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Nicette et Milou

Eugène Le Roy · 1901 · Free in the US

148,998 words · about 10 h 26 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1901 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Nicette_et_Milou&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Author
Eugène Le Roy
Language
French
Published
1901
Length
148,998 words · about 10 h 26 min
Sections
32 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (32)
  1. Front matter about 3 h 29 min
  2. 01 about 5 min
  3. 02 about 5 min
  4. 03 about 7 min
  5. 04 about 6 min
  6. 05 about 6 min
  7. 06 about 8 min
  8. 07 about 7 min
  9. 08 about 6 min
  10. 09 about 7 min
  11. 10 about 6 min
  12. 11 about 7 min
  13. 12 about 6 min
  14. 13 about 6 min
  15. 14 about 7 min
  16. 15 about 6 min
  17. Texte entier about 3 h 29 min
  18. 01 about 7 min
  19. 02 about 10 min
  20. 03 about 8 min
  21. 04 about 8 min
  22. 05 about 6 min
  23. 06 about 8 min
  24. 07 about 8 min
  25. 08 about 7 min
  26. 09 about 9 min
  27. 10 about 8 min
  28. 11 about 7 min
  29. 12 about 9 min
  30. 13 about 8 min
  31. 14 about 8 min
  32. 15 about 3 min

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DEUXIÈME ÉDITION

Dans la nuit obscurcie de froides brumes, les murailles lépreuses de l’hospice d’Hautefort se voient à grand’peine. À trente pas du pignon de l’ancien logis des chapelains, tout contre le mur du petit cimetière des pauvres, où dorment tant de générations de misérables que la mort a délivrés, un homme est assis sur ses talons, guettant. Aucune lumière ne passe à travers les barreaux entrecroisés des baies étroites. Nul bruit ne sort de ces vieux bâtiments mal dolés que surmonte le dôme de la chapelle. L’épaisseur des murs étouffe les geignements des vieillards infirmes et grabataires que leur mal tient éveillés. Au dehors, on n’entend que le petit clapotis de l’eau tombant goutte à goutte des toitures mouillées, le « clou ! clou ! » d’une chevesche au-dessus de la salle des malades, et, par moments, un vagissement d’enfançon nouveau-né sortant de dessous le « gipou » de bure du guetteur. Ayant épié longtemps, l’homme se dresse, et, à pas silencieux, comme un loup, s’avance vers le grand portail. À droite de l’entrée, est une grosse pierre montoire ; le quidam y dépose un petit paquet, frappe deux grands coups du lourd heurtoir, et s’ensauve.

Quelques minutes après, on sabote sur le pavé de la cour intérieure. C’est Géry, le vieux domestique de l’hospice, qui vient avec sa lanterne. Il ouvre la porte à grand bruit de ferraille, grogne quelque chose en voyant le paquet, puis le prend et l’emporte.

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