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L’Honneur de souffrir

Anna de Noailles · 1927 · Free in the US

29,123 words · about 2 h 2 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1927 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=L’Honneur_de_souffrir&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Anna de Noailles
Language
French
Published
1927
Length
29,123 words · about 2 h 2 min
Sections
115 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (115)
  1. Front matter about 41 min
  2. Texte entier about 41 min
  3. I. Dans l’âpre solitude où tu vis désormais about 1 min
  4. II. Ainsi la vie ample et savante under 1 min
  5. III. Chaque jour j’entends qu’en silence under 1 min
  6. IV. Puisque mes yeux ont vu les lieux où tu reposes under 1 min
  7. V. Morts qui me fûtes chers, ne soyez pas jaloux under 1 min
  8. VI. Ils ont inventé l’âme afin que l’on abaisse about 1 min
  9. VII. Ébloui, pur, minutieux under 1 min
  10. VIII. Chaque matin m’accable et la couleur de l’air about 1 min
  11. IX. La nuit, lorsque je dors et qu’un ciel inutile under 1 min
  12. X. Nul lit, nulle chambre, nul toit under 1 min
  13. XI. J’ai su la vérité, j’ai vu tout ce qui passe about 1 min
  14. XII. Habitante éthérée et fixe des tombeaux under 1 min
  15. XIII. Vous êtes mort un soir à l’heure où le jour cesse under 1 min
  16. XIV. Vivre, permanente surprise ! under 1 min
  17. XV. En tremblant, mon regard descend under 1 min
  18. XVI. L’ennui, l’affreuse peine admise, et que l’on tait about 1 min
  19. XVII. Chaque être souffrant seul croit qu’il a l’apanage under 1 min
  20. XVIII. Rien ne me touche plus, je me sens morte aussi under 1 min
  21. XIX. Vivre n’est pas un bien. Les clairs instants sont rares about 1 min
  22. XX. Cela fut, et puis disparaît under 1 min
  23. XXI. Je chante. Un chant répond. Mais ce n’est pas l’écho under 1 min
  24. XXII. Sages de tous les temps, de toutes les patries about 1 min
  25. XXIII. Quand vous êtes partis, muets under 1 min
  26. XXIV. Les mots ne sont rien, mais les preuves under 1 min
  27. XXV. À présent la vie est pour moi about 1 min
  28. XXVI. Si l’on songe à tout ce qu’on fit under 1 min
  29. XXVII. Des cœurs furent heureux le jour où tu es né under 1 min
  30. XXVIII. J’étais morte avec toi, retiens-moi dans ta tombe about 1 min
  31. XXIX. Tu n’es plus ; je méprise, en le voyant survivre about 1 min
  32. XXX. Le printemps naît subitement under 1 min
  33. XXXI. Vanité, crainte, amour de soi under 1 min
  34. XXXII. La pensée alanguie et les membres à l’aise under 1 min
  35. XXXIII. Quand je vois les esprits sans hauteur, sans colère under 1 min
  36. XXXIV. Il convient que l’on appelle âme under 1 min
  37. XXXV. Le jour, hymne silencieux under 1 min
  38. XXXVI. Ce n’est pas toujours vous qui me portez secours about 1 min
  39. XXXVII. Ils parlent ; ils ont tous le visage inquiet about 1 min
  40. XXXVIII. Naïvement, innocemment under 1 min
  41. XXXIX. Tu sais si je suis seule, ô toi qui m’as aimée under 1 min
  42. XL. Ô toi qui n’es pas né, vous qui tous êtes morts under 1 min
  43. XLI. J’ai connu la fiévreuse et mordante détresse under 1 min
  44. XLII. En expirant j’entraînerai under 1 min
  45. XLIII. Si l’esprit survivait à la chair, je saurais under 1 min
  46. XLIV. Volupté : pleurs, sanglots, abîme, bonne mort under 1 min
  47. XLV. J’aurais pu ne jamais connaître under 1 min
  48. XLVI. Le temps est bref, les jours sont lents under 1 min
  49. XLVII. Je n’étais pas déraisonnable under 1 min
  50. XLVIII. Mon histoire aux nombreux visages under 1 min
  51. XLIX. Lorsque la mort, succédant à l’ennui under 1 min
  52. L. Un univers inique abolit nos justices under 1 min
  53. LI. Les morts qui m’ont aimée ont vaincu ta beauté about 1 min
  54. LII. Le monde épars s’agrège, et d’un doux mouvement under 1 min
  55. LIII. Sans t’aimer encor, j’aime encor ta voix under 1 min
  56. LIV. Silence, mouvement, arpège under 1 min
  57. LV. Tout de toi me trompe : tu danses under 1 min
  58. LVI. Je crois voir, entendre under 1 min
  59. LVII. Dans cette infinité, dans cette plénitude under 1 min
  60. LVIII. Passant, je te sais gré de l’extrême torture about 1 min
  61. LIX. Ô printemps, jeune passion under 1 min
  62. LX. Chacun de vous, un jour, a refermé la porte about 1 min
  63. LXI. Ma jeunesse n’est pas dans mes chants intrépides under 1 min
  64. LXII. Puisque jamais plus je n’écoute under 1 min
  65. LXIII. La femme, durée infinie under 1 min
  66. LXIV. Dans la douleur rien ne console under 1 min
  67. LXV. Tout posséder, pour mon esprit under 1 min
  68. LXVI. Je n’aurais pas été moi-même under 1 min
  69. LXVII. Ne te résigne pas à la douleur about 1 min
  70. LXVIII. Univers, je t’ai regardé under 1 min
  71. LXIX. Si ta voix m’avait dit : Demeure under 1 min
  72. LXX. J’ai, ce soir, entendu les appels du hautbois under 1 min
  73. LXXI. Je suis où tu es, nulle part under 1 min
  74. LXXII. Un arbre est sous mes yeux, épais, brutal, splendide under 1 min
  75. LXXIII. J’ai quelquefois rêvé, travaillé, sans vous voir under 1 min
  76. LXXIV. L’immobilité sous mon front under 1 min
  77. LXXV. Il m’apparaît soudain que vous aimiez la vie under 1 min
  78. LXXVI. J’ai regardé d’un œil content under 1 min
  79. LXXVII. Hier, j’ai traversé, comme je fais souvent under 1 min
  80. LXXVIII. J’ai tant souffert, je souffre tant under 1 min
  81. LXXIX. Les tombeaux. Tout l’oubli du monde épars under 1 min
  82. LXXX. Jadis je m’aimais under 1 min
  83. LXXXI. L’homme s’attache à l’espérance under 1 min
  84. LXXXII. Chère ombre à qui je parle bas under 1 min
  85. LXXXIII. Ils sont morts, et mon cœur, secret de ma raison under 1 min
  86. LXXXIV. L’enfance est une route ardue under 1 min
  87. LXXXV. Tout est, et pourtant tout n’est rien under 1 min
  88. LXXXVI. Quand on s’est emparé par amour, par puissance under 1 min
  89. LXXXVII. Puisque tu veux laisser survivre under 1 min
  90. LXXXVIII. Je songe à ta main longuement under 1 min
  91. LXXXIX. Que fait l’esprit dont l’homme a l’orgueil ? Nul ne sait under 1 min
  92. XC. Je n’avais jamais rien à dire under 1 min
  93. XCI. J’ai bien servi le dieu sacré de la parole under 1 min
  94. XCII. Votre mort n’a pas été prompte under 1 min
  95. XCIII. Des arènes de fleurs brillant auprès des portes about 1 min
  96. XCIV. Quand j’aurai tout nié, l’azur encor m’émeut about 1 min
  97. XCV. Un subit désarroi court à travers mon sang under 1 min
  98. XCVI. La mémoire loyale et triste under 1 min
  99. XCVII. C’est le jour tiède et mol où naissent les lilas under 1 min
  100. XCVIII. Il faut que je dorme ou que j’aille under 1 min
  101. XCIX. La chambre, volets clos, yeux clos, chères ténèbres about 1 min
  102. C. Le renom, les conseils sages et bons, l’amour about 1 min
  103. CI. Être pâle, muet, immobile, absent, mort about 1 min
  104. CII. Qui se plaint du sommeil ? about 1 min
  105. CIII. Parfois un cri faiblit, nul ne le jette assez under 1 min
  106. CIV. J’ai vu, soudain étrange, ingrate et sans mémoire about 1 min
  107. CV. J’ai dormi, j’ai pendant quelques instants rejoint under 1 min
  108. CVI. Vivre, est-ce de subir un jour, et puis un autre under 1 min
  109. CVII. La neige, d’une chute égale under 1 min
  110. CVIII. J’ai composé dans la souffrance under 1 min
  111. CIX. L’esprit net et le cœur hagard under 1 min
  112. CX. Lorsque déjà leur vie est affligeante et vaine under 1 min
  113. CXI. De quoi t’ai-je, en ce jour, frustré, cœur endormi about 1 min
  114. CXII. La rue a ce matin les teintes délicates under 1 min
  115. CXIII. De qui pourrais-je dire under 1 min

Continue:

Front matter

— Dans l’âpre solitude où tu vis désormais, Faut-il que jamais plus nul désir ne pénètre ?

— Je suis seule, en effet, et suis digne de l’être. J’habite la ténèbre où sont ceux que j’aimais.

— Que fais-tu des vivants ? — Plutôt que de descendre À des choix moins parfaits, je préfère les cendres.

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