Front matter
Je me pique d’être démocrate de la première force. Depuis notre heureuse révolution je n’avais pas imprimé une seule ligne qui ne fût concernant les affaires du temps. Je me flatte qu’il est sorti de mes presses plus de douze milliers pesant d’injures contre la noblesse, la cour et le clergé, et plus pesant encore d’éloges des admirables opérations de notre auguste Assemblée nationale.
Je suis donc infiniment au-dessus de ces misérables typographes qu’on voit descendre à l’impression de futilités telles que des vers, ou des romans, mais celui-ci, que le hasard a fait tomber dans mes mains, m’a paru pouvoir faire exception, et je me suis d’autant plus volontiers chargé de l’imprimer que le manuscrit ne m’a rien coûté.
Une dame (assez jolie pour une aristocrate, et qui fuyait du côté de la Suisse) l’oublia sur une table de nuit dans une auberge. Il paraît que cette dame en était elle-même l’auteur, car elle avait encore oublié dans le manuscrit, ouvert, un crayon, et jusqu’à cet endroit il y avait, au crayon, plusieurs corrections aux marges et dans les interlignes.
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The end
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