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Philosophons pour la vie civile et non pour l’école, disait Socrate. Philosophons pour une vie meilleure, en démontrant ici-bas la vérité des grandes vérités éternelles, semble dire à chaque ligne Eznig, ce philosophe arménien du cinquième siècle, si justement célèbre parmi ses compatriotes, et malheureusement resté jusqu’ici inconnu de l’Europe, faute de traduction : malheureusement, disons-nous ; car bien que les Pères des Églises grecque et latine nous offrent de grands et parfaits modèles, nous trouverions dans les Pères de l’Église arménienne, notamment dans Eznig, de sublimes inspirations, des idées neuves et profondes, exprimées dans un style original comme elles, et souvent comme elles grandiose.
Nous n’essayerons point ici d’établir de rapprochement entre les propositions du docteur d’Hippone, surtout au sujet du libre arbitre, et celles du docteur
ce serait assurément un curieux et intéressant parallèle, que nous entreprendrons peut-être plus tard, que nous étendrons même, en comparant les ouvrages de Tertullien, d’Origène, et autres docteurs de l’Église avec l’ouvrage d’Eznig. Nous espérons aussi comparer Eznig avec les auteurs grecs, persans, indous, et tirer de cette comparaison la preuve que l’ouvrage d’Eznig est extrêmement précieux pour la connaissance encore si confuse du pyrisme et des anciens cultes. Mais contentons-nous aujourd’hui de citer, en le traduisant, l’article Eznig, dans le Quadro della Storia letteraria di Armenia (pages 22, 23), par feu monseigneur de Somal, archevêque de Siounik, abbé général des moines arméniens méchitaristes de Saint-Lazare :
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The end
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