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Séances de la Société agricole et scientifique de la Haute-Loire

Société agricole et scientifique de la Haute-Loire · 1881 · Free in the US

40,097 words · about 2 h 48 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
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About this book

Author
Société agricole et scientifique de la Haute-Loire
Language
French
Published
1881
Length
40,097 words · about 2 h 48 min
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40 reader sections
Text
Digital text
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Public domain in the United States

 

Contents (40)
  1. Front matter about 6 min
  2. 9 janvier 1879 about 4 min
  3. 6 février 1879 about 2 min
  4. 6 mars 1879 about 3 min
  5. 2 avril 1879 about 3 min
  6. 8 mai 1879 about 1 min
  7. 5 juin 1879 about 5 min
  8. 3 juillet 1879 about 3 min
  9. 1er août 1879 about 2 min
  10. 6 novembre 1879 about 6 min
  11. 4 décembre 1879 about 5 min
  12. 8 janvier 1880 about 3 min
  13. 5 février 1880 about 9 min
  14. 4 mars 1880 about 2 min
  15. 1er avril 1880 about 2 min
  16. 13 mai 1880 about 4 min
  17. 3 juin 1880 about 3 min
  18. 1er juillet 1880 about 5 min
  19. 5 août 1880 about 3 min
  20. 4 novembre 1880 about 5 min
  21. 2 décembre 1880 about 8 min
  22. 6 janvier 1881 about 4 min
  23. 10 février 1881 about 2 min
  24. 3 mars 1881 about 3 min
  25. 7 avril 1881 about 8 min
  26. 5 mai 1881 about 3 min
  27. 2 juin 1881 about 4 min
  28. 7 juillet 1881 about 2 min
  29. 4 août 1881 about 5 min
  30. 3 novembre 1881 about 1 min
  31. 8 décembre 1881 about 5 min
  32. 5 janvier 1882 about 3 min
  33. 2 février 1882 about 5 min
  34. 2 mars 1882 about 8 min
  35. 13 avril 1882 about 2 min
  36. 11 mai 1882 about 8 min
  37. 1er juin 1882 about 1 min
  38. 3 août 1882 about 10 min
  39. 16 novembre 1882 about 6 min
  40. 7 décembre 1882 about 5 min

Continue:

Front matter

1878-02-24 | 24 février 1878 | , maire de la ville | Antoine Jacotin

1878-02-26 | 26 février 1878 | Auguste Aymard | Louis Gratuze

1878-03-14 | 14 mars 1878 | Auguste Aymard | Antoine Jacotin

9 janvier 1879

-

Présidence de Morel, vice-président.

-

En l’absence de , qu’un accident, heureusement sans gravité, empêche d’assister à la séance, prend place au fauteuil de la présidence. L’honorable vice-président se fait l’interprète des sentiments unanimes de l’assemblée, en exprimant le désir de voir bientôt revenir au milieu de nous, notre sympathique et aimé Président.

annonce qu’en réponse à une lettre de , a demandé que, suivant l’usage, la chasse soit fermée dans les premiers jours de février et qu’en outre, il ne soit plus permis, à partir de cette époque, de chasser les oiseaux de passage. À ce propos, croit qu'il serait possible d’obtenir du gouvernement l’interdiction de colporter le gibier en temps de neige. répond que cette question été souvent soumise à l’attention de nos législateurs, mais qu’en présence des difficultés pratiques que cette interdiction aurait pu présenter, on a dû y renoncer. , l’un des secrétaires, donne lecture de la communication suivante de , ancien notaire, sur le fonctionnement des fourneaux économiques de la ville du Puy :

Messieurs,

« Notre président, , dont l’active curiosité ne néglige aucun détail utile, m’a prié de vous donner quelques renseignements sur la façon dont fonctionnent les fourneaux municipaux et de charité des rues Haute-Ville et de Lille : je tâcherai d’être à la fois bref et clair.

Les fourneaux ont été ouverts, cette année, le mardi 3 décembre. La nécessité de faire une quête n’a pas permis de les ouvrir plus tôt. Cette quête, messieurs, a été aussi fructueuse qu’on pouvait s’y attendre ; elle a donné, comme résultat, 4,600 francs environ.

Pour la première fois, l’administration des fourneaux a été réellement constituée.

Elle se compose d’un directeur et d’un directeur-adjoint, ayant la haute main sur l’œuvre et sur le personnel, chargés des achats, de l’acceptation ou du refus des denrées, des détails de l’alimentation.

Un médecin spécial, le docteur Alirol, a bien voulu se charger du rôle hygiénique, et ses observations motivées donnent la preuve du sérieux avec lequel il remplit cette tâche ; c’est assez vous dire quels services il rend à l’administration des fourneaux.

Un inspecteur est chargé de passer de temps à autre dans les établissements des rues de Lille et Haute-Ville, de recueillir les observations des commissaires et d’assister, en leur absence, à la distribution du jour.

Enfin, un trésorier centralise chaque jour les sommes et bons perçus aux fourneaux par , de façon à pouvoir dresser l’état mensuel des recettes et des dépenses ; cet état visé par les directeurs est adressé à la municipalité, fondatrice et directrice naturelle de cette œuvre de sage charité, car il ne faut pas oublier que, si l’on dit couramment et avec raison : fourneaux économiques, il faut dire officiellement fourneaux municipaux de charité, seule formule qui indique nettement l’origine et le but.

Si maintenant nous passons aux détails, il suffira d’indiquer deux choses : Le mode de distribution et les menus.

La distribution a lieu dans les deux fourneaux, de onze heures à midi, tous les jours, dimanche compris ; elle est présidée par un commissaire de surveillance qui est, soit un membre du conseil municipal, soit un simple, mais dévoué citoyen.

Les commissaires sont libres d’apprécier les cas assez nombreux où il y a lieu de donner des portions gratuites ; ils ne doivent, en outre, ne délivrer des portions de pain que contre des bons ; vous avez pu voir les nouveaux bons en laiton, à forme hexagonale, portant sur une face les armes de la ville et sur l’autre l’indication : Bon de portion, et en exergue, la mention : Fourneaux économiques et de charité.

Après chaque distribution, le commissaire de surveillance fait la caisse et signe le résultat de cette distribution qui, comme nous l’avons dit plus haut, va se centraliser chez le trésorier.

Quant aux menus, en voici la nomenclature :

Dimanche. — Pois et saucisses.

Lundi. — Riz au gras.

Mardi. — Haricots en sauce, lard.

Mercredi. — Macaroni au gras.

Jeudi. — Pommes de terre et lard.

Vendredi. — Lentilles ou haricots en salade.

Samedi. — Macaroni au gras.

Chaque portion de légume pèse environ 500 grammes, chaque portion de lard, chaque saucisse pèse 70 grammes. Telles sont, messieurs, les indications générales qui peuvent vous donner une idée du fonctionnement des fourneaux municipaux et de charité de la ville du Puy. »

L’assemblée vote de chaleureuses félicitations à et Badiou, pour les soins persévérants qu’ils apportent à la bonne administration des fourneaux économiques.

, vice-président du Comice agricole, signale les omissions commises dans le programme du concours régional de Guéret, au préjudice des races bovines du Mezenc et d’Aubrac, auxquelles on a attribué un nombre de prix inférieur à celui des précédents concours régionaux. La Société, sur le désir exprimé par l’honorable , prie le bureau de demander satisfaction à de l’Agriculture qui certainement, en présence des succès antérieurs remportés par ces races, n’hésitera pas à faire droit à cette légitime réclamation.

À propos du rôle important joué par les protestants en Velay et surtout à Tence, sous le règne de Louis , donne le résumé d’une très-intéressante étude historique, qui sera publiée dans le prochain numéro des Mémoires de la Société. Puis notre honorable confrère rappelle en quelques mots la création, en 1689, du siège présidial du Puy.

présente une boite contenant une très belle série de lépidoptères exotiques. Ces papillons qui proviennent de San-Salvador ont été généreusement offerts au Musée, par notre confrère .

Avant de clore la séance, donne la parole à , qui, dans un aperçu très clair, expose la situation financière de la Société. Il résulte de cette communication que l’état de la Société est des plus prospères, et l’assemblée est heureuse de constater que cette situation est due, en grande partie, aux soins dévoués et intelligents que son zélé trésorier met dans l’accomplissement de ses pénibles fonctions.

-

6 février 1879

-

Présidence de , inspecteur honoraire d’académie.

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remplace , président, qu’une indisposition empêche d’assister à la séance.

, inspecteur primaire, et L.Balme, président du Conseil des directeurs de la Caisse d’épargne du Puy, donnent lecture de communications sur la situation des Caisses d’épargne scolaires dans la Haute-Loire.

, vice-président du comice agricole, parle d’un essai de culture qu’il a fait avec de l’avoine prunier, dont 5 litres lui ont rendu 187 litres, ce qui fait le rendement considérable de 153 hectolitres à l’hectare.

Notre confrère va confier ces 187 litres à la terre, et s’empressera, après la nouvelle récolte, de distribuer de la semence aux membres de la Société. Il pense que cette avoine doit être propagée, eu égard surtout à sa fertilité ; car il est bon de noter que l’avoine ordinaire ne produit jamais plus de 40 à 50 hectolitres par hectare.

, directeur de la ferme-école, fait observer que l’avoine qui se cultive le plus habituellement dans notre département, est l’avoine commune ou blanche ; c’est elle qui donne les plus beaux résultats dans nos montagnes, car elle réussit même dans les plus mauvais terrains.

recommande ensuite la culture de la betterave géant, qui produit un tiers de plus que la betterave champêtre.

dit que, parmi les betteraves qu’il a cultivées, le globe-jaune est celle qui lui a donné les plus beaux résultats.

reconnaît que le globe-jaune est peut-être supérieur en qualité à la betterave géant, mais ajoute que cette dernière est beaucoup plus fertile.

présente les premiers spécimens de la deuxième édition de la carte de la Haute-Loire, par , membre non résidant.

L’assemblée est heureuse de constater les sensibles améliorations apportées dans ce travail, qui est fait avec le plus grand soin.

D’un livre nouvellement publié et intitulé Chronique du bon duc Louis de Bourbon, extrait le récit de l’appel adressé par les habitants du Puy, en 1382, au connétable Bertrand Duguesclin, pour délivrer la place de Châteauneuf-Randon qui était aux mains des Anglais.

Il est donné lecture d’un rapport, sur l’emploi du tour pour les enfants trouvés. La Société en décide l’impression.

En terminant, signale à l’attention de l’assemblée une publication qui est envoyée, chaque année, pour la bibliothèque du Musée par notre compatriote , conseiller à la cour de Riom. Sous le modeste titre de Rapport de la Société du Musée de Riom, cet ouvrage donne un intéressant compte-rendu des travaux de cette Société aux différents points de vue des arts, de l’histoire et de la science.

On sait que la création du Musée de Riom et sa prospérité croissante sont dues, en très grande partie, à l’initiative et au zèle persévérant de Mandet, très bien secondé par Gomot, secrétaire, et par les sympathies de tous ses confrères.

, après avoir résumé le contenu de cet intéressant volume, applaudit surtout au sentiment patriotique qui a inspiré à de solliciter auprès de des beaux-arts, le moulage du groupe de la nymphe Amalthée d’après le marbre du Louvre, chef-d’œuvre de notre compatriote, le statuaire Julien. C’est à l’exemple de notre Musée qui, grâce aux démarches du Président actuel de notre Société, possède depuis 1854 une semblable reproduction, que celui de Riom vient d’être embelli de cette magnifique composition du grand artiste.

L’assemblée, vivement intéressée par cette communication, félicite Mandet des services distingués qu’il rend dans la ville de Riom au progrès des arts et de la science, ainsi que du bon souvenir qu’il a gardé de son pays natal.

6 mars 1879

-

Présidence de , président du Comice agricole du puy.

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À l’ouverture de la séance, , de Saint-Vincent, offre à la Société l’antique portail du prieuré de Vorey. L’assemblée accepte et remercie vivement le généreux donateur. Elle décide, en outre, qu’une plaque commémorative, indiquant la provenance de ce dons sera placée sur ce monument que l’administration municipale du Puy inaugurera certainement sur l’une des promenades publiques de notre ville.

fait don de divers ouvrages, dus à la plume exercée de notre compatriote Rabany-Beauregard. Ces volumes seront déposés à la Bibliothèque publique.

Il est procédé à la nomination des délégués que la Société doit, aux termes d’une circulaire ministérielle, envoyer au congrés de la Sorbonne. , deLafayette, Morel, E.Vissaguet, Aymard, Gratuze, I.Hedde, Malègue, A.Mauras, Nicolas, C.Rocher, Tourrès, sont désignés à l’unanimité.

signale l’article premier d’un projet de loi préparé par , ministre des postes et des télégraphes, lequel article est ainsi conçu :

« Le gouvernement est autorisé à faire effectuer par le service des postes, le recouvrement des quittances, factures, billets, traites et généralement toutes les valeurs commerciales ou autres payables sans frais, en France et en Algérie, et dont le montant n’excède pas 500 fr. »

Il serait à désirer que cette mesure soit appliquée à toutes les associations savantes, qui éprouvent de grandes difficultés pour le recouvrement de leurs cotisations. La Société, sur la proposition de , émet le vœu unanime que les mots ou autres soient remplacés par une expression plus explicite, ou, que tout au moins, dans le débat qui aura lieu les Chambres, le sens de ces mots reçoive une très large interprétation.

donne lecture d’une lettre de , secrétaire du Comice agricole de Brioude, demandant si, conformément aux usages établis, et au roulement adopté jusqu’à ce jour, le concours départemental aura lieu cette année à Brioude. Après une discussion à laquelle prennent part et Nicolas, il est arrêté que la Société tiendra cette année à Brioude le concours départemental, mais qu’auparavant, les bureaux de la Société et des divers Comices, voudront bien arrêter le programme de cette fête agricole.

, trésorier, annonce que les graines de betterave géante et de diverses carottes sont arrivées et que, sous peu, elles pourront être distribuées.

, directeur de la ferme-école, communique le résumé de ses observations pour l’année 1878.

fait passer sous les yeux de l’assemblée le diplôme d’honneur décerné à la chambre syndicale des dentelles du Puy, à l’occasion de l’Exposition universelle. Ce diplôme sera déposé au Musée de notre ville.

lit une étude historique sur la soumission de la ville de Saugues au Roi Henri , en 1594. La Société vote l’impression de cette communication.

L’ordre du jour appelle la proposition de tendant à obtenir que l’État subventionne les musées de province, comme il subventionne déjà les musées nationaux. La Société, sur la demande instante de , émet un vœu conforme à cette proposition.

Il est donné lecture d’une notice de , sur une inscription énigmatique de l’église Saint-Julien de Brioude. Cette notice, qui est accompagnée d’une reproduction en gilotypie, paraîtra dans les Mémoires.

À propos du second fascicule de nos publications, en ce moment sous presse, l’assemblée décide d’ajouter comme complément de l’article 9 des statuts, les dispositions suivantes :

« Dorénavant, toutes les communications destinées à être insérées dans les Mémoires de la Société, devront être remises à l’un des secrétaires, soit dans la séance où elles auront été faites, soit dans la séance suivante. Les membres qui ne se conformeraient pas à la présente prescription, ne pourront, sous aucun prétexte, demander l’impression de leurs travaux. »

Suivant l’ordre du jour, la Société désigne É.Vibert comme délégué à la réunion des beaux-arts de la Sorbonne. Elle exprime, en outre, le désir que et Daniel Vincens, dont les œuvres sont si goûtées par nos compatriotes, prennent part à l’exposition annuelle du Salon de peinture.

adresse une note concernant le classement des antiquités lapidaires du Musée. L’assemblée est heureuse d’apprendre qu’à cette occasion, le Conseil municipal du Puy a voté une subvention extraordinaire de 200 fr.

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2 avril 1879

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Présidence de .

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En l’absence de , est prié d’en remplir les fonctions.

Au début de la séance, fait hommage à la Société d’une notice intitulée : Hoa-fa-ti-li-tchi, dictionnaire géographique chinois-français (Extrait du Bulletin de la Société de géographie de Lyon, en 1877).

L’ordre du jour appelle la discussion sur les moyens du repeuplement piscicole des cours d’eau de la Haute-Loire.

Divers membres présentent comme causes de cette dépopulation l'emploi par certains pêcheurs du chlorure de chaux et des cartouches de dynamite.

émet le vœu que la police de la pêche soit confiée aux agents des eaux et forêts, et, à l’unanimité, la Société demande que des mesures de répression énergiques soient employées contre les pêcheurs faisant usage des procédés ci-dessus.

Un de nos compatriotes, , directeur de la station agronomique de Morlaix, a adressé à la Société, par l’entremise de , une étude sur un tubercule d’une culture très rustique. de la ferme-école de Nolhac se propose de faire un rapport à ce sujet, dans notre prochaine séance.

Institut agricole d’Ecully, près Lyon. — annonce qu’il écrira à son ami, , professeur de cet institut, pour lui demander des renseignements sur cette école organisée depuis peu de temps et dans quelle mesure elle peut rendre des services dans notre département qui fait partie de la même région agricole que celui du Rhône.

indique d’une façon très nette tout l’intérêt que présenterait pour l’histoire du Velay, l’insertion dans nos Mémoires d’une bibliographie de tous les livres modernes intéressant de près ou de loin l’histoire de notre contrée. Il lit divers passages fort curieux extraits de la savante étude de sur Bertrand Duguesclin et concernant l’ancien pèlerinage de Notre-Dame du Puy.

intéresse l’auditoire par ses explications sur une découverte de monnaies baronnales, de la fin du XII et du commencement du XIII trouvées dans une tranchée ouverte, boulevard Saint-Louis, au Puy, à l’occasion de la construction d’un square. L’une des plus anciennes de ces monnaies est de 1191, et l’une des plus récentes de 1262. Ces pièces étaient réunies en tas et la plupart agglutinées par l’oxyde, comme si elles avaient été enfouies dans une bourse ; et avec elles se trouvait un bout de fourreau en argent provenant d’une épée ou d’une dague.

fait connaître que le conseil municipal du Puy, dans sa dernière session, a bien voulu, sur la proposition de , voter un crédit demandé par la Société pour la pose au jardin public du Puy d’étiquettes devant indiquer les noms scientifiques et vulgaires de toutes les plantes, arbustes et arbres, dont la plupart exotiques y sont déjà bien acclimatés.

L’assemblée exprime sa satisfaction pour la réalisation désormais assurée de cette utile mesure.

Le Musée s’est enrichi récemment d’un tableau peint qui a été donné par l’État, à la demande de . Il représente Saint Thomas d’Aquin dictant l’office du Saint-Sacrement, par .

C’est une scène historique conçue en tableau de genre. Les connaisseurs s’accordent à reconnaître que cette toile est une des meilleures qui, depuis une quinzaine d’années, ait été accordée à notre Musée.

appelle l’attention de la Société sur l’exposition internationale qui doit avoir lieu prochainement à Sidney. Il paraît que l’État donnera toutes les facilités désirables pour que les produits industriels de la France figurent dans cette grande et lointaine exhibition, principalement en désignant des délégués chargés de veiller aux intérêts de nos exposants. On peut se demander si, dans l’état de crise que subit notre manufacture de dentelles, il ne serait pas à propos qu’elle prît part à cette exhibition, de nature à ouvrir de nouveaux débouchés à la production dentellière.

En réponse à cette question, , qui a voyagé dans l’extrême Orient, et en connaît les conditions commerciales, exprime l’opinion que la participation de nos compatriotes à l’exposition de Sidney ne pourrait que leur être avantageuse. Il signale, à ce sujet, un de nos concitoyens, , du Puy, qui a résidé, au Japon, en qualité d’agent consulaire, et qui, à cette occasion, s’est occupé dans ces parages de l’étude de l’industrie dentellière.

Un vœu de la Société pour sa nomination au titre de délégué aurait, peut-être, la chance d’être accueilli par le gouvernement.

Après d’autres observations présentées par plusieurs membres, l’assemblée prie de vouloir bien conférer de cet objet avec notre confrère, , président de la chambre syndicale des dentelles, afin que cette chambre avise aux moyens, s’il y a lieu, d’organiser l’exhibition des dentelles de la Haute-Loire.

L’assemblée est ensuite consultée par , au sujet de la distribution des différentes espèces de graines qui ont été acquises par la Société, notamment sur le chiffre de la réduction des prix de vente. Elle s’en réfère à la décision d’une commission composée de , Auguste Mauras et Alix.

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8 mai 1879

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Présidence de .

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Pour répondre à l’invitation de de l’Agriculture la Société désigne , comme délégué chargé de la représenter au concours régional de Guéret.

lit un rapport sur le concours des animaux gras, tenu au Puy le 1 avril dernier.

communique le programme du concours départemental de Brioude auquel les largesses de la municipalité et du comice agricole de cette ville assurent une réussite complète.

Conformément à la décision de la Société, annonce que la commission nommée pour veiller à la distribution de graines fourragères et autres, est entrée en fonctions et que déjà elle a reçu de nombreuses demandes.

, trésorier, distribue des graines d’avoine du Mexique dues à la générosité de notre confrère, . prie les membres présents de faire connaître les résultats que l’on obtiendra avec cette céréale.

entretient l’assemblée d’un mémoire conservé à la Bibliothèque nationale et qui donne sur le Velay, au XVIII, de précieux renseignements.

fait connaître le résultat des fouilles archéologiques faites au lieu de l’Arbouisset, près Espaly. Dans les substructions d’une ville romaine, on a découvert un petit vase en bronze, recouvert par deux briques plates. Non loin de cet endroit et sous une autre brique gisaient les débris d’un grand vase en bronze pouvant avoir 25 à 30 centimètres de diamètre. Enfin, des fibules en bronze, deux monnaies, l’une de Faustine, femme de l’empereur Marc-Aurèle qui vivait vers l’an 161 de J.-C., et l’autre de Tétricus qui régna sur la Gaule de 268 à 273 de J.-C., des fragments d’os, entre autres la corne d’un cerf, et une petite épingle à cheveux complètent l’énoncé de cette intéressante découverte. pense que cette villa fut détruite vers le IV. Il base cette opinion sur la présence, en ce lieu, de nombreux fragments de poteries remontant à cette époque.

fait passer sous les yeux de l’assemblée une croix en argent fabriquée au Puy au XVI et récemment acquise pour le Musée.

lit une notice sur la statue de Marguerite de Valois, statue érigée dans la ville d’Angoulème et qui est l’œuvre de notre compatriote et confrère, , l’éminent statuaire.

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5 juin 1879

-

Présidence de .

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donne lecture du procès-verbal de la précédente séance qui est adopté.

annonce que et docteur Langlois ont été désignés par de l’agriculture comme membres du jury du concours régional de Guéret. Outre , vice-président du comice agricole, de nombreux éleveurs, notamment de la région du Mezenc, prendront part à cette grande fête de l’agriculture. souhaite à tous les exposants de notre département, de nombreux lauriers. Les prix remportés par nos compatriotes, dans les grands concours de Lyon et de Paris, donnent à la réalisation du souhait de notre honorable président toutes chances de succès.

fait part d’une lettre qui lui a été adressée par la Société des agriculteurs de France, dont notre confrère est membre. Cette lettre, rédigée sous forme de questionnaire, sollicite des renseignements sur la situation agricole de notre département en 1878, comparée à celle de 1861, date des traités de commerce. Sur la proposition de plusieurs membres, il est décidé que l’étude de cette question, si délicate et si complexe, sera renvoyée à l’examen d’une commission ainsi composée :

, Couderchet, L.Gratuze, I.Hedde, A.Jacotin, É.Mauras, H.Mosnier et Nicolas.

La commission se réunira sous peu et procédera elle-même à la nomination d’un président et d’un rapporteur.

a la parole pour une communication sur la culture du panais. L’honorable directeur de la ferme-école donne d’abord quelques renseignements phytologiques sur cette plante potagère qui a, comme on le sait, beaucoup d’analogie avec la carotte, laquelle, ainsi que le panais, appartient à la famille des ombellifères.

On distingue deux variétés de panais pour l’usage domestique : le panais rond, qui sert à la nourriture de l’homme, et le panais long, employé à celle des animaux. La première de ces variétés forme un aliment léger et agréable, et a une saveur douce et aromatisée. La seconde est une bonne nourriture pour le bétail. En Bretagne, où il est plus productif que la carotte, on en donne aux porcs et aux bœufs et on obtient ainsi d’excellents résultats au point de vue de l’engraissement.

Quant au mode de culture du panais, il convient de le semer au premier printemps ou à la fin de l’été dans une terce humide, meuble et bien labourée. D’après notre confrère, un sol calcaire lui convient parfaitement.

Toutefois, en présence des résultats négatifs obtenus avec le panais, il y a quelques années, dans le département de Vaucluse, en présence des essais infructueux de culture de cette plante faits, en 1842, par , directeur de la ferme-école, conseille à nos agriculteurs de n’user qu’avec une extrême modération du panais. On doit se borner à faire quelques expériences, et, quant à notre honorable confrère, il se propose, cette année même, de faire avec cette plante de nouvelles tentatives dont il rendra compte ultérieurement à la Société.

signale l’article que , du Cantal, a consacré au panais, dans son dictionnaire d’agriculture. Cette plante étant, au dire de l’illustre agronome, très rustique et fort vivace, se demande si elle ne pourrait pas être cultivée dans les contrées qui avoisinent les montagnes du Mezenc.

Lefèvre fait observer que le panais ne pouvant résister à une température au-dessous de 10°, il serait impossible d’en tirer partie à ces hautes altitudes. Notre confrère ajoute qu’il estime les climats tempérés comme les seuls propices à cette plante.

L’ordre du jour appelle la nomination des membres de la commission pour le projet d’un stand et d’une société de tir. Sont désignés pour faire partie de cette commission : , lieutenant-colonel de l’armée territoriale ; Chave et Barré, commandants en retraite ; Lefèvre, capitaine au 98 de ligne ; Meyer, Gratuze, Seguin, Pagès, Jacotin, Bonnet, adjoint ; L.Balme, Blanc-Marthory.

Il est, en outre, décidé que cette commission pourra s’adjoindre toutes les personnes qu’elle jugera aptes à amener la réalisation de cet utile et patriotique projet.

fait une communication sur des plans géométriques d’anciennes cavernes souterraines découvertes en diverses communes du canton de Pradelles.

Sur la proposition de son président, l’Assemblée vote de vives félicitations à , auteur de ces plans.

donne lecture d’une notice sur des bijoux ornés de saphirs du Puy, mentionnés dans un inventaire du XIV.

À propos du classement de nos archives communales confié par M. le Maire de la ville du Puy à , ce dernier demande à la Société d’émettre le vœu que la municipalité de notre ville veuille bien faire construire un local permettant de mettre à l’abri de l’incendie les titres importants qui constituent les archives du Puy. Il rappelle que , répondant à un désir légitime de , avait fait disposer une salle voûtée avec porte en fer, mais que cette salle est devenue maintenant tout à fait insuffisante, pour contenir les documents qui, chaque jour, s’accumulent à la mairie. Il est donc nécessaire, dit en terminant , de signaler à l’attention éclairée de notre municipalité les inconvénients de cette situation, à laquelle il importe de remédier au plus tôt.

appuie vivement la proposition de et rappelle l’incendie de l’Hôtel-de-ville du 9 octobre 1653, dans lequel périrent tous les papiers et titres qui s’y trouvaient. Notre honorable Président ajoute que, depuis longtemps, il s’occupe de cette question et que, de concert avec l’architecte de la ville, il avait fait, il y a quelques années, les plans et devis d’une construction remplissant toutes les conditions nécessaires pour éviter le retour de semblables sinistres.

L’assemblée s’associe unanimement au désir exprimé par et Aymard et émet le vœu qu’à sa prochaine séance, le conseil municipal de la ville du Puy s’occupe de prendre d’urgence les mesures pour préserver de l’incendie nos archives municipales.

annonce que le Musée a été enfin évacué par la troupe et que en a livré l’entière jouissance aux conservateurs qui dorénavant auront un cabinet spécial. Lorsque les ressources de la ville le permettront, le conseil des conservateurs a l’intention de demander le transfert au Musée de la bibliothèque publique. En attendant, et pour prouver tout l’intérêt que le conseil municipal porte à cet établissement communal, est heureux d’annoncer à l’assemblée qu’une nouvelle somme de 100 fr. a été mise à la disposition des collections d’histoire naturelle.

À propos du Musée, donne quelques détails fort intéressants sur le classement, par groupes chronologiques, des antiquités lapidaires. Le troisième groupe qu’il vient d’achever, a été surtout élevé à L’aide de pierres provenant de notre cathédrale.

Dans le nouveau groupe, en ce moment en construction, une tête placée au centre d’une arcature a vivement attiré l’attention de qui n’y voit que la représentation, au XI, de l’empereur Charlemagne, dont le grand souvenir s’est perpétué à travers les âges.

En terminant son intéressante communication, fait ressortir tout l’intérêt qui s’attache au classement des antiquités lapidaires disposées pan âges et par groupes. C’est, selon lui, le plus sûr moyen d’enseigner l’art épigraphique et l’art décoratif, deux questions qui passionnent de nos jours l’opinion publique et qui, au moment de la grande Exposition universelle, ont provoqué d’intéressants commentaires de la part d’un artiste éminent, , inspecteur de l’enseignement primaire, dans un rapport lu à la dernière réunion de la Sorbonne.

La Société, sur la proposition de , vote de vives félicitations à pour le soin laborieux et érudit qu’il met à classer les collections lapidaires de notre Musée.

attire l’attention de l’assemblée sur un tableau envoyé par notre compatriote, M. Maurin, élève de l’école des Beaux-Arts, pour le Musée du Puy. Chacun se plaît à reconnaître chez le jeune artiste les qualités éminentes qui lui ont valu déjà à Paris des récompenses élevées.

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3 juillet 1879

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Présidence de .

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Avant de passer à l’ordre du jour, exprime, en quelques mots, les regrets causés au sein de la Société par la mort d’un de nos estimés confrères, , orfèvre, graveur distingué, et proche parent de Rabany-Beauregard, littérateur éminent du commencement du XIX.

dépose sur le bureau plusieurs de ses ouvrages qu’il destine à la bibliothèque de notre ville. De vifs remerciements sont votés au généreux donateur.

donne lecture d’une lettre de annonçant que de l’Agriculture vient d’accorder à la Société une subvention de 2,000 fr. pour le concours départemental de Brioude, et une égale subvention pour le concours des animaux reproducteurs de la race bovine dm Mezenc.

À propos du concours régional de Guéret, rappelle les succès exceptionnels remportés par nos éleveurs du Mezenc et, en particulier, les deux prix d’ensemble accordés à , le sympathique vice-président du Comice agricole. constate, à cette occasion, que les agriculteurs de notre département prennent part à tous les concours régionaux.

À une demande qui leur est adressée par , MM.

et Nicolas répondent qu’ils ont remarqué parmi les instruments agricoles exposés à Guéret, une petite faucheuse dont on pourrait tirer un grand parti dans notre pays.

rappelle le vœu émis par la Société, à sa séance du 6 juin dernier, pour que les Musées de province participent, comme les Musées de Paris, aux largesses de l’État. Grâce au projet de loi déposé sur le bureau de la Chambre des députés par , Parent et P.Bert, ce vœu est sur le point de se réaliser. Ces honorables députés réclament, en effet, une dotation de 200 millions en faveur de certains établissements, et notamment des Musées provinciaux. La commission d’initiative parlementaire, saisie de cette proposition, l’a adoptée et les renseignements qui parviennent journellement à , lui font espérer que les représentants des deux Chambres accueilleront avec bienveillance ce projet. L’honorable Président énumère les sacrifices faits pour le Musée Crozatier, soit par le département, soit par la ville, et estime que ces dépenses considérables (environ 400,000 fr.) sont de nature à décider le gouvernement à nous allouer une large subvention sur les ressources que la proposition précitée mettra à sa disposition.

rend compte d’une visite archéologique qu’il a faite dernièrement dans l’église de Saint-Germain-Laprade. Ce monument, du XII, est fort curieux à étudier. Dans l’un des murs, a trouvé une pierre funéraire romaine dont il donne la description. Il a découvert aussi dans la cour d’une ferme de cette localité une pierre sculptée, qui, au premier abord, paraît avoir servi au culte priapique. Cette pierre trouvée au fond d’un puits, il y a quelques années, sera déposée sous peu au Musée.

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