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DEUXIÈME ÉDITION
Dans la nuit obscurcie de froides brumes, les murailles lépreuses de l’hospice d’Hautefort se voient à grand’peine. À trente pas du pignon de l’ancien logis des chapelains, tout contre le mur du petit cimetière des pauvres, où dorment tant de générations de misérables que la mort a délivrés, un homme est assis sur ses talons, guettant. Aucune lumière ne passe à travers les barreaux entrecroisés des baies étroites. Nul bruit ne sort de ces vieux bâtiments mal dolés que surmonte le dôme de la chapelle. L’épaisseur des murs étouffe les geignements des vieillards infirmes et grabataires que leur mal tient éveillés. Au dehors, on n’entend que le petit clapotis de l’eau tombant goutte à goutte des toitures mouillées, le « clou ! clou ! » d’une chevesche au-dessus de la salle des malades, et, par moments, un vagissement d’enfançon nouveau-né sortant de dessous le « gipou » de bure du guetteur. Ayant épié longtemps, l’homme se dresse, et, à pas silencieux, comme un loup, s’avance vers le grand portail. À droite de l’entrée, est une grosse pierre montoire ; le quidam y dépose un petit paquet, frappe deux grands coups du lourd heurtoir, et s’ensauve.
Quelques minutes après, on sabote sur le pavé de la cour intérieure. C’est Géry, le vieux domestique de l’hospice, qui vient avec sa lanterne. Il ouvre la porte à grand bruit de ferraille, grogne quelque chose en voyant le paquet, puis le prend et l’emporte.
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The end
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