui, un certain nombre d'hommes que le mérite d'autrui rend si furieux, qu'ils ne connaissent plus ni raison ni bienséance. C'est une espèce de rage qui attaque les petits auteurs, et surtout ceux qui n'ont point eu d'éducation.»

«Il est démontré d'ailleurs, dans cette préface, que le Cid a été dénigré par des gens qui étaient mécontents et qui, par là, s'attachaient plus à l'attaquer qu'à l'éclairer: chose trop commune dans le monde littéraire.

«Quant à ma traduction du Cid, je sens qu'elle n'est nullement exempte de fautes, mais je me flatte qu'elle pourra mieux servir à faire juger du génie du grand Corneille que celle dont on se sert au théâtre d'Amsterdam. Je n'ai rien changé dans les parties principales de la pièce; mais j'ai supprimé le rôle de l'Infante, qui me paraissait un hors-d'oeuvre, et qui, selon le témoignage de monsieur de Voltaire, est désapprouvé à bon droit en France. Si mon travail peut être utile aux jeunes auteurs, j'aurai atteint mon but et je verrai ma peine suffisamment récompensée.»

«Les lecteurs de la traduction faite par Nomsz confirmèrent en général le jugement que lui-même en avait porté dans sa préface. Auteur dramatique d'une fertilité prodigieuse et traducteur correct (il a traduit plusieurs pièces de Racine et autres tragiques français), Nomsz faisait de bons vers et s'entendait surtout, en traduisant, à conserver dans les passages les plus applaudis la tournure et l'effet de l'original. Grâce à sa traduction, le Cid a fait longtemps encore les délices du public hollandais. Malheureusement, depuis quelques années, le goût de la tragédie classique et, par suite, l'art même de la déclamation, se sont perdus en Hollande, et la prose, qui jusqu'à la fin du siècle dernier, était bannie de la scène, a fini par y détrôner les vers.» V. L.

942. DE CID, Treurspel. Van den Heere P. Corneille. Verrykt met leerzame aanteekeningen, door den Heere de Voltaire, enz. Het Fransch gevolgd, door J. Nomsz. Te Amsteldam, by Izaak Duim, op den Cingel, tusschen de Warmoesgracht en Drie- Koningstraat, 1772. Met Privilegie. In-12 de 4 ff. et 71 pp.

Réimpression de la traduction de J. Nomsz.

Privilège daté du 8 novembre 1757, renouvelé le 2 février 1772.

X

943. J. J. Z. D. W. D. J. HORACE, Treurspel. Tantæ molis erat Romanam condere gentem! _T'Amsterdam, gedruckt by Gillis Joosten, voor Adam, Karelsz, in 't Vreeden Jaer, 1648._ Pet. in-8.

Au titre, les armes de la ville d'Amsterdam.

«Les initiales J. J. Z. D. W. D. J. doivent être interprétées: Jan Jans Zoon De Witt, Doctor Juris, c'est-à-dire: Jean de Witt, fils de Jean, docteur en droit. Si dans les éditions qui parurent après l'année 1679, on ne mit plus sur le titre que les lettres J[an] D[e] W[itt], c'est que probablement les éditeurs jugèrent qu'elles suffisaient pour indiquer un nom aussi connu que celui du feu Grand-Pensionnaire, car ce n'est pas à un moindre personnage qu'à l'homme qui, pendant vingt ans, gouverna la Hollande avec une autorité despotique, que l'on doit cette première traduction d'Horace. Tout grave et austère que les historiens nous le dépeignent, Jean de Witt, dans sa jeunesse, avait sacrifié aux muses, et notamment dans l'année 1648 il était membre d'une société artistique et littéraire. Sa traduction, faite sur l'édition française originale, a le mérite d'être fidèle, et les vers sont meilleurs que ceux de la traduction du Cid de Van Heemskerck. Il est heureux cependant que le Grand-Pensionnaire ait laissé d'autres titres à l'estime de la postérité que cette oeuvre de jeunesse.

«La pièce est précédée d'un sonnet dont voici la traduction:

«Arion mettait en mouvement les poissons; Amphion les rochers et les pierres; Orphée les forêts et les torrents; mais toi, auteur tragique, tu fais accourir vers toi les hommes et leur arraches un jugement qu'approuve le bon goût.

«Qui peut voir sans compassion le deuil de Sabine, les larmes sanglantes de Camille? Qui peut voir succomber ces vaillants jeunes gens, se dévouant pour la patrie, sans pleurer sur leur tombe?

«Si les temps antiques revenaient, tu charmerais même ces dompteurs de brutes par les accords que ta muse t'inspire.

«O vous tous, poëtes tragiques, pardonnez-moi si je me trompe; mais cette tragédie-ci tue les vôtres, et son auteur a l'avantage sur vous tous: car en lui revit l'esprit de Peppias [sic].» V. L.

944. J. J. Z. D. W. D. J. HORACE, Treurspel. Tantæ molis erat Romanam condere gentem. _T'Amsterdam, Gedruckt by Gillis Ioosten, voor Adam Karelsz, in't Vreeden Jaer, 1649._ Pet. in-8.

«Cette édition est datée, comme la précédente, de «l'année de la paix», à cause du traité de Westphalie. Elle contient de plus une dédicace dont voici la traduction:

«A Mademoiselle Sarah Van Lennep.

«Mademoiselle,

«Parmi ceux qui, en reproduisant sur la scène les passions de ce monde, ont obtenu un succès universel, le sieur Cornelj [sic] ne figure point au dernier rang; mais comme entre les plus beaux diamants il y a toujours à choisir, ainsi la tragédie d'Horace peut être remarquée comme la plus belle perle entre les bijoux que l'auteur a offerts au public et comme disputant le prix au glorieux Cid, dont la splendeur, si éclatante qu'elle soit, ne saurait offusquer la lumière dont brille son Horace. Quant à cette pièce, tout éloge, quelque grand qu'il fût, serait au-dessous de son mérite. Ce jugement serait celui de tout le monde, si tout le monde était aussi bon connaisseur que Votre Seigneurie; cependant le traducteur confesse qu'il ne fait que bégayer en hollandais ce qui lui a été dicté en un français si mélodieux. Mais je sais que Votre Seigneurie fera comme font ceux qui se connaissent en peinture: leur montre-t-on un tableau bien ordonné et exécuté à larges traits, ils ne s'offenseront point de ce que parmi tant de ligures, de paysages, de bâtiments, se trouve ici une jambe, là un tronc d'arbre, autre part une pierre d'une couleur un peu terne. Votre Seigneurie usera d'un jugement trop fin pour s'arrêter à des fautes qui, à dire vrai, ne doivent point être réputées telles; elle saura que jamais en France pièce ne fut plus chaleureusement applaudie ni plus hautement estimée qu'Horace. Tout présent doit posséder quelque valeur intrinsèque, qui le rende digne de celui qui le reçoit; j'ose assurer Votre Seigneurie que le cadeau que je lui offre recèle je ne sais quoi de sympathique à Votre Seigneurie; ce que j'ai pu découvrir lorsque j'ai eu l'honneur d'entendre quelques réflexions que lui suggérait une lecture qui lui était faite par un de mes amis. C'est par suite de cette circonstance que j'ose prendre la hardiesse de dédier la traduction de cette tragédie à Votre Seigneurie. J'espère qu'elle ne regardera pas aux fautes occasionnées tant par la précipitation avec laquelle l'imprimeur a travaillé, que par l'absence du traducteur, et je demeurerai, en attendant,

«Mademoiselle, «Le moindre de vos serviteurs,

«ADAM KARELSZ.»

Van Lennep ajoute les notes suivantes, à propos de l'auteur de la dédicace et de la personne à qui elle était adressée:

«Adam Karelsz signifie littéralement «Adam, fils de Charles». Au dix-septième siècle, et plus tard encore, dans les Pays-Bas, les noms de famille étaient rares, et les personnes, en général, ne se distinguaient entre elles qu'en ajoutant à leur nom de baptême celui de leur père. Souvent aussi on y joignait un sobriquet. Ainsi l'Adam Karelsz dont il est question ici, signait parfois Adam Karelsz Van Zjermesz, et c'est ce nom de Zjermesz surtout qu'il a rendu célèbre par son talent comme acteur, profession qu'il cumulait avec celle de libraire. Il écrivit aussi quelques tragédies qu'on trouve encore mentionnées sur le catalogue des pièces qui formaient en 1682 le répertoire du théâtre d'Amsterdam.

«Sarah Van Halmael, mariée en 1625 à Warner Van Lennep, ce dernier issu d'une famille noble de la Gueldre, s'était établie à Amsterdam peu avant son mariage. De son fils aîné descend en droite ligne l'auteur de cette notice: du puîné la branche des Van Lennep établis en Grèce et dans l'Asie Mineure.»

945. J. D. W. Horace en Curace [sic], Treurspel. Tantæ molis erat Romanam condere gentem. Vertoont op d'Amsterdamsche Schouburg. Den tweeden Druk op nieuw overzien. T'Amsterdam, by Jacob Lescalje, 1679. Très-pet, in-8.

«Cette édition, loin de répondre à son titre, qui la représente comme corrigée, fourmille de fautes typographiques, qui ne se trouvent pas dans la première. Elle ne contient ni le sonnet, ni la dédicace, mais renferme par contre un argument en vers, dont voici la traduction:

«L'amour de la patrie et celui de la gloire font mépriser les prières d'une épouse, d'une soeur, d'une amante; elles poussent Horace à se dévouer pour Rome et à combattre le fiancé de sa soeur, frère de sa femme. Curiace meurt de la main de l'époux de sa soeur, du frère de sa maîtresse. Camille, outrée de douleur et de désespoir, maudit son frère, le meurtrier de son amant. Horace met fin à ses plaintes en la poignardant. Sabine, désolée, pleure les malheurs d'Albe et ses trois frères morts de la main de son époux. K. L.

«Ces initiales K. L. sont celles de: Katharina Lescaille ou Lescalje, fille du libraire de ce nom, née en 1649, morte en 1711. Nous aurons occasion de reparler d'elle.» V. L.

946. J. D. W. HORACE EN CURACE [sic], Treurspel. Tantæ molis erat Romanam condere gentem. Vertoont op d'Amsterdamsche Schouburg. Den tweeden Druk op nieuw overzien. _T'Amsterdam, by Michiel de Groot, 1680._ Très-pet. in-8.

Contrefaçon de l'édition précédente.

947. J. D. W. HORACE EN CURACE [sic]. Tantæ molis erat Romanam condere gentem. Vertoont op d'Amsterdamsche Schouburg. Te Amsterdam, by de Erfgenamen van J. Lescailje, 1699. Met Privilegie. Pet. in-8.

«Cette édition est plus correcte que les réimpressions décrites ci-dessus. Le correcteur a consulté une édition française postérieure à l'année 1656, car il a supprimé les douze vers prononcés par Julie à la fin de la pièce, ainsi que l'avait fait Corneille à partir de cette date. Le sonnet de Catherine Lescailje n'a pas non plus été reproduit.» V. L.

948. J. D. W. HORACE EN CURACE [sic]. Tantæ molis erat Romanam condere gentem. Vertoont op d'Amsterdamsche Schouburg. Te Amsterdam, by Gisbert de Groot, 1670. Pet. in-8.

Contrefaçon de l'édition précédente, qui ne contient naturellement pas de privilége. La date de 1670 est sans doute une faute d'impression pour 1700.

949. HORACE, Treurspel. Het Fransche van den Heer P. Corneille nagevolgt. _Tot Leyden, by Hendrik Mulhovius, Boekverkoper, 1709._ Pet. in-8.

Traduction en vers par Jean Schröder.

«Au titre, un fleuron représentant Melpomène et Thalie qui s'appuient des deux côtés sur un cadre, autour duquel se lit la devise de Schröder: Suum cuique vitium est. Dans le cadre se trouve une lyre éclairée par le soleil levant. La pièce est précédée d'une épitre dédicatoire dont voici la traduction:

«Au très-noble Seigneur Pierre de Leyden, Seigneur de Vlardingue, ancien Bourgmestre et Conseiller de la ville de Leyde, Granad-Heemraad de la Rhinlande et des pays de Putten, Député au noble et puissant Collége de l'Amirauté d'Amsterdam, etc., etc., etc.

«Très-noble Seigneur,

«Connaissant ce que je dois à Vtre Seignrie pour les faveurs nombreuses reçues tant de Vtre Seignrie que de ses illustres ancêtres, je me sens pressé pour peu que j'en sois capable, de prouver ma reconnaissance à Vtre Seignrie, priant Vtre Seignrie d'excuser la liberté que je prends en lui demandant d'abriter cet Horace que je soumets à sa perspicacité contre les flèches des éplucheurs de lettres, la suppliant de bien vouloir tenir pour certain que je ne m'imagine pas être assez maître de la cadence et de la diction pour revêtir ce hardi défenseur et libérateur de sa patrie d'un meilleur habit que d'autres ont essayé de le faire avant moi; mais, ne voulant pas perdre inutilement mes heures de loisir, j'ai tâché, non de braver mes devanciers, mais de suivre la trace de leur lumière; et je jugerai n'avoir pas eu raison de me plaindre de mon travail si j'ai l'honneur de voir que mon étranger travesti ne déplaît pas à Vtre Seignrie. Dans cette attente, et flatté de cet espoir, je proteste que je suis et demeurerai,

«Très-noble Seigneur, «de Vtre Seignrie, «le très-humble et très-obligé serviteur, «JOHANNES SCHRÖDER.» V. L.

950. DEN ROMS-MOEDIGEN HORATIUS, VERWINNAER DER ALBAENEN, blyeyndig Treurspel, in-rym-gestelt door Joannes Franciscus Cammaert, naems-letterkeer Musen-ciertac of Minnaars-cas. _Tot Brussel, by G. Jacobs, boeck-drucker tegen de Baerdbrugge, in de Druckerye, 1751._ In-8 de 4 ff. et 52 pp.

«Cette misérable traduction d'Horace est l'oeuvre du Bruxellois Jean-François Cammaert, le plus fécond des dramaturges flamands. Soit calcul, soit naïveté, le nom de Corneille est passé complètement sous silence. Pourtant, à part la platitude et l'incorrection du langage qui lui appartiennent en propre, l'auteur ne peut revendiquer pour sa part d'invention que d'avoir remplacé Julie, confidente de Sabine et de Camille, par Jules, prince romain, confident de Sabine. On voit par les pièces liminaires que cet Horace a été représenté à Bruxelles, sur la scène de l'Opéra, le 30 octobre 1747.» A. WILLEMS.

951. HORATIUS, Treurspel. Het Fransche van den Heere P. Corneille op nieuws gevolgd. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekverkooper, 1753._ Met Privilegie. Pet. in-8.

Traduction en vers par J. Van Stamhorst.

«Le titre est orné d'un cartouche surmonté des armes de la ville, autour desquelles on voit des abeilles et des fleurs; ce cartouche renferme une femme assise (probablement la ville d'Amsterdam) qui a deux ailes au front, une lyre à la main et sur ses genoux un manteau parsemé d'étoiles. A sa droite se tiennent un vieillard et deux orphelins, fouillant une ruche; à sa gauche, des livres de théâtre, un cygne au bord de l'eau, Pégase sur le Pinde, faisant jaillir l'Hippocrène; derrière, la Renommée sonnant de la trompette; à ses pieds un enfant nu, jouant avec des attributs scéniques.

«Cette édition est précédée du privilége et d'un avis, dont voici la traduction:

«Avis.

«J'ai peu de chose à dire au lecteur bénévole à propos de cette nouvelle imitation du grand Horace de Corneille. Qu'on ne cherche le motif de ce travail ni dans un sentiment de jalousie envers ceux qui m'ont devancé, ni dans le présomptueux espoir de faire mieux qu'eux. Je ne parlerai même pas de leurs traductions. Je dirai seulement que, depuis longtemps déjà, on avait jugé celle dont le privilége appartient au théâtre, peu faite pour plaire encore à un public qui n'aime pas les longueurs. Ce motif m'avait engagé, il y a déjà longtemps, à entreprendre une nouvelle traduction d'une tragédie aussi remplie de beaux sentiments que de discours élevés; et mon ardeur, je l'avoue, était si grande, que j'ai trop peu considéré les difficultés du travail et la faiblesse de mes moyens. Plus tard, convaincu de la hardiesse de mon entreprise, j'ai gardé ma traduction sous clef pendant plusieurs années sans vouloir la montrer à personne. J'aurais mieux fait, sans doute, de persévérer dans cette façon d'agir; mais enfin le désir de voir la pièce reparaître sur la scène l'a emporté sur ma répugnance à offrir au public une version si peu digne de l'original.

«Je me suis restreint au nombre de vers que compte la pièce de Corneille, et par là ma traduction en aura une centaine de moins que les précédentes; j'ai de plus tâché de rendre, autant que possible, la pensée de mon illustre devancier. Je n'ai pas fait de changement notable dans la pièce, excepté dans la dernière scène du troisième acte, où le vieil Horace, après s'être plaint amèrement de la fuite de son fils, à la demande qu'on lui adresse, de ce qu'il eût voulu que son fils eût fait contre trois, donne cette courte et fière réponse que Boileau, dans la préface de sa traduction de Longin, cite comme un exemple du vrai sublime:

Qu'il mourût!

mais en y ajoutant:

Ou qu'un beau désespoir alors le secourût.

«Les grands maîtres de l'art ayant jugé d'un commun accord que ce vers affaiblissait la force des deux mots qui précèdent, et qui, dans leur brièveté, renferment un monde d'idées, j'ai pris la liberté de laisser ce vers de côté; ce que j'ai fait d'autant plus volontiers après avoir lu une dissertation sur la tragédie par le célèbre auteur du Télémaque, laquelle se trouve dans les Réflexions historiques et critiques sur les différens Théâtres de l'Europe, imprimée à Amsterdam en 1740 aux frais de la Compagnie, et où ce vers est attribué à l'exigence de la rime.»

«La traduction de Van Stamhorst fut représentée pour la dernière fois au théâtre d'Amsterdam en 1782.

«Quoique meilleure que les deux autres, elle est cependant faible à bien des points de vue, et c'est par cette raison peut-être qu'Horace ne put se soutenir sur la scène hollandaise aussi longtemps que le Cid et Cinna, qui eurent de meilleurs interprètes. La pièce disparut du répertoire dès le commencement du siècle actuel.» V. L.

952. HORATIUS, Treurspel. Het Fransche van den Heere P. Corneille op nieuws gevolgd. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekverkooper, 1768._ Met Privilegie. Pet. in-8.

«Réimpression de l'édition précédente. Les fautes typographiques y sont corrigées, mais le fleuron que nous avons décrit a fait place à une vignette des plus vulgaires.» V. L.

XI

953. GEBOD DER LIEFDE, ONS DOOR CHRISTUS GEGEVEN, te veel door de Christen verzuymt, door Cezar Octavianus romsch Keizer, en algoden dienaer gepleegt aen die hem moorden wilden: (Meester-stuk van den grooten Corneille.) In't Nederduyts vertaelt, en door de veerthien vereenigde Redenryke Gilden op het Tooneel van't Konst-genoodschap der Jong van Zinnen, schuylende onder de Bescherminge der Edele Maget ende Bloedgetuyge Barbara, binnen de Stad Belle vertoont, volgens Lotinge op de navolgende dagen van Herft-maend 1774. _Tot Ipre, By F. T. Walwein_. In-8 de 58 pp. et 1 f.

Traduction en vers de Cinna par de Swaen. Cette traduction, qui doit être contemporaine de celle du Cid (no 940), a été représentée en 1774 sur le théâtre de Bailleul.

954. [CINNA, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille. Te Amsterdam, 1677. Pet. in-8?]

Traduction en vers par André Pels.

Nous n'avons pas vu cette édition, dont la date nous est indiquée par le privilége de la suivante.

955. CINNA, Treurspél. Uit het Fransch van den Heer Corneille. _Te Amsterdam, by Albert Magnus, op de Nieuwen Dyk, in den Atlas, 1683._ Mét Privilégie. Pet. in-8 de 4 ff. prél. et 63 pp.

Seconde édition de la traduction de Pels. Le titre porte un fleuron représentant un jeune homme qui escalade un rocher; on lit, autour de cette vignette, les mots: Nil volentibus arduum, devise d'une société littéraire.

Le privilége, daté du 25 mars 1677, porte renouvellement du 20 mai 1683.

«La société Nil volentibus arduum, dont Pels fut un des membres les plus actifs, avait été fondée en 1668 par ce qu'on peut appeler la jeune Hollande d'alors. Ses membres s'étaient, dès l'abord, érigés en arbitres du goût et s'évertuaient à acquérir de l'influence sur le public, en lui donnant soit des traités sur la poétique ou des ouvrages de critique, soit des oeuvres dramatiques pour la plupart traduites du français. Par malheur ils traduisirent, sans nul discernement, tout ce qui se produisait à Paris: les pièces de Quinaut, de Pradon et consorts, comme celles de Corneille et de Racine. Il leur suffisait qu'une pièce fût écrite en français, et d'après les règles, pour qu'elle leur parût propre il servir de modèle. Par là, l'influence qu'ils exercèrent fut fatale à la littérature hollandaise, qui, au lieu de suivre la route qu'avaient frayée Vondel et ses contemporains, et de conserver un cachet original, se fit traîner à la remorque de la littérature française et n'en devint qu'une pâle copie. La rivalité qui existait entre la société Nil volentibus et celle qui avait pour devise: In magnis voluisse sat est, aurait pu avoir de bons résultats si cette rivalité avait porté sur le principe même de la littérature, au lieu de se manifester par des querelles sur de mesquines questions de forme.» V. L.

956. CINNA, OF GOEDERTIERENHEID VAN AUGUSTUS, Treurspel. _Te Amsterdam, gedrukt voor het Kunstgenootschap, en te bekomen by de Erven van J. Lescailje._ Met Privilegie, 1707. Pet. in-8.

Troisième édition de la traduction de Pels. Van Lennep n'a pas vu les éditions antérieures, mais il en a soupçonné l'existence.

957. CINNA, OF GOEDERTIERENHEID VAN AUGUSTUS. Treurspél. De tweede Druk, mérkelyk verbéterd. _Te Amsterdam, Gedrukt voor het Kunstgenootschap, én te bekomen by de Erven van J. Lescailje._ Met Privilegie. 1716. Pet. in-8 de 6 ff. et 67 pp.

Les feuillets prélim. contiennent 1 fig. signée Erlinger, au bas de laquelle se trouve le titre de la tragédie; 1 f. de titre; 1 f. pour le privilége et 3 ff. pour une dédicace à Gérard de Papenbroek, et les noms des personnages. La figure représente les conjurés se jetant aux pieds d'Auguste.

Nouvelle édition corrigée de la traduction de Pels. C'est la quatrième et non la seconde, comme l'indique le titre.

«Gérard de Papenbroek, dont la dédicace fait un pompeux éloge, avait été échevin de la ville d'Amsterdam; il se fit connaître par la protection qu'il accorda aux savants et aux artistes. Il enrichit de ses dons le consistoire de l'Église réformée et l'athénée de la ville.» V. L.

958. CINNA, Treurspel. Uit het Fransch van de Heer Corneille. Te Amsterdam, by Pieter Rotterdam, Boekverkooper, op de Vygendam, 1720. Pet. in-8 de 70 pp.

Cinquième édition de la traduction précédente.

Le privilège, accordé à Albert Magnus, à la date du 19 octobre 1713, et cédé à Pierre Rotterdam le 18 septembre 1714, est relatif aux oeuvres d'André Pels.

959. CINNA, OF GOEDERTIERENHEID VAN AUGUSTUS. Treurspél. _Te Amsteldam, by Isaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis._ Met Privilegie, 1736. Pet. in-8 de 6 ff. et 67 pp., fig.

Les 6 feuillets prélim. comprennent la figure, le titre, un privilège daté du 27 mai 1728, la dédicace à Gérard de Papenbroek, et les noms des acteurs.

Sixième édition de la traduction de Pels; elle n'est pas citée par Van Lennep.

960. CINNA, Treurspel. (Na Corneille.) Door Mr Wm Bilderdijk. Te Amsterdam, bij Immerzeel en Comp. M.DCCC.IX [1809]. In-8 de 11 ff. prél. (y compris le titre gravé) et 102 pp.

Cette pièce forme la première partie du t. IIIe des tragédies (Treurspelen) de Bilderdijk. Elle est précédée d'une épître dédicatoire au roi Louis et d'un avant-propos.

«Guillaume Bilderdijk, né le 7 septembre 1756, mort le 18 décembre 1831, a été le plus illustre poëte que la Hollande ait produit depuis Vondel. Pour l'imagination, il a eu parmi ses compatriotes peu de rivaux; pour la facilité, il n'a pas eu son pareil. Il a traité tous les genres avec un rare bonheur. Dans ses oeuvres poétiques (dont le libraire Kruseman a donné en 1856-59 une nouvelle édition en 16 volumes), on ne sait ce qu'on doit le plus admirer, la beauté des images et de la diction, ou l'immense savoir du poëte, qui montre toujours qu'il connaît à fond la matière qu'il traite. Bilderdijk, en effet, était non-seulement un littérateur érudit, mais un jurisconsulte distingué, familier avec la plupart des langues de l'Europe, avec le latin, le grec, l'hébreu et divers autres idiomes orientaux; distingué par de profondes connaissances en médecine, il dessinait et gravait lui-même les vignettes qui ornaient ses ouvrages. Outre ses poésies, il a publié divers travaux historiques et linguistiques, un traité de perspective, etc.

«Dans sa dédicace, Bilderdijk se plaint en vers magnifiques de la faiblesse de son talent qui l'empêchera de faire sentir les beautés de l'original, et plus encore de ce que le siècle actuel ne produit plus de grands hommes comme Corneille; mais il se dit soutenu par l'espoir que, sous les auspices d'un roi, protecteur des belles-lettres, la terre batave verra naître une époque fertile en génies, comme le siècle d'Auguste.

«Dans la préface, il raconte, en premier lieu, comment le roi, pénétré de la décadence du théâtre, et désirant relever le goût de la nation pour la poésie dramatique, avait exigé de lui une traduction nouvelle de la pièce de Corneille. Le public, poursuit-il, jugera s'il a rempli la tâche qui lui était donnée et s'il s'est pénétré de l'esprit de son devancier. Il doit cependant appeler l'attention du lecteur sur un ou deux points que, pour bien apprécier Corneille, l'on ne saurait négliger. «A l'époque où écrivait Corneille, dit-il, cette délicatesse de sentiments, cette pureté d'expression, cette élégance raffinée, en un mot, qui depuis caractérise les écrivains français, était encore dans l'enfance. Corneille était noble, sublime, parfois divin, et quel vrai poëte peut manquer de l'être? mais il l'était par lui-même et parce qu'il était pénétré de l'esprit (plus que de la manière de dire) des anciens. Il ne pouvait cependant se soustraire à l'influence d'un siècle qui était au-dessous de lui et qu'il avait encore à relever. Il s'ensuit que parfois, s'accommodant au style oratoire de son époque, il se sert d'images moins bien placées dans la bouche des personnages qu'il fait parler, ou peu en harmonie avec la matière qu'il traite.

«Par la même raison, il approche parfois un peu trop, si ce n'est du style, au moins du ton de la comédie. Je cite comme un exemple du premier de ces défauts le passage où Émilie, qui, d'après ce qu'exigent les règles de la bienséance actuelle, devrait conserver dans toutes ses paroles cette réserve de jeune fille qui n'est que la pudeur portée au plus haut degré, où Émilie, dis-je, s'attribue, pour ainsi dire, des enfants:

Enfants impétueux de mon ressentiment, Que ma douleur séduite embrasse aveuglément.

«De même Auguste se sert d'une expression impropre, quand il dit:

Je vois trop que vos coeurs n'ont point pour moi de fard.

«Les lecteurs sagaces trouveront aisément chez Corneille de ces fautes dont Racine est presque toujours exempt, et nous n'en accusons pas le grand poëte, mais l'état de la poésie à l'époque où il vivait; elles ne déparent pas ses lauriers, mais ne doivent point être données aux commençants comme des exemples à suivre.

«Je citerai, parmi les passages où Corneille s'écarte du ton de la tragédie, les réponses d'Euphorbe à Maxime (act. IIIe, scène Ire), et celle de Maxime à Cinna, dont la tournure est absolument celle de la comédie; les vers suivants, par exemple:

C'est ce qu'à dire vrai je vois fort difficile. L'artifice pourtant vous y peut être utile; Il en faut trouver un qui la puisse abuser; Et du reste le temps en pourra disposer.... Vous pourriez m'opposer tant et de tels obstacles, Que pour les surmonter il faudrait des miracles; J'espère toutefois qu'à force d'y rêver, etc.

sont de la comédie toute pure.» «Après avoir dit quelques mots du mérite de la pièce de Corneille, Bilderdijk continue ainsi:

«Lorsque Voltaire attaqua le monologue d'Émilie qui commence la pièce, le qualifia de long et d'inutile, et ne l'attribua qu'à la complaisance du poëte envers les acteurs désireux de briller dans un long discours, il trouva de nombreux échos. Il n'a pas tout à fait tort peut-étre dans les raisons qu'il avance, mais il oublie ce que la tragédie était du temps de Corneille; il oublie que c'est grâce à lui, et grâce à Racine après lui, que la déclamation d'apparat du théâtre latin fit place à des expressions partant du coeur et à un goût se modelant sur celui des Grecs. En condamnant les monologues, Voltaire oublie que la tragédie ne doit pas uniquement représenter l'action qui en forme le noeud, mais aussi les ressorts dont elle résulte, et pour ainsi dire sa conception dans le coeur humain. Les personnages ne doivent pas seulement agir et parler, mais sentir, penser et souffrir; et quelquefois le spectateur, pour trouver dans la pièce des enseignements et une nourriture pour son coeur, doit apprendre à connaître celui qui paraît en scène, non par un dialogue, où malgré toute la confiance qu'il accorde à son interlocuteur, quelque réticence est nécessaire ou probable, mais tel qu'il parle lorsqu'il se montre comme il est, lorsqu'il préfère lire dans son propre coeur. Pour faire voir que le monologue d'Émilie est loin d'être inutile, il suffit de remarquer qu'aussitôt qu'on le supprime, la conversation d'Émilie avec sa confidente paraît sous un tout autre jour, et que son caractère prend quelque chose d'odieux, ce qui n'a pas lieu lorsque son monologue nous a appris à connaître ses vrais sentiments. C'est ce monologue qui nous montre, qu'en suivant l'impulsion de ce qu'elle croit son devoir, elle agit en dépit d'elle-même; que lorsqu'elle donne à Flavie des réponses aussi positives, aussi acerbes, aussi peu conformes à son sexe, elle a refoulé dans son coeur tout sentiment plus doux: c'est ce monologue qui nous prépare à entendre avec indulgence ce qui, sans cela, exciterait chez nous la répugnance et l'indignation. On aime à voir un esprit altier chez une princesse que son âge, sa position et une longue habitude de la domination ont élevée au-dessus de son sexe, et chez laquelle le doute timide d'une jeune fille serait déplacé; mais le front virginal qui ne rougit pas, le jeune coeur qui ne tremble pas à l'idée d'un assassinat, la jeune fille qui ne doit pas mille fois s'enhardir et se cuirasser avant de se résoudre et de soutenir sa résolution même contre la plus légère objection, nous fait horreur. Il serait même à désirer que l'hésitation d'Émilie n'eût pas été attribuée uniquement aux craintes qu'elle ressent pour son amant, et qu'une secrète reconnaissance pour les bienfaits d'Auguste, même quelque aversion pour l'action elle-même qu'elle contemple, y eussent quelque part. Mais le génie de Corneille se plaisait à créer des caractères audacieux et gigantesques, et il faut bien entrer dans le monde où il vit quand on veut sentir ses beautés.

«Mais non-seulement le monologue était nécessaire: il est amené tout naturellement. Qu'y a-t-il de plus naturel, en effet, au moment où l'on va prendre une résolution suprême contre laquelle le coeur se débat, que ce besoin de s'occuper à chaque instant de soi-même, de considérer sous toutes ses faces le projet qu'on va former, tantôt de reculer d'effroi, pour se forger l'instant d'après des prétextes plausibles de se précipiter à corps perdu dans l'exécution? C'est ainsi qu'à coup sûr on doit se représenter la situation d'un conspirateur, même alors que les considérations personnelles de reconnaissance et de relation intime ne subsistent pas.

«On a cependant, dans les derniers temps, supprimé ce monologue à la représentation. On a agi de même avec la prophétie de Livie au cinquième acte, qui manque même dans la traduction de Nil Volentibus. Personne, à ce qu'il paraît, n'a senti que par cette omission le spectateur ne peut être satisfait qu'à demi. Malheureux aristarques, vous voulez toujours en savoir plus que le poëte, sans songer que lorsqu'il s'abandonne au torrent impétueux de ses sensations profondes, il arrive toujours à bon port comme y arrive toute chose qui suit l'impulsion que la nature lui imprime! «La pièce, dites-vous, n'est-elle donc pas finie, lorsque la conjuration a avorté, lorsque et Cinna, et Émilie, et Maxime sont sauvés?»--Non, mes amis, elle n'est pas finie. Car ce n'est pas le sort de Cinna, d'Émilie, qui tient notre âme en suspens: c'est celui d'Auguste. Auguste périra-t-il ou régnera-t-il en paix? Voilà le problème qui nous est soumis, et qui n'est pas résolu. On prévoit déjà vers le commencement, on est sûr dès le commencement du quatrième acte que la conjuration de Cinna ne réussira pas; mais ce qu'on ne sait pas et ce que nous tenons à savoir, c'est si l'homme, qui captive de plus en plus notre coeur et qui va échapper à la onzième tentative d'assassinat, n'aura plus rien à craindre d'entreprises pareilles. Plus la bonté dont il fait preuve en pardonnant à ses assassins est touchante, plus il montre de noblesse dans la manière dont il pardonne, plus nous formons le voeu que cette bonté lui soit à la fin salutaire. «Que le conseil de Livie ne te soit pas fatal!» Ce voeu, le poëte l'a pressenti, il l'a lu dans le coeur du spectateur, et il a eu soin d'y répondre. Oui, Livie, dont les conseils ont gouverné, ont guidé, ont convaincu Auguste; Livie à laquelle il doit cette grandeur d'âme qui nous ravit; Livie, dont les avis paraissaient empruntés à la divinité; Livie est mue par une inspiration prophétique, et elle annonce à son époux la fin de ses terreurs et de son incertitude, un règne désormais calme et prospère sur un peuple qui l'adore. Y a-t-il quelque âme assez froide pour vouloir se passer de cette prophétie, je ne lui envie pas sa tiédeur, mais, pour moi, j'admire le poëte de ce que, dans les vingt-quatre vers dont elle est composée, il a su donner à sa tragédie une perfection qui, sans cela, lui aurait manqué. J'exige seulement qu'Auguste, dans la joie que lui cause la perspective qui lui est ouverte, rende grâces de son bonheur à celle dont les conseils l'y ont conduit. Corneille a-t-il pu négliger de lui faire exprimer sa gratitude envers Livie? ou bien devons-nous la lire dans ce vers:

Ainsi toujours les dieux daignent nous inspirer.

«Je le voudrais, pour l'honneur du poëte. Quoi qu'il en soit, j'ai mis dans sa bouche ce que sentait mon coeur, et celui qui trouve oiseux les quatre vers que j'y ai consacrés, est libre de les supprimer.»

«La traduction de Bilderdijk, bien supérieure à celle de Pels, a remplacé celle-ci au théâtre, où elle jouira de la faveur publique toutes les fois qu'elle trouvera de bons interprètes.» V. L.

961. CINNA, Treurspel. (Na Corneille.) Door Mr Wm Bilderdijk. _Te Leyden, by L. Herdingk en Zoon._ M.DCCC.XXIV [1824]. In-12 de 68 pp. et 1 f.

La traduction de Bilderdijk a été, en outre, réimprimée en 1852, dans le Klassiek Pantheon, no 47, in-16.

XII

962. POLIEUKTE, ARMENISCH MARTELAAR, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer P. Korneille nagevolgt, door Frans Ryk. _T'Amsterdam, by de wed: van Gysbert de Groot, op den Nieuwendyk, 1696._ Pet. in-8 de 64 pp. en tout.

Traduction de Polyeucte, par François Ryk. Elle est précédée d'une longue épître en vers d'A. Bogaert, «rimailleur du temps».

963. POLIEUKTE, ARMENISCH MARTELAAR, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer P. Korneille nagevolgt, door Frans Ryk. _T'Amsteldam, By de Wed: van Gijsbert de Groot, Boekverkoopster, op den Nieuwendyk, tusschen de twee Haarlemmer Sluizen, in de Groote Bybel, 1707._ Pet. in-8 de 71 pp.

Simple réimpression de la traduction de Ryk.

964. POLIEUKTE, ARMENISCH MARTELAAR. Treurspel. Uit het Fransch van den Heer P. Korneille nagevolgt, door Frans Ryk. _Te Amterdam, by de Erven van J. Lescailje en Dirk Rank, 1724._ Pet. in-8.

«Le titre est orné d'une vignette représentant la ruche d'abeilles obligée, etc. Outre l'épître de Bogaert, on trouve dans cette édition un avis des éditeurs, qui avouent qu'en réimprimant cette tragédie, ils vont sur les brisées d'un confrère, chose qu'en général, disent-ils, ils ne se permettent pas. Les raisons qui les ont portés à agir de la sorte sont, à ce qu'ils prétendent, 1º le désir de publier une édition plus correcte que les deux prédentés; 2º l'assurance que leur a donnée le traducteur que, n'ayant jamais reçu un sou pour son travail, son droit sur son oeuvre était resté intact.» V. L.

965. POLIEUKTE, ARMENISCH MARTELAAR, Treurspel. Het Fransch van den Heer P. Corneille nagevolgt, door Frans Ryk. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, op den Cingel, tusschen de Warmoesgragt en de Drie-Kooningstraat. S. d. [vers 1750]._ In-8 de 4 ff. dont le premier est blanc, 68 pp. et 2 ff. blancs.

Réimpression publiée par la société Melioribus non Pluribus; elle est précédée de l'épître de Bogaert à Ryk, mais ne contient pas de privilége.

«Cette édition, qui ne porte pas de date, est une reproduction exacte de l'édition de 1724. Elle n'en diffère que par le fleuron du titre. La ruche est remplacée par l'agneau dans les flammes, accompagné de la devise: Perseveranter.» V. L.

966. POLIEUKTE, ARMENISCH MARTELAAR, Treurspel. Het Fransch van den Heer P. Corneille nagevolgt, door Frans Ryk. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, 1754._ Pet. in-8 de 4 ff. et 68 pp.

«Reproduction exacte des éditions précédentes. Elle est ornée d'une nouvelle vignette très-belle d'exécution, composée par le graveur S. Fokke, et qui représente Apollon sur le Parnasse, entouré des Muses. Apollon envoie Melpomène à la rencontre d'un poëte, qu'elle couronne de lauriers.

«Le fait seul que la traduction de Ryk, toute faible qu'elle fût, eut jusqu'à cinq éditions, prouve en faveur du succès que la tragédie obtint près du public d'Amsterdam. On ne la voit cependant plus figurer sur l'affiche depuis l'année 1774.» V. L.

XIII

967. DE DOOD VAN POMPEJUS, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille. _'t Amsterdam, by de Erfgenamen van Jacob Lescailje, 1684._ Met Privilegie. Pet. in-8.

Traduction en vers de La Mort de Pompée, par Bidloo.

«Le titre est orné d'un fleuron représentant une ruche entourée d'abeilles; la ruche est placée dans un cercle formé par deux branches de laurier et surmonté des armes d'Amsterdam. Sous la ruche on lit la devise de l'ancienne chambre de rhétorique Yver (Zèle): In Liefd' bloejende (Fleurissant en amour). En tête de la traduction se trouve le privilége donné aux régents.

«Le droit d'imprimer accordé aux héritiers Lescaille porte la date du 6 décembre 1684. Au mois d'août 1685 parut une critique de la traduction sous le titre suivant:

«DICHTKUNDIG ONDERZOEK OP HET VERTAALD TREURSPEL POMPEJUS, door het Konstgenootschap In Magnis voluisse sat est. T' Amsterdam, by Aart Dirksz Oossaan, Boekverkooper, 1685. Pet. in-8.

«Au titre se lit la devise de la société, écrite sur une banderole qu'un aigle volant vers le soleil tient dans son bec.

«La société In magnis voiuisse sat est était une des sociétés hollandaises qui, au XVIIe et surtout au XVIIIe siècle, s'occupaient de travaux littéraires. Elle fut établie en 1682; c'est du moins de cette année que date le privilége que lui accordèrent les États pour la publication de ses oeuvres. Bon nombre de ses membres travaillèrent à l'opuscule dont il s'agit, lequel ne contient pas moins de six pièces de vers (épigrammes et satires) à l'adresse du traducteur, suivies d'un examen critique, qui compte vingt pages. Toutes ces pièces tendent à prouver que l'auteur de la traduction n'entend ni le français, ni les règles de la syntaxe, ni celles de la prosodie.

«Le traducteur mérite en général les reproches qui lui sont adressés; cependant l'animosité des membres de la société paraît devoir être principalement attribuée à une critique amère que lui-même aurait faite d'une traduction de Cinna, publiée par l'un d'entre eux. L'esprit de camaraderie qui régnait parmi ces messieurs devait naturellement les exciter à tirer vengeance d'un pareil affront. Nous ignorons si le traducteur de Pompée leur répondit; s'il le fit, il eut soin de garder l'anonyme, en quoi il fit preuve de tact.

«L'anecdote suivante est citée comme une des preuves nombreuses de cet esprit de camaraderie dont nous parlons. A la fin de la représentation de certaine pièce nouvelle, un des spectateurs, se tournant vers une de ses connaissances, lui demande ce qu'il pense de la tragédie qu'ils viennent de voir. Vous concevez, répond l'autre, que je ne puis en faire l'éloge, l'auteur n'étant pas membre de notre société.» V. L.

968. DE DOOD VAN POMPEJUS, Treurspel.

Govard Bidloos Tooneelpoëzy; Leiden, J. A. Langerak, 1719, in-4, pp. 333-448.

969. [POMPEJUS, Treurspel. Het Fransche van den Heere P. Corneille op nieuws gevolgd, onder de Zinspreuk Le Tems est un grand maître. Amsterdam, 1728. Pet. in-8?]

Traduction en vers par Charles Sébille.

Nous n'avons pas vu cette édition, qui n'est pas citée par Van Lennep, mais dont la date nous est fournie par le privilége de l'édition suivante.

970. POMPEJUS, Treurspel. Het Fransche van den Heere P. Corneille op nieuws gevolgd, onder de Zinspreuk Le Tems est un grand maître. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, 1737._ Met Privilegie. In-8 de 4 ff., 60 pp. et 2 ff. pour le privilége.

Seconde édition de la traduction de Sébille. Le privilége, daté du 27 mai 1728, est renouvelé à la date du 16 août 1737.

«Il existe deux sortes d'exemplaires de cette édition. Les uns ont été tirés dans le format pet. in-8, en usage à Amsterdam pour les pièces de théâtre; les autres, au contraire, ont été imprimés dans le format gr. in-8, et réunis à deux autres pièces également traduites par Sébille: la Mort de César, de Voltaire, et le Joueur, de Regnard.

«Le titre des deux espèces d'exemplaires est orné d'un beau fleuron de S. Fokke, où la ruche obligée est posée sur une console qui se détache d'un petit édifice. Cet édifice, sur les deux côtés duquel sont placées des statues de Melpomène et de Thalie, est surmonté des armes d'Amsterdam. La ruche est entourée de livres et d'abeilles, et près d'elles se tiennent, comme de coutume, un vieillard infirme et deux orphelins; au fond, le cheval ailé.

«La tragédie est précédée d'un avis, dont nous traduisons la partie essentielle.

«Avis.

«On ne m'accusera pas de vanité si j'ai essayé de donner une nouvelle traduction en vers de cette oeuvre d'un auteur français (considéré par moi comme le premier entre tous), la précédente n'ayant pu satisfaire le public. Le peu de succès qu'elle a eu doit être attribué, selon moi, à la précipitation avec laquelle le traducteur s'est acquitté de sa tâche. Peut-être, en y mettant plus de soin et plus de temps, eût-il écrit de meilleurs vers: mais il paraît avoir agi avec une hâte déplorable.

«Quant à la méthode que j'ai suivie, je n'en dirai que ceci: On a toujours critiqué, et avec raison, les quatre premiers vers de Pompée. Je les ai, je crois, délivrés de l'amphigouri qu'on y remarquait. De là même manière, malgré ma haute estime pour l'auteur français, j'ai ça et là changé ou bien entièrement retranché quelques passages; j'ai même osé glisser dans la tragédie quelques vers de ma composition, quatre surtout que j'ai mis dans la bouche de Cornélie (acte IIIe, scène IVe).

«La définition que fait Ptolémée de la défaite du grand Pompée à Pharsale a aussi donné sujet à bien des observations qui me paraissent justes; mais elle est si belle, que je n'ai pas voulu la laisser de côté, tout en reconnaissant que je suis resté bien au-dessous de mon modèle.

«Un auteur, quelque grand qu'il soit, n'est qu'un homme, et par là sujet à faillir.

«J'ai été souvent surpris en entendant des traducteurs répondre à ceux qui leur signalaient des fautes qu'ils avaient commises: «Je l'ai trouvé ainsi dans l'original.» Mauvaise excuse vraiment, surtout dans la bouche de ceux qui traduisent des vers; car les remplissages, les mauvaises locutions et les rimes forcées abondent chez les poëtes français tout comme chez les nôtres, etc.»

«La traduction de Sébille, incomparablement meilleure que l'autre, figurait encore au répertoire du théâtre d'Amsterdam au commencement de ce siècle. Il y a cependant plus de cent ans qu'on ne l'a représentée.» V. L.

XIV

971. DE LOOGHENAAR, Blyspel.

Lodewjk Meyers Tooneelpoëzy; t'Amsterdam, by Jacob Lescaille, 1658, in-4.

Traduction en vers du Menteur, par Louis Meyer, poëte assez estimé du XVIIe siècle. Elle est précédée d'une épître dédicatoire dont voici la traduction:

«A Madame, Madame Anne de Hoorn, épouse du noble et très-vénérable seigneur Messire Corneille de Hooswyck, seigneur de Hooswyck, Diemerbrock et Papekop, Bourgmestre et Conseiller de la ville d'Amsterdam.

«Madame, un étranger ose se jeter à vos pieds pour implorer votre protection, tout indigne qu'il se reconnaisse d'obtenir cette haute faveur. C'est un Menteur, né en Espagne, et qui, ayant traversé la France, a l'intention de voir aussi les Pays-Bas. A son arrivée à Paris, il a été accueilli si favorablement que, non-seulement il n'a pas regretté d'avoir quitté sa patrie et d'avoir appris une langue autre que la sienne propre, mais que l'audace lui est venue de s'embarquer pour la Hollande, où, tout en parlant français, il a su charmer tous les gens de goût par son esprit; ce succès lui a donné le courage de plier sa langue à parler aussi notre idiome. Il y a près de six ans qu'il l'a appris par mes soins, et l'expérience lui ayant démontré que lors de sa venue en France il avait bien fait d'échanger ses moeurs et son nom espagnols contre ceux de la France, il a suivi le conseil que je lui ai donné d'élire domicile à la Haye, de prendre un nom hollandais et de conformer sa façon de parler et d'agir à celle qui est en vogue chez nous, afin d'être par là mieux reçu de nos concitoyens. Et maintenant, sur le point de quitter le foyer de son précepteur, il n'ose se hasarder en plein air, s'il ne lui est permis de s'abriter sous les ailes de Votre Seigneurie, laquelle, connaissant à fond la langue française, saura saisir le sens de ses paroles, lorsque, par ci, par là, il lui échappera quelque solécisme. Le jugement sagace de Votre Seigneurie, qui mesure aux bonnes choses les éloges qui leur sont dus et qui ne se laisse point séduire par les mauvaises, toutes fardées qu'elles soient, saura discerner les endroits où il s'écarte de l'esprit et de la gentillesse française et ceux où il a su en approcher. Et quoiqu'il tire son plus grand lustre d'un vice haï de tout le monde et qui le rend indigne de toute faveur, il s'est pourtant mis dans la tête qu'il suffisait de s'orner de l'éclat de votre nom pour obtenir l'estime des Hollandais. Quant à moi, tout en reconnaissant la témérité d'une conduite aussi arrogante, je ne regrette pas de la lui avoir inspirée. Si votre bienveillance pour les Muses et pour ceux qui les cultivent daigne consentir à lui offrir l'asile qu'il réclame, il ne saurait s'y réfugier qu'en présentant en même temps à Votre Seigneurie l'hommage de mon profond respect, et qu'en me fournissant l'occasion de remercier Votre Seigneurie des nombreuses faveurs qu'elle accorde à nos Muses scéniques en leur faisant l'honneur de sa présence, et de lui témoigner la vive reconnaissance que je ressens pour les bontés dont Elle m'a comblé, et dont jamais la mémoire ne périra dans mon coeur. J'aurais bien aimé témoigner ma gratitude en offrant à Votre Seigneurie un sujet noble auquel ma Muse espère donner le jour; mais, comme son fruit n'est point encore à terme, et que je me flatte que l'oeuvre à laquelle deux esprits aussi éminents que Lopez de Vega et Corneille ont travaillé, n'aura pas été tout à fait gâtée par la traduction, je n'ai pas voulu attendre plus longtemps pour vous faire connaître l'ardeur de mon coeur reconnaissant, espérant que Votre Seigneurie daignera jeter un regard de bonté sur ce que je me permets de lui offrir, et me permettra de me nommer,

«Madame, de Votre Seigneurie, le très-humble, très-obligé et très-dévoué serviteur,

«L. MEYER.

«Anne de Hoorn appartenait à une famille patricienne d'Amsterdam, qui compte encore aujourd'hui plusieurs rejetons. C'était une femme d'un haut mérite, très-versée dans les littératures nationale et étrangère. Elle protégeait les gens de lettres, surtout Vondel, qui, dans des temps malheureux, fut tiré par elle de l'indigence.

«La dédicace est suivie d'un couplet adressé aux Lecteurs, et dont voici le sens:

«Tout homme qui aime à entendre mentir avec esprit et tromper père, maîtresses, amis et valets, doit faire connaissance avec ce Menteur-ci; mais qu'il se garde d'en suivre l'exemple, à moins qu'il ne soit certain d'être né sous la même planète.» V. L.

972. DE LOOGENAAR, Blyspel. De lastste druk. T'Amsterdam, by de Erfgenamen van J. Lescailje en D. Rank, 1721. Pet. in-8.

«Édition revue et corrigée, dans laquelle tous les personnages portent d'autres noms que dans la première édition. Il est presque certain qu'elle avait été précédée d'une autre édition séparée; mais nous n'avons pu la découvrir.

«L'épître dédicatoire nous a déjà appris que le traducteur a transporté la scène de Paris à la Haye, et en général il a adapté avec assez de bonheur les situations et le dialogue au nouveau cadre qu'il a choisi. Les vers de Meyer, sans être des meilleurs, coulent avec assez de facilité, et, si la traduction n'est pas assez bonne pour satisfaire le lecteur qui connaît l'original, elle n'est pas assez mauvaise pour nuire à l'effet que la pièce a pu produire sur la scène.

«Après l'inauguration du nouveau théâtre d'Amsterdam, en 1774, le Menteur ne parut plus sur l'affiche.» V. L.

Les vers de Huygens, dont nous avons parlé ci-dessus, attestent en même temps que cette traduction le succès que le Menteur eut en Hollande. Voy. le no 318.

XVI

973. RODOGUNE, PRINSESSE DER PARTHEN. Uit het Fransch van den Heer Corneille. _Te Amsterdam, by Aart Dirksz Oossaan, Boekverkooper op den Dam, op de hoek van de Beurs-straat, 1687._ Met Privilegie. In-12 de 4 ff. prél. et 80 pp.

Traduction en vers par François Ryk.

«Le titre est orné du fleuron de la Société littéraire In Magnis voluisse sat est (voy. le no 966).

«La tragédie est précédée d'une épître dédicatoire et du texte du privilége accordé à la Société le 16 octobre 1687. Voici la traduction de l'épitre:

«A Madame Jacoba Victoria Bartolotti Van den Heuvel, épouse du très-honorable seigneur Koonraad Van Beuringen, ancien bourgmestre et conseiller de la ville d'Amsterdam.

«Madame, parmi les pièces de théâtre composées par la sieur Corneille, cet excellent auteur français, celle de Rodogune, Princesse des Parthes, n'est pas considérée par lui comme la moins bonne, soit par rapport aux incidents qui en forment le noeud, soit par rapport au tumulte des passions qui y sont développées. L'amour, l'ambition, la soif de la vengeance, l'affection inaltérable que se portent deux frères rivaux, jointe à une tendresse respectueuse pour une mère dénaturée, s'y montrent tour à tour, et sont propres non-seulement à exciter une attention soutenue chez le spectateur, mais à faire vibrer les cordes les plus sensibles de son âme; et c'est surtout à émouvoir que, suivant les connaisseurs, doit tendre la tragédie. On voit ici le crime puni de sa propre main, tandis que l'amour et la vertu, après avoir couru les plus grands dangers, finissent par triompher.

«La Muse française prend plaisir ici à marier aux cyprès funèbres le myrte cher aux amants, et toutes ces raisons, jointes à la majesté et à l'excellence du style dans lequel la pièce est écrite, ont engagé notre Société à l'offrir au théâtre dans notre langue.

«Comme Votre Seigneurie, depuis sa plus tendre jeunesse, a montré un goût singulier pour la poésie et le beau langage, nous avons osé lui dédier cette traduction, dans l'espoir que, dans sa bonté, elle ne la dédaignerait pas, mais voudrait bien l'accepter avec l'hommage respectueux de ceux qui se tiendront éternellement obligés à Votre Seigneurie, et se disent,

«Madame, de Votre Seigneurie, les très-humbles serviteurs.

«Sous la devise: «IN MAGNIS VOLUISSE SAT EST.»

«Frans ou François Rijk était un des membres les plus zélés de la Société In Magnis voluisse. Il traduisit différentes pièces de Corneille, de Racine et d'autres poëtes français. Quoique, parmi les traductions qu'il a faites, celle de Rodogune ne soit pas la meilleure, la pièce obtint cependant beaucoup de succès au théâtre, et ce fut surtout lorsque, dans les dernières années du XVIIIe siècle et dans les premières du XIXe, Mme Wattier fut chargée du rôle de Cléopâtre, que le public s'y porta avec enthousiasme. Après la retraite de cette tragédienne, la pièce disparut du répertoire.

«Koenraad ou Conrad Van Beuningen, mari de Jacqueline-Victoire Bartolotti Van Heuvel, avait été le bras droit du Grand Pensionnaire de Witt, et chargé par lui des négociations les plus délicates aux cours de Danemark, de France et d'Angleterre. Après la mort de de Witt, il continua de servir l'État dans divers postes éminents, jusqu'au jour où des symptômes d'aliénation mentale se découvrirent chez lui et forcèrent les magistrats à confier à sa femme la gestion de ses biens. Il mourut en 1693. Mme Van Beuningen, durant le séjour qu'elle fit à Paris de 1660 à 1666, avait probablement appris à connaître et à apprécier les pièces de Corneille, et ce fut cette circonstance surtout qui engagea la Société In Magnis voluisse à lui dédier la traduction de Rodogune.» V. L.

Sur Mme Wattier, Van Lennep ajoute la note suivante:

«Mme Wattier, connue également sous le nom de Ziesenis, qui était celui de l'architecte distingué qu'elle avait épousé, débuta en 1780 au théâtre d'Amsterdam comme jeune première, dans la tragédie, la comédie et l'opéra-comique. Le 11 novembre 1793, elle remplaça la première tragédienne dans le rôle de Cléopâtre et obtint un immense succès. Sa réputation, depuis ce temps, ne fit que grandir, et ceux qui l'ont connue s'accordent à dire que, si dans son art elle a pu avoir des rivales, aucune d'elles ne l'a surpassée. Elle unissait à un port majestueux une beauté antique, des yeux étincelants de passion, une voix également propre à charmer et à faire frémir de terreur ceux qui l'écoutaient. Un vieil amateur nous racontait un jour qu'il avait joué dans Rodogune avec Mme Wattier sur un théâtre de société. «Lorsque,» nous disait-il, «elle nous adressait ces mots: Mes enfants, prenez place, c'était bien le diable si vous aviez pu rester debout.» Napoléon, l'ayant vu jouer, la nomma sur-le-champ sociétaire de la Comédie française, titre qu'elle conserva jusqu'à la fin de 1818. Invitée par l'impératrice Joséphine à la Malmaison, elle y joua, avec Talma, deux scènes d'Hamlet, lui en français, elle en hollandais.»

974. RODOGUNE, PRINSESSE DER PARTHEN. Uit het Fransch van den Heer Corneille. _Te Amsteldam, by de Erven van J. Lescailje en Dirk Rank, op de Beurssluis, 1721._ Met Privilegie. Pet. in-8 de 4 ff. et 80 pp.

Cette édition est absolument calquée sur la précédente. Le titre porte le même fleuron que le no 936.

975. RODOGUNE, PRINSESSE DER PARTHEN. Uit het Fransch van den Heer Corneille. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, 1744._ Met Privilegie. Pet. in-8 de 4 ff. et 80 pp.

Troisième édition, restée inconnue à Van Lennep. La Bibliothèque nationale en possède un exemplaire.

XVII

976. THEODORE, MAEGT EN MARTELARES, Treurspel. Uit het Fransch van den Heere P. Corneille. Labor excitat artem. _Te Rotterdam, by Joh. van Doesburg, Boekverkooper, 1715._ Pet. in-8 de 7 ff., 82 pp. et 1 f. blanc.

Traduction en vers par le libraire Jean Van Doesburg; on la dit fort recommandable.

Les feuillets préliminaires comprennent un très-médiocre frontispice gravé par Bleyswyk (frontispice qui est gravé sur un feuillet séparé); le titre imprimé; 2 ff. pour une dédicace en vers à «Dominique Roosmale, ancien échevin de la Schielande, amateur de la poésie,» dédicace signée: JOH. VAN DOESBURG; 3 ff. pour un Avis au lecteur et les noms des personnages.

«Le traducteur avoue dans sa préface que la tragédie de Théodore n'a pas réussi à Paris, mais il attribue le peu de succès de cette pièce moins à son manque de mérite qu'à la prudence excessive des spectateurs français, et cite à l'appui de ce qu'il avance l'opinion que l'abbé d'Aubignac a émise sur cette même tragédie.

«L'espoir du traducteur que le public hollandais aurait le goût moins difficile que celui de Paris ne s'est point réalisé. Peut-être même n'a-t-il jamais été mis à l'épreuve. La pièce ne paraissant pas sur le répertoire d'Amsterdam, on peut être à peu près sûr qu'elle n'a pas été représentée ailleurs.» V. L.

XVIII

977. CLAVDII DE GRIEKS HERAKLIVS, Treur-Spel met op-dragt aen Syne Doorluchticheyt Leopoldus Wilhelmus, Aertz-Hertog van Oosten-Rijk, Hertog van Bourgoignien, Gouverneur General van de Neder-Landen. _Tot Brussel, by Claudius de Griek, boekverkooper, 1650._ In-4 de 4 ff. et 55 pp. (dont la dernière est chiffrée par erreur 43).

«Le poëte Claude de Griek exerçait la profession de libraire à Bruxelles, sa ville natale. Son Héraclius est une version presque littérale de celui de Corneille, qui avait été publié trois ans auparavant; mais l'auteur paraît ne pas s'en douter. Ni sur le titre, ni dans l'épître dédicatoire à l'archiduc Léopold-Guillaume, il ne prononce le nom de Corneille.» A. W.

978. HERAKLIUS, Treurspel. _T'Amsteldam, by d'Erven van Albert Magnus, op de Nieuwendyk, in den Atlas, 1695._ Pet. in-8 de 4 ff. et 80 pp.

Traduction en vers par François Ryk.

«La vignette sur le titre représente Melpomène assise, tenant une lyre sur le genou droit et une ruche sur la genou gauche. A ses pieds sont des attributs de théâtre; derrière elle, un personnage allégorique branlant d'un air furibond un poignard et une torche; plus bas, un satyre tenant les armes d'Amsterdam; au fond, un amphithéâtre, et, plus loin encore, le Parnasse avec Pégase. Au bas, la devise Yver in liefd' bloeiende (zèle fleurissant en amour).» V. L.

«Ryk ne prononce pas plus le nom de Corneille que son devancier, mais il avoue du moins, dans une dédicace en vers qu'il adresse à Laurent Baak, que la pièce n'est pas originale. «J'espère, dit-il, que vous ne trouverez pas mauvais que je vous fasse hommage de ce byzantin français costumé à la hollandaise.» A. W.

«Laurent Baak était issu d'une famille de riches négociants, tous aimant et pour la plupart cultivant les belles-lettres. La maison de son grand-père, appelé Laurent comme lui, servait de point de réunion à Hooft, Vondel et autres beaux esprits du temps. Le Laurent Baak dont il est question ici se distingua aussi comme auteur.» V. L.

979. HERAKLIUS, Treurspel. T'Amsterdam, by Izaak Duim, 1737. Pet. in-12.

«Reproduction de l'édition de 1695, mais avec un nouveau fleuron.

«Le succès d'Héraclius fut moindre que celui de quelques autres pièces de Corneille. Il fut représenté, pour la dernière fois, sur le théâtre d'Amsterdam en 1782.» V. L.

980. HERAKLIUS. Treurspel. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekverkooper op den hoek van den Voorburgwal en Stilsteeg, 1762._ Met Privilegie. Pet. in-8 de 4 ff. et 80 pp.

Au titre, le fleuron décrit sous le no 737.

XIX

981. ANDROMEDA. Treurspel. Verciet met Zang, Dans, Konst- en Vliegwerken. T'Amsterdam, by Kornelis Sweerts, 1699. Pet. in-8, front. gravé.

«Traduction en vers par François Ryk. Elle est précédée d'une dédicace à Jo'nas Witsen, bailli d'Amsterdam. Le poëte y raconte que la famille de Witsen a produit nombre de Persées qui ont sauvé la patrie du dragon ennemi venu pour la dévorer.» V. L.

982. ANDROMEDA. Treurspel. Verciert met Zang, Dans, Konst- en Vliegwerken. T'Amsterdam, by H. vande Gaete, 1715. Pet. in-8 de 4 ff. et 54 pp.

Réimpression restée inconnue à Van Lennep. Le frontispice est signé de Schynvoet.

983. ANDROMEDA, Treurspel. Verciert met Zang, Dans Konst- en Vliegwerken. T'Amsterdam, by David Ruarus Boekverkooper, 1730. Met Privilegie. Pet. in-8 de 64 pp., front. gravé de Schynvoet.

984. ANDROMEDA. Treurspel. Verciert met Zang, Dans, Konst- en Vliegwerken. Amsterdam, by Izaak Duim, 1739. Met Privilegie. Pet. in-8.

«Chacune de ces éditions est ornée d'une gravure différente, toutes représentant Andromède attachée au rocher et Persée combattant la monstre. Ce fait, que la pièce fut réimprimée jusqu'à trois fois dans l'espace de quarante ans, tend à prouver qu'elle plaisait au public, attiré sans doute par le spectacle qu'on y déployait. On ne cessa de la donner chaque année jusqu'en 1789. Après cette époque, on ne la retrouve plus sur l'affiche.» V. L.

XXI

985. [NICOMEDES, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer P. Corneille gerymd door Kataryne Lescailje. Amsteldam, 1684. Pet. in-8?]

Nous avons déjà cité le nom de Catherine Lescailje, née en 1649, morte en 1711 (voy. le no 945).

»Dès sa plus tendre jeunesse, elle avait composé des poésies, et Vondel, dans des vers qu'il lui avait adressés, l'avait qualifiée de «moderne Sapho». Quoiqu'il y ait beaucoup à rabattre de cette qualification, Mlle Lescailje mérite d'être placée au rang, sinon des grands poëtes, au moins des meilleurs versificateurs de son temps. Après la mort de son père, elle dirigea la maison de librairie connue sous le nom des héritiers Lescailje, au commencement seule, plus tard conjointement avec Thierry Rank, qui avait épousé la fille d'une de ses soeurs. Elle-même ne voulut jamais se marier, probablement de crainte que le mari qu'elle aurait pris ne compromit le crédit et la prospérité de la maison qu'elle dirigeait avec tant de succès.» V. L.

Nous n'avons pas vu l'édition de 1684, que Van Lennep n'indique pas. Nous en rétablissons la date d'après le privilége de l'édition suivante.

986. NICOMEDES, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer P. Corneille gerymd door Kataryne Lescailje. _Te Amsteldam, by de Erfg: J: Lescailje, op de Middeldam, op de hoek van de Vischmarkt, 1692._ Met Privilegie. Pet. in-8 de 3 ff. et 68 pp.

Au titre, un fleuron avec la devise: Perseveranter.

Les ff. prélim. contiennent un front. gravé dans le genre de Romain de Hooghe, un titre imprimé et 1 f. pour le privilége.

Le privilége est daté du 19 septembre 1684 et renouvelé le 31 mars 1692.

987. NICOMEDES, Treurspel. Uit het Fransch van den Heere P. Corneille, door Kataryne Lescailje. _T'Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, by den Dam, 1734._ Met Privilegie. Pet. in-12 de 72 pp. chiffr.

La traduction de Catherine Lescailje a été en outre réimprimée dans le recueil de ses poésies (De Dichten van Katharyne Lescailje, Amsterdam, by de Erfg. van J. Lescailje, 1731, 3 vol. in-4, t. IIIe, pp. 401-484). Elle est encore portée, en 1782, au catalogue des pièces jouées sur le théâtre d'Amsterdam, bien qu'elle fût dès lors abandonnée.

XXII

988. PERTHARITUS, KONING DER LOMBARDEN. Treurspel, gevolgd naar het Fransche van den Heer P. Corneille. _Te Amsteldam, by de Erfgenamen van J. Lescailje en Dirk Rank, 1723._ Met Privilegie. Pet. in-8.

Traduction en vers, par Sybrand Feitama.

989. PERTHARITUS, KONING DER LOMBARDEN. Treurspel, gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Nooit te voren gedrukt.

Tooneelpoezy van S. F[eitama] onder de Zinspreuk: Studio fovetur ingenium; te Amsteldam, by P. Visser en A. Slaats, 1735, 2 vol. in-4, t. Ier, pp. 275-354.

On ne s'explique guère cette mention: Nooit te voren gedrukt (imprimé pour la première fois).

990. PERTHARITUS, KONING DER LOMBARDEN. Treurspel. Naar het Fransche van den Heer P. Corneille gevolgd, onder de Zinspreuk: Studio fovetur ingenium. Verbeterd in dezen tweeden druk. Te Amsterdam, by Izaak Duim, Boekverkooper, op den hoek van den Voorburgwal en Stilsteeg, 1756. Met Privilegie. In-8 de 4 ff. et 67 pp., front. gravé.

Édition revue et corrigée.

991. PERTHARITUS, KONING DER LOMBARDEN, Treurspel. Naar het Fransche gevolgd, onder de Zinspreuk: Studio fovetur ingenium. Amsterdam, 1773. In-8.

Les ff. prélim. comprennent un très-beau frontispice, dessiné par Buys et gravé par Vinkeles.

«Quoique la traduction de Feitama soit une des meilleures qu'il ait écrites, elle n'a pas reparu au théâtre après l'année 1774.» V. L.

XXIII

992. EDIPUS, Treurspel. Dit het Fransch van P. Corneille. _T'Amsterdam, by de Erfgen: van J. Lescailje en Dirk Rank, op de Beurssluis, 1720._ Met Privilegie. Pet. in-8. de 11 ff. et 96 pp.

Les ff. prélim. contiennent un beau frontispice de J. Goeree; le titre porte l'agneau au milieu des flammes, avec la devise: Perseveranter.

Traduction en vers, par Balthasar Huydecoper.

«Cet auteur, né en 1699, mort en 1778, appartenait à une famille patricienne d'Amsterdam, dont plusieurs membres remplirent des postes éminents dans la république. Lui-même fut échevin dans sa ville natale et bailli de l'île de Texel. Il écrivit quelques tragédies, dont deux surtout, Achille et Arsace, obtinrent un succès mérité. Il publia, en outre, plusieurs ouvrages de critique et de linguistique, dans lesquels il fit preuve d'un goût sûr et d'une profonde érudition, et qu'aiment encore à consulter les Hollandais qui veulent apprendre à bien écrire leur langue.

«La traduction est précédée d'une épître dédicatoire en vers, adressée au fameux professeur P. Burman, à Leide, épître dont nous essayons de donner ici la traduction:

«Le roi OEdipe, cet exemple de toutes les infortunes humaines, ce prince le plus malheureux qu'ait vu l'antiquité, reparaît sur la scène, non dans un habit nouveau, ni versant des pleurs que je lui fais répandre, ni tel qu'il a paru pour la seconde fois à la cour de France, applaudi par tous; mais tel que Corneille l'a fait briller, étoile resplendissante, illuminant de ses rayons l'Hélicon français, tel enfin qu'il se montra aux spectateurs émus jusqu'aux larmes de ses malheurs. Celui-là est digne du supplice de Marsyas, qui, présumant trop de ses forces, ose disputer au grand poëte de la France la couronne qui lui appartient. Tel le soleil lorsqu'en plein midi il réjouit et vivifie les champs qu'il éclaire, tel autrefois apparut Corneille. Un autre [Voltaire] arrive, pâle lune à minuit, et veut se mesurer avec lui: c'est Diane qui osa défier son frère. Mais le soleil fend-il les nuages et se montre-t-il dans sa splendeur, on voit aussitôt pâlir le disque de la lune. De même Corneille relèvera la tête, lorsque tout le monde aura vu flétrir et s'user par le temps et la rouille le clinquant qui l'aveugle aujourd'hui. Mais, sachant ce qui arrive à d'autres, je dois prévoir, etc.»

«La préface est bien écrite, mais elle est trop longue pour la reproduire ici.

«Huydecoper nous apprend pourquoi l'OEdipe de Corneille n'avait point jusque-là trouvé de traducteur; ou plutôt, dans un dialogue amusant, il en fait donner la raison par certain aristarque qui prétend que la pièce est la plus belle que son auteur ait écrite, et par là ne saurait être rendue en hollandais, que la Société littéraire Nil volentibus, qui a tout traduit, n'a pas osé s'y frotter, etc., jugement, comme on peut le croire, peu encourageant pour Huydecoper, qui venait d'achever sa traduction, et qui, malgré cela, ne laissa pas de la faire représenter. Le reste de la préface est consacré à la dissection de l'OEdipe de Voltaire, dont il fait une critique amère et généralement assez juste; il avertit le lecteur qu'il s'est permis de fondre en six lignes ce que dit Thésée dans la Ve scène du IIIe acte, depuis les mots:

L'âme est donc toute esclave, etc.

jusqu'au vers qui se termine par:

Et puis nous laisser faire.

«Ce morceau sur le libre arbitre, qui, d'après ce qu'en disent les commentateurs de Corneille, contribua beaucoup au succès de la pièce, aurait choqué les rigides calvinistes de la Hollande et empêché peut-être la représentation.

«La critique de la pièce de Voltaire dont nous avons parlé ne resta pas sans réponse. Dès le mois de mai de 1720, Huydecoper fut l'objet de vives attaques dans une revue mensuelle de Hollande. Il fut pris à partie aussi bien à cause de sa traduction qu'à cause du jugement porté par lui sur les deux tragédies d'OEdipe. Il n'était pas homme à se laisser réduire au silence, et, dans le courant de la même année, il fit paraître une réponse intitulée: Corneille verdedigd (voy. notre chap. XIXe). Malgré tous les arguments qu'il put faire valoir, la tragédie de Voltaire supplanta sur la scène hollandaise celle de Corneille. OEdipe figurait encore au répertoire dans la première moitié de ce siècle.» V. L.

993. EDIPUS, Treurspel. Uit het Fransch van P. Corneille. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis_, 1735. Met Privilegie. Pet. in-8 de 10 ff. et 96 pp.

Réimpression textuelle de l'édition de 1720.

XXV

994. [SERTORIUS, Treurspel. Gevolgt naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Te Amsteldam, 1714. Pet. in-8?]

Traduction en vers, par Jean Haverkamp.

Nous n'avons pas vu l'édition de 1714, qui n'a pas non plus été citée par Van Lennep. Nous la rétablissons à sa date d'après le privilége de l'édition suivante.

995. SERTORIUS, Treurspel; Gevolgt naar het Fransche van den _Heere P. Corneille. Te Amsteldam, by de Erven van J. Lescailje en Dirk Rank, op de Beurssluis, 1722._ Met Privilegie. In-12 de 5 ff. prél. et 72 pp., fig.

Seconde édition de la traduction de Havercamp; elle est précédée d'une dédicace à Georges Bruyn, seigneur de Hardenbroek, régent des hospices, directeur du commerce du Levant, etc., etc.

Le privilége est daté du 23 mai 1714, avec renouvellement du 1er juillet 1728.

La figure, que nous avons comptée parmi les ff. prél., est tirée à part; elle porte ce titre: Sertorius: Treurspel.

996. SERTORIUS, Treurspel. Uit het Frans van den Heere P. Corneille, door T. A. Te Amsterdam, by Hendrik Bosch, 1722. Pet. in-8.

Nouvelle traduction en vers, par T. Arendsz.

«Le titre est orné d'un joli fleuron, représentant un jeune garçon sous un arbre auquel sont suspendus divers instruments de musique. On lit au bas la devise: Kies voorzigtig (fais un choix prudent). La dédicace en vers, adressée au sieur Adriaan Lever, porte la signature de Bosch, l'éditeur. Une notice qui suit la pièce contient une traduction de l'Examen publié par Corneille lui-même; il y est dit, en outre, que la traduction que Thomas Arendsz en avait faite existait depuis longtemps en manuscrit, et qu'on la revit et corrigea avant de la livrer à l'impression. La publication du travail de Haverkamp fut sans doute cause qu'on jugea à propos de publier aussi celui d'Arendsz. Sans cela ce serait un fait assez curieux que ces deux traductions du même ouvrage paraissant simultanément, et cela longtemps après l'original. Quant aux traductions, toutes deux ont leur mérite, et l'on pourrait dire «que les beaux esprits s'y sont rencontrés»; car maintes fois on remarque des vers exactement semblables chez l'un et chez l'autre traducteur.» V. L.

XXVII

997. OTHO, MET DE DOOD VAN GALBA, KEIZER VAN ROMEN, Treurspel. Naar het Fransch van den Heer P. Corneille. _Te Amsteldam, by de Erfgenamen van J. Lescailje, 1695._ Met Privilegie. Pet. in-8.

Traduction en vers d'Othon, par S. van der Cruyssen.

Au titre, la marque des héritiers de Lescailje, avec la devise: Laboranter.

«La traduction est précédée au privilége et d'une dédicace à Madame Anna-Élisabeth Hinloopen, épouse du sieur Joan Ewruyn Glimmen signée: SIMON VAN DER CRUYSSEN,

«La traduction est faible, et, comme elle ne fut pas réimprimée, il est à présumer que la pièce ne réussit pas au théâtre.

«Mme Hinloopen, à qui la pièce est dédiée, descendait d'une famille patricienne d'Amsterdam; elle était régente des hospices, dont son mari était régent.» V. L.

998. OTHO, Treurspel door Jacob Zeeus. _Te Delf, gedrukt by Reinier Boitet, 1721._ Met Privilegie. Pet. in-8.

«Seconde traduction en vers, par J. Zeeus. Elle est précédée de six vers en l'honneur de l'auteur, dont voici la traduction:

«Sur la tragédie d'Othon.

«Melpomène, accoutumée à parler un langage épuré, donna ce joyau à Zeeus, qui le traduisit en excellent hollandais, comme elle s'y était attendue. Elle a donné son approbation à cet ouvrage, et, comme elle estime l'art au-dessus de l'or, elle appelle du geste Othon sur la scène et en bannit les mauvaises pièces. J. VAN HOVEN.

«Malgré l'enthousiasme avec lequel Van Hoven saluait cette traduction, elle ne put obtenir les honneurs de la représentation.» V. L.

XXIX

999. ATTILA, KONING DER HUNNEN. Treurspel. Gevolgt naar het Fransche van den Heer P. Corneille. _Te Amsterdam, by de Erfgen: van Jakob Lescailje, op de Middeldam, op de hoek van de Vischmart, 1685._ Met Privilegie. Pet. in-8 de 2 ff. et 64 pp.

Traduction d'Attila en vers rimés, par M. Elias. Le privilége, daté du 19 septembre 1684, est accordé aux régents du théâtre d'Amsterdam, qui déclarent en faire cession aux successeurs de Jacques Lescailje.

«Le titre est orné d'un fleuron qui représente une grande ruche entourée d'abeilles, mais sans l'accompagnement des vieillards ni des orphelins. Au fond, le Parnasse dont Pégase occupe le sommet, et au pied duquel on voit Apollon et les Muses. Le tout est entouré de deux branches d'églantier, surmontées des armes d'Amsterdam, autour desquelles s'enlace une banderole avec la devise de la chambre de rhétorique: In Liefde Bloeiende.» V. L.

1000. [ATTILA, KONING DER HUNNEN. Treurspel. Gevolgt na het Fransche van den Heer P. Corneille. Amsteldam, 1728. Pet. in-8?]

Seconde édition de la même traduction. Elle n'est pas indiquée par Van Lennep, mais nous en donnons la date d'après le privilége de l'édition suivante.

1001. ATTILA, KONING DER HUNNEN. Treurspel. Gevolgt na het Fransche van den Heer P. Corneille. Te Amsteldam, by Izaak _Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, 1743._ Met Privilegie. In-8 de 71 pp.

Troisième édition de la traduction d'Elias.

Le privilége, daté du 27 mai 1728, porte renouvellement du 18 octobre 1743.

«On a lieu de s'étonner qu'une traduction tout au plus passable d'Attila ait pu avoir plusieurs éditions. Quoiqu'elle soit encore mentionnée sur le catalogue des pièces qui composaient le répertoire courant en 1782, il paraît qu'à cette époque elle était abandonnée déjà depuis longtemps.» V. L.

XXX

1002. [TITUS VESPASIANUS; Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Te Amsteldam, 1714. Met Privilegie. Pet. in-8?]

Traduction en vers de Tite et Bérénice, par S. Feitama.

Cette première édition est restée inconnue à Van Lennep, mais la date nous en est fournie par le privilége de l'édition suivante.

1003. TITUS VESPASIANUS; Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Te Amsteldam, by de Erfgen: van J. Lescailje, en Dirk Rank, op de Beurssluis, 1722. Met Privilegie. In-12 de 4 ff. prél. et 62 pp.

Réimpression de la traduction de Feitama; elle est précédée d'une dédicace à Philippe Serrurier.

L'auteur dit qu'il a changé le titre de la pièce de Corneille pour qu'elle ne fût pas confondue avec la Bérénice de Racine.

Le privilége, daté du 23 mai 1714, porte renouvellement du 6 février 1722.

1004. TITUS VESPASIANUS, Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Merkelyk verbeterd. Nooit te voren alzoo gedrukt.

Cette édition corrigée se trouve dans les OEuvres dramatiques de l'auteur (Tooneelpoezy van S. F[eitama] onder de Zinspreuk: Studio fovetur ingenium;te Amsteldam, by P. Visser en A. Slaats boekverkoopers, 1735, 2 vol. in-4, t. IIe, pp. 229-308).

«Feitama, dont nous avons déjà cité une traduction de Pertharite, était un poëte estimé, surtout un bon versificateur. On a de lui, outre plusieurs pièces originales, bon nombre de traductions, une, entre autres, de la Henriade, et une autre, en vers, du Télémaque,» V. L.

XXXII

1005. SURENA, VELDHEER DER PARTHEN; Treurspel. Te Amsteldam, by Izaak Duim, boekverkooper; bezuiden het Stadhuis, 1738. Met Privilegie. In-8 de 5 ff. et 64 pp.

Traductions en vers par François Ryk.

Les ff. prélim. comprennent 1 front. gravé par Punt, le titre, le privilége et une dédicace.

XXXIII

1006. THOMAS VAN KEMPENS NAAVOLGING VAN JESUS CHRISTUS, naar de Fransche Uitbreiding van P. Corneille. In Nederduitsche dichmaat gebracht. Te Amsterdam, gedrukt voor het Kunstgenootschap en te bekomen by de Erven van J. Lescaille, 1707. Met Privilegie. In-8 de 8 ff. (y compris un front. gravé) et 151 pp.

Traduction des deux premiers livres de la Paraphrase de l'Imitation de Jésus-Christ, publiée par la Société littéraire Nil volentibus arduum.

1007. THOMAS VAN KEMPENS NAAVOLGING VAN JESUS CHRISTUS, naar de Fransche Uitbreiding van P. Corneille. De tweede druk op nieuws in rym vertaald en veel verbeterd. _Amsterdam, by de Erven van J. Lescaille, 1716._ Met Privilegie. In-8 de 6 ff. et 115 pp., front. gravé par J. Luyken.

Seconde édition, revue et corrigée, de la même traduction.

1008. THOMAS A KEMPIS NAVOLGING CHRISTI in gedicht naer P. Corneille. Gouda, 1710. In-8.

1009. TH. VAN KEMPENS NAVOLGING VAN JESUS CHRISTUS, meest gevolgt naar de Fransche Uitbreiding van P. Corneille. Te Rotterdam, by Jan Daniel Beman, 1730. In-8 de 10 ff., 262 pp. et 2 ff. de table.

Traduction du troisième livre de la Paraphrase de l'Imitation, publiée par la Société Natura et Arte.

VIII. Traductions en allemand.

1010. [f]Erstlinge von Tragödien, Helden-Reimen und andern Tichteryen, von Tobias Fleischer.[f] S. l., 1666. In-8.

On trouve dans ce recueil des traductions de Polyeucte et de Cinna.

1011. [f]=P. Corneille's Schauspiele.= Bearbeitet von J. J. Kummer. =Gotha=, 1779-1781.[f] 2 vol. in-12.

T. Ier: Der Cid.--T. IIe: Die Horazier.

Ces deux pièces font partie de la collection intitulée: Theater der Ausländer.

1012. [f]=Peter Corneille's= Meisterwerke metrisch übersetzt [von Carl von Hänlein]. =Berlin, Ferd. Dümmler=, 1811-1817.[f] 2 vol. in-8, avec 8 figg. (2 thal.)

Ire partie, 1811: Der Cid, Cinna.

IIe partie, 1817: Horatius, oder der Kampf der Horatier und Curiatier, Pompejus Tod.

1013. [f]Auswahl aus =Corneille's Dramatischen Werken=. Frei bearbeitet von J. J. Kummer. =Gotha und Leipzig, Reichenbach.= 1832.[f] 2 vol. in-18 (8 gr.)

T. Ier: Der Cid.--T. IIe: Die Horazier.

Ces deux pièces ont reparu quelques années plus tard dans la collection intitulée: Classisches Theater (Gotha und Leipzig, in-18).

1014. [f]=Die Sinnreiche=[f] || TRAGI-COMOEDIA || [f]=genannt=[f] || [f]CID, || ist || ein Streit der Ehre und Liebe. || verdeutscht || vom || Georg Greflinger || Regenspurgern, || Kays. Notar. || =Hamburg, || Gedruckt bey Georg Papen, || In Verlegung Johann Naumans|| Buchh. vor S. Joh. Kirchen. || Im Jahr= 1650.[f] Pet. in-8 de 42 ff. non chiff., plus un front. gravé.

Le frontispice représente Rodrigue agenouillé devant Chimène, près du cadavre du comte de Gormas. Chimène cherche à percer d'une épée la poitrine du Cid, mais un Amour détourne le coup. On lit au-dessus de la planche: CID, || =Verdeutscht vom Georg Greflinger || Regenspurg. Kayserl.= Not; et en bas: Bey Johann Nauman Buchhandlern || in Hamburg || Bart. Iselburg fe: Hamb.

Au titre se voit une marque qui représente la boule du monde surmontée d'un cavalier dont le cheval porte des ailes. La tête du personnage se perd dans les nuages, où l'on aperçoit le chiffre du Christ. La terre porte aussi le monogramme du Christ et de la Vierge, et sur une banderole, qui se développe à l'entour, on lit la devise: Superata Tellus (il faudrait vraisemblablement Tellure) sidera domat.

Au verso du titre, se trouve une dédicace dont voici la traduction littérale:

«Aux très-excellentes et très-nobles demoiselles, Mademoiselle Éléonore Edwige et Mademoiselle Anne Dorothée, duchesses de Schleswig, Holstein, Stormarn et Dithmarschen, comtesses d'Oldenbourg et de Delmenhorst, etc., ses très-gracieuses demoiselles, l'éditeur Jean Naumann, libraire à Hambourg, dédie respectueusement cette pièce.»

La dédicace est suivie d'un quatrain des plus médiocres. Vient ensuite un Avis au Lecteur dont voici la traduction:

«Cette tragédie qui finit dans la joie, autrement dit cette tragi-comédie appelée le Cid, n'est qu'un combat entre l'honneur et l'amour. Les Français et les Hollandais sont d'avis qu'aucune pièce n'a encore dépassé l'invention de celle-ci. L'auteur, qui est Français, s'appelle Cornelius. Ses paroles sont brèves, mais pleines de sens; il est douteux qu'un Allemand puisse rendre ses vers aussi brièvement sans les massacrer. Je n'en reproduis que l'ombre; c'est dans le français qu'on peut voir le tableau original. Si quelqu'un veut en avoir plus ample connaissance, qu'il s'y reporte; mon tableau s'effacera volontiers, car il n'a pas été composé pour briller, mais pour m'exercer à l'étude des langues. On y trouvera un grand travail. Il m'a fallu beaucoup de peine pour reproduire l'ombre, je ne parle pas du tableau. J'espère d'ailleurs que personne ne me reprochera, à moi, le plus humble de ceux qui se sont enivrés aux fontaines de Castalie, d'avoir traduit en allemand semblable ouvrage. Je suis Allemand, c'est-à-dire libre; j'ai la liberté de m'exercer dans ma langue et dans celle des autres, tout comme le plus savant, pourvu que je me borne à écrire des choses honorables et qui ne fassent tort à personne. J'ai conservé la forme versifiée, à l'exemple des Français et des Hollandais; je n'ai rien dit de plus ni de moins, m'attachant cependant plus au sens qu'aux mots. Chaque langue a ses expressions qui lui sont propres; on doit chercher à les remplacer le mieux possible. Si cette pièce te plaît, tu peux en attendre trois autres: la Fâcheuse Contrainte (der beklägliche Zwang), Laure (die Laura) et Andronic et Aron. Si ces pièces te plaisent à leur tour, accorde-moi tes bonnes grâces, sinon j'aurai du moins le profit de m'être de la sorte initié à la langue française. Porte-toi bien et prends tout en bonne part.

«Je suis ton dévoué serviteur,

«G. G. R. K. N. [Georges Greflinger, notaire impérial à Ratisbonne].

«Hambourg, le 1er août 1650.»

Les ff. préliminaires comprennent encore un long argument.

Si le style de Greflinger n'est pas sans faiblesse, on ne peut lui contester un vrai mérite. On trouve dans sa traduction nombre de vers bien frappés. Bien que l'expression n'ait pas, en général, la concision du modèle, il est remarquable qu'il ait réussi à rendre le Cid vers pour vers; il a même imité la forme et le mètre des stances de Rodrigue.

1015. [f]=Die Sinnreiche=[f] TRAGI-COMOEDIA [f]=genannt=[f] CID, [f]ist ein Streit der Ehre und Liebe. Verdeutscht von Georg Greflinger, Regenspurgern Kays. Notar. Hamburg, in =Verlegung Georg Wolf Buchh. in S. Joh. Kirchen, im Jahr= 1679.[f] In-8 de 37 ff. non chiff., plus un front. gravé.

Réimpression de la traduction de Greflinger.

1016. [f]=Deutscher Schaubühne= erster Theil, auff welcher in dreyen sinnreichen Schau-Spielen, die wunderbare Würfung keuscher Liebe und der Ehren vorgestellet wird. 1. Der Cid. 2. Der Chimene Trauer-Jahr. 3. Der Geist des Graffen von Gormas oder der Todt des Cid. Aus dem Franz. übersetzt durch Isaac Clauz aus Straßburg. =Straßburg.= 1655.[f] In-8.

Nous n'avons pas eu ce recueil sous les yeux et ne pouvons en donner une description complète.

La seconde pièce est, croyons-nous, la Suite et le Mariage du Cid, de Chevreau (Paris, 1638); la troisième est l'Ombre du comte de Gormas et la Mort du Cid, de Chillac (Paris, 1639).

1017. [f]=Der Cid=, Trauerspiel. Aus dem Frantzösischen ins Hochdeutsche übersetzt und dem Durchl. Fürsten und Herrn Anthon Ulrichen, Herzogen zu Braunschweig und Lüneburg, unterhänigst zugeeignet, von Gottfried Langen. =Braunschweig= 1699.[f] In-8.

1018. [f]=Der Cid=, Tragödie in fünf Aufzügen. Aus dem Französischen von U. L. Gust. S. Kleffel. =Rostock, Stiller=, 1779.[f] In-8 (9 gr.)

Kayser indique cette traduction avec la date de 1807. Faut-il voir dans cette indication une erreur de chiffre ou supposer une seconde édition?

1019. [f]=Der Cid=, Tragödie in fünf Aufzügen von Corneille. Uebersetzt von Ant. Niemeyer. =Köthen=, 1810.[f] In-8.

1020. [f]=Der Cid.= Trauerspiel in fünf Acten nach Peter Corneille. Von Graf K. Chr. E. Benzel-Sternau. =Gotha, Becker=, 1811.[f] Gr. in-8 (16 gr.).

1021. [f]=Der Cid=, ein Trauerspiel in fünf Aufzügen, nach P. Corneille. Von Matth. Collin.[f]

Cette traduction a été publiée dans le t. Ier des OEuvres dramatiques de Collin. (Math. Collin's Dramatische Werke; Pesth, Hartleben, 1817, 4 vol. in-12.)

1022. [f]=Der Cid=, Schauspiel in fünf Akten nach Corneille.--=Der Wahrsager=, Schauspiel in zwey Abtheilungen nach Poinsinet. =Brandenburg, Wiesike=, 1820.[f] In-8.

1023. [f]=Der Cid=, romantisches Trauerspiel zum Theil nach spanischen Romanzen. Von E. =Ortlep. Leipzig, Lehnhold=[f]. 1828. In-8.

Imitation partielle de la tragédie de Corneille.

1024. [f]=Der Cid=, ein Trauerspiel in fünf Aufzügen, aus dem Französichen des Herrn Corneille übersetzet.[f]

Traduction en vers insérée dans: Die deutsche Schau-Bühne nach den Regeln und Exempeln der Alten; ans Licht gestellt von Joh. Christoph Gottscheden, Ire part. (Leipzig, 1742, in-8), pp. 329-406.

1025. [f]=Uebersetzung des Cid= von Corneille (Act.[f] I-III.), [f]mit einem Nachwort von O. Kallsen, Dr. phil.[f]

Cette traduction est insérée dans le Programm des kön. Gymnasiums zu Meldorf am Ende des Schuljahres 1856; Meldorf, 1836, in-4 de 38 pp.

Meldorf, petite ville du Holstein, appartenait alors au Danemark.

1026. [f]=Der Cid=, Tragödie von P. Corneille. Uebersetzt von dem Oberlehrer Carl Franke.[f]

Cette traduction est insérée dans la publication suivante:

Programm womit zu der fur Sonnabend und Montag, den 15. und 17. August im königlichen katholischen Gymnasium zu Sagan bestimmten öffentlichen Prüfung, Redeübung, Entlassung der Abiturienten und Versetzung der Schüler aller Klassen ergebenst einladet Dr. Floegel, Director, Ritter des rothen Adlerordens 4. Classe. Sagan, Schnellpressendruck von P. H. Raabe und Sohn, 1868. In-4 de 40 pp. à 2 col. (pp. 3-27).

Elle est en vers non rimés et serre le texte autant que possible. L'auteur n'a voulu, dit-il, que fournir aux élèves de la classe supérieure l'occasion de parcourir de nouveau une pièce qu'ils avaient déjà étudiée avec lui dans le courant de l'année scolaire.

1027. [f]=Der Cid=, Trauerspiel in 5 Aufzügen von P. Corneille. Uebersetzt von Malvine Gräfin Waltzan. =Leipzig, Ph. Reclam jun.=, 1873.[f] Gr. in-16 de 59 pp.

Universal Bibliothek, no 487.

X

1028. [f]=Des Herrn=[f] T. (sic) CORNEILLE [f]=Horatz, oder gerechtfertigter Schwester-Mord=, Trauer-Spiel aus seinem Französischen ins Teutsche gesetzt. In Verlegung[f] Johannis Cundisii, [f]=Buchhändlers in Görlitz. Leipzig, gerdruckt bey Christian Michael=, 1662.[f] In-8.

Traduction d'Horace, par D. E. Heidenreich.

1029. [f]=Die Horazier=, ein Trauerspiel in fünf Aufzügen, aus dem Französichen des Herrn Peter Corneille übersetzet von Friedr. Erdmann Freyh. von Glaubitz, Kaiserl. und Reichs-Cammergerichtsassessoren.[f]

Traduction en vers insérée dans: Die Deutsche Schau-Bühne nach den Regeln und Exempeln der Alten; ans Licht gestellt von Joh. Christoph Gottscheden, Ire part. (Leipzig, 1742, in-8), pp. 1-78.

1030. [f]=Die Horazier=, Trauerspiel. Von Georg Behrmann. =Hamburg=, 1752.[f] In-8.

Imitation d'Horace.

1031. [f]=Die Horatier=, Trauerspiel in 5 Aufzügen nach P. Corneille. =Quedlinburg=, 1811.[f] Gr. in-8.

1032. [f]=Horace=. Eine Tragödie von P. Corneille. Herausgegeben von Herm. Dörgens. =Köln und Neuß, Schwan'sche Verlagshandlung=, 1861.[f] Gr. in-8 de XXVIII et 64 pp. (10 gr.)

XI

1033. [f]=Cinna, oder die Gütigkeit Augusti=, ein Trauerspiel des Corneille.[f]

Irdische Flora_, 1702, in-8, pp. 95 sqq.

1034. [f]=Cinna, oder die Gütigkeit des Augustus.= Trauerspiel aus dem Französischen übersetzt. =Wien=, 1750.[f] In-8.

Une première traduction de Cinna fut publiée en 1655, en même temps que la traduction de Polyeucte (voy. le no 1010).

XII

1035. POLYEUCTUS || [f]oder|| =Christlicher Märtyrer= || Meist aus dem Französischen || des H.[f] Corneille [f]ins Deutsche || gebracht || Mit sich darzu fügenden neuen Erfin- || dungen vermehret || und || vor weniger Zeit || In Gegenwart und Versamlung || hoher Häupter || E. Hochlöbl. Universität und || E. Ed. E. Hochweisen Raths || zu Leipzig || durch || Ein öffentliches Trauer-Spiel || Nach anderer dergleichen Aufführung auff gesche- || henes inständiges Ansuchen || Einer Studierenden Gesellschaft || vorgestellt || von= Christophoro Kormarten, Lips. || =Leipzig und Hall in Sachsen, || In Fickischen Buchläden anzutreffen= 1679.[f] In-8 de 8 ff (dont le 2e et le 3e sont blancs) et 221 pp.

Imitation de Polyeucte en prose par Christophe Kormart. Elle est dédiée à neuf professeurs ou négociants de Leipzig et de Hambourg, protecteurs du traducteur. La dédicace est suivie d'un avis au lecteur, dans lequel Kormart déclare que, malgré tous les mérites de Corneille, il s'est permis d'introduire ça et là quelques changements.

Kormart a voulu arranger la pièce de Corneille d'après le goût allemand. A côté de scènes empruntées mot pour mot à l'original, il a introduit des scènes nouvelles dans lesquelles il met en action les faits qu'un simple récit révèle au spectateur dans la tragédie française. «Il n'est plus question de l'unité de lieu; la scène change sans cesse; l'alexandrin est transformé en simple prose. Si les personnages ont conservé l'étiquette en usage à cette époque, s'ils se parlent encore à la troisième personne du singulier, ils sont cependant devenus plus solides et plus vivants. Le tiède confident et conseiller Néarque, par exemple, a fait place à un Africain, plein de la foi la plus ardente, qu'une amitié enthousiaste unit à Polyeucte. Les principales figures de Corneille ont reçu une marque plébéienne; elles sont devenues infiniment plus communes, mais aussi plus puissantes.» Voy. Devrient, Geschichte der deutschen Schauspielkunst, t. Ier (Leipzig, 1848, in-8), pp. 234-241.

1036. [f]=H. Corneille Polyeuctus=, oder[f] TRAGOEDIA [f]=vom christlichen Martyrer Polyeuctus=, aus Frantzöischen [sic] geteutscht und und mit neuen Erfindungen anständiglich vermehrt von C. R. L. Hall, =in Verlegung Johann Fickens S. Witbe= 1673.[f] Pet. in-8 de 6 ff. prél. non chiff. et 221 pp.

1037. [f]=Polyeuctes=, ein Märtyrer. Christliches Trauerspiel. Aus dem Frantzösischen des[f] P. Corneille [f]übersetzt von Catharina Salome Linckin, gebohrner Feltzin. =Straßburg=, 1727.[f] Pet. in-8.

Traduction en vers.

1038. [f]=Polyeuctes, christlicher Märtyrer.= Trauerspiel. Leipzig=[f], 1733. In-8.

1039. [f]=Polyeuctes=, christliches Trauerspiel. =Wien=, 1750.[f] In-8.

1040. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne. [f]=Oder Der Märtyrer Polyeuctes=, welcher in der achten Verfolgung deren Christen unter dem Kayser Decio enthauptet worden, in einem christlichen poetischen Trauer-Spiel vorgestellet von P. Corneille, Frantzöisch und Deutsch.[f]

Traduction en vers rimés accompagnée du texte original en regard. Elle est insérée dans un recueil qui n'a pas de titre général et commence par la pièce suivante:

GABINIE, tragédie chrétienne, =oder die unter der letzteren zehenden schweresten Haupt-Verfolgung Kaysers Diocletiani standhaffte Christin Gabinie, in einem christlichen poetischen Trauer-Spiel vorgestellt von P. B. [Palaprat und Brueys]. Frantzöisch und Deutsch. Franckfurth und Leipzig, verlegt Gottlieb Siegert, Buchhändl. in Hirschberg, 1734.= In-8 de 8 ff. prél. et 351 pp. avec 2 figg.

Polyeucte occupe les pp. 160 à 351 de ce volume. Le texte est précédé d'une figure. Le but du traducteur a été simplement de présenter au lecteur des pièces édifiantes.

XIV, XV

1041. [f]=Der Lügner=, Lustspiel in zwei Theilen von Corneille ins Deutsche übersetzt. =Quedlinburg=, 1762.[f] Gr. in 8 (6 gr.)

Traduction du Menteur et de la suite du Menteur, par J. A. Tiessen.

1042. [f]=Der Lügner=, Lustspiel in fünf Aufzügen. Aus dem Französischen von P. Corneille. =Wien, Wallishaußer=, 1807.[f] In-8 (8 gr.)

XVI

1043. RODOGUNE [f]=Prinzessin aus Parthien=, Trauer-Spiel aus des Corneille Französischen übersetzet durch F. E. Bressand. =Wolffenbüttel, gedruckt bey Caspar Johann Bißmarckt=, 1691.[f] In-8.

Traduction en vers.

1044. [f]=Rodogüne, Prinzessin der Parthen=, ein Trauerspiel in fünf Aufzügen, aus dem Französischen von P. Corneille. =Leipzig, Barth=, 1769.[f] In-8 (4 gr.)

1045. [f]=Rodogüne=, Trauerspiel in fünf Aufzügen nach Corneille, von A. Bode. =Berlin und Leipzig=, 1803.[f] In-8 (10 gr.)

1046. =Rodugune, Parthische Prinzessin.= Trauerspiel von P. Corneille. Deutsch von H. Heller. =Leipzig, Ph. Reclam jun.=, 1874.[f] Gr. in-16 de 61 pp.

Universal-Bibliothek, no 528 (2 gr.).

XXV

1047. SARTORIUS, [f]in einem Schau-Spiel, bey höchsterfreulicher Begehung des Gebuhrts-Tages der durchlauchtigsten Fürstin und Frauen, Frauen Elisabetha Juliana, Hertzogin zu Braunschweigk und Lüneburk, gebohrne Hertzogin zu Schleßwig und Holstein, etc., etc., von einigen Theils Dero hochfürstl. Durchl. Fürstl. hoch-Gräfl. und Adelichen Persohnen, auff dem neuen Theatro zu Saltzthal vohrgestället, im Jahr 1694.[f] S. l., in-8.

L'auteur, F.-E. Bressand, reconnaît dans sa préface que sa pièce n'est qu'une traduction. Il rapporte, du reste, qu'il a traduit encore d'autres tragédies françaises: Rodogune, Athalie, Herménégilde, etc.

IX. Traductions en danois.

IX

1048. [f]=Dansk Oversettelse= af dend tredie Scena i dend tredie Act af Mr. Corneilles franske= Tragoedie, =som kaldis Cid. Gioort= =for tidsfordrivs skyld af Fr. D'Anholt, som i 19 aar haver opholdet sig i Danmark.[f] (A la dernière page:) [f]=Trykt i Paris= 1696.==[f] Pet. in-4 de 8 pp.

Traduction de la troisième scène du troisième acte du Cid par Fr. d'Anholt (Frédéric Rostgaard).

1049. [f]=Dansk Oversettelse= af dend tredie Scena i dend tredie Act af Mr. Corneilles franske[f] Tragoedie, [f]=som kaldis Cid=, Gioort for tidsfordrivs skyld af Fr. D'Anholt. =Pariis=, 1696.[f] (A la dernière page:) [f]Paris, 1696.[f] Pet. in-4 de 8 pp.

Cette traduction est la même que la précédente, mais l'impression offre quelques variantes.

XII

1050. [f]=Polieuctes Martyr.= Tragedie udi fem Acter. Oversat paa Danske Vers af det Franske Sprog efter Herr Pt. Corneilles Original. Til det Kongl. Danske Theaters Brug. =Kiöbenhavn=, 1763.[f] In-8 de 96 pp.

Traduction de Polyeucte, à l'usage du Théâtre royal danois. L'auteur est Vilhelm Bornemann.

X.--Traductions en suédois

IX

1051. LE CID. [f]=Eller Then om Heder täflande Kärleken.= Sorge-Spel Uti Fem Afhandlingar. Författat på Französka af then widt berömde[f] Pierre Corneille, [f]Och På Swensk vers öfwersatt 1739, Af[f] Gabriel Boding. [f]Förestält på then Kongl. Skådeplatzen i[f] Stockholm. [f]Första gången then 23 Sept. 1740.[f] Stockholm, [f]=Tryckt uti Kongl. Tryckeriet.=[f] In-4 de 72 pp. (1 daler. 16 öre).

Traduction représentée pour la première fois sur le Théâtre du Jeu de paume (Bollhus), à Stockholm le 23 septembre 1740; reprise sur le Théâtre de la Houblonnière (Humlegården), le 25 août 1777.

Gabriel Boding, né on 1714, mort en 1790, était arpenteur dans le gouvernement de Stockholm. Outre le Cid, il a fait paraître, en 1741, une traduction des Fourberies de Scapin, de Molière.

1052. CID, tragedi i 5 akter af Pierre Corneille. Fritt öfversatt af P. Westerstrand. Stockholm, Horbergska Botryckeriet, 1843. In-8 de 76 pp. et 1 f. d'errata.

Traduction en vers. Elle avait paru dès l'année 1839 dans les Metriska Öfversättningar af P. Westerstrand, mais l'auteur lui fit subir plusieurs changements dans l'intervalle.

X

1053. [f]=Horace=, Sorge-Spel i fem Afhandlingar af P. Corneille, öfwersatt af J. Berghult.[f]

Traduction représentée sur le théâtre du Jeu de paume, à Stockholm, en 1741.

On doit à l'auteur, Berghult, deux autres traductions du français: le Grondeur (Tvärviggen), de Brueys et Palaprat, et l'Impromptu de garnison (Den illfänige Friaren).

XIV

1054. [f]=En Bättrad Will-Hierna, Och en Trogen Wänskap=, Förstäld uti en Af Engelskan öfwersatt= Comoedia =Som wardt öfwersänd Till Herr Cantzeli-Rådet[f] Baron Eric Wrangel [f]Af En fråwarande wän. Åhr 1721. =Stockholm, Tryckt uti=[f] A. Holms [f]=Tryckerij=, 1723.[f] In-8 de 3 ff. et 113 pp.

Traduction du Lying Lover, de Steele. On a vu ci-dessus (no 917) que cette pièce est imitée du Menteur. L'auteur de la présente traduction est le comte Charles Gyllenborg, président de la chancellerie suédoise, né en 1679, mort en 1746, qui fit représenter en 1737 une imitation du Français à Londres, de Boissy (Den Svenska sprätthöken), et, en 1745, une traduction de l'Andromaque, de Racine. L'éditeur, le baron Eric Wrangel, né en 1686, mort en 1765, fit représenter sous son nom, à Stockholm, deux tragédies en vers, Fröken Snöhvit (Mlle Blanche comme neige) (1737), et Torilla (1738).

1055. EN BÄTTRAD VILLHJERNA, OCH EN TROGEN VÄNSKAP. Förestäld uti en af Engelskan öfversatt comoedia, som vardt öfversänd till Eric Wrangel. Upsala, tryckt hos P. Hanselli, 1861. In-8 de 124 pp.

Réimpression de la traduction précédente. C'est un tirage à part à 25 exemplaires du recueil intitulé: Samlade Vitterhetsarbeten af Jacob och Anders Wollimhaus samt Olof och Carl Gyllenborg; Upsala, 1863, in-8, pp. 243-366.

1056. [f]=Baron Sorgfri eller en förbättrad Will-Hierna=[f], Comoedia [f]i fem Akter efter Steele, fritt öfwersatt af C. Gyllenborg[f].

Texte revu de la traduction de C. Gyllenborg, représenté au Théâtre du Jeu de paume (Bollhus), à Stockholm, le 11 février 1745.

XI. Traductions en russe.

IX

1057. [Cyrillique: Cid, tragediya v' 5 deystviyah'. Sochineniye Korneliya; perevod' frantsuzskago belymi stihami. Sanktpeterburg'], 1779 In-8 (50 kop.)

Traduction du Cid en vers blancs.

1058. [Cyrillique: Cid, tragediya v' 5 deystviyah' v' stihami. Sochineniye P. Korneliya; perevod' frantsuzskago Pavel' Kat[i)]enín. Sanktpeterburh',] 1822. In-8.

Traduction du Cid, par Paul Katjenin.

XI

1059. [Cyrillique: Cinna, ili Avgustovo Miloserdie, tragediya v' 5 deystviyah'. Sochineniye P. Korneliya; perevod' s' frantsuzskago belymi stikhamii. Sanktpeterburh'], 1779. In-8 (50 kop.)

Traduction de Cinna en vers blancs.

XII

1060. [Cyrillique: Polievkt' muchenik', tragediya khristianskaja Petra Korneliya perevod' s' frantsuzsk stihov' v' russkiye N. X.]

Traduction de Polyeucte, représentée sur le théâtre de la cour de Russie, au mois de janvier 1759. Il en existe une copie manuscrite à la Bibliothèque nationale (Msc. slaves, no 41).

XIII

1061. [Cyrillique: Smert' Pompeyeva, tragediya v' 5 deystviyah'. Sochineniye P. Korneliya; perevod' s' frantsuzskago belymi stikhamii. Sanktpeterburh',] 1779. In-8 (50 kop.)

Traduction de la Mort de Pompée en vers blancs.

XVI

1062. [Cyrillique: Rogoduna, tragediya v' 5 deystviyakh'. Sochineniye Korneliya; perevod' s' frantsuzskago prozoyu. Moskva, v' T. Kompanija tipografi[vs]eskaja], 1788. In-8 (40 kop.).

Traduction de Rodogune, en prose.

XII. Traductions en serbe.

X

1063. [Cyrillique serbe: Horacije. Tragedija u 5 chinova od Petra Kornelja. S francuskog prevyeo Nikola Marinovi[´c]. U Byeogradu, u Dra[vz]avna [vS]tamparija], 1871. In-16 de 4 ff., 102 pp. et 1 f. blanc.

Traduction d'Horace en vers, par Nicolas Marinovi[´c], dédiée au major Michel Anastasijevi[´c], le célèbre patriote à qui Belgrade doit la fondation de son université. Le traducteur, fils de l'ancien président du ministère serbe, a fait toutes ses études à Paris, et sa parfaite connaissance de la langue française lui a permis de suivre le texte original avec une grande fidélité.

XIII. Traductions en polonais.

IX

1064. CYD RODRYG, tragedya w 5 aktach z P. Kornela przez And. Morsztyna. Supra[´s]l, 1752. In-8.

Traduction du Cid, par André Morsztyn.

1065. CYD, tragedya w 5 aktach z P. Kornela przez L. Osi[´n]skiego. Warszawa, 1861. In-8.

Traduction du Cid, par Louis Osi[´n]ski. M. Estreicher (Bibliografia polska, t. Ier, p. 370) la cite dans sa liste des ouvrages dramatiques, mais ne la mentionne pas, t. IIe, p. 432, au mot Kornel. On en trouve un extrait dans les oeuvres d'Ignace Krasicki (Dzieta poetyckie Ignacego Krasickiego; W Warszawie, 1803, 10 vol. in-8, t. IIIe, pp. 364-368).

X

1066. HORACYUSZE, tragedya P. Kornela, przek[~l]adania L. Osi[´n]skiego. Warszawa, 1802. In-8.

Traduction d'Horace, par L. Osi[´n]ski. On en trouve un extrait dans l'édition des oeuvres de Krasicki citée plus haut, t. IIIe, p. 368-373.

1067. HORACYUSZE, tragedya P. Kornela, przek[[~l]adania L. Osi[´n]skiego. Warszawa, 1861. In-8.

XI

1068. CYNNA ALBO [~L]ASKAWO[´S][´C] AUGUSTA, tragedya P. Kornela z francuzkiego przek[~l]adania Ks. Franc. Godlewskiego. _Wilno, Zawadzki, 1807._ In-8.

François-Xavier Godlewski, né en 1769, mort en 1838, a publié 4 volumes de sermons et des traductions de Cinna, de Corneille, et de la Thébaïde, de Racine.

1069. CYNNA, CZYLI [~L]ASKAWO[´S][´C] AUGUSTA, tragedya w 5 aktach z P. Kornela przez L. Osi[´n]skiego. Warszawa, 1861. In-8.

M. Estreicher, t. Ier, p. 370, cite la traduction de Cinna, par Osi[´n]ski, comme ayant été publiée à Varsovie en 1861, mais, plus loin (t. IIe, p. 432), il en parle comme d'un manuscrit existant à la bibliothèque de l'Université de Cracovie.

XII

1070. POLIEUKT, tragedya chrze[´s]cia[´n]ska P. Kornela przek[~l]adania W. Niemojowskiego. S. l. n. d. [1819]. In-8.

Traduction de W. Niemojowski.

1071. POLLIEUKT MECZENNIK, tragedya chrze[´s]cia[´n]ska w 5 aktach, t[~l]ómaczona z francuzkiego z dzie[~l] P. Kornela przez Stanislawa Laskowicza. Wilno, A. Marcinowski, 1836. In-8 de 92 pp.

Stanislas Laskowicz ne s'est fait connaître que par sa traduction de Polyeucte et des traductions de Voltaire.

XIII

1072. [´S]MIER[´C] POMPEJUSZA, tragedya w 5 aktach z P. Kornela przez W[~l]. Miniewskiego.

M. Estreicher cite cette traduction de la Mort de Pompée, t. Ier, p. 370; nous ne savons où elle a été publiée.

XIV

1073. [~L]GARZ, komedya P. Kornela, na[´s]ladowania z Lopego Wegi, przek[~l]adania Leona Moszy[´n]skiego. S. l. n. d. [vers 1775]. In-8.

Traduction du Menteur, par le célèbre Ignace Krasicki, sous le pseudonyme de Léon Moszy[´n]ski.

1074. [~L]GARZ, komedya P. Kornela, na[´s]ladowania z Lopego Wegi przek[~l]adania Leona Moszy[´n]skiego. Warszawa, 1780. In-8.

Réimpression de la traduction de Krasicki. Il en existe une autre édition séparée (Warszawa, 1832, in-8).

XVIII

1075. HERAKLIUSZ, tragedya w 5 aktach z P. Kornela przez Aleksandrowicza. Lwów, 1749. In-8.

Traduction d'Héraclius, par Aleksandrowicz.

XXVII

1076. OTTON, tragedya w 5 aktach P. Kornela, przek[~l]adania St. Konarskiego. Warszawa, 1744. In-8.

Stanislas Konarski, né en 1700, mort en 1773, appartenait à l'ordre des Piaristes. Il a composé divers traités de grammaire et de rhétorique.

Les autres littératures slaves ne possèdent aucune traduction de Corneille.

XII.--Traductions en grec.

IX

1077. [Grec: HO Xid. Tragôdia eis praxeis pente hypo Korneliou. Metaphrastheisa kai ekdotheisa hypo Panagê T. Reilandou, phoitetou tês nomikês. En Athênais], 1868. In-8 de VIII et 72 pp.

Traduction du Cid, par Panaï G. Weiland.

XI

1078. [Grec: Poiêmata Iakôbon Rhisou Rhagkabê periechonta metaphrasin triôn gallikôn tragôdiôn meta tou prôtotupou keimenou, kai alla diaphora. En Athênais], 1836. 2 vol. in-12.

Le t. 1er contient Cinna, de Corneille, et Phèdre, de Racine. Le t. IIe contient Zaïre, de Voltaire, et diverses autres pièces.

La traduction de Cinna est en vers politiques rimés, de quinze syllabes.

XV.--Traductions en arménien.

XII

1079. POLYEUCTE MARTYR ARMÉNIEN, tragédie de Pierre Corneille. Venise, typographie des Mekhitaristes, 1858.--[Arménien: Polktos vkay Hayeren voghbergut’yuny P. Gorrneyi targmanutyun H. G. V. H. Vénétik i tpayani Mkhit’areany.] 1858. Gr. in-12 de 157 pp. y compris les ff. prélim., avec un portrait lithographie de Corneille sur papier fort (2 fr. 50).

Traduction en vers rimés arméniens par le R. P. Georges Hurmuz, docteur en théologie, archevêque de Stoussik'. I; en existe des exemplaires avec le texte arménien seul.

1080. [Arménien: Tatron arevelean. Polktos vkay Hayeren voghbergut’yuny i Hing ararutss, T’argm, S. Hek’imean K. polis] 186?.

Théâtre oriental. Polyeucte, martyr arménien, tragédie en cinq actes, trad. par Z. Hekimtan. Constantinople, 186?.

XIV. Traductions en magyar.

IX

1081. CID Corneille Péterböl. Magyarítva Greguss Ágoston által. Szarvas, Réthy Lipót sajátja, 1847. Pet. in-8 de 2 ff. et 92 pp.

Le Cid, traduit par Auguste Greguss.

Greguss, né à Eperjes le 27 avril 1825, est un des poëtes les plus estimés de la Hongrie actuelle. Il est aujourd'hui professeur d'esthétique à l'Université de Budapest.

1082. CID. Tragédia öt felvonásban. Fordította Greguss Ágoston. Kiadja a Kisfaludy-Társaság. _Budapest, az Athenaeum tulajdona, 1873._ Pet. in-8 de 99 pp.

Seconde édition de la traduction de Greguss publiée par la Société Kisfaludy.

X

1083. A' HORATZIUSOK ÉS KURIATZIUSOK, Szomorújáték versekben és öt részben Zechenter Antal, a' fö-hadi-tanátsnak tisztje által. Pulchrumque mori succurrit in armis. Virg. Posonyban, Landerer Mihály' költségével, és betüivel, 1781. Pet. in-8 de 86 pp.

Horace, traduit par Antoine Zechenter.

Zechenter, né à Bude, vers 1750, était attaché au conseil de guerre aulique. Il a traduit Mithridate, de Racine, et divers ouvrages de Voltaire, de Goethe, etc.

XVI.--OPÉRAS ET BALLETS

TIRÉS DES PIÈCES DE CORNEILLE.

VII

1084. MEDÉE, Tragédie. En Musique, Représentée par l'Académie Royale de Musique. _On la vend, à Paris, A l'Entrée de la Porte de l'Academie Royale de Musique, Au Palais Royal, rue Saint-Honoré. Imprimée aux dépens de ladite Academie. Par Christophe Ballard, seul Imprimeur du Roy pour la Musique._ M.DC.XCIII [1693]. Avec Privilége du Roy. In-4 de 79 pp. en tout.

Collation: titre, avec les armes royales;--Prologue, où figurent la Victoire, Bellonne et la Gloire;--_Acteurs de la Tragédie_;--Médée, tragédie.

L'opéra de Médée fut tiré par Thomas Corneille de la tragédie de son frère. Charpentier écrivit la musique; mais ce compositeur, connu par ses chansons à boire, n'obtint qu'un médiocre succès quand il voulut aborder le théâtre. La première représentation eut lieu le 4 décembre 1693. Le rôle de Créon fut chanté par Dun, celui de Jason par Dumesny; MMlles Moreau et Le Rochois interprétèrent ceux de Créuse et de Médée.

Il n'est pas impossible que les pièces de Corneille antérieures à Médée aient également fourni matière à quelques opéras. Nous citerons, par exemple, à cause de l'analogie des titres, un livret italien de l'abbé Francesco Silvani intitulé: Il Tradimento tradito, ou Tradimento traditor di se stesso. Ce livret, dont Albinoni, en 1709, et Lotti, en 1711, écrivirent successivement la musique, est peut-être une imitation de la Veuve ou le Traitre trahi, mais nous n'avons pu vérifier le fait.

1085. MEDÉE ET JASON, Tragedie, Représentée pour la premiere fois par l'Academie Royale de Musique, Le Lundy vingt-quatriéme Avril 1713. _A Paris, Chez Christophe Ballard, seul Imprimeur du Roy pour la Musique, rue S. Jean de Beauvais, au Mont-Parnasse._ M.DCC.XIII [1713], Avec Privilége de Sa Majesté. Le Prix est de trente sols. In-4 de 67 pp. en tout.

Au verso de la p. 67, se trouve le privilége général accordé pour dix ans au sieur Guyenet, concessionnaire de l'opéra, à la date du 22 juin 1709, avec mention de la cession faite par Guyenet à Ballard.

L'abbé Pellegrin, sous le pseudonyme de la Roque, écrivit ce nouveau livret, dont la musique fut composés par Salomon, membre de la musique du roi. Les rôles furent ainsi distribués:

Mlle Journet, Médée; Cochereau, Jason; Thévenard, Créon; Mme Pestel, Créuse; Mlle Dun, Nérine; Dun, Arcas; Mlle Antier, Cléone, etc.

Un prologue allégorique, où l'on voyait Apollon rassurer l'Europe et prédire à la France le retour de la victoire, eut particulièrement le don de plaire au vieux roi.

La partition de Salomon n'était, du reste, pas sans mérite, bien qu'il abordât pour la première fois la scène à l'âge de cinquante-deux ans. Les nombreuses reprises de son oeuvre attestent qu'elle obtint un succès durable.

1086. MEDÉE ET JASON, Tragedie. Representée pour la première fois par l'Academie Royale de Musique, Le Lundy vingt-quatriéme Avril 1713. Et remise au Théatre le dix-septiéme Octobre 1713, avec plusieurs augmentations. Le prix est de trente sols. A Paris, Chez Pierre Ribou, Quai des Augustins, à la descente du Pont-Neuf, à l'Image Saint Loüis. M.DCC.XIII [1713]. Avec Approbation & Privilege du Roy. In-4 de 55 pp. en tout.

Reprise de l'opéra de Pellegrin et Salomon.

La distribution ne fut pas changée, à l'exception du rôle de Créuse où Mlle Poussin remplaça Mme Pestel.

Le verso de la p. 55 du livret est occupé par le privilége donné aux sieurs Besnier, Chomat, Duchesne et de La Val de S. Pont, cessionnaires des droits de Francini et Dumont à l'exploitation de l'opéra. Ce privilége, accordé pour dix-neuf ans, est daté du 20 août 1713; cession en est faite à Ribou par traité du 22 août 1713.

A la fin du livret se trouvent 2 ff. contenant le Catalogue des Livres nouveaux qui se vendent à Paris, chez Pierre Ribou. On y voit figurer les oeuvres de Molière, Racine, la Fontaine, et, en particulier, les oeuvres de MM. Corneille, 10 vol. in-12, cotés 25 livres.

1087. MEDÉE ET JASON, Tragedie, remise au Theatre Le premier May 1727. Le prix est de 40. sols. _A Paris, Chez la Veuve de Pierre Ribou, seul Libraire de l'Académie Royale de Musique; Quai des Augustins, à la descente du Pont-Neuf, à l'Image S, Loüis._ M.DCC.XXVII [1727]. Avec Approbation et Privilege du Roi. In-4 de XII et 55 pp.

Livret imprimé pour la seconde reprise de cet opéra.

Les rôles furent distribués de la manière suivante:

Mlle Antier, Médée; Tribou, Jason; Thévenard, Créon; Mlle Pélissier, Créuse; Mlle Minier, Nérine; Dun, Arcas; Mlle Souris, Cléone.

Le 28 mai 1727, on représenta, sur le Théâtre-Italien, une parodie de Médée et Jason, due à Riccoboni fils et à Romagnesi.

1088. MEDÉE ET JASON, Tragedie. Représentée pour la premiere fois, par l'Académie Royale de Musique, Le vingt-quatriéme jour d'Avril 1713. Reprise le premier de May 1727. Remise au Theâtre le Jeudy 22. Novembre 1746. De l'Imprimerie de Jean-Baptiste-Christophe Ballard, Seul Imprimeur du Roy, & de l'Académie Royale de Musique. M.DCC.XXXVI [1736]. Avec Privilege du Roy. Le Prix est de XXX. Sols. In-4 de 65 pp. en tout.

Livret imprimé pour une troisième reprise de Medée et Jason.

Au verso de la dernière page, est reproduit le privilège général accordé pour vingt-neuf ans à Louis-Armand-Eugène Thuret, concessionnaire de l'opéra, à la date du 12 novembre 1734, et cédé par lui à Ballard.

Distribution des rôles: Mlle Antier, Médée; Tribou, Jason; Chassé, Créon; Mlle Pellicier, Créuse; Mlle Julye, Nérine, Dun, Arcas; Mlle Monville, Cléone.

Le 13 décembre 1736, une nouvelle parodie fut représentée sur le Théâtre-Italien.

1089. MEDÉE ET JASON, Tragedie, représentée par l'Académie Royale de Musique, pour la premiere fois. Le vingt-quatriéme jour d'Avril 1713. Reprise le premier de May 1727. Et le vingt-deux Novembre 1736. Remise au Théâtre le Jeudi 20 Février 1749. Prix XXX sols. Aux depens de l'Academie. On trouvera les Livres de Paroles à la Salle de l'Opera & à l'Academie Royale de Musique, rue S. Nicaise. [De l'Imprimerie de la Veuve Delormel, & Fils, Imprimeur de l'Académie Royale de Musique, rue du Foin à Sainte-Geneviève, & à la Colombe Royale.] M.D.C.C.XLIX [1749]. Avec Approbation et Privilege du Roi. In-4 de 63 pp.

Réimpression en tout conforme aux précédentes, comme l'atteste l'Approbation signée Demoncrif.

Le privilége est le privilége général accordé à Thuret, entrepreneur de l'opéra, le 12 novembre 1734.

Distribution des rôles: Jéliot, Jason; Albert, Arcas; Mlle Fel, Créuse; Mlle Coupée, Cléone; De Chaslé, Créon; Mlle Chevalier, Médée; Mlle Jacquet, Nérine.

1090. MEDEA E GIASONE, Dramma per musica, rappresentato sul Teatro Sant' Angiolo in Venezia. Venezia, 1726. In-8.

L'auteur de ce livret, Giovanni Palazzi, se servit, croyons-nous, du poëme de Pellegrin. La musique fut écrite par Francesco Brusa.

1091. MÉDÉE, ballet tragi-pantomime [en trois parties], De l'Invention et de la Composition de M. Noverre, Maître des Ballets de l'Académie Royale de Musique. Représenté sur le Théatre de l'Académie-Royale de Musique, Le Dimanche 30 Janvier 1780. Prix XII sols. A Paris, Chez P. de Lormel, Imprimeur de ladite Académie, rue du Foin S. Iacques, à Sainte Geneviève, M.DCC.LXXX [1780]. Avec Approbation & Permission. In-8 de 19 pp.

«C'est en 1762, dit Noverre, que je composai et fis exécuter à la Cour de Wurtemberg le Ballet de Médée; des talents, en tout genre, que le goût et la magnificence du Sérénissime Duc, avoit fixé [sic] à son service, ceux de M. Vestris, qui sont au-dessus de mes éloges, embellirent cette production par les charmes de l'exécution la plus brillante. MM. Servandony et Colomba furent chargés des décorations; M. Bocquet le fut du costume, et M. Rodolph composa la musique.»

Noverre remercie ensuite Vestris d'avoir donné le ballet de Médée à Varsovie, à Vienne et enfin à Paris, en disant qui en était l'auteur. Il mérite ainsi, ajoute-t-il, ma reconnaissance, «et il auroit augmenté ce sentiment, si, encouragé par le succès, il eut également remis mes ballets d'Armide, des Danaïdes, de Psiché, d'Alceste, d'Orphée, d'Hercule, etc. Il en faisoit à Stutcart le plus bel ornement; en travaillant à sa réputation, il eût cimenté la mienne.....»

Noverre, qui tient tant à être nommé, se garde bien de dire qu'il s'est borné à raconter brièvement et de la manière la plus plate la pièce de Corneille.

Le ballet de Noverre, dont Granier avait, dit-on, écrit la musique, avait dû être imprimé à Stuttgart en 1762. La première représentation à Paris ayant eu lieu le 31 décembre 1775, il est probable qu'un livret fut également publié à cette date. Il fut dansé, en 1775, par les deux Vestris, Dauberval, Gardel aîné, MMlles Allard et Guimard. En 1780, Mlle Allard fut remplacée par Mlle Heinel. On vit alors figurer MMlles Théodore, Le Breton, Bigottini, Olivier, Auguste, etc.

1092. MÉDÉE, tragédie lyrique en trois actes et en vers, paroles d'Hoffmann, musique de Cherubini, représentée sur le Théâtre Feydeau le 23 ventôse an V (13 mars 1797). Paris, an V. In-8.

«Le journal Le Censeur avait inséré le jugement suivant sur cet ouvrage: La musique, qui est de Cherubini, est souvent mélodieuse et quelquefois mâle, mais on y a trouvé des réminiscences et des imitations de la manière de Méhul.» Dans un beau mouvement d'enthousiasme, Méhul lui répondit: «O Censeur, tu ne connais pas ce grand artiste. Mais moi qui le connais et qui l'admire, parce que je le connais bien, je dis et je prouverai à toute l'Europe que l'inimitable auteur de Démophon, de Lodoïska, d'Elisa et de Médée, n'a jamais eu besoin d'imiter pour être tour à tour élégant ou sensible, gracieux ou tragique, pour être enfin ce Cherubini, que quelques personnes pourront bien accuser d'être imitateur, mais qu'elles ne manqueront pas d'imiter malheureusement à la première occasion. Cet artiste, justement célèbre, peut bien trouver un Censeur qui l'attaque, mais il aura pour défenseurs tous ceux qui l'admirent, c'est-à-dire tous ceux qui sont faits pour sentir et apprécier les grands talents. MÉHUL.» Je demandais un jour à un des rares spectateurs vivants de l'opéra de Médée, au successeur de Cherubini, ce qu'il pensait de cet ouvrage: «C'est de la musique bien faite,» me répondit M. Auber.» Clément et Larousse, Dictionnaire lyrique, ou Histoire des Opéras; Paris, [1869], in-8, p. 447.

Le succès de l'opéra de Médée donna naissance aux parodies suivantes:

LA SORCIÈRE, parodie en un acte et en vaudevilles de Médée. Par B. Sewrin. Représentée pour la première fois à Paris, sur le Théâtre de la Cité-Variétés, le 27 mars 1797 (vieux style), 7 Germinal de l'an V.--On peut rendre hommage aux talents sans exclure la parodie. Bébée, scène dernière. Prix, 15 sous. A Paris. Se trouve au Théâtre et chez tous les marchands de de (sic) nouveautés, [Imprimerie de Jamain, rue Montmartre, no 124], 1797. In-8 de 23 pp. en tout.

Les personnages de cette parodie sont: M. Bridon, bailli; Thyrcée, sa fille; Faussette, amie de Thyrcée; Fiston, époux de Thyrcée; Bébée, première femme de Fiston; Alix, servante de Bébée; deux enfans. La scène se passe dans un village. Au lever du rideau, Thyrcée et Faussette causent ensemble au milieu d'un choeur de villageoises. Faussette chante à son amie des couplets sur l'air de Marlborough.

BÉBÉE ET JARGON, rapsodie en un acte, en prose, mêlée de couplets, imitée de l'opéra Médée. Représentée à Paris, sur le théâtre de Mademoiselle Montansier, au Palais-Royal, le 7 Germinal (28 mars 1797, style français); Par MM. Villiers et Capelle. Prix 15 sous. Se trouve, Au Théâtre de Mademoiselle Montansier; et chez les Auteurs, rue de Chartres, no 340, [De l'Imprimerie de la grande rue Taranne, no 35, ancien Hôtel de Marsan]. In-8 de 32 pp. en tout.

Les personnages sont: Bébée; Jargon; Crayon, beau-père futur de Jargon; Trichée, fille de Crayon; Mimi, suivante de Bébée; un Garçon peintre; les deux enfants de Bébée; plusieurs Peintres de l'atelier de Jargon.

Ici vient se placer, dans l'ordre chronologique, un opéra de Médée que nous indiquons sous toute réserve, n'ayant pas été à même de vérifier si le librettiste s'était inspiré de Corneille.

MEDEA IN CORINTO, dramma tragico in due atti.--MÉDÉE A CORINTHE, tragédie lyrique en deux actes [musique de Mayer]. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre royal Italien, Salle de Louvois, le 12 [lis. le 14] Janvier 1823. Prix: 1 fr. 50 c. Paris, Au Théâtre royal italien, et chez Roullet, libraire de l'Académie royale de Musique, rue des Bons-Enfans, no 26. De l'Imprimerie de Hocquet, rue du Faub. Montmartre, 1823. In-8 de 48 pp.

Texte italien, avec traduction française en regard. Les pages sont chiffrées de deux en deux, en sorte qu'il n'y a que 24 pp. doubles.

L'opéra de Mayer avait été joué pour la première fois à Venise en 1812.

1093. MEDÉE ET JASON, tragédie lyrique en trois actes, paroles de Milcent, musique de Granges de Fontanelle, représentée à l'Académie impériale de musique le 10 août 1813. Paris, 1813. In-4 de 2 ff., xvj et 44 pp.

Milcent ne s'est guère servi de la Médée, ni de la Toison d'or, de Corneille, qu'il paraît avoir peu connues; il dit, dans la Dissertation qui précède son poëme, que Corneille fit trois drames sur ce sujet, sans avoir soin de nous indiquer quel est le troisième. Dans cette même dissertation, Milcent raisonne longuement sur la Médée qu'ont représentée les poëtes modernes, et ses réflexions ne manquent pas d'une certaine justesse: «Si Médée est toute puissante, dit-il, si les élémens sont soumis à sa baguette, toute vraisemblance cesse, il n'y a plus d'illusion, et la pièce ne peut exister, car l'action doit nécessairement commencer par où elle finit. Du moment où Médée est certaine que Jason épouse Créüse, elle doit, d'un coup de sa baguette, anéantir sa rivale, son infidèle époux et le palais de Créon. Il est contraire à la raison que cette Médée, si indomptable, si jalouse et si puissante, se borne, pendant toute l'action, à vomir des imprécations et des menaces contre Créon et sa fille, et à faire d'inutiles reproches à Jason; comment se peut-il qu'elle n'entreprenne rien pour empêcher le mariage qu'elle craint, et ne pense à faire usage de son pouvoir magique que lorsqu'il est devenu inutile?...»

«Appuyé sur ces considérations, ajoute Milcent, et éclairé par Voltaire qui, dans son commentaire sur la Médée de Corneille, a le premier entrevu la nécessité de la rendre intéressante, j'ai pensé qu'il fallait peindre cette Princesse telle que l'histoire nous la représente: faire voir Jason sous un jour plus favorable qu'on n'a fait jusqu'à présent, et le rendre digne du violent amour qu'il avait inspiré à son épouse.»

L'auteur du poëme a suivi plus particulièrement Euripide et la tragédie anglaise de Glower, traduite en français par Saint-Amand.

Aux opéras que nous venons de citer, nous pourrions en ajouter un grand nombre d'autres, par exemple: Médée, opéra dont Lenglet avait écrit la musique vers 1805, et qui est resté inédit; Medea, opéra italien, musique de Celli, représenté à Palerme en 1838; Medea, représentée à Palerme en 1844, avec la musique de J. Pacini, etc.; mais nous n'oserions pas dire que les livrets de ces pièces offrent quelque rapport avec la tragédie de Corneille.

IX

1094. AMOR E DOVER. Dramma recitato nel Teatro di S. Gio. Crisostomo di Venezia, l'anno 1697. [Poesia di Domenico David, Veneziano; musica di Carlo Francesco Pollarolo, Bresciano]. In Venezia, per il Niccolini, 1697. In-12.

Nous croyons que cet opéra est tiré de la traduction italienne du Cid. Voy. no 832.

1095. RODRIGO, Dramma per musica; poesia di ?; musica di Giorgio Federico Haendel.

Cet opéra fut composé par Haendel en 1708, à la demande du prince de Toscane, frère du grand-duc Jean-Gaston de Médicis. La représentation eut lieu à la cour au mois d'octobre de la même année.

Plusieurs opéras, représentés en Italie à la fin du XVIIe siècle, sous le titre de Roderico, sont probablement aussi tirés du Cid; on en trouvera la liste dans la Drammaturgia di Lione Alacci; Venezia, 1755, in-4, col. 672 sq.

1096. IL GRAN CID, Dramma per musica rappresentato nel Teatro di Livorno nel Carnevale dell' anno 1715, consecrato all' Alt. Reale della Sereniss. Violante Gran Principessa di Toscana. [Poesia di Logildo Mereo, P. A., cioè: Gio. Giacomo Alborghetti, Bergamasco; musica di Giambattista Stück.] _In Massa, per Pellegrino Frediani, 1715._ In-8.

1097. CID, Dramma rappresentato in Firenze nel Teatro di Via della Pergola il Carnevale dell' anno 1737, sotto la protezione dell' Alt. Reale del Sereniss. Gio. Gastone I. Grand Duca di Toscana. In Firenze, da Anton Maria Albizzini, 1737. In-8.

Réimpression avec changements du poëme d'Alborghetti, auquel était adapté une musique nouvelle.

1098. ONORE VINCE AMORE, Dramma per musica da rappresentarsi nel Teatro de' Fiorentini in Napoli. Napoli, 1736. In-12.

Cet opéra, dont Leo avait écrit la musique, paraît être un arrangement du Cid.

1099. IL CID, Dramma per musica da rappresentarsi nel Teatro di S. Sebastiano il Carnevale dell' anno 1741; dedicato a Sua Eccellenza il Signore Carlo Francesco, Libero Barone di Wachtendonck, cavaliere, ecc., ecc. In Lucca, M.DCC.XLI [1741]. Pet. in-12.

1100. IL GRAN CID, Dramma per musica; poesia di .. ?; musica de L. Piccini.

Fétis n'indique pas la date de cet opéra, qui fut représenté à Naples vers 1765. Nous ignorons si le livret a été imprimé.

1101. IL GRAN CID, Dramma per musica; poesia di .. ?; musica di Antonio Maria Gasparo Sacchini.

Cet ouvrage, pour lequel on dut imprimer un livret italien, fut représenté à Rome en 1764. Il fut transporté en français sous le titre suivant:

1102. CHIMENE OU LE CID, Tragédie en trois actes, [paroles de Guillard, musique de Sacchini, ballet de Gardel], représentée devant Leurs Majestés à Fontainebleau. Paris, de l'imprimerie de Ballard, 1783. In-8.

«L'auteur du livret n'eut pas à se mettre en frais d'imagination pour tailler un opéra dans le chef-d'oeuvre de Corneille. Le musicien avait une tâche plus difficile, et il s'en est acquitté avec un mérite apprécié des contemporains, et qu'on a trop tôt oublié. L'air Je vois dans mon amant l'assassin de mon père, l'allegro Combats pour soustraire Chimène, doivent être signalés aux amateurs de la musique pathétique et des compositions d'une belle facture. Il y a dans cet ouvrage, comme dans tous les ouvrages de Sacchini, dans OEdipe, Renaud et Dardanus, une sensibilité noble, vraie et exempte de l'afféterie commune à cette époque. Au point de vue du style, la pureté de forme en rend l'audition très-agréable. Quoique Sacchini fût principalement un compositeur dramatique, et qu'il écrivît mieux pour la voix que pour l'orchestre, ses ouvertures sont bien traitées. Celle de Chimène offre des effets semblables à ceux qu'on remarque dans l'ouverture de la Caravane, opéra-comique joué la même année à Paris. Mais il est probable que Grétry a été l'imitateur involontaire de Sacchini, car il était assez riche de son propre fonds pour ne rien emprunter à personne. Chimène, en effet, avait été déjà jouée à Rome en 1762, puis à Londres, en 1778, sous le titre d'Il gran Cid. Mais autant l'ouverture de Chimène est instrumentée avec correction, de manière à tirer du quatuor une sonorité pleine et harmonieuse, autant celle de la Caravane offre des détails pauvres et un maigre accompagnement.» Clément et Larousse, loc. cit., p. 163.

L'opéra français de Sacchini fut représenté pour la première fois sur le théâtre de la cour, à Fontainebleau, le 18 novembre 1783. Le rôle de Chimène fut chanté par Mme Saint-Huberti; les autres rôles furent tenus par Lays (le roi), Laîné (Rodrigue), Chéron (don Diègue), Rousseau (don Sanche).

1103. CHIMENE OU LE CID, Tragédie lyrique en trois actes, représentée devant Leurs Majestés le mardy 18 Novembre 1783 et pour la premiere fois sur le Théatre de l'Académie Royale de Musique le lundi 9 février 1784, mise en musique par M. Sacchini. A Paris, chez Le Duc, s. d. [1784]. In-fol. de 1 f. et 274 pp.

Partition complète pour orchestre, avec les paroles.

1104. CHIMENE, grosse Oper in drei Akten. Frei nach dem Französischen von Carl Wagner. Darmstadt, 1821. In-8.

Traduction allemande adaptée à la musique de Sacchini.

1105. IL GRAN CID. Dramma per musica; poesia di....?; musica di G. Paisiello.

Opéra représenté à Florence en 1776. Nous ignorons si le livret a été imprimé.

1106. CHIMENE ET RODRIGUE, OU LE CID, Opéra en trois actes, par M. de Rochefort, de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres. Paris, Lambert et Baudouin, 1783. In-8.

Cet opéra n'a pas été représenté. Nous ne savons même pas par qui la partition devait être écrite.

1107. RODRIGO DI VALENZA, dramma per musica; poesia di ?; musica de F. Orlandi.

Cet opéra fut joué en Italie en 1814. Generali le fit représenter à Milan en 1817, avec une musique nouvelle de sa composition.

1108. RODRIGO, dramma per musica; poesia di....?; musica di Antonio Sapienza.

Représenté sur le théâtre San Carlo, à Naples, en 1823.

1109. RODRIGO E CHIMENE, dramma per musica in tre atti; poesia di....?; musica di G. G. Aiblinger.

Représenté sur le théâtre de la Scala, à Milan, vers 1824.

1110. IL CID, dramma per musica in tre atti; poesia di Jacopo Ferreti; musica di Luigi Savi.

Représenté à Parme le 22 janvier 1834.

1111. DER CID, grosse Oper von ?; Musik von Neeb.

Représenté à Francfort vers 1857.

1112. DON RODRIGO, drama lírico en tres actos, subdividido en cinco cuadros, que obtuvo el accesit en el certámen literario abierto por la real Academia española en 12 de Diciembre de 1857. Su autor D. Antonio Arnao. _Madrid, Imprenta Nacional, 1859._ In-4 de 72 pp.

1113. DER CID, romantische Oper. Worte und Musik von P. Cornelius.

Représenté à Weimar en juin 1865.

1114. LE CID, opéra en quatre actes; paroles de Louis Gallet; musique de Georges Bizet.

Cet opéra est la dernière oeuvre du regretté Bizet, si prématurément enlevé à l'art musical français. Peut-être le directeur de notre grande scène lyrique se décidera-t-il un jour à produire cette oeuvre posthume.

X

1115. ORAZIO CURIAZIO, Dramma per musica rappresentato in Venezia nel Teatro di S. Samuele nella Fiera dell' Ascensione l'anno 1746. In Venezia, 1746. In-12.

La musique de cet opéra était de Fernand Bertoni, de Saló.

1116. GLI ORAZI E CURIAZI, Dramma per musica in tre atti. Venezia, 1794. In-8.

Le livret de cet opéra célèbre fut tiré de Corneille par Ant.-Simon Sografi; la musique fut écrite par Cimarosa.

Une édition de la partition avec paroles parut à Venise en 1797.

1117. GLI ORAZI E CURIAZI. Dramma per musica in tre atti.--LES HORACES ET LES CURIACES. Drame en musique en trois actes. Représenté sur le théâtre des Tuileries, devant Sa Majesté Impériale et Royale, le 18 janvier 1810. Paris, [Fain, Imprimeur des Théâtres de la Cour, rue Sainte-Hyacinthe, no 25], 1810. In-8 de 4 ff. et 84 pp.

Texte italien de Sografi, avec traduction française en regard; la pagination est la même pour les deux textes, en sorte qu'elle va de 1 à 41 au lieu d'aller de 1 à 82.

1118. GLI ORAZI E CURIAZI, dramma per musica in tre atti.--LES HORACES ET LES CURIACES, tragédie lyrique en trois actes. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre de l'Impératrice, le 10 juin 1813. Prix: 1 fr. 50 c. Paris, au Théâtre de l'Impératrice. De l'Imprimerie de Hocquet, rue du Faubourg-Montmartre, no 4, 1813. In-8 de 52 pp.

Texte italien de Sografi, avec traduction française en regard; pagination double de 1 à 27.

Une édition des paroles italiennes parut à Padoue en 1814.

1119. GLI ORAZI ET CURIAZI, dramma per musica in tre atti.--LES HORACES ET LES CURIACES, tragédie lyrique en trois actes, Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Royal Italien, salle Favart, le 8 novembre 1815. Paris, Au Théâtre Royal Italien. De l'Imprimerie de Hocquet, rue du Faubourg-Montmartre, no 4, 1815. In-8 de 56 pp.

Texte et traduction française; pagination double de 1 à 27.

1120. GLI ORAZI E CURIAZI, dramma per musica in tre atti.--LES HORACES ET LES CURIACES, tragédie lyrique en trois actes, Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Royal Italien, Salle de Louvois, le 14 août 1823. Prix: 1 fr. 50 c. _Paris, au Théâtre Royal Italien, Et chez Roullet, libraire de l'Académie royale de musique, rue Villedot [sic], no 9. De l'Imprimerie de Hocquet, rue du Faub. Montmartre, 1823._ In-8 de 56 pp.

Texte italien et traduction française en regard; pagination double de 1 à 27.

1121. [Cyrillique: Horatsiy y Kuriatsiy, opera v' d'[vy]stviyakh' v' st[vy]khakh', s' khoramy, baletamy y srazheniyamy. Perevod' s' ytalitsyskaho Aleksandrom' Shellerom. Sanktpeterburh'.] 1815. In-8.

Traduction russe du livret de Sografi, par Alexandre Scheller.

Des éditions italiennes parurent encore à Londres (1829), à Venise (1830), etc., etc.

1122. LES HORACES, ballet tragique [en cinq parties], de la composition de Mr. Noverre, représenté, pour la première fois, par l'Académie Royale de Musique, le mardi 21 Janvier 1777. Prix: XVIII. sols. _A Paris, ches Delormel, Imprimeur de ladite Académie, rue du Foin. On trouvera des Exemplaires de ce Programme à la Salle de l'Opéra._ M.DCC.LXXVII [1777]. Avec Approbation et Privilege du Roi. In-8 de 36 pp. en tout.

La musique de ce ballet était de Starzer, qui composa beaucoup de musique de danse et la plupart des ballets que Noverre fit jouer à Vienne.

Quant au livret, Noverre en parle dans sa préface avec le sérieux imperturbable qui caractérise les danseurs. «Le sujet des Horaces, dit-il, le plus riche peut-être qu'offre l'histoire de la danse en action, est bien fait pour déployer et mettre en jeu tous les ressorts de la pantomime..... On se plaindra peut-être que je n'ai pas saisi les beautés de Corneille; je répondrai pour ma justification que les beautés d'un art sont souvent inapplicables à un autre; si je me suis trompé dans le choix des moyens que j'ai risqués pour le succès de mon ouvrage, je dirai que ce n'est qu'en franchissant les barrières des préjugés qu'on peut atteindre le vol rapide du génie. Si j'ai pris quelques licences, c'est que je m'y suis trouvé forcé; les artistes doivent recourir à tous les moyens qui peuvent embellir leurs productions. Par exemple, ces êtres grands et sublimes, que la fonte ou le ciseau transmet à la postérité, paraîtront, pour la plupart, à ses yeux, sous un vêtement différent de celui où ils ont vécu, et par une suite de l'enthousiasme qu'inspire aux artistes les vertus et le goût des Grecs et des Romains: le costume de ces nations est devenu pour eux (si j'ose m'exprimer ainsi) cosmopolite...»

Ce ballet était dansé par les deux Gardel, Vestris, Léger, Barré, Favre, Abraham, Le Doux, Mlles Heinel, Guimard, Lafond, etc.

1123. LES HORACES, tragédie-lyrique en trois actes, mêlée d'intermèdes, représentée devant Leurs Majestés, à Versailles, le 2 Décembre 1786, et, pour la première fois, sur le Théatre de l'Académie Royale de Musique, le jeudi 7 Décembre de la même année. Prix XXX sols. _A Paris, De l'Imprimerie de P. de Lormel, Imprimeur de ladite Académie, rue du Foin Saint-Jacques, à l'Image Sainte-Geneviève. On trouvera des Exemplaires à la Salle de l'Opéra._ M.DCC.LXXXVI [1786]. Avec Approbation et Privilege du Roi. In-4 de 52 pp. en tout.

Guillard avait écrit le poëme de cet opéra, dont Scalieri avait composé la musique. Le librettiste fait lui-même connaître dans sa préface les changements apportés par lui à la tragédie de Corneille. Il a supprimé, suivant l'avis donné par le poëte lui-même dans son Examen, la mort de Camille qui «fait une action double par le second péril où tombe Horace après être sorti du premier.» Il a retranché de même le rôle de Sabine, et justifie encore ce retranchement par l'avis de Corneille lui-même: «Sabine, dit en effet le poëte, ne sert pas davantage à l'action que l'Infante à celle du Cid, et ne fait que se laisser toucher diversement, comme elle, à la diversité des événements.»

Guillard se défend ensuite contre les critiques adressées aux auteurs de livrets qui empruntent leurs sujets au théâtre classique. «Le cri général qui s'est élevé depuis peu contre cet usage, paroît d'autant plus étonnant, d'autant moins conforme à la véritable opinion du public, qu'il est de fait que les plus beaux ouvrages, les plus suivis depuis la Révolution, sont parfaitement dans ce cas. On ne me démentira pas quand je placerai à la tête les deux très-belles tragédies lyriques d'Iphigénie en Aulide et Didon.»

Les Horaces furent chantés par Chéron, Lays, Lainez, MMlles St Huberti et Gavaudan cadette; Mlle Bigottini figura parmi les marcheuses. Le succès ne répondit pas à l'attente des auteurs.

1124. GLI ORAZI E CURIAZI, Dramma per musica; poesia di ?; musica di Nic. Antonio Zingarelli.

Opéra représenté à Turin en 1794.

1125. LES HORACES. Tragédie-Lyrique, en trois actes, [poëme de Guillard, musique de Porta]; Remise au Théatre des Arts, le 12 Vendémiaire an 9 de la République française [10 octobre 1800]. Prix: 1 fr. 25 c. A Paris, Chez Ballard, Imprimeur du Théatre des Arts, rue des Mathurins-Jacques, no 328. An IX de la République [1800]. In-8 de 2 ff,, vij pp., 2 ff. pour les Acteurs et Actrices, 38 pp., 1 f. blanc et 2 ff. contenant une Note essentielle à joindre au poëme.

«Cet ouvrage, dit Guillard dans son Avertissement, n'est plus, à proprement parler, le même qui fut donné au théâtre de l'Opéra en 1786, et dont le célèbre Scalieri avait fait la musique. La suppression des intermèdes, qui formoient deux petits actes dénués de mouvement et d'intérêt, donne plus de rapidité à la marche du poëme. J'ai changé entièrement le troisième acte, qui étoit en récit, et que j'ai cru convenable de mettre en action.»

Cette reprise fut interprétée par Adrien (le vieil Horace), Lainé (Curiace), Lays (le jeune Horace), Mlle Maillard (Camille).

C'est pendant la représentation de cet opéra que le premier consul devait être assassiné. Le moment fixé pour l'exécution du complot était celui où devaient retentir les premières mesures du choeur du serment, au second acte. La police, prévenue à temps, fit arrêter les soixante conjurés, sans que le public qui remplissait la salle pût se douter de ce qui s'y passait.

Le 23 vendémiaire an IX (15 octobre 1800), on joua, sur le théâtre des Troubadours, une parodie intitulée: Les Voraces et les Coriaces. Nous ne pensons pas que cette pièce ait été imprimée. Elle n'est du moins pas citée au Catalogue Soleinne.

1126. LES HORACES, tragédie-lyrique en trois actes [en vers libres], par H. Montol-Sérigny. Paris, Fagès, an IX |1801]. In-8.

Cette pièce ne fut point représentée.

1127. ORAZI E CURIAZI, tragedia lirica in tre atti di Salvatore Cammarano, musica di Mercadante. Vienna, 1830. In-8.

Le livret italien fut réimprimé à Londres en 1846, à Venise en 1817, et dans plusieurs autres villes.

XI

1128. LA CLEMENZA DI AUGUSTO, Melodramma rappresentato in Roma l'anno 1696 nel Teatro di Torre di Nona. In Roma, 1696. In-12.

L'auteur est Sigismond Capeci, de Rome.

1129. CLEMENZA DI AUGUSTO, Poemetto drammatico nel giorno del gloriosissimo Nome della Sac. Ces. R. M. di Leopoldo Imperadore de' Romani sempre Augusto, per comando della S. C. R. M. dell' Imperadrice Eleonora Maddalena Teresa, l'anno 1702. In Vienna, per gli Eredi Cosmeroviani, 1702. In-4.

Ce livret est d'Antoine Bernardoni, de Bologne. Joseph Fux en avait écrit la musique.

1130. CINNA, Dramma lirico di Leopoldo de' Villati; musica di C. H. Craun.

Représenté à Berlin en 1748.

1131. CINNA, Dramma lirico di ?; musica di Ferdinando Paer.

Représenté à Parme en 1797.

1132. CINNA. Dramma lirico di ?; musica di Bonifazio Asioli.

Représenté à Milan en 1801.

XII

1133. POLIUTO, tragedia lirica di Salvatore Cammarano; musica di Donizetti.

Le sujet de Polyeucte avait été indiqué à Donizetti par le célèbre chanteur Adolphe Nourrit, qui se proposait de créer le rôle pathétique du martyr chrétien. Au mois de mars 1838, Nourrit avait signé un engagement avec le directeur du théâtre Saint-Charles, à Naples; c'est là que devait être jouée la nouvelle partition. Le chanteur, qui abordait pour la première fois la scène italienne, croyait pouvoir compter sur un grand succès. «Ce qui me rassure tout à fait, écrivait-il à Mme Aucoc, sa soeur, à la date du 1er mai 1838, c'est le début dans un opéra nouveau, où je n'aurai de comparaison à subir avec personne, un opéra écrit pour moi par Donizetti, qui a le talent de mettre bien en relief les qualités de ses chanteurs et de cacher leurs défauts; et puis, par-dessus tout, le sujet de cet opéra, qui me plaît, que j'ai choisi et auquel j'ai foi. L'effet de mon rôle reposera sur l'exaltation du sentiment religieux, combattu un instant par la passion humaine, mais finissant par triompher. Toutes les fois que j'ai eu cette corde à faire vibrer, j'ai su trouver des accents sympathiques, et plus que jamais aujourd'hui je crois à l'effet de la musique religieuse.»

Donizetti donna tous ses soins à la composition de la musique qu'il écrivit autant pour la France que pour l'Italie; mais, au moment des répétitions, la censure napolitaine ne voulut pas permettre la représentation. «Le roi ne veut pas, écrivait Nourrît, le 16 août, à M. Duverger, que la religion chrétienne soit mise en scène, soit en bien, soit en mal... Je n'ai pas besoin de te dire tout ce que me donne à penser cette prohibition de notre Polyeucte: là-dessus nos idées doivent être les mêmes, comme elles l'ont été sur Rome. Il faut me dépêcher bien vite, bien vite, de gagner un peu de réputation dans ce pays, et revenir en France juste au moment où l'on voudra sortir de ce gâchis dans lequel tombent tous les jours davantage les affaires de l'art théâtral. Un jour que je serai moins pressé, nous causerons plus à l'aise de tout cela. En attendant, nous avons changé les personnages, le lieu de la scène et la religion de notre martyr chrétien, et nous en avons fait un Guèbre, sans rien changer ni aux situations du drame, ni aux sentiments. Dieu veuille que cette transmutation suffise aux susceptibilités de la censure royale. L'ouvrage y perdra, sans doute; mais j'espère, s'il est adopté ainsi, que le public ne voudra voir que des chrétiens.»

La censure napolitaine, inepte comme toutes les censures, qui croiraient manquer à leur rôle si elles ne suscitaient à l'art et aux artistes les plus misérables tracasseries, rejeta les Guèbres comme elle avait condamné Polyeucte. Nourrit en conçut un violent chagrin, dont on trouve la trace dans toutes les lettres qu'il écrivit depuis. Il voulut débuter dans la Muette, dans Guillaume Tell, dans les Huguenots, dans Lucrezia Borgia, mais aucune de ces pièces ne trouva grâce devant les autorités royales. Il dut se contenter de rôles médiocres dans des opéras plus médiocres encore: Il Giuramento et Elena da Feltre. Il crut s'apercevoir alors que ses études italiennes, loin de lui avoir profité, avaient nui à sa voix; il en eut un tel désespoir qu'il en devint presque fou. Dans un accès de fièvre chaude, il se jeta par la fenêtre et se tua (7 mars 1839). Voy. Adolphe Nourrit, sa vie, son talent, son caractère, sa correspondance, par L. Quicherat; Paris, Hachette, 1867, 3 vol. in-8.

1134. LES MARTYRS, opéra en quatre actes, Paroles traduites par M. Eugène Scribe, Musique de M. Donizetti, Divertissement de M. Corali. Représenté pour la première fois sur le Théâtre de l'Académie Royale de Musique, Le [ ] avril 1840. Prix: 1 franc. Paris, Schonenberger [sic], éditeur de musique, commissionnaire, boulevard Poissonnière, 10; Ch. Tresse, successeur de J.-N. Barba, Libraire, Palais-Royal, galerie de Chartres, 2 et 3; Marchant, Boulevard Saint-Martin, 12, 1840. Gr. in-8 de 27 pp. à 2 col., plus 2 ff. pour le catalogue musical de Schönenberger.

«Corneille traduit en opéra! dit Scribe dans l'Avertissement, quelle impiété littéraire!

«Les messieurs qui, de nos jours, ont affiché le plus de mépris pour nos grands auteurs classiques vont, comme tous les faux dévots, crier le plus haut à la profanation.

«Deux mots de réponse:

«J'ai fait pour une tragédie de Corneille ce que nos pères avaient fait pour une tragédie de Racine: l'Iphigénie en Aulide, traduite en opéra, a fait connaître à la France une des plus belles partitions de l'immortel Gluck.

«Ensuite, et s'il est vrai, comme l'attestent nos plus illustres compositeurs, que la musique veuille avant tout des passions et des effets dramatiques, et que l'opéra le meilleur soit celui qui présente le plus de belles situations, on concevra sans peine que tous les ouvrages de Corneille doivent offrir, comme ils offrent en effet, de magnifiques sujets d'opéra!

«J'aurais voulu respecter et conserver intacts tous les vers de Polyeucte, mais la musique a des exigences auxquelles on doit se soumettre; de plus, il a fallu traduire les principaux morceaux, airs, duos, trios et finales, d'après la partition déjà faite du Poliutto, composé pour le théâtre de Saint-Charles, et défendu avant sa représentation par la censure de Naples.

«Si je me suis permis de supprimer les quatre confidents ou confidentes de Corneille, c'est que l'opéra doit mettre en action ce que la tragédie met en récit. Je n'ai hasardé, du reste, d'autres changements que ceux qui avaient été conseillés et indiqués avant moi, par Laharpe et par Andrieux.

«Quant au rôle du père et du gouverneur Félix, j'ai suivi l'idée donnée par Voltaire, qui désirait qu'à ce caractère pusillanime et peu digne de la tragédie, on substituât celui d'un zélé défenseur des divinités du paganisme; fanatique en sa croyance comme Polyeucte dans la sienne.»

La partition française des Martyrs est plus importante que celle de Poliuto.

«Donizetti y ajouta l'ouverture, presque tout le premier acte, à l'exception de la cavatine de Pauline, les airs de ballet, le morceau d'ensemble qui termine le deuxième acte, l'air de basse au troisième acte et le trio du quatrième acte.

«Plusieurs morceaux de Poliuto ne se retrouvent pas dans les Martyrs: la prière intercalée dans la cavatine du ténor, la cabalette de la cavatine du baryton, l'air du ténor et une courte scène de Pauline (dans le grand duo), telles sont les pages italiennes qui ne figurent point dans l'opéra français, dont le troisième acte est d'un maître.

«Interprètes: Duprez (Polyeucte), Derivis (Félix), Massol (Sévère), Serda (Callisthène), Wartel (Néarque), Mme Dorus-Gras (Pauline).

«L'ouverture des Martyrs, dont l'allégro a le tort de rappeler celui de la Vestale, est coupée vers le milieu par un choeur lointain et mystérieux. Meyerbeer s'en est souvenu en écrivant l'ouverture du Pardon de Ploërmel.» CHOUQUET.

1135. PAOLINA E POLIUTO, opera in quattro atti. Nuova versione dal francese di C. Bassi. Milano, [1840?]. In-8.

Traduction italienne du livret de Scribe.

1136. POLIUTO, tragedia lirica in tre atti di Salvatore Cammarano; musica di Donizetti. Parigi, Michel Levy Fratelli, editori, 1859.--POLYEUCTE, tragédie lyrique en trois actes, de Salvator Cammarano. Musique de Donizetti. Représenté pour la première fois, à Paris, le 14 avril 1859. Paris, Michel Lévy frères, libraires-éditeurs, 1859. In-8 de 51 pp.

Texte italien, avec traduction française en regard.

1137. POLIUTO, OU OS MARTYRES, tragedia lyrica em quatro actos de Salvador Cammarano, para ser representada com a musica de Donizetti no Theatro provisorio. Rio de Janeiro, Typographia Dous de Dezembro de P. Brito, 1852. In-8 de 63 pp.

Traduction portugaise de Luis Vincente de Simoni.

1138. [Cyrillique: Poliyevkt', Lybretto opery Donytsetty v' 3-kh' deystviyah'. Sanktpeterburh'], 1870. In-8.

Traduction russe du livret de Poliuto.

1139. [Cyrillique: Tsoliévkt'. Lybretto opery v' 3-kh' aktakh'. Moskva], 1872. In-8.

1140. POLIUTO, opera tragiczna w 3 aktach; rzecz Salv. Cammarana, muzyka K. Donizettego. (Tres[´c] zebrana w krótko[´s]ci). Warszava, w drukarni J. Ungra. S. d., in-12 de 28 pp.

Traduction polonaise du livret de Poliuto.

Dès que l'oeuvre de Donizetti eut été représentée à Paris, elle fit le tour de l'Italie et chaque théâtre en fit imprimer le livret. Il serait peu intéressant de rechercher ces diverses éditions.

1141. POLYEUCTE, opéra en cinq actes; paroles de ?; musique de Charles Gounod.

Cette partition, à laquelle l'auteur de Faust travaille depuis longtemps, n'a pas encore vu le jour.

XVI

1142. RODOGUNA, Dramma per musica dell' Abate Andrea Minelli, Veneziano. _In Milano, nella Stampa di Carlo Giuseppe Quinto, 1703._ In-12.

XVIII

1143. ERACLIO, Melodramma recitato nel Teatro de' SS. Gio. e Paolo di Venezia l'anno 1671; [poesia del Co. Niccolò Beregani, Patrizio Veneto; musica di Don Pietr' Andrea Ziani, Veneziano, Canonico Lateranese]. _In Venezia, per Francesco Niccolini, 1071._ In-12.

Repris en 1692 sur le Théâtre Malvezzi, à Bologne.

1144. L'ERACLIO, Dramma per musica; poesia di ?; musica di G. A. Bernabei.

Représenté à Vienne en 1690.

1145. ERACLIO, Dramma rappresentato in Roma l'anno 1712; [poesia di Pier' Antonio Bernardoni, Bolognese; musica dell' Atto Iº d'Incerto Autore, dell' Atto IIo di Francesco Gasparini, Romano, e dell' Atto IIIº di Carlo Pollaroli, Bresciano]. _In Roma, a spese di Antonio de' Rossi, 1712._ In-8.

1146. HERAKLIUS, dramatische Oper von ?; Musik von Reinhardt Keiser.

Représenté à Hambourg en 1712.

XIX

1147. PERSÉE, || Tragedie || Representée || Par l'Academie Royale || de Musique. || Le dix-septiéme [dans d'autres exemplaires: le dix-huitiéme] Avril 1682. || _On la vend || A Paris, || A l'Entrée de la Porte de l'Academie Royale de Musique, || au Palais Royal, rue Saint-Honoré. || Imprimée aux despens de ladite Academie. || Par Christophe Ballard, seul Imprimeur du || Roy pour la Musique_, || M.DC.LXXXII [1682]. || Avec Privilege de Sa Majesté. In-4 de 7 ff., 62 pp. et 1 f.

Collation des ff. prélim.; front. gravé tiré sur un f. séparé et représentant la scène de Persée et du monstre; le décor a une grande analogie avec celui du 3e acte d'Andromède, mais Persée n'est pas monté sur Pégase. (Ce frontispice est signé: Bérin in. et Doliuar fe.);--titre imprimé avec les armes royales;--4 ff. pour le Prologue;--1 f. pour les Acteurs de la Tragédie.

Le f. de la fin est occupé par le privilége général donné à Lully, pour trente ans, à la date du 20 septembre 1672.

Quinault, en écrivant pour Lully le livret, a suivi presque pas à pas l'Andromède de Corneille, mais il a dû supprimer plusieurs pièces et abréger beaucoup son modèle, l'opéra devant être entièrement chanté. Il a introduit un personnage nouveau, Mérope, soeur de Cassiope, qui, rivale d'Andromède, finit par favoriser les desseins de Persée. Les apparitions célestes sont plus nombreuses encore dans la pièce de Quinault que dans la pièce de Corneille. L'opéra se termine, comme la tragédie, par une brillante apothéose.

Avant que Quinault arrangeât pour l'opéra la tragédie de Corneille, le sujet d'Andromède avait été de nouveau traité en Italie et en Allemagne. On peut citer notamment les pièces suivantes, dont les auteurs eurent peut-être sous les yeux l'ouvrage français: Il Perseo, Dramma [di Aurelio Aurelj, Veneziano: musica di Andrea Mattioli], rappresentato nel Teatro de' SS. Gio. e. Paolo di Venezia, l'anno 1665 (in Venezia, per Francesco Niccolini, 1665, in-12);--Perseo, Dramma musicale [di Aurelio Amalteo, di Uderzo], nel giorno natalizio della Sacra Cesar. Real Maestà dell' Imperatrice Margherita (in Vienna d'Austria, per Matteo Cosmerovio, 1669, in-8);--Andromedes und Persaeus, dramatische Oper von J. Wolfgang Frank (Hamburg, 1679).

1148. PERSÉE, Tragedie, representée par l'Academie Royale de Musique. Pour la premiere fois le dix-septiéme Avril 1682. Et remise au Theatre le neuf Février 1703. A Paris, Chez Christophe Ballard, seul Imprimeur du Roy pour la Musique, rue S. Jean de Beauvais, au Mont-Parnasse. M.DCC.III [1703]. Avec Privilege de Sa Majesté. Le Prix est de trente sols. In-4 de XVI-62 pp. et 1 f. bl.

1149. PERSÉE, Tragedie, représentée pour la premiére fois par l'Academie Royale de Musique. Le dix-septiéme Avril 1682. Et remise au Théatre le Jeudy vingt Novembre 1710. A Paris, Chez Christophe Ballard, seul Imprimeur du Roy pour la Musique, rue S. Jean de Beauvais, au Mont Parnasse. M.DCCX [1710]. Avec Privilege de Sa Majesté. Le prix est de trente sols. In-4 de 75 pp. en tout.

Au verso de la p. 75, se trouve le privilége général accordé pour dix ans au sieur Guyenet, concessionnaire de l'Opéra, à la date du 22 juin 1709, avec mention de la cession faite par Guyenet à Ballard, pour l'impression des livrets et de la musique.

Distribution des rôles lors de cette reprise: Hardouin, Céphée; Mlle Milon, Cassiope; Mme Pestel, Mérope; Mlle Journet, Andromède; Thévenard, Phinée; Cochereau, Persée; Guédon, Mercure, etc.

1150. PERSÉE, Tragedie, representée par l'Academie Royale de Musique, le 17. Avril 1682, et ensuite à Versailles au mois de Juin; Remise au Theatre le Dimanche 8. Novembre 1722. A Paris, Chez la veuve de Pierre Ribou, sur le Quai des Augustins, à la descente du Pont-Neuf, à l'Image Saint-Louis. M.DCC.XXII [1722]. Avec Privilege du Roi. In-4 de xvj et 67 pp.

Au verso de la p. 67, le privilége général accordé pour dix-neuf ans à Besnier, Chomat, Duchesne et de la Val de Saint-Pont, à la date du 10 août 1713, et cédé par eux à Ribou.

Distribution des rôles lors de cette reprise: Dubourg, Céphée; Mlle C. Antier, Cassiope; Mlle L. Antier, Mérope; Mlle Tulou, Andromède; Thévenard, Phinée; Muraire, Persée; Tribou, Mercure.

Après Quinault et Lulli, le sujet de Persée et d'Andromède a été repris si souvent par les compositeurs d'opéras qu'il ne nous a pas été possible de constater les emprunts qui ont pu être faits à Corneille. Nous nous bornerons à indiquer sommairement les opéras qui, par leur titre, se rapprochent de l'Andromède française:

ANDROMEDA, Dramma per musica; [poesia di P. Pariati, musica di Marcantonio Ziani], rappresentato nel giorno natalizio della Sacra Cesareo-Real Maestà dell' Imperatore Carlo VI. Vienna, 1714.

ANDROMEDA, Dramma per musica; poesia ...?; musica di Leonardo Leo. Napoli, 1742.

ANDROMÈDE, Drame en musique [en trois actes et en vers libres italiens]. Musique d'Ignace Fiorillo. Cassel, Estienne, 1761. In-8.

Édition italienne, avec traduction française en prose.

ANDROMEDA, Dramma per musica; poesia di ...?; musica di Paisiello. Milano, 1770.

ANDROMÈDE, Ballet héroïque et Pantomime, de la composition de M. Granger, musique de M. Raubach, décorations de M. Gradizzi, costumes du sieur Génard. Saint-Pétersbourg, de l'imprimerie de l'Académie impériale des sciences, 1772. In-8 de 18 pp.

PERSEO, Dramma per musica di ...?; musica di M. Gasp. Sacchini. Londra, 1774.

ANDROMEDA, grosse Oper von ...?; Musik von Joh. Fried. Reichhardt. Berlin, 1778.

PERSÉE, Tragédie lyrique par Quinault [réduite par Marmontel]; musique de Filidor. Paris, 1780.

PERSAEUS UND ANDROMEDA, grosse Oper von Baumgärtner. 1780.

ANDROMEDA E PERSEO, Dramma per musica; poesia di ...?; musica di J. M. von Haydn. 1780.

ANDROMEDA, Dramma per musica; poesia di ...?; musica di Pietro Persicchini. Varsovia, 1782?

ANDROMEDA E PERSEO, Dramma per musica; poesia di ...?; musica di Marescalchi. Roma, 1784.

PERSAEUS UND ANDROMEDA, grosse Oper von ...?; Musik von Druzechy. Pest, 1787?

ANDROMEDA, Dramma per musica; poesia di ...?; musica di Vittorio Trento. Napoli, 1792 (?) e 1805.

ANDROMEDA, grosse Oper von ...?; Musik von Jos. Elm. Naumann. 1795?

ANDROMEDA, Dramma per musica; poesia di G. Bertati; musica di Nic. Antonio Zingarelli.

Cet opéra, non cité par Fétis, a été joué en Italie vers 1800.

ANDROMEDA, liryczna tragedya L. Osi[´n]skiego; musyka Jos. Elsnera. Warzawa, 1807.

Osi[n´]ski a dû s'inspirer de Corneille, d'autant plus qu'à la même époque il traduisit le Cid, Horace et Cinna (voy. les nos 1065-1069).

1151. PERSÉE ET ANDROMÈDE, ballet-pantomime en trois actes, par M. Gardel, maître des ballets de Sa Majesté impériale et royale; musique arrangée et composée par M. Méhul. Représenté, pour la première fois, sur le Théâtre de l'Académie Impériale de Musique, le 8 Juin 1810. Prix: 75 centimes. _A Paris, Chez Bacot, Libraire, au Palais-Royal, Galerie de bois, no_ 252, côté du Jardin. 1810. _De l'Imprimerie d'A. Égron, Imprimeur du Tribunal de commerce_. In-8 de 32 pp. en tout.

«Le sujet de Persée et Andromède, dit Gardel, avec ce sérieux imperturbable que nous avons admiré chez Noverre, a été traité par des auteurs avec lesquels je dois trembler d'être mis en comparaison. Je le dois craindre d'autant plus que l'on trouvera sans doute dans mon ouvrage des fautes qu'ils ont su habilement éviter...»

Ce nouveau ballet fut dansé par Vestris, Milon, Albert, Montjoie et Galais, Mmes Gardel, Chevigny, Vict. Saulnier.

XXI

1152. NICOMEDE IN BITINIA, Dramma rappresentato nel Teatro di S. Mosè di Venezia, l'anno 1677; [poesia del Dott. Gio. Matteo Giannini, Veneziano; musica del Cav. Carlo Grossi, Veneziano]. In Venezia, per Francesco Niccolini, 1677. In-12.

Réimprimé la même année, chez le même libraire, avec quelques changements et l'addition d'un prologue.

XXII

1153. PERTARIDO, RE DE' LONGOBARDI, Dramma per musica; [poesia di ?; musica di Giuseppe Boniventi.] Venezia, 1727. In-8.

1154. PERTHARITE, KOENIG DER LOMBARDEN, grosse Oper von ?; Musik von Hoszisky. Rheinsberg, 1783.

XXIII

1155. EDIPPO, Dramma per musica di Domenico Lalli.

Cet opéra, dont le livret fut tiré plutôt de Voltaire que de Corneille, fut représenté à Munich le 22 octobre 1729. Les ballets étaient de Dubreuil, les décors de Nicolas Stuber, les costumes de Deschamps. La musique était probablement de Torri.

Voy. Geschichte der Oper am Hofe zu München, nach archivalischen Quellen bearbeitet von Fr. M. Rudhardt; Freising, Franz Datterer, 1865, in-8, t. Ier. pp. 116 sqq.

Un opéra allemand de G. Gebel, intitulé, Oedipus, qui fut représenté à Rudolstadt en 1751, ne présente sans doute pas de rapports avec la pièce de Corneille.

1156. OEDIPE A COLONNE. Opéra en trois actes [paroles de Guillard, musique de Sacchini], dédié à la Reine, représenté devant Leurs Majestés à Versailles, le 4 janvier 1786. Et pour la première fois, sur le Théatre de l'Académie Royale de Musique, le Mardi 30 Janvier 1787. Prix XXX sols. _A Paris, De l'Imprimerie de P. de Lormel, Imprimeur de ladite Académie, rue du Foin Saint-Jacques, à l'Image de Sainte-Génevieve. On trouvera des Exemplaires à la Salle de l'Opéra._ M.DCC.LXXXVII [1787]. Avec Approbation, et Privilége du Roi. In-4 de VIII et 48 pp.

Guillard s'est inspiré à la fois de l'OEdipe de Sophocle, de celui de Corneille et de celui de Voltaire.

La musique de Sacchini est son chef-d'oeuvre, et pourtant ce grand artiste ne parvint pas à triompher des cabales qui s'élevaient contre lui; il mourut le 7 octobre 1786, avant que son ouvrage eût été représenté.

1157. EDIPUS TE KOLONE, zangspel vry naar het fransch van Guillard, muzyk van Sacchini, door Pieter Johannes Uylenbroek. Amsteldam, P. J. Uylenbroek, 1705. In-8 de 2 ff., 42 pp. et 1 f.

Traduction néerlandaise du livret de Guillard.

Nic. Zingarelli fit encore représenter, à Venise, en 1799, un opéra intitulé: Edipo a Colonna.

XXIV

1158. LA CONQUISTA DEL VELLO D'ORO, Festa teatrale di Nice. Minato; musica di Antonio Draghi. _Vienna, Crist. Cosmerov, 1678._ In-12.

Cet opéra, dont l'auteur n'eut peut-être pas recours à la tragédie de Corneille, fut représenté pour les fiançailles de la reine de Pologne Éléonore avec le duo Charles de Lorraine.

La musique des ballets fut écrite par Jean H. Schmelzer.

Il existe une édition allemande du livret publiée la même année chez le même libraire.

1159. JASON, OU LA TOISON D'OR. Tragedie, représentée par l'Academie Royalle de Musique. _On la vend, A Paris, A l'Entrée de la Porte de l'Academie Royalle de Musique, au Palais Royal, rue Saint Honoré. Imprimée aux dépens de ladite Academie. Par Christophe Ballard, seul imprimeur du Roy pour la Musique._ M.DC.XCVI [1696]. Avec Privilege de Sa Majesté. In-4 de 4 ff., 80 pp. et 1 f.

Cet opéra, dont J.-B. Rousseau avait écrit le livret et Colasse la musique, fut représenté le 17 janvier 1696.

Jean-Baptiste Rousseau ne se faisait pas d'illusions sur ses tragédies lyriques: «Elles sont ma honte, disait-il; je ne savais pas encore mon métier quand je me suis adonné à ce pitoyable genre d'écrire.»

J.-B. Pescetti fit représenter à Londres en 1737 un opéra du Vello d'oro; Scolari en donna un autre à Venise, sous le même titre, en 1749.

1160. LA TOISON D'OR. Tragédie-Lyrique, en trois actes, [paroles de Desriaux, musique de Vogel], représentée, pour la premiere fois à Paris, sur le Théatre de l'Académie-Royale de Musique, le Mardi 29 août 1786. Prix XXX sols. _A Paris, De l'Imprimerie de P. de Lormel, Imprimeur de ladite Académie, rue du Foin Saint-Jacques, à l'Image de Sainte Genevieve. On trouvera des Exemplaires à la Salle de l'Opéra._ M.DCC.LXXXVI [1786]. Avec Approbation et Privilege du Roi. In-4 de 8 et 46 pp.

Cet opéra fut chanté par Laïs (Jason), Moreay (Arcas), Mlles Maillard (Médée), Gavaudan cadette (Calciope), Dozon, cette vachère devenue cantatrice, grâce aux leçons de Gossec (Hypsiphile), etc. Il fut remanié aussitôt après la première représentation.

1161. MÉDÉE A COLCHOS, OU LA TOISON D'OR, Tragédie-Lyrique en trois actes [paroles de Desriaux, musique de Vogel], représentée, pour la première fois sur le Théatre de l'Academie-Royale de Musique, le Mardi 27 Septembre 1786. Sit Medea ferox invictaque; flebilis Ino. Hor. Art. Poe. _A Paris, De l'Imprimerie de P. de Lormel, Imprimeur de ladite Académie, rue du foin Saint-Jacques, à l'Image de Sainte-Génevieve. On trouvera des Exemplaires à la Salle de l'Opéra._ M.DCC.LXXXVI [1786]. Avec Approbation, et Privilege du Roi. In-4 de VIII et 49 pp.

Remaniement de l'opéra précédent. Mlles Gavaudan et Dozon cédèrent leurs rôles à Mlle Audinot et à Mme Chéron; Martin remplaça Moreau.

XXVI

1162. LA SOFONISBA, Dramma dell' Ab. Francesco Silvani [musica di Antonio Caldara, Veneziano], recitato nel Teatro di S. Gio. Crisostomo di Venezia l'anno 1708. In Venezia, per Marino Rossetti, 1708. In-12.

Il est probable que Silvani suivit plutôt la Sofonisba du Trissin que celle de Corneille. Son livret fut représenté à Naples l'année suivante avec une musique nouvelle de Leo.

Ce n'est sans doute pas à Corneille que Zanetti emprunta son livret de Sofonisba, dont la musique fut tour à tour écrite par Jomelli (Venise, 1746), Traetta (Parme, 1761), Buroni (Venise, 1764), Agnesi (Naples, 1771), Paer (Bologne, 1796) et Federici (Turin, 1805). Le même sujet a été traité, en outre, en Allemagne, par Gebel (Rudolstadt, 1753), Neefe (1782), et en Italie, par Vento (vers 1760) et Petrali (Milan, 1844).

XXVII

1163. OTTONE AMANTE, AMOR E SDEGNO, Dramma per musica; poesia di Michel Angelo Boccardi; musica di M. Tavelli.

Cet opéra, représenté à Venise en 1726, avait été précédé de l'Ottone, de Pollaroli (Udine, 1696) et de celui de Haendel (Londres, 1722), mais nous ne croyons pas que ces pièces fussent tirées de Corneille. Nous en dirons autant de l'Ottone, de Gennaro d'Alessandro (Venise, 1740).

XXVIII

1164. AGESILAO, Dramma per musica; poesia di ? ; musica di Gaetano Andreozzi.

Opéra représenté sur le théâtre San Benedetto, à Venise, pendant le carnaval de 1788. Le sujet, tiré de Corneille, a été singulièrement altéré.

1165. AGESILAO, Dramma per musica; poesia di ? ; musica di Gio Domenico Perotti.

Représenté à Rome en 1789.

XXIX

1166. ATTILA. Dramma recitato nel Teatro de' SS. Gio. e Paolo di Venezia, l'anno 1672. [Poesia di Matteo Noris, Veneziano; musica di D. Pietr'Andrea Ziani, Veneziano, Canonico Lateranese.] In Venezia, per Francesco Niccolini, 1672. In-12.

Repris en 1678 sur le théâtre Formagliari, à Bologne.

1167. ATTILA, grosse Oper von ? ; Musik von Joh. Wolfgang Franck.

Représenté à Hambourg en 1682.

1168. ATTILA, Dramma per musica; poesia di ?; musica del Persiano.

Représenté à Parme en 1727.

1169. ATTILA, Dramma in musica recitato nel Regio Ducale Teatro di Milano. Milano, Malatesta, s. d. [1797?]. In-12.

L'auteur de ce livret est, d'après Melzi, Ascanio Lonati, de Milan; la musique était, croyons-nous, de Farinelli.

1170. ATTILA, tragedia lirica in tre atti di Temistocle Solera; musica di Giuseppe Verdi. Venezia, 1846. In-8.

1171. ATTILA, opéra en trois actes, en vers libres, traduit de l'italien de Solera, sur la musique de Verdi, par M. Joos; représenté sur le Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles, au mois de décembre 1850.

Cette traduction n'a pas été imprimée.

1172. ATTILA. Dramma lirico in un prologo e tre atti da rappresentarsi nel gran teatro del Liceo filarmonico-drammatico barcellonese di S. M. Dona Isabella Seconda, nel l'autunno del 1850. Barcelona, imprenta de T. Gorchs; Madrid, libreria de Cuesta, 1850. Gr. in-8 de 56 pp.

Texte italien, avec traduction espagnole.

1173. ATTILA, dramma lyrico em um prologo e tres actos, poesia de Themistocles Solera, musica de José Verdi, que vai representar-se no theatro provisorio. Rio de Janeiro, Typographia. Dous de Dezembro de P. Brito, 1853. In-8 de 59 pp.

Traduction portugaise de Luis Vicente de Simoni.

XXX

1174. TITO E BERENICE, Dramma per musica, [poesia di Carlo Sigismondo Capece, Romano, musica di Antonio Caldara, Veneziano]; rappresentato nella Sala de' Signori Capranica in Roma nel Carnevale dell' anno 1714. _In Roma, per il Bernabò, 1714._ In-12.

Nous nous bornons à mentionner ici l'opéra de Caldara. Il existe, sur Bérénice, une foule d'opéras, plutôt inspirés par la pièce de Racine que par celle de Corneille. On en trouvera la liste dans notre Bibliographie Racinienne.

M. Gastinel a fait jouer au théâtre des Bouffes-Parisiens, le 11 mai 1860, une opérette intitulée Titus et Bérénice, pour laquelle M. Edouard Fournier avait écrit un livret, sans emprunter à Corneille autre chose que le titre.

XVII.--HISTOIRE DE CORNEILLE ET DE SA FAMILLE.

I.--BIOGRAPHIE DE CORNEILLE.

1175. VIE DE CORNEILLE, par Fontenelle.

Ce discours a paru pour la première fois, sous le titre d'Éloge, dans les Nouvelles de la République des lettres de janvier 1685; il a été inséré ensuite dans l'Histoire de l'Académie Françoise, donnée en 1729 par l'abbé d'Olivet. A partir de 1742, il a été réimprimé sous le titre de Vie de Corneille dans toutes les éditions des oeuvres de Fontenelle et dans la plupart de celles des OEuvres de Corneille.

1176. PIERRE CORNEILLE, par Thomas Corneille.

Th. Corneille a parlé de son illustre frère dans son Dictionnaire géographique, à l'article Rouen. Bien que la notice qu'il lui ait consacrée soit très-succincte, nous ne pouvions manquer de la faire figurer dans ce travail.

1177. VIE DE PIERRE CORNEILLE, Msc. du XVIIe siècle, 46 pp. in-4.

Ce manuscrit, à la suite duquel sont les parallèles faits au XVIIe siècle entre Corneille et Racine, figure, sous le no 144, dans le Catalogue de la belle Collection de lettres autographes composant le cabinet de feu M. R. Merlin (Paris, J. Charavay, octobre 1871, in-8).

1178. NOTICE SUR LA VIE ET LES OUVRAGES DE P. CORNEILLE.

Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres dans la République des lettres [par le P. Niceron], t. VIe, pp. 349-383; t. XVe, pp. 88-93.

1179. PIERRE CORNEILLE, par l'abbé Goujet.

Voy. Bibliothèque françoise, ou Histoire de la littérature françoise par M. l'abbé Goujet, t. XVIIIe (Paris, H.-L. Guérin et L.-F. Delatour, P.-G. Le Mercier, 1756, in-12), pp. 140-164.

Les grands dictionnaires critiques du XVIIIe siècle, tels que le Dictionnaire historique, de Bayle, l'Encyclopédie, etc., contiennent tous des articles sur Corneille; nous croyons inutile d'en donner une énumération, à cause du peu de développement de ces notices qui ne contiennent aucun fait nouveau.

1180. VIE DE PIERRE CORBEILLE, par M. Guizot.

Cet ouvrage, publié d'abord dans les Poëtes français du siècle de Louis XIV, par M. F. Guizot [et madame Guizot, née de Meulan]; Paris, Schoel, 1813, in-8, t. Ier (et unique), a été réimprimé avec additions en 1852 (Paris, Didier, 1852, in-8).

1181. HISTOIRE DE LA VIE ET DES OUVRAGES DE P. CORNEILLE, par M. Jules Taschereau. Paris, Alexandre Mesnier, 1829. In-8 de VII et 418 pp.

Cette excellente histoire, digne pendant de la Vie de Molière, a laissé peu de recherches à faire aux biographes de Corneille. M. Taschereau a réuni sur le poëte, sa famille et chacun de ses ouvrages, les renseignements les plus exacts et les plus circonstanciés. Il y a joint une série de notes et de pièces justificatives du plus haut intérêt. Il a donné, pp. 379 à 399, une première bibliographie des écrits relatifs à Corneille et des éditions annotées de ses OEeuvres choisies ou complètes.

1182. RÉFLEXIONS SUR UN PASSAGE DE L'HISTOIRE DE LA VIE ET DES OUVRAGES DE P. CORNEILLE, par M. J. Taschereau; par M. A. Floquet. [Rouen, 1830]. In-8 de 7 pp.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1830, pp. 413 sqq.

1183. CORNEILLE (Pierre). Von F. Jacobs.

Allgemeine Encyclopädie der Wissenschaften und Künste, herausgegeben von J. S. Ersch und J. G. Gruber, t. XIXe (Leipzig, 1829, in-4), pp. 311-317.

1184. PIERRE CORNEILLE, par M. Villenave. Paris, 1835. In-8 de 8 pp. à 2 col.

Extrait de l'Encyclopédie des Gens du monde, t. VIIe, 1re part, pp. 7 sqq.

1185. CORNEILLE (Pierre).

Extrait de l'Univers pittoresque (Dictionnaire encyclopédique de l'Histoire de France, par M. Ph. Le Bas), t. VIe, 7e livr.; Paris, Didot, 1841, in-8, pp. 100-108.

1186. VIE DE PIERRE CORNEILLE, par Gustave Levavasseur. Paris, Debécourt, 1843. In-12 de 472 pp.

1187. NOTICE SUR P. CORNEILLE, par E. Charton.

Encyclopédie nouvelle publiée sous la direction de Pierre Leroux; Paris, Ch. Gosselin, 1843, in-8, t. IVe, pp. 50-52.

1188. PIERRE CORNEILLE, par P.-F. Tissot, de l'Académie Française.

Les Normands illustres (Paris, Dutertre, 1845, gr. in-8), livr. 6 et 7 (24 pp.).

1189. NOTICE SUR P. CORNEILLE, par P.-F. Tissot.

Poëtes normands, publiés sous la direction de L.-H. Baratte; Paris, 1846, gr. in-8.--Réimpression de la notice précédente.

1190. VIE DE PIERRE CORNEILLE, par Gustave Levavasseur. Seconde édition. Paris, Dentu, 1847. In-12.

Voy. le no 1186.--On a ajouté à cette édition une eau-forte de J. B[uisson].

1191. PIERRE CORNEILLE, par J. Fleury.

Encyclopédie du dix-neuvième siècle, t. VIIIe (Paris, 1850, gr. in-8), pp. 772-777.

1192. PIERRE CORNEILLE, par Victorin Fabre.

Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderne; nouvelle édition (Paris, chez Madame C. Desplaces, gr. in-8), t. IXe, pp, 223-232.

1193. VIE DE CORNEILLE. Paris, Barba, [impr. Plon], 1852. In-4 à 2 col.

Panthéon populaire illustré.

1194. CORNEILLE ET SON TEMPS, Étude littéraire par M. Guizot. Nouvelle édition. Paris, Didier, 1852. In-8 de 2 ff., xv et 476 pp.

M. Guizot a ajouté à ce volume une préface, dans laquelle il rend compte des modifications qu'il y a introduites. «J'y ai beaucoup changé, dit-il; j'étais tenté d'y changer bien davantage.» Voy. le no 1180.

1195. CORNEILLE AND HIS TIMES. By M. Guizot. Translated from the French. London, Richard Bentley, 1852. Gr. in-8.

1196. HISTOIRE DE LA VIE ET DES OUVRAGES DE P. CORNEILLE, par M. J. Taschereau. Seconde édition, augmentée. _Paris, chez P. Jannet, 1855._ In-16 de VIII et 440 pp.

En acceptant la tâche de publier une édition des OEuvres de Corneille dans la Bibliothèque elzévirienne, M. Taschereau a fait réimprimer son Histoire, qu'il a très-notablement augmentée. La partie bibliographique (pp. 389-420) a reçu en particulier de nombreuses additions. Nous avons eu déjà l'occasion de constater les emprunts faits par nous à cet excellent guide.

1197. PIERRE CORNEILLE, par Gustave Brunet.

Nouvelle Biographie générale, publiée par MM. Firmin Didot frères, sous la direction de M. le Dr Hoefer; t. XIe (Paris, 1865, in-8), col. 848-867.

1198. PIERRE CORNEILLE, par J.-P.-G. Viennet, de l'Académie Française.

Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture, par une société de savants et de gens de lettres, sous la direction de M. W. Duckett; t. VIe (Paris, Firmin Didot frères, fils et Cie, 1868, gr. in-8). pp. 526-531.

1199. NOTES SUR LA VIE DE CORNEILLE, par Édouard Fournier.

Ces notes sont placées en tête de Corneille à la Butte Saint-Roch, comédie en un acte, en vers, par Édouard Fournier, pp. i-clvj (voy. notre chap. XXIe).

L'auteur n'a pas eu l'idée d'écrire une vie de Corneille, mais d'ajouter seulement quelques notes aux renseignements recueillis par ses biographes antérieurs. Il a réuni quelques pièces qui avaient échappé jusqu'alors aux éditeurs de Corneille, ou qui étaient tout au moins peu connues (voy. les nos 180, 183, 185, 198), Il attribue, en outre, au poëte six strophes qui auraient été composées en 1633 pour l'Académie des Palinods, mais cette attribution n'est accompagnée d'aucune preuve.

On trouve, dans les notes de M. Fournier, quelques détails curieux sur la vie littéraire de Corneille et sur les maisons qu'il habita successivement à Paris.

1200. PIERRE CORNEILLE, SES OEUVRES, SA VIE INTIME, par C. Guénot. Lille, 1863. In-12 de 143 pp. (0 fr. 75).

II.--DOCUMENTS BIOGRAPHIQUES DIVERS.--NOTICES RELATIVES A DES FAITS PARTICULIERS DE LA VIE DE CORNEILLE ET AUX MAISONS QU'IL A HABITÉES.

1201. LETTRE DE GABRIEL FEYDEL, relative à Pierre Corneille.

Journal de Paris, 1788, p. 102.

M. Paul Lacroix a bien voulu nous signaler cette notice, où il est pour la première fois question d'une lettre anonyme «trouvée à Rouen dans des papiers de famille», lettre qui nous montre Corneille faisant rapetasser ses vieux souliers.

1202. LA MAISON DE CORNEILLE, par M. de Jouy.

Fait partie de l'Hermite en province, t. VIIe (Paris, Pillet, 1824, in-8), pp. 214 sqq.

1203. DISSERTATION SUR LA DATE DE LA NAISSANCE DU GRAND CORNEILLE [signée à la fin: P[ierre-Alexis] Corneille]. [_Rouen, F. Baudry, Imprimeur du Roi, rue des Carmes_, no 20, 1826]. In-8 de 4 pp., avec un simple titre de départ.

Corneille fut baptisé le 9 juin 1606. On trouve dans les registres de la paroisse de Saint-Sauveur, à Rouen, la mention suivante: «Le neuvième jour de juin 1606, Pierre, fils de Mr Pierre Corneille, a été baptisé; le parrain, Monsieur Pierre Lepezant, secrétaire du Roi, et Barbe Houel.» L'ordonnance de 1539 prescrivait de joindre à la mention du baptême la date exacte du jour de la naissance; aussi divers biographes ont-ils cru que le futur auteur du Cid avait dû être baptisé le jour même de sa naissance. La Société d'émulation de Rouen, voulant tenir chaque année une séance générale en l'honneur de Corneille, choisit le 9 juin et non le 6. Lorsque des doutes s'élevèrent à ce sujet, elle chargea une commission d'étudier la question. Le rapport de M. P.-A. Corneille conclut en ces termes: «Après cet exposé, votre commission pense que toutes les probabilités font présumer que Pierre Corneille est né le 6 juin 1606; mais ces probabilités, quelque confiance qu'on y attache, donnent-elles une conviction intime? D'ailleurs la naissance légale à cette époque est celle des actes de baptême. Or l'acte de baptême porte la date du 9 juin; et quoique votre commission soit au fond persuadée que la naissance réelle est du 6 juin, néanmoins elle ne pense pas que les motifs énoncés ci-dessus soient suffisants pour vous proposer quelques changements dans vos usages, ni pour vous engager à en provoquer auprès de l'administration, dans les inscriptions qui peuvent se trouver dans notre ville et qui portent la seule date appuyée sur un acte authentique.»

1204. RAPPORT SUR LA DATE DE LA NAISSANCE DE PIERRE CORNEILLE, lu à l'Académie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, par M. Houël. _Rouen, Imprimerie de Nicétas Périaux jeune, rue de la Vicomté, no 55, 1828._ In-8 de 12 pp. inexactement chiffrées de 2 à 14.

M. Houël a recommencé, au nom de la Société royale de Rouen, l'étude déjà faite par M. P.-A. Corneille. S'appuyant sur la notice insérée dans le Mercure galant d'octobre 1684 et sur un passage du Dictionnaire géographique de Thomas Corneille (vo Rouen), il conclut que le poëte a dû naître certainement le 6 juin, et propose, en conséquence, à la Société d'adresser copie de sa décision à l'autorité administrative, «pour que l'erreur qui subsiste, notamment sur le marbre de la maison de Corneille, soit incessamment rectifiée dans le cas où l'autorité partagerait la conviction de l'Académie».

1205. RAPPORT SUR LE JOUR DE LA NAISSANCE DE PIERRE CORNEILLE ET SUR LA MAISON OÙ IL EST NÉ, lu à la séance publique de la Société libre d'Émulation de Rouen le 6 juin 1828 par M. Pre Axis Corneille professeur d'histoire au Collége Royal. _Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, Avril 1829._ In-8 de 24 pp.

Dans ce nouveau rapport, M. P.-A. Corneille se prononce définitivement en faveur du 6 juin, comme l'avait fait M. Houël.

En tête du rapport se trouve une figure sur cuivre, représentant les maisons contiguës où naquirent Pierre et Thomas Corneille.

Cette brochure se vendait 1 fr. 50, au profit de la souscription pour le monument à élever à Pierre Corneille.

1206. NOTICE SUR LA MAISON ET LA GÉNÉALOGIE DE CORNEILLE, présentée à l'Académie de Rouen, dans sa séance du 29 mars 1833, par A.-G. Ballin. Rouen, N. Périaux, mai 1833. Gr. in-8 de 8 pp., figg.

Extrait de la Revue de Rouen du 10 mai 1833, avec quelques additions.

La brochure contient 3 tableaux et 2 gravures représentant l'état ancien et l'état actuel des maisons de Pierre et de Thomas Corneille.

Le titre annonce que cet opuscule n'a été tiré qu'à 60 exemplaires; M. Ballin lui-même (Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1848, p. 286), nous apprend que le tirage a été de 75 exemplaires.

1207. NOUVEAUX DÉTAILS SUR PIERRE CORNEILLE, recueillis dans l'année où Rouen élève une statue à ce grand poëte; par M. Emel Gaillard. [Rouen, 1834]. In-8 de 6 pp.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1834, in-8, p. 164 sqq.

1208. ROLE POLITIQUE DE PIERRE CORNEILLE, PENDANT LA FRONDE. Document communiqué à l'Académie de Rouen par M. Floquet, dans la séance du 18 novembre 1836. [_Paris, Imprimerie de H. Fournier et comp., rue de Seine, 14]._ In-8 de 8 pp.

Extrait de la Revue rétrospective (no de décembre 1836), avec un simple titre de départ.

En compulsant les registres du Parlement de Normandie, M. Floquet y a trouvé le texte d'une lettre de cachet datée de Rouen, le 17 février 1650, et par laquelle le sieur Bauldry, procureur général des États de Normandie, est destitué, et sa charge conférée au «sieur de Corneille». Cette nomination faite, ainsi qu'il est dit expressément, sur l'avis de la reine régente, qui avait ouvertement protégé l'auteur du Cid, devait faire songer à Pierre Corneille, mais ce n'était là qu'une supposition qui s'est trouvée confirmée par un passage de l'Apologie particulière pour M. le duc de Longueville (Amsterdam, 1650, in-4 de 136 pp.), où il est longuement parlé de la destitution de Bauldry. «On lui a donné un successeur, y est-il dit, qui sçait fort bien faire des vers pour le théatre [Le sieur Corneille, poëte fameux pour le théatre, porte une manchette marginale], mais qu'on dit estre assez malhabile pour manier de grandes affaires.»

1209. NOTE BIOGRAPHIQUE SUR PIERRE CORNEILLE, par M. A. Deville. [Rouen, 1840]. In-8 de 8 pp.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 184, pp. 1860 et 276, avec un fac-simile de l'écriture de Corneille.

1210. FRAGMENT D'ÉTUDE SUR LA VIEILLESSE DE CORNEILLE, lu à la Société des Sciences morales de Seine-et-Oise. [par V. Lanbinet]. _Versailles, Imprimerie de Montalant-Bougleux, 1852._ In-8.

Le nom de l'auteur se trouve à la fin.

1211. PARTICULARITÉS DE LA VIE JUDICIAIRE DE PIERRE CORNEILLE, révélées par des documents nouveaux; par E. Gosselin, greffier-archiviste à la Cour Impériale de Rouen. _Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1865._ In-8 de 15 pp.

Extrait de la Revue de Normandie, juillet 1865.

M. Gosselin a réuni dans ce travail quelques renseignements sur les fonctions d'avocat du Roi aux siéges de l'Amirauté, fonctions que Corneille eut à exercer en même temps que celles d'avocat général à la Table de marbre de Rouen.

1212. UN ÉPISODE DE LA JEUNESSE DE PIERRE CORNEILLE, par E. Gosselin, greffier-archiviste à la Cour impériale de Rouen. Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1865. In-8 de 12 pp.

Extrait de la Revue de Normandie, t. VIIe, 1867, pp. 478-487.

M. Gosselin s'est proposé d'établir dans cet article que la véritable Mélite était une demoiselle Catherine Hue, qui devint depuis Mme du Pont. Il admet l'authenticité de l'anecdote racontée par Fontenelle, mais avec cette différence fondamentale que Corneille, loin de supplanter un ami, aurait été supplanté par un rival.

1213. LA MAISON DE CAMPAGNE DU GRAND CORNEILLE AU PETIT-COURONNE ACHETÉE ET CLASSÉE COMME MONUMENT HISTORIQUE, par M. l'abbé A. Tougard.

Extrait de la Revue de Normandie, t. VIIIe, 1868. pp. 506-511.

La maison du Petit-Couronne, sur laquelle M. Gosselin avait le premier attiré l'attention (voy. le no 1231), fut acquise au prix de 12,000 fr. par le département de la Seine-Inférieure (délibération du conseil général du 28 août 1868). Cette maison avait été vendue, le 27 décembre 1686, par le fils du poëte, Pierre Corneille, «escuyer, sieur de Danville, capitaine de cavalerie, demeurant à Paris, rue Neuve-des-Petits-Champs, paroisse Saint-Roch, et en cette ville de Rouen, chez M. de Fontenelle, advocat en la Cour, rue Ganterie, paroisse Saint-Laurent».

1214. CORNEILLE.--SES RELATIONS AVEC LA FAMILLE PASCAL ET SA MAISON DE PETIT-COURONNE.

Magasin pittoresque, octobre 1869, pp. 322 sq.

Cet article, où l'auteur a mis à profit le travail de M. Gosselin (no 1231), fait partie d'une série intitulée: Promenades d'un Rouennais.

1215. NOUVEAUX DOCUMENTS INÉDITS SUR LE PATRIMOINE DE P. CORNEILLE, publiés par M. l'abbé A. Tougard. _Rouen, Imprimerie de Cagniard, 1869._ Gr. in-8 de 12 pp.

Extrait de la Revue de Normandie, t. VIIIe, 1868, pp. 624-635.

Nous voyons, par les documents retrouvés par M. E. Gosselin et publiés par M. Tougard, «que les biens de la famille Corneille s'accroissent de plusieurs acquisitions importantes pendant la vie du père de notre poëte, ce qui témoigne de l'opulence qui y régnait alors; mais qu'après la mort de Corneille, le père, on ne signale plus que des ventes faites par le grand poëte, preuve évidente de la gêne où il se trouve, lui et les siens.»

1216. UN DOCUMENT FAMEUX SUR PIERRE CORNEILLE.

L'Amateur d'autographes, IXe année (Paris, 1871, in-8), pp. 218 sqq.

M. P. Dumont soumet à M. Charavay et aux amateurs d'autographes la prétendue lettre de Corneille, insérée par M. Em. Gaillard dans le Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen (1834, p. 167). Il ne croit pas à l'authenticité de ce document et réclame des renseignements sur sa provenance aux personnes qui seraient en état d'en fournir.

1217. AVEU DES BIENS TENUS DU ROI, à cause de sa châtellenie et vicomte d'Andely, par Pierre et Thomas Corneille, pour servir à la confection du nouveau terrier du domaine du Roi (13 décembre 1681).

Ce document, retrouvé par M. de Beaurepaire, a été inséré par lui dans la Revue des sociétés savantes des départements; Ve série, t. VIIIe (Paris, 1874, in-8), pp. 529-534.

«Cet acte, et les notes très-courtes et très-précises qui l'accompagnent, dit M. Marty-Laveaux, dans un préambule ajouté à cette communication, peuvent fournir un assez grand nombre de renseignements utiles. L'endroit habité par Corneille, dans les derniers temps de sa vie, s'y trouve fort exactement précisé. M. Taschereau avait constaté, à l'aide d'une procuration du mois d'août 1675, que, contrairement à l'opinion généralement reçue, Pierre Corneille était logé, à cette époque, rue de Cléry, paroisse Saint-Eustache, et qu'il n'était pas encore venu s'établir rue d'Argenteuil; j'avais montré, à l'aide d'une Liste de Messieurs de l'Académie Françoise, pour 1676, qu'il n'avait pas cessé, jusqu'au commencement de cette année, de demeurer au même endroit; mais l'acte que vient de nous communiquer M. de Beaurepaire prolonge singulièrement le séjour de Pierre Corneille dans la rue de Cléry, et nous prouve qu'il l'habitait encore à la fin de 1681, c'est-à-dire moins de trois ans avant son décès. Il nous apprend, en outre, un fait beaucoup plus intéressant, c'est qu'à Paris, rue de Cléry, comme à Rouen, rue de la Pie, conformément à une douce et touchante habitude, les deux Corneille demeuraient ensemble.»

III.--NOTICES SUR LES PORTRAITS DE CORNEILLE.

1218. RÉFLEXIONS SUR LE TABLEAU DEMANDÉ PAR L'ACADÉMIE A M. COURT. Lu à l'Académie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen par M. Hellis. D.-M., en la séance du 9 mars 1831. _Rouen, imprimé chez Nicétas Périaux, rue de la Vicomte, no 55, 1831._ In-8 de 7 pp. plus une gravure au trait représentant le sujet du tableau, et une _Indication des personnages_ qui occupe un f. autographié, en face de la gravure.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie, année 1831.

Le sujet du tableau demandé par l'Académie à M. Court, était Corneille accueilli au théâtre par le grand Condé, après une représentation de Cinna. Cette toile orne aujourd'hui une des salles de l'Académie de Rouen.

1219. PORTRAIT DE CORNEILLE, par Gigoux.

Ce portrait, dont le Magasin pittoresque a donné, en 1835, une gravure sur bois assez grossière, doit être une copie du portrait de Lebrun.

1220. DÉCOUVERTE DU PORTRAIT DE P. CORNEILLE, PEINT PAR CH. LE BRUN. Recherches historiques et critiques à ce sujet, par M. Hellis. A Rouen, chez Le Brument; à Paris, chez Hocdé, 1848. In-8 de 2 ff., 50 pp. et 1 f. blanc, plus 4 figg.

En tête de cette brochure se trouve le portrait de Corneille, d'après Lebrun, gravé sur acier par Réville; entre les pp. 4 et 5 se place un second portrait gravé au trait, d'après Paillet (1663), par Aug. Lebrun; entre les pp. 8 et 9 se trouve un troisième portrait, gravé au trait par le même, d'après Sicre (1683); enfin, entre les pp. 10 et 11 est placé un portrait de Th. Corneille, gravé au trait par Lebrun, d'après Jouvenet (1700).

IV.--PIÈCES RELATIVES AU MONUMENT DE CORNEILLE A ROUEN.

1221. RAPPORT SUR LE MONUMENT A ÉLEVER A PIERRE CORNEILLE, lu à la Société libre d'émulation de Rouen, le 15 avril 1829, par M. A. Deville. Rouen, Baudry, 1829. In-8.

1222. PROPOSITION lue dans une séance particulière de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, [par Duputel], Rouen, 1830. In-8.

Cette proposition est relative à la souscription ouverte pour l'érection d'une statue à Corneille.

1223. STATUE DE P. CORNEILLE. Rouen, imp. de N. Périaux. In-fol. plano.

Au bas de la statue, qui occupe environ la moitié de la page, sont trois colonnes, dont la première contient la description de la statue, les deux autres des couplets.

1224. NOTICE SUR LA STATUE DE P. CORNEILLE, et Liste des souscripteurs qui ont concouru à l'érection de ce monument. Rouen, F. Baudry, 1834. In-8 de 90 pp. et 1 f., fig.

En tête de la Notice se trouve un portrait de Corneille, gravé d'après la statue par M. E.-H. Langlois et tiré sur papier de Chine. Le dernier feuillet ne contient que l'adresse de l'imprimeur.

Cet opuscule, dû à M. Deville, n'a été tiré qu'à six exemplaires.

1225. INAUGURATION DE LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE, par M. Ch. Richard.

Revue de Rouen, 1834, 2e semestre, pp. 249-266.

1226. DISCOURS PRONONCÉ A L'OCCASION DE L'INAUGURATION DE LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE A ROUEN, le 19 octobre 1834, par M. Lafon, des Français, ancien Professeur de l'École spéciale de déclamation au Conservatoire, membre de plusieurs Académies de Paris et Rouen; suivi du Discours sur la mort de Talma, par le même auteur. Paris, Chez Paccard, libraire, rue Neuve-de-Luxembourg, no 3; Barba, Galerie du Théâtre-Français, Palais-Royal, 1834. In-8 de 32 pp., y compris les deux titres.

Cette brochure est précédée d'un avis de l'éditeur, J.-E. Paccard, qui rappelle les fêtes célébrées à Rouen en l'honneur de Corneille.

«Parmi les discours qui ont été entendus dans cette solennité, on a surtout remarqué, avec une vive satisfaction, celui prononcé par M. Lafon, digne et éloquent interprète du Théâtre-Français. Ce discours méritait d'être conservé; pour arriver à cet heureux résultat, il fallait un éditeur. Il s'en est présenté un qui a su, dans toute l'acception du mot, faire violence à l'auteur, et obtenir de lui qu'il ne laisserait pas ensevelir dans l'oubli les énergiques et nobles pensées de cette improvisation chaleureuse, vraiment inspirée par le goût le plus épuré et par la reconnaissance de succès obtenus au théâtre.»

Il paraît qu'il n'a pas fallu faire une moindre violence à M. Lafon pour le décider à publier son discours en l'honneur de Talma.

1227. PRÉCIS HISTORIQUE SUR LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE, érigée à Rouen, par souscription, en 1834; par M. A. Deville. Publié par les soins de la Société libre d'émulation de Rouen. _Rouen, F. Baudry_, 1838. In-8 de 212 pp., figg.

Ce volume est orné de 4 gravures et de 3 planches qui contiennent diverses signatures en fac-simile.

1228. NOTE SUR L'EMPLACEMENT DE LA STATUE DE CORNEILLE, par M. Léon de Duranville.

Revue de Rouen, février 1842, p. 136.

1229. COMPTE RENDU DES HOMMAGES DÉCERNÉS SPÉCIALEMENT PAR LA VILLE DE ROUEN AUX CÉLÉBRITÉS NORMANDES, NOTAMMENT EN CE QUI CONCERNE PIERRE CORNEILLE, par M. A. Deville. [Rouen, In-8 de 4 pp.

Extrait de l'Annuaire normand pour 1843, pp. 619 sqq.

V.--NOTICES SUR LA FAMILLE DE CORNEILLE ET SUR SES DESCENDANTS.

1230. LETTRES DE NOBLESSE ACCORDÉES AU PÈRE DU GRAND CORNEILLE. Lecture faite à l'Académie de Rouen, par M. Floquet. [_Rouen, 1837]._ In-8 de 7 pp.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1837, pp. 155 sqq.

1231. PIERRE CORNEILLE (LE PÈRE), MAITRE DES EAUX ET FORÊTS, ET SA MAISON DE CAMPAGNE, par E. Gosselin, greffier-archiviste. (Extrait de la Revue de la Normandie des 31 mai et 30 juin 1864.) Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1864. Gr. in-8 de 4 ff. et 43 pp., figg.

Les ff. préliminaires contiennent 2 lithographies représentant la maison de campagne de Pierre Corneille au Petit-Couronne, près Rouen, et les armoiries de P. Corneille.

1232. THOMAS CORNEILLE, par P.-F. Tissot, de l'Académie française.

Les Normands illustres (Paris, Dutertre, 1845), 7e livr., gr. in-8 de 8 pp.

Presque toutes les publications qui contiennent une notice sur Pierre Corneille en contiennent une également sur son frère.

1233. AD PETRUM CORNELIUM IN OBITU CAROLI FILII, CARMEN a Carolo de La Rue. S. I. Parisiis, 1666. In-4.

Cette pièce touchante, reproduite dans les oeuvres latines du P. de La Rue (voy. les nos 216-221), a été réimprimée par MM. Taschereau et Marty-Laveaux.

L'édition séparée est citée dans la Bibliothèque des Écrivains de la Compagnie de Jésus, par le R. P. de Backer, 1re édit., t. Ier, p. 659.

Le fils que le poëte perdit en 1667 était Charles Corneille, âgé de quatorze ans, et filleul, dit-on, du P. de La Rue. C'était un enfant des mieux doués.

1234. LETTRE A M*** [L'ABBÉ TRUBLET] SUR LE GRAND CORNEILLE, OU SA GÉNÉALOGIE EST ÉTABLIE ET SES HÉRITIERS SONT DÉSIGNÉS. _S. l._, in-12.

Cette lettre, datée du 25 août 1757, est extraite du Conservateur de novembre 1757. Elle fut publiée à l'occasion du procès de J.-F. Corneille contre les légataires de Fontenelle, par Dreux du Radier, l'avocat du sieur Corneille.

1235. MÉMOIRE pour le Sr. Jean-François Corneille, Joachim-Alexandre et Dlle Marie Corneille sa femme, et Dlle Marie-Françoise Corneille, Ve 1º de René Maigret, 2º de Sébastien Habert, seuls et uniques héritiers de Bernard le Bouvier de Fontenelle; contre le Sr Jean-Louis de Lampriere et autres se disant légataires universels dudit feu de Fontenelle [Par Dreux du Radier, avocat]. A Paris, chez Gissey, 1758. In-4 de 32 pp.

«On a, dans ce mémoire, la généalogie de P. et Th. Corneille, leurs alliances avec M. de Fontenelle, et les prétentions du demandeur à la succession du dernier. Il ne lui fut adjugé qu'une somme de 2,600 fr. Dans la suite, on se disputa le titre de son bienfaiteur.» BARBIER.

1236. Représentation de Rodogune, au profit d'un neveu du grand Corneille.

L'Année littéraire, 1760, t. IIe, pp. 198-216. Lettre datée du 20 mars.

Le bénéficiaire était Jean-François Corneille, pauvre vannier d'Évreux, petit-fils de Pierre Corneille, avocat au parlement de Rouen, et cousin du poëte. C'était le même personnage que Dreux du Radier, induit sans doute en erreur par la confusion des noms, avait présenté comme un petit-fils du grand Corneille. La recette faite par la Comédie-Française fut d'environ 6,000 livres. Une seconde représentation fut donnée au profit du même personnage le 16 février 1778.

1237. ODE ET LETTRES A MONSIEUR DE VOLTAIRE EN FAVEUR DE LA FAMILLE DU GRAND CORNEILLE; Par Monsieur Le Brun, avec la Réponse de M. de Voltaire. _A Genève, Et se trouve à Paris, Chez Duchesne, rue S. Jacques, au Temple du Goût._ M.DCC.LX [1760]. In-8 de 32 pp.

Cette pièce a été réimprimée à la suite de la Wasprie, ou l'Ami Wasp, revu et corrigé par Le Brun (Berne, 1761, in-12), sous le titre de l'Ombre du grand Corneille.

Le Brun, secrétaire des commandements du prince de Conti, le même qu'on appela depuis «le Pindarique», pour le distinguer de son homonyme, s'intéressa vivement à Mlle Corneille, fille de Jean-François, dont nous avons parlé à l'article précédent, et ne crut pouvoir faire plus pour elle que de la recommander à Voltaire, avec qui il avait eu des relations dans sa jeunesse. Ce fut le sujet de l'Ode qu'il lui adressa. Le succès de sa démarche fut complet. En livrant ses vers au public, Le Brun les fait précéder d'une nouvelle lettre à Voltaire:

«C'est au génie, dit-il, à protéger une race illustrée par le génie. A ce titre, je ne vois que Monsieur de Voltaire en Europe de qui un homme du nom de Corneille puisse, sans s'avilir, attendre les bienfaits; ces éloges, que vous avez tant de fois prodigués à sa mémoire, et que la patrie entière lui doit, me répondent de ce que vous ferez pour un de ses neveux. L'idée que m'inspire ce nom divin est si haute que, selon moi, il n'y a point même de rois qui ne s'honorassent beaucoup de prodiguer des secours en sa faveur. Vous seul, Monsieur, agirez en égal avec ce grand homme.»

Le Brun joint à son Ode la réponse que Voltaire lui avait adressée. Cette réponse était ainsi conçue:

«Au château de Ferney, pays de Gex, par Genève, 5 novembre 1760.

«Je vous ferais, Monsieur, attendre ma réponse quatre mois au moins, si je prétendais la faire en aussi beaux vers que les vôtres. Il faut me borner à vous dire en prose combien j'aime votre Ode et votre proposition. Il convient assez qu'un vieux soldat du grand Corneille tâche d'être utile à la petite-fille de son général. Quand on bâtit des châteaux et des églises, et qu'on a des parents pauvres à soutenir, il ne reste guère de quoi faire ce qu'on voudrait pour une personne qui ne doit être secourue que par les plus grands du royaume.

«Je suis vieux, j'ai une nièce qui aime tous les arts et qui réussit dans quelques-uns; si la personne dont vous me parlez, et que vous connaissez sans doute, voulait accepter auprès de ma nièce l'éducation la plus honnête, elle en aurait soin comme de sa fille; je chercherais à lui servir de père. Le sien n'aurait absolument rien à dépenser pour elle. On lui payerait son voyage jusqu'à Lyon. Elle serait adressée à Lyon à Monsieur Tronchin, qui lui fournirait une voiture jusqu'à mon château, ou bien une femme irait la prendre dans mon équipage. Si cela convient, je suis à ses ordres, et j'espère avoir à vous remercier jusqu'au dernier jour de ma vie de m'avoir procuré l'honneur de faire ce que devait faire M. de Fontenelle. Une partie de l'éducation de cette demoiselle serait de nous voir jouer quelquefois les pièces de son grand-père, et nous lui ferions broder les sujets de Cinna et du Cid.

«J'ai l'honneur d'être, avec toute l'estime et tous les sentiments que je vous dois,

«Monsieur, «Votre très-humble et très-obéissant serviteur, «VOLTAIRE.»

Au reçu de cette lettre, Le Brun remercia Voltaire par quelques mots datés du 12 novembre 1760: «Vous goûtez ce bonheur si méconnu, si pur, de faire des heureux. Je m'attendais à votre réponse; elle n'étonnera que l'envie. J'ai couru la lire à Mademoiselle Corneille; elle en a versé des larmes de joie; elle vous appelle déjà son bienfaicteur et son père. Elle promet à vos bontés, à celles de Madame votre nièce, une éternelle reconnaissance, et je n'ai point de termes pour vous exprimer celle d'une famille que vous soulagez.»

Nous n'avons pas besoin de rappeler ici tout ce que Voltaire fit pour Mlle Corneille. Il lui constitua tout d'abord une rente de 1,500 livres, entreprit à son profit l'édition des OEuvres de Corneille (voy. le no 640) qui ne rapporta pas moins de 52,000 livres, enfin il la maria à M. Dupuits, riche propriétaire des environs de Ferney, qui devint plus tard officier général.

1238. LA PETITE-NIÈCE D'ESCHYLE, histoire athénienne traduite d'un manuscrit grec, intitulé [Grec: Ech tês tôn Epistêmonôn anechdotou historias Echlogai]: Fragments de l'histoire-anecdote des gens de lettres [par de Neuville]. _S. l._, 1761. In-8.

1239. VOLTAIRE ET LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE AU XVIIIe SIÈCLE. VOLTAIRE AUX DÉLICES, par M. G. Desnoiresterres. Paris, Didier, 1873. In-8 de 513 pp.

Ce volume, qui est le t. VIe des études consacrées à Voltaire par M. Desnoiresterres, est en grande partie occupé par le récit de l'arrivée et du séjour de Mlle Corneille à Ferney.

1240. VISITE DE CLAUDE-ÉTIENNE CORNEILLE A FERNEY.

Lettre de Voltaire à M. d'Argental du 9 mars 1763.

Claude-Étienne Corneille, fils de Pierre-Alexis et par conséquent arrière-petit-fils du poëte, vint implorer l'assistance de Voltaire à Ferney. Voltaire ne put faire pour lui ce qu'il avait fait pour Mme Dupuits, mais ne le congédia qu'avec de «l'argent comptant».

1241. NOTE SUR LE PORTRAIT DE MARIE-ANGÉLIQUE CORNEILLE, meunière à Tilly, près de Vernon. Journal de Paris, 1787, p. 868.

Journal de Paris, 1787, p. 868.

M. Taschereau croit que cette meunière descendait d'un des cousins du poëte.

1242. MÉMOIRE DE MALESHERBES SUR LA DESCENDANCE DE CORNEILLE.

Revue rétrospective, 2e série, t. VIIIe, pp. 113 sqq.

Ce mémoire, rédigé en faveur de Mlle Jeanne-Marie Corneille, fille de Claude-Étienne Corneille, est accompagné d'une lettre d'envoi datée du 8 septembre 1792. M. Taschereau l'a fait suivre d'une correspondance de Collin d'Harleville avec la Comédie-Française et le Directoire, relativement à la même personne. La protégée de Malesherbes obtint une petite pension de Louis XVI et plus tard une autre de la Comédie-Française.

1243. LA CITOYENNE CORNEILLE D'ANGÉLY, arrière-petite-fille du grand Corneille.

Article de Legouvé, inséré dans les Veillées des Muses, ou Recueil périodique des ouvrages en vers et en prose lus dans les séances du Lycée des Étrangers, an VI [1798], no X, vendémiaire, pp. 68-79.

En révélant au public l'existence de cette femme qui «languit dans la misère», Legouvé a reproduit l'ode adressée par Le Brun à Voltaire au sujet de Mlle Corneille.

Mme Corneille d'Angély était une fille de Mme Dupuits, mariée en 1786 au baron d'Angély. Déjà, sur la proposition de M.-J. Chénier, la Convention lui avait accordé, le 14 nivôse an III, un secours de 3,000 livres. En 1811, elle obtint une pension de 300 fr.

1244. DROITS D'AUTEUR CÉDÉS PAR ANDRIEUX AUX HÉRITIÈRES DE CORNEILLE.

Courrier des Spectacles, 23 avril 1803.

Andrieux céda la moitié de ses droits d'auteur, tant à Paris que dans les départements, pour son remaniement de la Suite du Menteur (voy. le no 820), à deux personnes de la famille du grand Corneille: l'une, Marie Corneille, devenue Mme Dupuits, la même que Voltaire avait mariée en 1763 avec le produit de son Commentaire; l'autre, Mlle Jeanne-Marie Corneille, fille de Pierre-Alexis et descendante directe de l'illustre poëte.

1245. LETTRE DE Mlle CORNEILLE A M. A. DE S. P.

M. A. de S. P. avait proposé, dans une lettre publiée par le Courrier des Spectacles du 17 octobre 1805, l'institution d'une fête annuelle en faveur de Corneille. «Le poste, disait-il, compte encore en France des héritiers de son nom. Avec quel plaisir on les y verrait réunis, tenant dans leurs mains les couronnes destinées à orner le front de leur illustre aïeul. Cette fête serait encore celle des poëtes de notre siècle qui se sont illustrés dans l'art dramatique, et dont les ouvrages soutiennent honorablement la gloire de la scène française.»

Mlle Corneille répondit à l'auteur du projet par la lettre suivante:

«Je ne saurais vous dire, Monsieur, avec quels sentiments d'attendrissement j'ai lu l'article de votre journal, où l'on propose l'institution d'une fête annuelle à la mémoire du grand Corneille, mon bisaïeul. Cette pensée ne saurait avoir été conçue que par une âme élevée et généreuse. Et qui peut mieux mériter le souvenir de toutes les personnes sensibles à la gloire des arts, que l'illustre auteur de Cinna? Dira-t-on qu'il s'est enrichi du produit de ses ouvrages? Non. Tout entier à la gloire, il a négligé les faveurs de la fortune. L'état où il est mort était voisin de l'indigence: un grand nom est tout ce qui reste à ses descendants. Ses véritables héritiers sont les nations qui lisent ses chefs-d'oeuvre et les acteurs qui les représentent. Oui, Monsieur, j'espère que la proposition faite dans votre journal ne sera pas perdue pour le Théâtre-Français, et que nous verrons célébrer à Paris une fête digne du père de la tragédie française. Vous avez la bonté, Monsieur, de rappeler au souvenir public la famille de ce grand poëte, et de former le voeu de la voir assister à la fête que vous proposez. De quelle douce satisfaction ne seraient pas pénétrés les deux tendres neveux dont l'éducation occupe toutes mes pensées et tous mes soins! Quelle noble émulation n'allumerait pas dans leur jeune coeur la pompe d'un pareil spectacle! Pour moi, je ne saurais trop remercier celui qui en a donné l'idée; et si ma lettre ne vous paraît pas trop au-dessous de son sujet, daignez l'insérer dans votre journal, afin qu'il sache que ma reconnaissance égale la grandeur de son projet.

«J'ai l'honneur d'être, etc.

«CORNEILLE.»

(Courrier des Spectacles, 21 octobre 1805.)

L'auteur de cette lettre eut à s'occuper, non pas seulement de deux, mais de douze neveux restés orphelins. Elle obtint des bourses pour les fils dans les lycées de l'état et parvint à nourrir les filles. L'opéra donna, en 1816, une représentation en sa faveur.

1246. NOTE SUR LES DESCENDANTS DE CORNEILLE, par M. le baron de Stassart. Bruxelles, Hayez, 1851. In-8.

Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique (t. XVIIIe). Cette note a été reproduite dans les OEuvres complètes de Corneille; Paris, Didot, 1855, gr. in-8, pp. 350 sqq.

XVIII.--DISCOURS, ÉLOGES, CRITIQUES, PARALLÈLES RELATIFS A CORNEILLE.

I.--ÉLOGES DE CORNEILLE.--CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR SES OUVRAGES ET SON INFLUENCE LITTÉRAIRE.

1247. LETTRES DE MADAME DE SÉVIGNÉ, DE SA FAMILLE ET DE SES AMIS, recueillies et annotées par M. Monmerqué, membre de l'Institut. Nouvelle édition [publiée sous la direction de M. Adolphe Régnier]. Paris, L. Hachette et Cie, 1862. 14 vol. in-8.

Mme de Sévigné parle si souvent de Corneille que ses Lettres devaient nécessairement figurer dans notre Bibliographie. La table de l'excellente édition de M. Régnier contient un relevé détaillé de tous les passages relatifs à Corneille.

1248. ÉLOGE DU GRAND CORNEILLE. A M. l'abbé des Viviers, aumônier du Roi, chanoine de Constance, protonotaire du Saint-Siége. [Par de La Févrerie.]

Extraordinaire du Mercure, avril 1685, pp. 253-285.

1249. DISCOURS prononcez à l'Académie Françoise le 2 Janvier 1685. _A Paris, de l'Imprimerie de Pierre le Petit, Premier Imprimeur du Roy & de l'Académie Françoise, rue Saint-Jacques à la Croix d'or._ M.DC.LXXXV [1685]. Avec Privilége de Sa Majesté. In-4 de 37 pp. et 1 f. blanc.

Ce recueil contient le Discours de M. [Thomas] de Corneille (pp. 7-16), le Remerciement de Bergeret (17-26) et le célèbre discours de Racine en l'honneur de Corneille (pp. 27-37). Ce beau panégyrique a été reproduit dans toutes les éditions des OEuvres de Racine.

1250. PIERRE CORNEILLE, par Charles Perrault.

Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle; Paris, 1696-1700, 2 vol. gr. in-fol., t. Ier, pp. 77-78 (avec un portrait de Corneille gravé par Lubin), et la Haye, 1736, in-12, pp. 162-167.

1251. ÉLOGE DE CORNEILLE, par Saint-Évremond.

Nous avons déjà cité une lettre de Corneille qui nous a été conservée par Saint-Évremond (no 237). Voici la liste des passages de cet écrivain relatifs à Corneille; nous citons l'édition de Londres, 1711, 4 vol. in-12:

CORNEILLE est habile à soutenir le caractère des Femmes illustres, II, p. 284; il fait parler les Héros avec toute sorte de bienséance, II, p. 285; son éloge, III, pp. 51-52; admirable lorsqu'il fait parler un Grec ou un Romain, ne se distingue plus des hommes ordinaires lorsqu'il s'exprime pour lui-même, III, p. 57; il a outré le Caractère de Titus, III, p. 125; pourquoi il vint à déplaire à la multitude, III, p. 130; supérieur aux Anciens dans ses Tragédies, III, p. 173; en quoi il a particulièrement excellé; court risque de perdre sa Réputation à la Représentation d'une de ses meilleures Pièces, IV, p. 202; combien il a excellé dans la Tragédie, V, p. 247; a surpassé tous les Anciens, V, p. 255.

1252. DÉFENSE DU GRAND CORNEILLE CONTRE LE COMMENTATEUR DES OEUVRES DE M. BOILEAU-DESPRÉAUX [Brossette], par le Père Tournemine.

Imprimée dans les Mémoires de Trévoux, mai 1717; réimprimée, en 1738, sous le seul titre de Défense du grand Corneille, dans les OEuvres diverses de P. Corneille (voy. le no 174).

1253. LE CARDINAL DE RICHELIEU ET LE GRAND CORNEILLE, dialogue des morts, par Vauvenargues.

Ouvrage posthume, publié dans le Supplément aux OEuvres complètes de Vauvenargues; Paris, Belin, 1820, in-8.

1254. DIALOGUES OF THE DEAD, [by George, Lord Lyttelton]. London, 1760. In-8.

Le Dialogue XIVe entre Boileau et Pope contient un bel éloge de Corneille.

1255. COMMENTAIRES SUR LE THÉATRE DE PIERRE CORNEILLE, et autres morceaux intéressans, [par Voltaire]. S. l., 1764. 3 vol. in-12.

Édition séparée des notes et commentaires ajoutés par Voltaire à l'édition des OEuvres de Corneille publiée par lui en 1764 (voy. le no 640). Elle paraît avoir été faite sans sa participation.

1256. COMMENTAIRES SUR LE THÉATRE DE PIERRE CORNEILLE, et autres morceaux intéressans, par M. de Voltaire. _Amsterdam et Leipsic, 1765._ In-12 de 478 et 208 pp.

Réimpression séparée des Commentaires de Voltaire, avec quelques additions.

1257. COMMENTAIRES SUR CORNEILLE, par Voltaire [avec Préface par Beuchot]. Paris, Didot, 1851. In-18.

1258. ÉLOGE DE PIERRE CORNEILLE, qui, au jugement de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, a remporté le prix d'Éloquence donné, en 1768, par Mgr le Duc de Harcourt, Gouverneur de Normandie, & Protecteur de l'Académie. Par M. Gaillard, de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres et Censeur Royal. _A Rouen, Chez Ét. Vinc. Machuel, Imprimeur-Libraire de l'Académie, rue Saint-Lo. vis-à-vis le Palais. Et à Paris chez Saillant, rue S. Jean de Beauvais, 1768._ In-8 de 2 ff. et 52 pp., texte encadré.

Réimprimé dans le t. Ier des Mélanges académiques, poétiques, littéraires, philologiques, critiques et historiques de Gaillard; Paris, Agasse, 1806.

C'est dans sa séance du 5 août 1765 que l'Académie de Rouen mit au concours l'éloge de Corneille. Gabriel-Henri Gaillard, qui remporta le prix, était né en 1726 à Hotel, ou Ostel, en Laonnois; il fut membre de l'Académie des Inscriptions (1760) et de l'Académie Française (1771).

1259. ÉLOGE DE P. CORNEILLE, qui, au jugement de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, a remporté l'accessit du prix d'éloquence donné, en 1768, par Monseigneur le Duc de Harcourt, gouverneur de Normandie et protecteur de l'Académie, par M*** [P.-Sylvain Bailly]. Rouen, Machuel, et Paris, Saillant, 1768. In-8.

Réimprimé depuis avec quelques changements dans les Éloges de Charles V, de Molière, de Corneille, de l'abbé de La Caille et de Leibnitz, avec des notes; Berlin et Paris, Delalain, 1770, in-8; et dans les Discours et Mémoires, par l'auteur de l'Histoire de l'Astronomie; Paris, Debure l'aîné, 1790. 2 vol. in-8.

1260. ÉLOGE DE CORNEILLE. Pièce qui a concouru au prix de l'Académie de Rouen en 1768, Par M. l'abbé de Langeac.--Sperare nefas sit vatibus ultra (Vida).--_A Paris, Chez Le Jay, Libraire, quai de Gêvres, au Grand Corneille_, M.DCC.LXVIII [1768]. In-8 de 42 pp. et 1 f. blanc.

Le titre porte la marque du libraire Le Jay, représentant un portrait de Corneille, entouré du vers fameux de l'Excuse à Ariste:

Je ne dois qu'à moi seul toute ma renommée.

1261. ÉLOGE DE P. CORNEILLE, par M. L*** de L*** [l'abbé de la Serre].

Nouveaux Discours académiques; Nîmes, Gaude, 1768, in 12.

1262. ÉLOGE DE P. CORNEILLE, qui a concouru à l'Académie de Rouen, en 1768, par M. Bitaubé. Berlin, G.-J. Decker, 1769. In-8.

1263. ÉLOGE DE CORNEILLE, avec des notes. _Paris, Delalain, 1770._ In-8.

1264. DISCOURS ABRÉGÉ sur le grand Corneille.

Publié dans l'Almanach littéraire, ou Étrennes d'Apollon; Paris, veuve Duchesne, 1777, in-12, pp. 1-38.

1265. PORTRAIT DE CORNEILLE, par Dorat.

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