Read here

Éthique, Droit et Politique

Arthur Schopenhauer · 1909 · Free in the US

142,368 words · about 9 h 58 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1909 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Éthique,_Droit_et_Politique&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Language
French
Published
1909
Length
142,368 words · about 9 h 58 min
Sections
8 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (8)
  1. Front matter about 3 h 19 min
  2. Texte entier about 3 h 19 min
  3. Préface du traducteur about 24 min
  4. Éthique about 59 min
  5. Droit et Politique about 42 min
  6. Philosophie du droit about 19 min
  7. Sur l’éducation about 9 min
  8. Observations psychologiques about 46 min

Continue:

Front matter

Arthur Schopenhauer : Esthétique et métaphysique.

Le présent volume des Parerga et Paralipomena ne se prête pas par sa nature, comme les trois précédents, à une étude préliminaire biographique ou historique ; nous en avons d’ailleurs déjà dit assez à ce double point de vue, pour mettre en une lumière suffisante la figure originale et complexe de Schopenhauer, et pour situer dans son milieu exact l’œuvre dont nous avons entrepris la traduction. Les matières renfermées dans le volume actuel : éthique, droit, politique, éducation, le tout couronné par des observations psychologiques, parlent d’elles-mêmes, et il y aurait quelque puérilité à dévider de trop longs commentaires à leur sujet. Ce qu’on peut toutefois faire ici, c’est mettre en relief certaines vues fondamentales, signaler spécialement certaines idées d’un intérêt spéculatif ou pratique.

Un soir, Schopenhauer se promenait sur la route avec son ami le Dr Wilhelm Gwinner, son futur biographe. Les étoiles brillaient au ciel, et Vénus resplendissait d’un éclat tout particulier. Gwinner, contemplant la planète, devint tout à coup lyrique, et se mit à évoquer le souvenir des âmes que Dante y a placées comme dans un port de salut béni ; puis, son imagination travaillant, il demanda au vieux philosophe s’il n’était pas d’avis qu’il y avait là aussi des êtres vivants, mais doués d’une existence plus parfaite que la nôtre. Schopenhauer répondit qu’il ne le croyait pas ; une organisation supérieure à celle des humains ne pouvait, selon lui, avoir la « volonté de vivre ». Il pensait que la série ascendante vers la vie se terminait à l’homme, dernier terme de ce progrès qui lui apparaissait comme un fait si effroyable ; puis, s’exaltant insensiblement : « Croyez-vous, dit-il, qu’un être supérieur à nous voulût continuer un seul jour cette triste comédie de la vie ? Cela est bon pour des hommes ; des génies ou des dieux s’y refuseraient ».

The opening of the book is shown; the full text loads in the reader.

Loading the full text…