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Histoire de l’abbaye des Écharlis

Edmond Régnier · 1913 · Free in the US

114,399 words · about 8 h 1 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1913 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Histoire_de_l’abbaye_des_Écharlis&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Edmond Régnier
Language
French
Published
1913
Length
114,399 words · about 8 h 1 min
Sections
10 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (10)
  1. Front matter about 2 h 40 min
  2. 1 about 15 min
  3. Texte entier about 2 h 40 min
  4. 2 about 16 min
  5. 3 about 16 min
  6. 4 about 20 min
  7. 5 about 16 min
  8. 6 about 24 min
  9. 7 about 23 min
  10. 8 about 31 min

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Par M. l’abbé Edmond Régnier

On sait que le xii siècle a vu naître de nombreux monastères. L’abbaye de Cîteaux, près de Dijon, fondée en 1098, donna naissance à quatre grands monastères : La Ferté (Saône-et-Loire) 1113, Pontigny (Yonne) 1114, Clairvaux (Aube) 1115, Morimont (Haute-Marne) 1115. Chacun d’eux en fonda de nombreux autres : Clairvaux, à lui seul, compta 385 maisons.

Parmi les abbayes moins célèbres se trouve celle des Echarlis située à 1.500 mètres du bourg de Villefranche-Saint-Phal. On ne peut établir exactement la date de sa fondation. La Gallia christiana la fait remonter à 1120 ou 1125, Gaignières et Baluze à 1128 et Dom Choppin à 1129. D’après Salomon, auteur d’une notice sur l’abbaye des Écharlis, parue» en 1852, dans le Bulletin de la Société des Sciences de l’Yonne, ce monastère aurait été fondé dans les premières années du xii siècle, mais n’aurait pris de l’importance qu’en 1120 ou 1125. Il s’appuie sur une petite charte de Guillaume, comte de Joigny, constatant que Gérard de Chanle (Champlay, près de Joigny) a donné à l’église des Écharlis 6 arpents de pré près de Champlay et 10 sols de cens. Il date cette charte de 1108, mais c’est une erreur. En examinant cette date, on trouve 1128 ou 1198, Il est très probable, cependant, que ce monastère fut fondé au commencement du xii siècle, avant Pontigny. Le fondateur aurait, en effet, demandé à cette abbaye d’envoyer des religieux aux Écharlis, comme Milon de Courtenay le flit en 1124 pour Fontainejean (Loiret). On verra qu’il n’a pas fait venir des moines de La Ferté, comme le veut la Gallia christiana, ni d’autres monastères, et c’est à tort que Gaignières nomme les Écharlis « première fille de Fontenay », ou que de nombreux actes font suivre leur nom de ces mots : « Filiation de Clairvaux. » On ne peut les affirmer postérieurs à ces abbayes. De plus, l’importance qu’ils ont vers 1132 et qui force le troisième abbé, Guillaume, à transférer le monastère, suppose bien une vingtaine d’années d’existence « Post longum autem tempus, » Enfin Séguin qui, vers 1136, poursuit Guillaume à ce sujet, n’était point né quand son père fonda l’abbaye. Il doit avoir plus de 20 ans pour engager lui même ce procès. Les Écharlis remontent donc aux premières années du XII.

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