Le Roman Comique (part 4 of 4)
[Note 432: Cette histoire, comme on peut le voir à l'une des pages suivantes, se passe à l'époque du siége de La Rochelle, c'est-à-dire en 1627. A cette époque, les duels, en effet, étoient des plus fréquents, et souvent pour des motifs tout aussi futiles que celui qui est mentionné plus loin; on se battoit pour un oui, pour un non, pour rien du tout. Il y avoit encore de ces raffinés d'honneur qui avoient surtout fleuri sous le règne de Henri IV, «gens, dit d'Aubigné, qui se vattent pour un clin d'uil, si on ne les salue que par acquit, pour une fredur, si le manteau d'un autre touche le lur, si on crache à quatre pieds d'ux..., sur un rapport, vien qu'il se troube faux.» (Le Bar. de Fæn., éd. Jannet, I, 9.) Cela étoit devenu une affaire de mode et de bon ton, tellement que les laquais même, dit Sauval, se portoient sur le pré. On sait avec quelle rigueur Richelieu fut obligé de sévir contre ce cruel et frénétique divertissement, et comment il punit Bouteville de lui avoir désobéi. La fureur des duels étoit telle, d'après Savaron, qu'en vingt ans huit mille lettres de grâce avoient été octroyées à des gens qui avoient tué leurs adversaires en champ-clos (Traité contre les duels, 1612). «Un gentilhomme, dit Sorel, n'estoit point prisé s'il ne s'estoit battu en duel.» (Franc., VII.) Et quelques pages plus loin il revient encore sur cet engouement des combats singuliers. Louis XIV lui-même avoit eu velléité d'envoyer un cartel à l'empereur Léopold. (Lettres de Pellisson.) V. aussi ce que dit de la même manie le cavalier Marin dans sa Lettre sur les moeurs parisiennes. C'étoit un dernier reste des usages de la chevalerie, entretenu par l'habitude des guerres civiles.]
Il laissa passer quelques jours sans la voir, croyant de pouvoir etouffer cette passion; mais elle avoit pris de trop profondes racines, ce qui l'obligea à retourner la voir. Il ne fut pas plutôt entré dans la maison qu'elle en sortit et alla se mettre en une compagnie de filles du voisinage, où il la suivit, après avoir fait des plaintes au père et à la mère du mauvais traitement que lui faisoit leur fille, sans lui en avoir donné aucun sujet; de quoi ils temoignèrent être marris, et lui promirent de la rendre plus sociable. Mais comme elle etoit fille unique, ils n'osèrent lui contredire, ni la presser sur cette matière-là, se contentant de lui remontrer doucement le tort qu'elle avoit de traiter ce jeune homme avec tant de rigueur, après avoir temoigné de l'aimer. A tout cela elle ne repondoit rien, et continuoit dans sa mauvaise humeur: car, quand il vouloit approcher d'elle, elle changeoit de place; et il la suivoit, mais elle le fuyoit toujours, en sorte qu'un jour il fut obligé, pour l'arrêter, de la prendre par la manche de son corps de jupe, dont elle cria, lui disant qu'il avoit froissé ses bouts de manche, et que s'il y retournoit, qu'elle lui donneroit un soufflet, et qu'il feroit beaucoup mieux de la laisser. Enfin, tant plus il s'empressoit pour l'accoster, plus elle faisoit de diligence pour le fuir; et quand on alloit à la promenade, elle aimoit mieux aller seule que de lui donner la main. Si elle etoit dans un bal et qu'il la voulût prendre pour la faire danser, elle lui faisoit affront, disant qu'elle se trouvoit mal, et à même temps elle dansoit avec un autre. Elle en vint jusqu'à lui susciter des querelles, et elle fut cause que par quatre fois il se porta sur le pré, d'où il sortit toujours glorieusement, ce qui la faisoit enrager, au moins en apparence. Tous ces mauvais traitemens n'etoient que jeter de l'huile sur la braise, car il en etoit toujours plus transporté et ne relâchoit point du tout de ses visites. Un jour il crut que sa perseverance l'avoit un peu adoucie, car elle se laissa approcher de lui et ecouta attentivement les plaintes qu'il lui fit de son injuste procedé, en telles ou semblables paroles: «Pourquoi fuyez-vous celui qui ne sçauroit vivre sans vous? Si je n'ai pas assez de merite pour être souffert de vous, au moins considerez l'excès de mon amour et la patience que j'ai à endurer toutes les indignités dont vous usez envers moi, qui ne respire qu'à vous faire paroître à quel point je suis à vous.--Eh bien! lui repondit-elle, vous ne me le sçauriez mieux persuader qu'en vous eloignant de moi; et, parceque vous ne le pourriez pas faire si vous demeuriez en cette ville, s'il est vrai, comme vous dites, que j'aie quelque pouvoir sur vous, je vous ordonne de prendre parti dans les troupes qu'on lève; quand vous aurez fait quelques campagnes, peut-être me trouverez-vous plus flexible à vos desirs. Ce peu d'esperance que je vous donne vous y doit obliger; sinon, perdez-la tout à fait.» Alors elle tira une bague de son doigt, la lui presenta en lui disant: «Gardez cette bague, qui vous fera souvenir de moi, et je vous defends de me venir dire adieu; en un mot ne me voyez plus.» Elle souffrit qu'il la saluât d'un baiser, et le laissa, passant dans une autre chambre, dont elle ferma la porte.
Ce miserable amant prit congé du père et de la mère, qui ne purent contenir leurs larmes et qui l'assurèrent de lui être toujours favorables pour ce qu'il souhaitoit. Le lendemain il se mit dans une compagnie de cavalerie qu'on levoit pour le siége de La Rochelle. Comme elle lui avoit defendu de la plus voir, il n'osa pas l'entreprendre; mais, la nuit devant le jour de son depart, il lui donna des serenades, à la fin desquelles il chanta cette complainte, qu'il accorda aux tristes et doux accens de son luth, en cette sorte:
Iris, maîtresse inexorable, Sans amour et sans amitié, Helas! n'auras-tu point pitié D'un si fidèle amant que tu rends miserable?
Seras-tu toujours inflexible? Ton coeur sera-t-il de rocher? Ne le pourrai-je point toucher? Ne sera-t-il jamais à mon amour sensible?
Je t'obéis, fille cruelle; Je te dis le dernier adieu; Jamais, dedans ce triste lieu, Tu ne verras de moi que mon coeur trop fidèle.
Lorsque mon corps sera sans ame, Quelque mien ami l'ouvrira, Et mon coeur il en sortira Pour t'en faire un present où tu verras ma flamme.
Cette capricieuse fille s'etoit levée et avoit ouvert le volet d'une fenêtre, n'ayant laissé que la vitre, au travers de laquelle elle se fit ouïr, faisant un si grand eclat de rire que cela acheva de desesperer le pauvre Saint-Germain, lequel voulut dire quelque chose; mais elle referma le volet en disant tout haut: «Tenez votre promesse pour votre profit»; ce qui l'obligea à se retirer. Il partit quelques jours après avec la compagnie, qui se rendit au camp de La Rochelle, là où, comme vous avez pu sçavoir, le siége fut fort opiniâtre, le roi à l'attaquer et les assiegés à se defendre. Mais enfin il fallut se rendre à la discretion d'un monarque auquel les vents et les elemens rendoient obeissance.
Après que la ville fut rendue, on licencia plusieurs troupes, du nombre desquelles fut la compagnie où etoit Saint-Germain, lequel s'en retourna à Vitré, où il ne fut pas plutôt qu'il alla voir sa rigoureuse Marguerite, laquelle souffrit d'en être saluée; mais ce ne fut que pour lui dire que son retour etoit bien prompt, et qu'elle n'etoit pas encore disposée à le souffrir, et qu'elle le prioit de ne la point voir. Il lui repondit ces tristes paroles: «Il faut avouer que vous êtes une dangereuse personne, et que vous ne desirez que la mort du plus fidèle amant qui soit au monde: car vous m'avez par quatre fois procuré des moyens d'eprouver sa rigueur, quoique glorieusement, mais qui eût pourtant eté pour moi très funeste. Je la suis allé chercher là où des plus malheureux que moi l'ont fatalement trouvée, sans que je l'aie jamais pu rencontrer; mais, puisque vous la desirez avec tant d'ardeur, je la chercherai en tant de lieux qu'à la fin elle sera obligée de me satisfaire pour vous contenter; mais peut-être ne pourrez-vous pas vous empêcher de vous repentir de me l'avoir causée, car elle sera d'un genre si etrange que vous en serez touchée de pitié. Adieu donc, la plus cruelle qui soit dans l'univers.» Il se leva et la vouloit laisser, quand elle l'arrêta pour lui dire qu'elle ne souhaitoit du tout point sa mort, et que, si elle lui avoit procuré des combats, ce n'avoit eté que pour avoir des preuves certaines de sa valeur, et afin qu'il fût plus digne de la posseder; mais qu'elle n'etoit pas encore en etat de souffrir sa recherche; que peut-être le temps la pourroit adoucir. Et elle le laissa sans lui en dire davantage. Ce peu d'esperance l'obligea à user d'un moyen qui pensa tout gâter, qui fut de lui donner de la jalousie. Il raisonnoit en lui-même que, puisqu'elle avoit encore quelque bonne volonté pour lui, elle ne manqueroit pas d'en prendre s'il lui en donnoit le sujet. Il avoit un camarade qui avoit une maîtresse dont il etoit autant cheri que lui etoit maltraité de la sienne. Il le pria de souffrir qu'il accostât cette bonne maîtresse, et que lui pratiquât la sienne pour voir quelle mine elle tiendroit. Son camarade ne voulut pas lui accorder sans en avoir averti sa maîtresse, laquelle y consentit. La première conversation qu'ils eurent ensemble (car ces deux filles n'etoient guère l'une sans l'autre), ces deux amans firent echange: car Saint-Germain approcha de la maîtresse de son camarade, lequel accosta cette fière Marguerite, laquelle le souffrit fort agréablement. Mais, quand elle vit que les autres rioient, elle s'imagina que ce changement etoit concerté, de quoi elle entra en de si furieux transports qu'elle dit tout ce qu'une amante irritée peut dire en cas pareil. Elle fut outrée à tel point qu'elle laissa la compagnie en versant beaucoup de larmes; ce qui fit que cette obligeante maîtresse alla auprès d'elle et lui remontra le tort qu'elle avoit d'en user de la sorte; qu'elle ne pouvoit esperer plus de bonheur que la recherche d'un si honnête homme et si passionné pour elle, et que sa politique etoit tout à fait extraordinaire et inusitée entre des amans; qu'elle pouvoit bien voir de quelle manière elle en usoit avec le sien; qu'elle apprehendoit si fort de le desobliger qu'elle ne lui avoit jamais donné aucun sujet de se rebuter. Tout cela ne fit aucun effet sur l'esprit de cette bizarre Marguerite, ce qui jeta le malheureux Saint-Germain dans un si furieux desespoir qu'il ne chercha depuis que des occasions de faire paroître à cette cruelle la violence de son amour par quelque sinistre mort, comme il la pensa trouver: car, un soir que lui et sept de ses camarades sortoient d'un cabaret ayant tous l'epée au côté, ils firent rencontre de quatre gentilshommes dont il y en avoit un qui etoit capitaine de cavalerie, lesquels leur voulurent disputer le haut du pavé dans une rue etroite où ils passoient; mais ils furent contraints de ceder, en disant que leur nombre seroit bientôt egal, et du même pas allèrent prendre quatre ou cinq autres gentilshommes, lesquels se mirent à chercher ceux qui les avoient fait quitter le haut du pavé, et qu'ils rencontrèrent dans la Grande-Rue. Comme Saint-Germain s'etoit le plus avancé dans la dispute, il avoit eté remarqué par ce capitaine à son chapeau bordé d'argent, qui brilloit dans l'obscurité; aussi, dès qu'il l'eut remarqué, il s'adressa à lui en lui donnant un coup de coutelas sur la tête qui lui coupa son chapeau et une partie du crâne. Ils crurent qu'il etoit mort et qu'ils etoient assez vengés, ce qui les fit retirer, et les compagnons de Saint-Germain songèrent moins à aller après ces braves qu'à le relever. Il etoit sans pouls et sans mouvement, ce qui les obligea à l'emporter à sa maison, où il fut visité par les chirurgiens, qui lui trouvèrent encore de la vie. Ils le pansèrent, remirent le crâne et mirent le premier appareil.
La première dispute avoit causé de la rumeur dans le voisinage; mais ce coup fatal y en apporta bien davantage. Tous les voisins se levèrent, et chacun en parloit diversement, mais tous concluoient que Saint-Germain etoit mort. Le bruit en alla jusques à la maison de cette cruelle Marguerite, laquelle se leva aussitôt du lit et s'en alla en deshabillé chez son galant, qu'elle trouva en l'etat où je viens de vous le representer. Quand elle vit la mort peinte sur son visage, elle tomba evanouie, en telle sorte que l'on eut peine à la faire revenir. Quand elle fut remise, tous ceux du voisinage l'accusèrent de ce desastre, et lui representèrent que, si elle l'eût souffert auprès d'elle, elle auroit evité cet accident. Alors elle se mit à arracher ses cheveux et à faire des actions d'une personne touchée de douleur. Ensuite elle le servit avec une telle assiduité (tout le temps qu'il fut hors de connoissance) qu'elle ne se depouilla ni coucha pendant ce temps-là, et ne permit pas à ses propres soeurs de lui rendre aucun service. Quand il commença à connoître, l'on jugea que sa presence lui seroit plus prejudiciable qu'utile, pour les raisons que vous pouvez entendre. Enfin il guerit, et, quand il fut en parfaite convalescence, on le maria avec sa Marguerite, au grand contentement des parens, et beaucoup plus des mariés.
Après que Leandre eut fini son histoire, ils retournèrent à la ville, où etant ils soupèrent, et, après avoir un peu veillé, l'on coucha les epousés.
Ces mariages avoient eté faits à petit bruit, ce qui fut cause qu'ils n'eurent point de visites ce jour-là, ni le lendemain; mais deux jours après ils en furent tellement accablés qu'ils avoient peine à trouver quelques momens de relâche pour etudier leurs rôles: car tout le beau monde les vint feliciter, et durant huit jours ils reçurent des visites. Après la fête passée, ils continuèrent leur exercice avec plus de quietude, excepté Ragotin, lequel se precipita dans l'abîme du desespoir, comme vous allez voir dans ce dernier chapitre.
CHAPITRE XVII.
Desespoir de Ragotin et fin du Roman comique.
La Rancune, se voyant hors d'esperance de reussir en l'amour qu'il portoit à l'Etoile, aussi bien que Ragotin, se leva de bonne heure et alla trouver le petit homme, qu'il trouva aussi levé et qui ecrivoit, lequel lui dit qu'il faisoit sa propre epitaphe. «Eh quoi! dit la Rancune, l'on n'en fait que pour les morts, et vous êtes encore en vie! Et ce que je trouve le plus etrange, c'est que vous-même la faites!--Oui, dit Ragotin, et je vous la veux faire voir.»
Il ouvrit le papier, qu'il avoit plié, et lui fit lire ces vers:
Ci gît le pauvre Ragotin, Lequel fut amoureux d'une très belle Etoile Que lui enleva le Destin, Ce qui lui fit faire promptement voile En l'autre monde, où il sera Autant de temps qu'il durera. Pour elle il fit la comedie Qu'il achève aujourd'hui par la fin de sa vie.
«Voilà qui est magnifique, dit la Rancune, mais vous n'aurez pas la satisfaction de la voir dessus votre sepulture: car l'on dit que les morts ne voient ni n'entendent rien.--Ha! dit Ragotin, que vous êtes en partie cause de mon desastre! car vous me donniez toujours de grandes esperances de flechir cette belle, et vous sçaviez bien tout le secret.» Alors la Rancune lui jura serieusement qu'il n'en sçavoit rien positivement, mais qu'il s'en doutoit, comme il lui avoit dit, quand il lui conseilloit d'etouffer cette passion, lui remontrant que c'etoit la plus fière fille du monde. «Et il semble (ajouta-t-il) que la profession qu'elle fait doive licencier les femmes et les filles de cet orgueil, qui est ordinaire à celles d'autres condition. Mais il faut avouer qu'en toutes les caravanes de comediens l'on n'en trouvera point une si retenue et qui ait tant de vertu; et elle a mis Angelique à ce pli-là, car de son naturel elle a une autre pente, et son enjouement le temoigne assez. Mais enfin il faut que je vous decouvre une chose que je vous ai tenue cachée jusqu'à present: c'est que j'etois aussi amoureux d'elle que vous, et je ne sçais qui seroit l'homme qui, après l'avoir pratiquée comme j'ai fait, s'en seroit pu empêcher. Mais, comme je me vois hors d'esperance aussi bien que vous, je suis resolu de quitter la troupe, d'autant qu'on y a reçu le frère de la Caverne. C'est un homme qui ne sçauroit faire d'autres personnages que ceux que je représente, et ainsi l'on me congediera sans doute; mais je ne veux pas attendre cela, je les veux prevenir et m'en aller à Rennes trouver la troupe qui y est, où je serai assurement reçu, puisqu'il y manque un acteur.» Alors Ragotin lui dit: «Puisque vous etiez frappé d'un même trait, vous n'aviez garde de parler pour moi à l'Etoile.» Mais la Rancune jura comme un demon qu'il etoit homme d'honneur et qu'il n'avoit pas laissé de lui en faire des ouvertures; mais, comme il lui avoit dejà dit, elle n'avoit jamais voulu ecouter. «Eh bien! dit Ragotin, vous avez resolu de quitter la troupe, et moi aussi. Mais je veux bien faire un plus grand abandonnement, car je veux quitter tout à fait le monde.» La Rancune ne fit point de reflexion sur son epitaphe, qu'il lui avoit baillée; il crut seulement qu'il avoit fait resolution d'entrer dans un couvent, ce qui fut cause qu'il ne prit point garde à lui, ni n'en avertit personne que le poète, auquel il en bailla une copie.
Quand Ragotin fut seul, il songea au moyen qu'il pourroit tenir pour sortir du monde. Il prit un pistolet, qu'il chargea, et y mit deux balles pour s'en donner dans la tête; mais il jugea que cela feroit trop de bruit. Ensuite il mit la pointe de son épée contre sa poitrine, dont la piqûre lui fit mal, ce qui l'empêcha de l'enfoncer. Enfin il descendit à l'ecurie cependant que les valets dejeunoient. Il prit des cordes qui etoient attachées au bât d'un cheval de voiture et en accommoda une au râtelier et la mit autour de son cou; mais, quand il voulut se laisser aller, il n'en eut pas le courage et attendit que quelqu'un entrât. Il y arriva un cavalier etranger, et alors il se laissa aller, tenant toujours un pied sur le bord de la crèche. Pourtant, s'il y fût demeuré long-temps, il se seroit enfin etranglé. Le valet d'etable, qui etoit descendu pour prendre le cheval du cavalier, voyant Ragotin ainsi pendu, le crut mort, et cria si fort que tous ceux du logis descendirent. On lui ôta la corde du cou et on le fit revenir, ce qui fut assez facile. On lui demanda quel sujet il avoit de prendre une si etrange resolution; mais il ne le voulut pas dire. Alors la Rancune tira à part mademoiselle de l'Etoile (que je pourrois appeler mademoiselle du Destin, mais, etant si près de la fin de ce roman, je ne suis point d'avis de lui changer de nom), à laquelle il decouvrit tout le mystère, de quoi elle fut fort etonnée. Mais elle le fut bien davantage quand ce mechant homme fut assez temeraire pour lui dire qu'il etoit aux mêmes termes, mais qu'il ne prenoit pas une si sanglante resolution, se contentant de demander son congé. A tout cela elle ne repondit pas une parole, et le laissa.
Quelque peu de temps après, Ragotin declara à la troupe le dessein qu'il avoit d'accompagner le lendemain M. de Verville et de se retirer au Mans. Cette circonstance fit que tous y consentirent; ce qu'ils n'eussent pas fait s'il eût voulu s'en aller seul, attendu ce qui etoit arrivé. Ils partirent le lendemain de bon matin, après que monsieur de Verville eut fait mille protestations de continuation d'amitié aux comediens et comediennes, et principalement au Destin, qu'il embrassa, lui temoignant la joie qu'il avoit de voir l'accomplissement de ses desirs. Ragotin fit un grand discours en forme de compliment, mais si confus que je ne le mets point ici. Quand ils furent au point de partir, Verville demanda si les chevaux avoient bu; le valet d'etable repondit qu'il etoit trop matin, et qu'ils les pourroient faire boire en passant la rivière. Ils montèrent à cheval après avoir pris congé de M. de la Garouffière, lequel s'etoit aussi disposé à partir, et qui fut civilement remercié par les nouveaux mariés de la peine qu'il s'etoit donnée de venir de si loin pour honorer leurs noces de sa presence. Après cent protestations de services reciproques, il monta à cheval, et la Rancune le suivit, lequel, nonobstant son insensibilité, ne put pas empêcher le cours de ses larmes, qui attirèrent celles du Destin, se ressouvenant (nonobstant le naturel farouche de la Rancune) des services qu'il lui avoit rendus, et principalement à Paris sur le Pont-Neuf, lorsqu'il y fut attaqué et volé par la Rappinière. Quand Verville et Ragotin eurent passé les ponts, ils descendirent à la rivière pour faire boire leurs chevaux; Ragotin s'avança par un endroit où il y avoit une rive taillée, où son cheval broncha si rudement, que le petit bout d'homme perdit les etriers et sauta par dessus la tête du cheval dans la rivière, qui etoit fort profonde en cet endroit-là. Il ne sçavoit pas nager, et, quand il l'auroit sçu, l'embarras de sa carabine, de son epée et de son manteau l'auroient fait demeurer au fond, comme il fit. Un des valets de Verville etoit allé prendre le cheval de Ragotin, qui etoit sorti de l'eau, et un autre se depouilla promptement et se jeta dans la rivière au lieu où il etoit tombé; mais il le trouva mort. L'on appela du monde, et on le sortit. Cependant Verville envoya avertir les comediens de ce malheur, et à même temps son cheval. Tous y accoururent, et, après avoir plaint son sort, ils le firent enterrer dans le cimetière d'une chapelle de sainte Catherine, qui n'est guère eloignée de la rivière.
Cet evenement funeste verifie bien le proverbe commun: Qui a pendre n'a pas noyer. Ragotin n'avoit pas le premier, puisqu'il ne put s'etrangler; mais il avoit le second, puisqu'il fut effectivement noyé.
Ainsi finit ce petit bout d'avocat comique, dont les aventures, disgrâces, accidens, et la funeste mort, seront dans la memoire des habitans du Mans et d'Alençon, aussi bien que les faits heroïques de ceux qui composoient cette illustre troupe. Roquebrune, voyant le corps mort de Ragotin, dit qu'il falloit changer deux vers à son epitaphe, dont la Rancune lui avoit baillé une copie, comme je vous ai dejà dit, et qu'il falloit la mettre comme il s'ensuit:
Ci gît le pauvre Ragotin, Lequel fut amoureux d'une très belle Etoile Que lui enleva le Destin, Ce qui lui fit faire promptement voile En l'autre monde sans bateau; Pourtant il y alla par eau. Pour elle il fit la comedie Qu'il achève aujourd'hui par la fin de sa vie.
Les comediens et comediennes s'en retournèrent à leur logis, et continuèrent leur exercice avec l'admiration ordinaire.
FIN DU TOME SECOND.
TABLE DES MATIÈRES du ROMAN COMIQUE
TOME Ier.
INTRODUCTION.--Du roman comique, satirique et bourgeois, au XVIIe siècle, et en particulier du Roman comique de Scarron.
PREMIÈRE PARTIE.
Au coadjuteur, c'est tout dire. Au lecteur scandalisé des fautes d'impression qui sont dans mon livre.
CHAPITRE Ier.--Une troupe de comediens arrive dans la ville du Mans.
CHAP. II.--Quel homme etoit le sieur de la Rappinière.
CHAP. III.--Le déplorable sucées qu'eut la comédie.
CHAP. IV.--Dans lequel on continue à parler du sieur la Rappinière, et de ce qui arriva la nuit en sa maison.
CHAP. V.--Qui ne contient pas grand'chose.
CHAP. VI.--L'aventure du pot de chambre; la mauvaise nuit que la Rancune donna à l'hôtellerie; l'arrivée d'une partie de la troupe; mort de Doguin, et autres choses mémorables.
CHAP. VII.--L'aventure des brancards.
CHAP. VIII.--Dans lequel on verra plusieurs choses necessaires à savoir pour l'intelligence du présent livre.
CHAP. IX.--Histoire de l'amante invisible.
CHAP. X.--Comment Ragotin eut un coup de busc sur les doigts.
CHAP. XI.--Qui contient ce que vous verrez si vous prenez la peine de le lire.
CHAP. XII.--Combat de nuit.
CHAP. XIII.--Plus long que le precedent. Histoire de Destin et de mademoiselle de l'Etoile.
CHAP. XIV.--Enlevement du curé de Domfront.
CHAP. XV.--Arrivée d'un operateur dans l'hôtellerie; suite de l'histoire de Destin et de l'Etoile; serenade.
CHAP. XVI.--L'ouverture du theâtre, et autres choses qui ne sont pas de moindre consequence.
CHAP. XVII.--Le mauvais succès qu'eut la civilité de Ragotin.
CHAP. XVIII.--Suite dé l'histoire de Destin et de l'Etoile.
CHAP. XIX.--Quelques reflexions qui ne sont pas hors de propos; nouvelle disgrâce de Ragotin, et autres choses, que vous lirez s'il vous plaît.
CHAP. XX.--Le plus court du present livre. Suite du trebuchement de Ragotin, et quelque chose de semblable qui arriva à Roquebrune.
CHAP. XXI.--Qui peut-être ne sera pas trouvé fort divertissant.
CHAP. XXII.--A trompeur trompeur et demi.
CHAP. XXIII.--Malheur imprevu qui fut cause qu'on ne joua point la comédie.
SECONDE PARTIE.
CHAP. Ier.--Qui ne sert que d'introduction aux autres.
CHAP. II.--Des bottes.
CHAP. III.--L'histoire de la Caverne.
CHAP. IV.--Le Destin trouve Leandre.
CHAP. V.--Histoire de Leandre.
CHAP. VI.--Combat à coups de poings; mort de l'hôte, et autres choses memorables.
CHAP. VII.--Terreur panique de Ragotin, suivie de disgrâces; aventure du corps mort; orage de coups de poings, et autres accidens surprenans dignes d'avoir place en cette véritable histoire.
CHAP. VIII.--Ce qui arriva du pied de Ragotin.
CHAP. IX.--Autre disgrâce de Ragotin.
CHAP. X.--Comment madame Bouvillon ne put resister à une tentation et eut une bosse au front.
CHAP. XI.--Des moins divertissans du présent volume.
CHAP. XII.--Qui divertira peut-être aussi peu que le precedent.
CHAP. XIII.--Mechante action du sieur de la Rappinière.
TOME II.
CHAP. XIV.--Le juge de sa propre cause.
CHAP. XV.--Effronterie du sieur de la Rappinière.
CHAP. XVI.--Disgrâce de Ragotin.
CHAP. XVII.--Ce qui se passa entre le petit Ragotin et le grand Baguenodière.
CHAP. XVIII.--Qui n'a pas besoin de titre.
CHAP. XIX.--Les deux frères rivaux.
CHAP. XX--De quelle façon le sommeil de Ragotin fut interrompu.
TROISIÈME PARTIE.
CHAP. Ier.--Qui fait l'ouverture de cette troisième partie.
CHAP. II.--Où vous verrez le dessein de Ragotin.
CHAP. III.--Dessein de Leandre, harangue et reception de Ragotin à la troupe comique.
CHAP. IV.--Départ de Leandre et de la troupe comique pour aller à Alençon; disgrâce de Ragotin.
CHAP. V.--Ce qui arriva aux comédiens entre Vivain et Alençon; autre disgrâce de Ragotin.
CHAP. VI.--Mort de Saldagne.
CHAP. VII.--Suite de l'histoire de la Caverne.
CHAP. VIII.--Fin de l'histoire de la Caverne.
CHAP. IX.--La Rancune desabuse Ragotin sur le sujet de l'Etoile, et l'arrivée d'un carrosse plein de noblesse, et autres aventures de Ragotin.
CHAP. X.--Histoire du prieur de Saint-Louis et l'arrivée de M. de Verville.
CHAP. XI.--Resolution des mariages du Destin avec l'Etoile et de Leandre avec Angelique.
CHAP. XII.--Ce qui arriva au voyage de la Fresnaye; autre disgrâce de Ragotin.
CHAP. XIII.--Suite et fin de l'histoire du prieur de Saint-Louis.
CHAP. XIV.--Retour de Verville, accompagné de M. de la Garouffière; mariage des comédiens et comédiennes; autre disgrâce de Ragotin.
CHAP. XV.--Histoire des deux jalouses.
CHAP. XVI.--Histoire de l'amante capricieuse.
CHAP. XVII.--Désespoir de Ragotin et fin du Roman comique.
FIN DE LA TABLE.
CATALOGUE DE LA BIBLIOTHÈQUE ELZEVIRIENNE Et des autres ouvrages DU FONDS DE P. JANNET
A PARIS Chez P. Jannet, Libraire Rue de Richelieu, 15
Juin 1857
TABLE DES MATIÈRES.
Avertissement. Théologie. Morale. Beaux-Arts. Belles-Lettres: I Linguistique. II Poésie. III Théâtre. IV Romans. V Contes et Nouvelles. VI Facéties. VII Polygraphes et Mélanges. Histoire: I Voyages. II Histoire de France (Collection générale de Chroniques et Mémoires). III Histoire étrangère. Ouvrages de différents formats. La Propriété littéraire et artistique, Courrier de la librairie. Manuel de l'amateur d'estampes. Recueil de Maurepas. La Muse historique de Loret. Library of old authors.
Tous les volumes de la Bibliothèque elzevirienne se vendent reliés en percaline, non rognés et non coupés, sans augmentation de prix.
Il a été tiré de chaque volume quelques exemplaires sur papier fort, qui se vendent le double du prix des exemplaires ordinaires.
AVERTISSEMENT (Août 1856).
Au mois de septembre 1852, je fis imprimer un prospectus dans lequel je disais:
«Pour un très grand nombre de personnes--et de personnes instruites--la littérature française se compose des ouvrages d'une vingtaine d'auteurs du XVIIe siècle et du XVIIIe; la poésie française commence avec Boileau, le théâtre avec Corneille, le roman avec Le Sage. Tout ce qui est antérieur est dédaigné comme produit d'une époque barbare.....
«En fixant ainsi au milieu du dix-septième siècle l'origine de notre littérature, on supprime précisément ce qu'elle a de spontané, de vraiment national. A partir de cette époque, en effet, nos écrivains, familiarisés avec les lettres grecques et latines, ne songent plus qu'à imiter les modèles d'Athènes et de Rome, et l'on voit tomber dans un oubli profond tout ce qui constitue notre littérature du moyen âge, si riche et si variée, ces légendes naïves, ces épopées chevaleresques, ces mystères, et, enfin, ces poésies légères ou satiriques, ces contes, ces facéties, partie d'autant plus importante de notre littérature qu'elle représente plus essentiellement le côté saillant de l'esprit national.
«Si ces richesses littéraires sont généralement ignorées, ce n'est pas, il faut être juste, qu'on n'ait rien fait pour les tirer de l'oubli: quelques écrivains de la fin du siècle dernier y ont travaillé avec plus de bonne volonté que de bonheur. Plus tard, d'importantes publications ont eu lieu; mais il s'en faut que la mine soit épuisée. Ajoutons que la plupart des ouvrages du moyen âge publiés dans ces derniers temps ont été tirés à petit nombre, se vendent fort cher, et ne sont pas réellement à la portée du vrai public.
«Aujourd'hui cependant l'élan est donné. Le public veut connaître cette époque ignorée et si long-temps calomniée, le moyen âge.»
Ce prospectus annonçait une Revue mensuelle qui devait paraître à partir du mois de janvier 1853, et reproduire les principaux monuments de la littérature du moyen âge. Mais je ne tardai pas à abandonner le projet de cette publication périodique. Je pensai qu'il valait mieux publier chaque ouvrage séparément, en volumes d'un format commode, dignes de tous par leur exécution matérielle, à la portée de tous par la modicité de leur prix. Le plan de la Bibliothèque elzevirienne était trouvé, du moins quant à la partie matérielle. Au point de vue littéraire, il fallait le compléter. Il ne s'agissait plus exclusivement du moyen âge: avec ma nouvelle combinaison, il devenait possible d'étendre considérablement mon cadre, et de reproduire une foule d'ouvrages postérieurs au moyen âge, mais précieux pour l'étude des moeurs, de la littérature et de l'histoire; de placer dans un nouveau jour, au moyen de travaux consciencieux, les chefs-d'oeuvre de notre littérature classique.
Je me mis immédiatement à l'oeuvre. En donnant à ma collection le titre de Bibliothèque elzevirienne, je m'imposais des obligations difficiles à remplir. Les petits volumes sortis des presses des Elzevier sont imprimés avec une perfection qui fera toujours l'admiration des connaisseurs. La netteté des caractères, l'élégance des ornements, la qualité du papier, tout concourt à faire de ces volumes des livres admirables. La typographie a fait d'immenses progrès depuis deux siècles sous le rapport des moyens d'exécution; mais quant aux résultats, il n'en est pas de même. Les plus beaux livres de notre époque sont imprimés dans un format peu commode, sur du papier très blanc, brillant, glacé, satiné, mais brûlé, cassant et d'une qualité déplorable, avec des caractères mal proportionnés et difficiles à lire. Rien de tout cela ne pouvait me convenir. Je n'eus pas grand'peine à trouver le format: c'est celui des Elzevier un peu agrandi, avec cette différence que la feuille est tirée in-16, ce qui donne des volumes plus réguliers que l'in-12 des Elzevier. Le papier, il fallut le faire fabriquer, car on ne fait plus guère de papier de fil; le filigrane, qui reproduit mon nom, prouve la destination de celui que j'emploie. Quant aux caractères, je fis faire des fontes de ceux qui me parurent les plus convenables, en attendant qu'il me fût possible d'employer ceux que je devais faire graver. Les ornements furent copiés par M. Le Maire, un graveur habile, sur ceux dont se servaient les Elzevier. Les imprimeurs se prêtèrent à des modifications qui assuraient la régularité du tirage. Tout cela prit beaucoup de temps, et les neuf premiers volumes de la Bibliothèque elzevirienne furent mis en vente seulement au mois d'août 1853.
Ma collection fut accueillie avec faveur. Le public se chargea de prouver qu'elle répondait à un besoin. La critique se montra d'une extrême bienveillance. Bref, le succès de la Bibliothèque elzevirienne fut assuré dès l'apparition des premiers volumes, et depuis il ne s'est pas démenti.
Je n'ai pas voulu jusqu'ici donner un catalogue détaillé des ouvrages qui doivent composer la Bibliothèque elzevirienne. Je craignais de fournir des indications utiles à des concurrents peu scrupuleux. C'est un fait malheureusement trop connu que, lorsqu'une nouvelle combinaison de librairie réussit, chacun se croit autorisé à marcher dans la voie de l'inventeur. Mais, pour moi, le danger s'amoindrit chaque jour: le nombre des volumes déjà publiés et des volumes prêts à paraître, le matériel dont je dispose, l'affection des érudits qui veulent bien concourir à l'accroissement de ma collection, et, enfin, la bienveillance du public, tout tend à me rassurer contre les résultats d'une concurrence déloyale. Aussi je n'hésite plus à donner le plan de la Bibliothèque elzevirienne, plan qui n'est pas absolument définitif, mais qui, s'il n'annonce pas tous les volumes que je dois publier, n'en comprend guère sur lesquels il n'ait déjà été fait pour mon compte des travaux préparatoires, et qui ne doivent voir le jour dans un délai plus ou moins rapproché.
P. JANNET.
CATALOGUE[433]
THÉOLOGIE[434]
[Note 433: Les ouvrages déjà publiés sont désignés par un astérisque*. Ceux dont le titre n'est pas précédé de ce signe sont sous presse ou en préparation.]
[Note 434: La partie religieuse de ce catalogue est encore fort incomplète, mais elle ne tardera pas à recevoir d'assez grands développements.]
Légendes en prose, du XIIIe siècle, recueillies et annotées par M. L. MOLAND. 2 vol. 10 fr.
Légendes en vers, recueillies et annotées par MM. CH. D'HÉRICAULT et L. Moland. 2 Vol. 10 fr.
* L'Internelle Consolation, première version françoise de l'Imitation de Jesus-Christ. Nouvelle édition, publiée par MM. L. Moland et Ch. d'Héricault. 1 vol. 5 fr.
Les Pensées de Pascal. Edition de M. Prosper Faugère. 2 vol. 10 fr.
Les Provinciales de Pascal. Edition de M. Prosper Faugère. 2 vol. 10 fr.
MORALE.
Les Essais de Michel de Montaigne. Edition revue et annotée par M. le Dr J.-F. Payen. 4 vol. 20 fr.
La Sagesse, de Charron, 1 vol. 5 fr.
* Réflexions, Sentences et Maximes morales de La Rochefoucauld. Nouvelle édition, conforme à celle de 1678, et à laquelle on a joint les Annotations d'un contemporain sur chaque maxime, les variantes des premières éditions et des notes nouvelles, par G. Duplessis. Préface par Sainte-Beuve. 1 vol. 5 fr.
Les Annotations d'un contemporain sur les Maximes de La Rochefoucauld ont été attribuées à Mme de La Fayette. Elles paraissent ici pour la première fois. Quelques unes seulement avaient été publiées par Aimé Martin.
* Les Caractères de Théophraste, traduits du grec, avec les Caractères ou les moeurs de ce siècle, par La Bruyère. Nouvelle édition, collationnée sur les éditions données par l'auteur, avec toutes les variantes, une lettre inédite de La Bruyère et des notes littéraires et historiques, par Adrien Destailleur. 2 volumes. 10 fr.
Cette édition est le fruit de plusieurs années de travail. M. Destailleur s'est attaché à reproduire toutes les variantes des éditions données par l'auteur. Il a indiqué avec soin les passages des moralistes anciens et modernes qui se sont rencontrés avec La Bruyère. Il a fait assez pour que M. S. de Sacy ait pu dire: «Voilà enfin un La Bruyère auquel il ne manque rien.»
OEuvres complètes de Vauvenargues.
Le livre du chevalier de la Tour Landry pour l'enseignement de ses filles; publié d'après les manuscrits de Paris et de Londres, par M. Anatole de Montaiglon, membre résidant de la Société des Antiquaires de France. 5 fr.
Ce livre, oeuvre d'un gentilhomme du XIVe siècle, contient de précieux renseignements sur les moeurs du moyen âge. Les sentiments du chevalier sur l'éducation des filles, déduits avec une naïveté, une liberté d'expressions qui paraissent étranges aux lecteurs de notre époque, sont appuyés du récit d'aventures empruntées à la Bible, aux chroniques et aux souvenirs personnels du chevalier de la Tour, récits souvent piquants et toujours gracieux, qui assignent à son livre une place distinguée parmi les oeuvres des conteurs français.
BEAUX-ARTS.
* Memoires pour servir à l'Histoire de l'Academie royale de peinture et de sculpture, depuis 1648 jusqu'en 1664, publiés pour la première fois, d'après le manuscrit de la Bibliothèque Impériale, par M. Anatole de Montaiglon, volumes. 8 fr.
Epuisé.
* Le livre des peintres et graveurs, par Michel de Marolles, abbé de Villeloin. Nouvelle édition, revue par M. Georges Duplessis. 1 vol. 3 fr.
Epuisé.
BELLES-LETTRES.
I. LINGUISTIQUE.
Recueil des Grammairiens français du XVIe siècle, avec introduction et notes par M. Guessard. 3 volumes. 15 fr.
II. POÉSIE.
1. Poétique.
Recueil d'anciens traités de poétique française, avec introduction et notes par M. Servois. 2 vol. 10 fr.
2. Poèmes chevaleresques.
* Gerard de Rossillon, chanson de geste publiée en provençal et en français, d'après les manuscrits de Paris et de Londres, par M. Francisque-Michel. 1 vol. 5 fr.
* Floire et Blanceflor, poèmes du XIIIe siècle, publiés d'après les manuscrits, avec une Introduction, des Notes et un Glossaire, par M. Edelestand du Méril. 1 vol. 5 fr.
Le Roman de la Rose ou de Guillaume de Dôle, en vers, du XIIIe siècle, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique du Vatican, par M. Gustave Servois. 1 vol. 5 fr.
3. Poésies de différents genres.
Recueil général des Fabliaux et Contes des poètes françois, revus sur les manuscrits et annotés par M. A. de Montaiglon.
Ce Recueil formera quatre volumes à 5 fr.
* Le Dolopathos, recueil de contes en vers, du XIIe siècle, par Herbers, publié d'après les manuscrits par MM. Ch. Brunet et A. de Montaiglon. 1 vol. 5 fr.
Poésies du Roi de Navarre. 2 vol. 10 fr.
Poésies de Marie de France. 2 vol. 10 fr.
OEuvres complètes de Rutebeuf. 2 vol. 10 fr.
Le Roman de la Rose, par Guillaume de Lorris et Jean de Meung. 2 vol. 10 fr.
* Chansons, ballades et rondeaux de Jehannot de Lescurel, poète françois du XIVe siècle, publiés d'après le manuscrit unique par M. A. de Montaiglon. 1 vol. 2 fr.
Dans sa préface, l'éditeur s'est attaché à faire ressortir l'importance de ces poésies, d'ailleurs très remarquables, comme spécimen de la langue du XIVe siècle, «langue plus claire, plus intelligible, plus voisine de notre langue actuelle que celle de bien des oeuvres postérieures».
Poésies de Jean Froissart. 2 vol. 10 fr.
Poésies de Christine de Pisan. 2 vol. 10 fr.
Poésies d'Eustache Deschamps. 2 vol. 10 fr.
Poésies d'Alain Chartier. 1 vol. 5 fr.
Poésies de Charles d'Orléans. 1 vol. 5 fr.
OEuvres complètes de François Villon. Nouvelle édition, revue, corrigée et mise en ordre, avec des notes historiques et littéraires, par P. L.-Jacob, bibliophile, 1 vol. 5 fr.
* Recueil de poésies françoises des XVe et XVIe siècles, morales, facétieuses, historiques, réunies et annotées par M. A. de Montaiglon. Tomes I à V. Chaque volume: 5 fr.
Dans ce recueil figureront les pièces anonymes piquantes et devenues rares, les oeuvres de poètes qui n'ont laissé que peu de vers, les pièces les plus remarquables d'écrivains féconds, mais qu'on ne peut réimprimer en entier.
Le premier volume contient:
1. Le Debat de l'homme et de la femme (par frère Guillaume Alexis).
2. Le Monologue des Nouveaulx Sotz de la joyeuse Bende.
3. Les Tenèbres de Mariage.
4. Les Ditz de maistre Aliborum, qui de tout se mesle.
5. S'ensuit le mistère de la saincte Lerme, comment elle fut apportée de Constantinople à Vendosme.
6. Les Regretz de messire Barthelemy d'Alvienne, et la Chançon de la defense des Venitiens.
7. La Patenostre des Verollez.
8. Varlet à louer à tout faire (par Christophe de Bordeaux, Parisien).
9. Chambrière à louer à tout faire (par le même).
10. S'ensuyvent les Regretz et Complainte de Nicolas Clereau, avec la mort d'iceluy (par Gilles Corrozet).
11. Dyalogue d'ung Tavernier et d'un Pyon, en françoys et en latin.
12. Le Pater noster des Angloys.
13. Le Doctrinal des nouveaux mariés.
14. La piteuse desolation du monastère des Cordeliers de Maulx, mis à feu et bruslé.
15. Discours joyeux des Friponniers et Friponnières, ensemble la Confrairie desdits Friponniers et les Pardons de ladite Confrairie.
16. La vraye medecine qui guarit de tous maux et de plusieurs autres.
17. La medecine de maistre Grimache, avec plusieurs receptes et remèdes contre plusieurs et diverses maladies, toutes vrayes et approuvées.
18. La grande et triumphante monstre et bastillon de six mille Picardz, faicte à Amiens, à l'honneur et louenge de nostre sire le Roy, le XX juing mil cinq cens XXXV.
19. La Replicque des Normands contre la Chanson des Picardz.
20. Les Contenances de table.
21. Le Testament de Martin Leuther.
22. Sermon joyeulx de la vie Saint Ongnon, comment Nabuzardan, le maistre cuisinier, le fit martirer, avec les miracles qu'il faict chacun jour.
23. Les Commandements de Dieu et du Dyable.
24. La Complaincte du nouveau marié, avec le Dit de chascun, lequel marié se complainct des extenciles qui luy fault avoir à son mesnaige, et est en manière de chanson, avec la Loyauté des hommes.
25. De la Nativité de Monseigneur le Duc, filz premier de Monseigneur le Dauphin.
26. Sermon joyeulx d'un Ramonneur de cheminées.
27. Eglogue sur le retour de Bacchus, en laquelle sont introduits deux vignerons, assavoir: Colinot de Beaulne et Jaquinot d'Orleans, composé par Calvi de la Fontaine.
28. Les Ditz des bestes et aussy des oiseaulx.
29. La legende et description du Bonnet carré, avec les proprietez, composition et vertus d'icelluy.
30. Le Discours du trespas de Vert Janet.
31. Le Blason des Basquines et Vertugalles.
32. Les Souhaitz du monde.
Le second volume contient:
33. Sermon nouveau et fort joyeulx auquel est contenu tous les maulx que l'homme a en mariage. Nouvellement composé à Paris.
34. Le Doctrinal des filles à marier.
35. Nuptiaux virelays du mariage du roy d'Escosse et de madame Magdeleine, première fille de France, ensemble une ballade de l'apparition des trois deesses, avec le Blazon de la cosse en laquelle a tousjours germiné la belle fleur de lys. Faict par Jean Leblond, sieur de Branville.
36. La Loyaulté des femmes, avec les Neuf preux de gourmandise et aussi une bonne recepte pour guerir les yvrongnes.
37. Les moyens d'eviter merencolie, soy conduire et enrichir en tous estatz par l'ordonnance de Raison, composé nouvellement par Dadouville.
38. Le Courroux de la Mort contre les Angloys, donnant proesse et couraige aux François.
39. La Pronostication des anciens laboureurs.
40. Les sept marchans de Naples, c'est assavoir: l'adventurier, le religieux, l'escolier, l'aveugle, le villageois, le marchant et le bragart.
41. S'ensuit le Sermon fort joyeux de saint Raisin.
42. La Complainte de Nostre-Dame, tenant son chier filz entre ses bras, descendu de la croix.
43. Les droits nouveaulx establis sur les femmes.
44. S'ensuyt le Doctrinal des bons serviteurs.
45. S'ensuyt ung Sermon fort joyeulx pour l'entrée de table.
46. La Complaincte de Monsieur le Cul contre les inventeurs des vertugalles.
47. La Prinse de Pavie par Monsieur d'Anguien, accompaigné du duc d'Urbin et plusieurs capitaines envoyez par le Pape.
48. La Boutique des usuriers, avec le recouvrement et abondance des vins, composé par M. Claude Mermet, notaire de Sainct-Rambert en Savoye, 1574.
49. Bigorne qui mange tous les hommes qui font le commandement de leurs femmes.--Note sur Bigorne et sur Chicheface.
50. La Remembrance de la Mort.
51. Le Blason des barbes de maintenant, chose très joyeuse et recreative.
52. La Reformation des tavernes et destruction de Gormandise, en forme de dialogue.
53. La Plaincte du Commun contre les boulengers et ces brouillons taverniers ou cabaretiers et autres, avec la Desesperance des usuriers.
54. La Doctrine du père au fils.
55. Monologue nouveau et fort joyeulx de la Chambrière desproveue du mal d'amours.
56. La Folye des Angloys, composée par Me L. D.
57. Apologie des Chambrières qui ont perdu leur mariage à la blancque.
58. L'Heur et guain d'une Chambrière qui a mis son mariage à la blanque pour soy marier, repliquant à celles qui y ont le leur perdu.
59. Le Banquet des chambrières fait aux Estuves le jeudy gras, 1541.
60. Prosa cleri parisiensis ad ducem de Mena, post cædem regis Henrici III.--Prose du clergé de Paris addressée au duc de Mayne après le meurtre du roy Henry III. traduite en françois par Pierre Pighenat, curé de Saint-Nicollas-des-Champs, 1589.
61. Le Debat de la Vigne et du Laboureur.
62. La Vie de saint Harenc, glorieux martir, et comment il fut pesché en la mer et porté à Dieppe.
Le tome III contient:
63. Sermon joyeulx d'ung fiancé qui emprunte ung pain sur la fournée à rabattre sur le temps advenir.
64. Le monologue des sots joyeulx de la nouvelle bande, la declaration du preparatif de leur festin, mis en lumière par le seigneur du Rouge et Noir, adressant à tous joyeux sotz et aultres.
65. Epistre envoyée par feu Henry, roy d'Angleterre, à Henry, son fils, huytiesme de ce nom, à presant regnant audict royaulme (1512).
66. Le danger de se marier, par lequel on peut cognoistre les perils qui en peuvent advenir, tesmoins ceux qui ont esté les premiers trompez.
67. Le grant testament de Taste-Vin, roy des pions.
68. Le debat et procès de Nature et de Jeunesse, à deux personnages, c'est assavoir Jeunesse, Nature. Avec les joyeulx commandemens de la table et plusieurs nouveaulx ditiés.
69. Les Omonimes, satire des moeurs corrompues de ce siècle, par Antoine du Verdier, homme d'armes de la compagnie de monsieur le seneschal de Lyon (1572).
70. L'art de rhetorique pour rimer en plusieurs sortes de rimes.
71. La resolution de Ny Trop Tost Ny Trop Tard Marié.
72. Les souhaitz des hommes.
73. Les souhaitz des femmes.
74. La voye de paradis, avec aucunes louanges de Nostre-Dame.
76. Le jaloux qui bat sa femme.
76. Les secrets et loix de mariage, par Jehan Divry.
77. Le songe doré de la Pucelle.
78. Les presomptions des femmes mondaines.
79. La deploration des trois Estatz de France sur l'entreprise des Anglois et Suisses, par Pierre Vachot (1513).
80. Sermon joyeux de la patience des femmes obstinées contre leurs marys, fort joyeux et recreatif à toutes gens.
81. L'epistre du Chevalier gris à la très noble et très superillustre princesse et très sacrée vierge Marie, fille et mère du très grant et très souverain monarche universel Jesus de Nazareth.
82. Deploration et complaincte de la mère Cardine de Paris, cy-devant gouvernante du Huleu, sur l'abolition d'iceluy.
83. L'Enfer de la mère Cardine.
Le tome IV contient:
84. La complainte douloureuse du Nouveau Marié.
85. La fontaine d'Amours et sa description. Nouvellement imprimé.
86. La singerie des huguenots, marmots et guenons de la nouvelle derrision Theodobezienne, contenant leurs arrests et sentences par jugement de raison naturelle. Composée par Me Artus Desiré (1574).
87. La doctrine des princes et des servans en court.
88. Pronostication generalle pour quatre cens quatre vingt-dix-neuf ans, calculée sur Paris et autres lieux de mesme longitude. Imprimée nouvellement à Paris, mille cinq cens soixante et un.
89. L'Aigle qui a fait la poule devant le Coq à Landrecy. Imprimé à Lyon, chez le Prince, près Nostre-Dame de Confort (par Claude Chapuis, 1543).
90. La deffaicte des faulx monnoyeurs, par Dadonville.
91. Les estrennes des filles de Paris, par Jean Divry.
92. Le sermon de l'Endouille.
93. La deploration de la cité de Genefve sur le faict des heretiques qui l'ont tiranniquement opprimée.
94. Le debat du Vin et de l'Eau (par Pierre Jamec).
95. La venue et resurrection de Bon-Temps, avec le bannissement de Chière-Saison. A Lyon, par Grand Jean Pierre, près Nostre Dame de Confort.
96. Les moyens très utiles et necessaires pour rendre le monde paisible et faire revenir le Bon-Temps.
97. Le debat de la Dame et de l'Escuyer (par maître Henri Baude).
98. Epistre envoiée de Paradis au très chrestien roy de France François premier du nom, de par les empereurs Pepin et Charlemagne, ses magnifiques predecesseurs, et presentée audit seigneur par le Chevallier Transfiguré, porteur d'icelle (1515).
99. Le testament d'un amoureux qui mourut par amour. Ensemble son epitaphe, composé nouvellement.
100. Le De profundis des amoureux.
101. La fuitte des Bourguignons devant la ville de Bourg en Bresse, le quinziesme d'octobre mil cinq cens cinquante sept, regnant Henry roy de France, second du nom (1557).
102. Le triomphe de très haulte et puissante dame Verolle, royne du Puy d'Amours, nouvellement composé par l'inventeur des menus plaisirs honnestes. Lyon, François Juste, 1539.
103. Le pourpoinct fermant à boutons.
104. Description de la prinse de Calais et de Guynes, composée par forme et stile de procès par M. G. de M... A Paris, chez Barbe Regnault.
105. Hymne à la louange de Monseigneur le duc de Guyse, par Jean de Amelin. A Paris, en la boutique de Federic Morel, 1558.
106. Epitaphe de la ville de Calais, faicte par Anthoine Fauquel, natif de la ville d'Amiens, plus une chanson sur la prinse dudict Calais (par Jacques Pierre, dit Château-Gaillard). A Paris, par Jean Caveiller, 1558.
107. Le discours du testament de la prinse de la ville de Guynes, composé par maistre Anthoine Fauquel, prebstre, natif de la ville et cité d'Amiens. A Paris, à l'imprimerie d'Olivier de Harsy, 1558.
108. Ballade sur la mode des haulx bonnets.
Le tome V contient:
109. Le Debat de la Demoiselle et de la Bourgoise, nouvellement imprimé à Paris, très bon et joïeulx.
110. La Complainte de France. Imprimé nouvellement. 1568.
111. Ode sacrée de l'Eglise françoyse sur les misères de ces troubles huictiesmes depuis vingt-cinq ans en ça. Imprimée nouvellement. 1586.
112. Les trois Mors et les trois Vifz, avec la Complaincte de la Damoyselle.
113. Le Caquet des bonnes Chamberières, declairant aulcunes finesses dont elles usent envers leurs maistres et maistresses. Imprimé par le commandement de leur secretaire maistre Pierre Babillet, avec la manière pour connoistre de quel boys se chauffe Amour.
114. La presentation de mes seigneurs les Enfants de France, faicte par très haulte princesse madame Alienor, royne de France, avec l'accomplissement de la paix et proufitz de mariage. Avec privilége (1530).
115. La Complainte du commun peuple à l'encontre des boulangers qui font du petit pain et des taverniers qui brouillent le bon vin, lesquelz seront damnez au grant diable s'ilz ne s'amendent. Avec la louange de tous ceux qui vivent bien et la chanson des brouilleurs de vin. A Paris, pour Nicolas le Heudier, rue Saint Jacques, près le collége de Marmontier.
116. Le Dict des pays, avec les Conditions des femmes et plusieurs autres belles balades.
117. La Complainte de Venise (1508).
118. L'Amant despourveu de son esperit, escripvant à sa mye, voulant parler le courtisan, avec la reponse de la dame. On les vend à Paris en la rue Neufve Notre-Dame, à l'ansaigne Sainct Nicolas.
119. Le grand regret et complainte du preux et vaillant capitaine Ragot, très scientifique en l'art de parfaicte belistrerie (avec une note historique de l'éditeur sur Ragot).
120. Le testament de Jehan Ragot.
121. Dialogue plaisant et recreatif entremeslé de plusieurs discours plaisans et facetieux en forme de coq à l'asne.
122. Le rousier des Dames, sive le Pelerin d'amours, nouvellement composé par Messire Bertrand Desmarins de Masan.
123. Les Ditz et ventes d'amours.
124. La Prognostication des prognostications, non seulement de ceste presente année M.D.XXXVII, mais aussi des aultres à venir, voire de toutes celles qui sont passées, composée par maistre Sarcomoros, natif de Tartarie, et secretaire du très illustre et très puissant roy de Cathai, serf de vertus. M.D.XXXVII.
125. Deploration sur le trespas de très noble princesse Madame Magdelaine de France, royne d'Escoce. Au Palais, par Gilles Corrozet et Jehan André, libraires. Avec privilége (1537).
126. La Deploration de Robin (1556).
127. Le debat de deux Damoyselles, l'une nommée la Noire et l'autre la Tannée.
128. La grant malice des Femmes.
129. Les Merveilles du monde selon le temps qui court, une ballade Francisque, et une aultre ballade de l'esperance des Hennoyers.
Le tome VI est sous presse.
OEuvres de Jehan Regnier. 1 vol. 5 fr.
Le Livre de Matheolus et le Rebours de Matheolus. 2 vol. 10 fr.
Poésies de Martial de Paris dit d'Auvergne. 1 vol. 5 fr.
* OEuvres de Guillaume Coquillart, revues et annotées par M. Charles d'Héricault. 2 volumes. 10 fr.
Poésies de Guillaume Cretin, 1 vol. 5 fr.
OEuvres complètes de Pierre Gringore, avec des notes par MM. Anatole de Montaiglon et Charles d'Héricault. 4 vol. 20 fr.
* OEuvres complètes de Roger de Collerye. Edition revue et annotée par M. Charles d'Héricault. 1 vol. 5 fr.
* Poésies de Bonaventure des Periers, suivies du Cymbalum mundi, revues sur les éditions originales et annotées par M. Louis Lacour, 1 vol. 5 fr.
Voyez Page 35 de Ce Catalogue.
OEuvres de Clément Marot, de Jean Marot et de Michel Marot, avec variantes et notes par M. Georges Guiffrey. 4 vol. 20 fr.
Poesies d'Etienne Dolet. 1 vol. 5 fr.
OEuvres complètes de Marguerite D'Angoulême, reine de Navarre. 2 vol. 10 fr.
Voy. page 35 de ce catalogue.
Poésies de François Ier. 1 vol. 5 fr.
OEuvres de Jacques Tahureau. 2 vol. 10 fr.
OEuvres de Mellin de Saint-Gelais, avec un commentaire inédit de Bernard de la Monnoye. 2 vol. 10 fr.
OEuvres de Joachim du Bellay, revues et annotées par M. J. Boulmier. 2 vol. 10 fr.
Poésies d'Olivier de Magny. 2 vol. 10 fr.
OEuvres de Louise Labé. 1 vol. 5 fr.
Poésies de Jacques Grevin. 2 vol. 10 fr.
Poésies de Jacques Pelletier, du Mans. 2 volumes. 10 fr.
Poésies de Remy Belleau. 2 vol. 10 fr.
Poésies d'Amadis Jamyn. 2 vol. 10 fr.
* OEuvres complètes de Ronsard, avec variantes et notes par M. Prosper Blanchemain. Chaque volume. 5 fr.
L'édition formera six volumes à 5 fr. Les tomes I et II sont en vente.
OEuvres de J.A. de Baïf. 2 vol. 10 fr.
OEuvres de Philippe Desportes. 2 vol. 10 fr.
OEuvres de Vauquelin de la Fresnaye. 2 vol. 10 fr.
OEuvres de Bertaut. 2 vol. 10 fr.
* OEuvres de Mathurin Regnier, avec les commentaires revus et corrigés, précédées de l'Histoire de la Satire en France, pour servir de discours préliminaire, par M. Viollet le Duc. 1 vol. 5 fr.
Le travail de M. Viollet Le Duc, publié pour la première fois en 1822, a été revu et modifié par lui pour la nouvelle édition. L'Histoire de la satire a reçu des additions.
* Les Tragiques, de Théodore-Agrippa d'Aubigné. Edition annotée par M. Ludovic Lalanne. 1 vol. 5 fr.
* OEuvres complètes de Théophile, revues et annotées par M. Alleaume. 2 vol. 10 fr.
OEuvres complètes de Malherbe. 2 vol. 10 fr.
OEuvres de Maynard. 1 vol. 5 fr.
Poésies de Sarazin. 1 vol. 5 fr.
* OEuvres complètes de Saint-Amant, revues et annotées par Ch. L. Livet. 2 vol. 10 fr.
Cette édition est le résultat d'un travail de plusieurs années. M. Livet a réuni dans ces deux volumes tous les ouvrages de Saint-Amant, imprimés et inédits. De nombreuses notes expliquent les allusions, éclaircissent les passages difficiles, et font connaître les nombreux personnages nommés dans ces oeuvres.
Poésies de maître Adam Billaut. 2 vol. 10 fr
* OEuvres complètes de Racan, revues et annotées par M. Tenant de Latour. 2 vol. 10 fr.
Poésies du chevalier de Cailly. 1 vol. 5 fr.
* Extrait abrégé des vieux Memoriaux de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Boys, en Bretagne. 1 vol. 2 fr.
Epuisé.
* OEuvres de Chapelle et de Bachaumont. Nouvelle édition, revue et corrigée sur les meilleurs textes, notamment sur l'édition de 1732, précédée d'une notice par M. Tenant De Latour. 1 vol. 4 fr.
Poésies de Furetière. 1 vol. 5 fr.
OEuvres de Segrais. 2 vol. 10 fr.
OEuvres complètes de La Fontaine, revues et annotées par M. Marty-Laveaux. Tome II (Contes et nouvelles). 5 fr.
L'édition formera quatre volumes.
OEuvres de Boileau, commentées par les collaborateurs de la Bibliothèque Elzevirienne.
* OEuvres choisies de Senecé, revues sur les diverses éditions et sur les manuscrits originaux, par M. E. Chasles et P. A. Cap. 1 vol. 5 fr.
* OEuvres posthumes de Senecé, publiées d'après les manuscrits autographes, par M. Emile Chasles et P. A. Cap. 1 vol. 5 fr.
La Fleur des Chansons, d'après les livres manuscrits et imprimés.
Recueil des Noels composés dans les divers idiomes de la France, par M. Albert de la Fizelière. 3 vol. 15 fr.
III. THÉATRE.
Recueil de pièces relatives à l'histoire du théâtre en France, 1 vol. 5 fr.
* Ancien théâtre françois, ou Collection des ouvrages dramatiques les plus remarquables depuis les mystères jusqu'à Corneille, publié avec des notices et éclaircissements. 10 volumes. Chaque vol. 5 fr.
Les trois premiers volumes sont la reproduction d'un recueil unique, conservé au Musée Britannique, à Londres, contenant 64 pièces, dont voici les titres:
Tome I.
1. Le Conseil du Nouveau marié, à deux personnages, c'est assavoir: le Mary et le Docteur.
2. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, du Nouveau marié qui ne peult fournir à l'appoinctement de sa femme, à quatre personnages, c'est assavoir: le Nouveau Marié, la Femme, la Mère et le Père.
3. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, de l'Obstination des femmes, à deux personnaiges, c'est assavoir: le Mari et la Femme.
4. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, du Cuvier, à troys personnages, c'est assavoir: Jaquinot, sa Femme et la Mère de sa femme.
5. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, à troys personnages, c'est assavoir: Jolyet, la Femme et le Père.
6. Farce nouvelle, à cinq personnaiges, des Femmes qui font refondre leurs maris, c'est assavoir: Thibault, Collart, Jennette, Pernette et le Fondeur.
7. Farce nouvelle et fort joyeuse du Pect, à quatre personnages, c'est assavoir: Hubert, la Femme, le Juge et le Procureur.
8. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, des Femmes qui demandent les arrerages de leurs maris, et les font obliger par nisi, à cinq personnages, c'est assavoir: le Mary, la Dame, la Chambrière et le Voysin.
9. Farce nouvelle d'ung Mary jaloux qui veult esprouver sa femme, à quatre personnages, c'est assavoir: Colinet, la Tante, le Mary et sa Femme.
10. Farce moralisée, à quatre personnaiges, c'est assavoir: deux Hommes et leurs deux Femmes, dont l'une a malle teste et l'autre est tendre du cul.
11. Farce nouvelle et fort joyeuse, à quatre personnages, c'est assavoir: le Mary, la Femme, le Badin qui se loue et l'Amoureux.
12. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, de Pernet qui va au vin, à troys personnaiges, c'est assavoir: Pernet, sa Femme et l'Amoureux.
13. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, d'un Amoureux, à quatre personnages, c'est assavoir: l'Homme, la Femme, l'Amoureux et le Médecin.
14. Colin qui loue et despite Dieu, en ung moment à cause de sa femme, à troys personnages, c'est assavoir: Colin, sa Femme et l'Amant.
15. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, à quatre personnaiges, c'est assavoir: le Gentilhomme, Lison, Naudet, la Damoyselle.
16. Farce nouvelle à troys personnages, c'est assavoir: le Badin, la Femme et la Chambrière.
17. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, de Jeninot qui fist un roy de son chat, par faulte d'autre compagnon, en criant: Le roy boit! et monta sur sa maistresse pour la mener à la messe, à troys personnaiges, c'est assavoir: le Mary, la Femme et Jeninot.
18. Farce nouvelle de frère Guillebert, très bonne et fort joyeuse, à quatre personnages, c'est assavoir: Frère Guillebert, l'Homme vieil, sa Femme jeune, la Commère.
19. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, de Guillerme qui mangea les figues du curé, à quatre personnaiges, c'est assavoir: le Curé, Guillerme, le Voysin et sa Femme.
20. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, de Jenin filz de rien, à quatre personnaiges, c'est assavoir: la Mère et Jenin, son fils, le Prestre et ung Devin.
21. La Confession Margot, à deux personnaiges, c'est assavoir: le Curé et Margot.
22. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, de George le Veau, à quatre personnaiges, c'est assavoir: George le Veau, sa Femme, le Curé et son Clerc.
TOME II.
23. Sermon joyeux de bien boire, à deux personnaiges, c'est assavoir: le Prescheur et le Cuysinier.
24. Farce nouvelle, très bonne et très joyeuse, de la Résurrection de Jenin-Landore, à quatre personnaiges, c'est assavoir: Jenin, sa Femme, le Curé et le Clerc.
25. Farce nouvelle, fort joyeuse, du Pont aux Asgnes, à quatre personnages, c'est assavoir: Le Mary, la Femme, Messire Domine de et le Boscheron.
26. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, à troys personnages, d'un Pardonneur, d'un Triacleur et d'une Tavernière, c'est assavoir: le Triacleur, le Pardonneur et la Tavernière.
27. Farce nouvelle du Pasté et de la Tarte, à quatre personnaiges, c'est assavoir: deux Coquins, le Paticier et sa Femme.
28. Farce nouvelle de Mahuet, badin, natif de Baignolet, qui va à Paris au marché pour vendre ses oeufz et sa cresme, et ne les veult donner sinon au pris du marché, et est à quatre personnages, c'est assavoir: Mahuet, sa Mère, Gaultier et la Femme.
29. Farce nouvelle et fort joyeuse des Femmes qui font escurer leurs chaulderons et deffendent que on ne mette la pièce auprès du trou, à troys personnages, c'est assavoir: la première Femme, la seconde et le Maignen.
30. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, à troys personnages, d'un Chauldronnier, c'est assavoir: l'Homme, la Femme et le Chauldronnier.
31. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, à trois personnaiges, c'est assavoir: le Chauldronnier, le Savetier et le Tavernier.
32. Farce joyeuse, très bonne et recreative pour rire, du Savetier, à troys personnaiges, c'est assavoir: Audin, savetier; Audette, sa Femme, et le Curé.
33. Farce nouvelle d'ung Savetier nommé Calbain, fort joyeuse, lequel se maria à une savetière, à troys personnaiges, c'est assavoir: Calbain, la Femme et le Galland.
34. Farce nouvelle, à quatre personnaiges, c'est assavoir: le Cousturier, Esopet, le Gentilhomme et la Chambrière.
35. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, à trois personnaiges, c'est assavoir: Maistre Mimin le Gouteux, son varlet Richard le Pelé, sourd, et le Chaussetier.
36. Farce nouvelle d'ung Ramoneur de cheminées, fort joyeuse, à quatre personnaiges, c'est assavoir: le Ramoneur, le Varlet, la Femme et la Voysine.
37. Sermon joyeux et de grande value A tous les foulx qui sont dessoubz la nue, Pour leur monstrer à saiges devenir, Moyennant ce que, le temps advenir, Tous sotz tiendront mon conseil et doctrine, Puis congnoistront clerement, sans urine, Que le monde pour sages les tiendra Quand ils auront de quoy: notez cela.
38. Sottie nouvelle, à six personnaiges, c'est assavoir: le Roy des Sotz, Triboulet, Mitouflet, Sottinet, Coquibus, Guippelin.
39. Sottie nouvelle, à cinq personnages, des Trompeurs, c'est assavoir: Sottie, Teste Verte, Fine Mine, Chascun et le Temps.
40. Farce nouvelle, très bonne, de Folle Bobance, à quatre personnaiges, c'est assavoir: Folle Bobance, le premier Fol, gentilhomme; le second Fol, marchant, et le tiers Fol, laboureux.
41. Farce joyeuse, très bonne, à deux personnaiges, du Gaudisseur qui se vante de ses faictz, et ung Sot qui lui respond au contraire, c'est assavoir: le Gaudisseur et le Sot.
42. Farce nouvelle, très bonne et fort recreative pour rire, des cris de Paris, à troys personnaiges, c'est assavoir: le premier Gallant, le second Gallant et le Sot.
43. Farce nouvelle du Franc Archier de Baignolet.
44. Farce joyeuse de Maistre Mimin, à six personnaiges, c'est assavoir: le Maistre d'escolle; Maistre Mimin, estudiant; Raulet, son père; Lubine, sa mère; Raoul Machue, et la Bru Maistre Mimin.
45. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, à troys personnaiges, de Pernet qui va à l'escolle, c'est assavoir: Pernet, la Mère, le Maistre.
46. Farce nouvelle, très bonne et fort joyeuse, à troys personnaiges, c'est assavoir: la Mère, le Filz et l'Examinateur.
47. Farce nouvelle de Colin, filz de Thevot le Maire, qui vient de Naples et amène ung Turc prisonnier, à quatre personnaiges, c'est assavoir: Thevot le Mère, Colin son filz, la Femme, le Pelerin.
48. Farce nouvelle, à trois personnaiges, c'est assavoir: Tout Mesnaige, Besogne faicte, la Chamberière qui est malade de plusieurs maladies, comme vous verrez ci dedans, et le Fol qui faict du médecin pour la guarir.
49. Le Debat de la Nourrice et de la Chamberière, à troys personnaiges, c'est assavoir: la Nourrisse, la Chamberière, Johannes.
50. Farce nouvelle des Chamberières qui vont à la messe de cinq heures pour avoir de l'eaue beniste, à quatre personnaiges, c'est assavoir: Domine Johannes, Troussetaqueue, la Nourrice et Saupiquet.
TOME III.
51. Moralité nouvelle des Enfans de Maintenant, qui sont des escoliers de Jabien, qui leur monstre à jouer aux cartes et aux dez et entretenir Luxures, dont l'ung vient à Honte, et de Honte à Desespoir, et de Desespoir au gibet de Perdition, et l'aultre se convertist à bien faire. Et est à treize personnages, c'est assavoir: le Fol, Maintenant, Mignotte, Bon Advis, Instruction, Finet, premier enfant; Malduict, second enfant; Discipline, Jabien, Luxure, Honte, Desespoir, Perdition.
52. Moralité nouvelle, contenant Comment Envie, au temps de Maintenant, Fait que les Frères que Bon Amour assemble Sont ennemys et ont discord ensemble, Dont les parens souffrent maint desplaisir, Au lieu d'avoir de leurs enfans plaisir. Mais à la fin Remort de conscience, Vueillant user de son art et science, Les fait renger en paix et union Et tout leur temps vivre en communion.
A neuf personnaiges, c'est assavoir: le Preco, le Père, la Mère, le premier Filz, le second Filz, le tiers Filz, Amour fraternel, Envie, et Remort de conscience.
53. Moralité nouvelle d'ung Empereur qui tua son nepveu qui avoit prins une fille à force; et comment, ledict Empereur estant au lict de la mort, la sainte Hostie luy fut apportée miraculeusement. Et est à dix personnaiges, c'est assavoir: l'Empereur, le Chappelain, le Duc, le Conte, le Nepveu de l'Empereur, l'Escuyer, Bertaut et Guillot, serviteurs du Nepveu; la Fille violée, la Mère de la Fille, avec la sainte Hostie qui se présenta à l'Empereur.
54. Moralité ou histoire rommaine d'une Femme qui avoit voulu trahir la cité de Romme, et comment sa Fille la nourrit six sepmaines de son lait en prison, à cinq personnaiges, c'est assavoir: Oracius, Valerius, le Sergent, la Mère et la Fille.
55. Farce nouvelle, fort joyeuse et morale, à quatre personnaiges, c'est assavoir: Bien Mondain, Honneur spirituel, Pouvoir Temporel et la Femme.
56. Farce nouvelle, très bonne, morale et fort joyeuse, à troys personnaiges, c'est assavoir: Tout, Rien et Chascun.
57. Bergerie nouvelle, fort joyeuse et morale, de Mieulx que devant, à quatre personnaiges, c'est assavoir: Mieulx que devant, Plats Pays, Peuple pensif et la Bergière.
58. Farce nouvelle moralisée des Gens Nouveaulx qui mangent le monde et le logent de mal en pire, à quatre personnaiges, c'est assavoir: le premier Nouveau, le second Nouveau, le tiers Nouveau et le Monde.
59. Farce nouvelle, à cinq personnaiges, c'est assavoir: Marchandise et Mestier, Pou d'Acquest, le Temps qui court et Grosse Despense.
60. La vie et l'histoire du Maulvais Riche, à traize personnaiges, c'est assavoir: le Maulvais Riche, la Femme du Maulvais Riche, le Ladre, le Prescheur, Trotemenu, Tripet, cuisinier; Dieu le Père, Raphaël, Abraham, Lucifer, Sathan, Rahouart, Agrappart.
61. Farce nouvelle des Cinq Sens de l'Homme, moralisée et fort joyeuse pour rire et recréative, et est à sept personnaiges, c'est assavoir: l'Homme, la Bouche, les Mains, les Yeulx, les Piedz, l'Ouye et le Cul.
62. Débat du Corps et de l'Ame.
63. Moralité nouvelle, très bonne et très excellente, de Charité, ou est demontré les maulx qui viennent aujourd'huy au Monde par faulte de Charité, à douze personnaiges: le Monde, Charité, Jeunesse, Vieillesse, Tricherie, le Pouvre, le Religieux, la Mort, le Riche Avaricieux et son Varlet, le Bon Riche vertueux et le Fol.
64. Le Chevalier qui donna sa Femme au Dyable, à dix personnaiges, c'est assavoir: Dieu le Père, Nostre Dame, Gabriel, Raphael, le Chevalier, sa Femme, Amaury, escuyer; Anthenor, escuyer; le Pipeur et le Dyable.
Le tome IV contient les oeuvres dramatiques d'Etienne Jodelle; les Esbahis, de Jacques Grevin; la Reconnue, de Remy Belleau.--Les tomes V et VI contiennent les huit premières comédies de Pierre de Larivey. La dernière pièce fait partie du tome VII, qui contient en outre les Contens, par Odet de Tournebu; les Neapolitaines, par François d'Amboise; les Déguisez, par Jean Godard; la nouvelle Tragi-comique du Capitaine Lasphrise.--Le tome VIII contient Tyr et Sidon, par Jean de Schelandre; les Corrivaux, par Pierre Troterel, sieur d'Aves; l'Impuissance, par Veronneau; Alizon, par L. C. Discret.--Le tome IX contient la Comédie des proverbes, la Comédie de chansons, la Comédie des comédies, la Comédie des comédiens, de Gougenot, le Galimatias de Deroziers-Beaulieu.--Le tome X et dernier contient un Glossaire.
Recueil général des farces qui ne font point partie de l'Ancien theâtre français, publié d'après les manuscrits et les imprimés par M. A. de Montaiglon. 5 vol. 25 fr.
Mystère de la Passion, par Arnoul Gréban, publié d'après les manuscrits par MM. C. d'Héricault et L. Moland. 3 vol. l5 fr.
*Les Comédies de Pierre de Larivey, Champenois, 2 vol. 20 fr.
Ces deux volumes contiennent les neuf comédies de Pierre de Larivey. C'est un tirage à part, à cent exemplaires, avec titre particulier, des tomes V et VI et de partie du tome VII de l'Ancien théâtre françois.
* Histoire de la vie et des ouvrages de Corneille, par M. J. Taschereau. 1 vol. 5 fr.
Introduction aux OEuvres complètes de Pierre Corneille.
OEuvres complètes de Pierre Corneille, publiées d'après le système orthographique de l'auteur et annotées par M. J. Taschereau. 6 vol. 30 fr.
Le tome Ier paraîtra incessamment.
OEuvres complètes de Molière, revues et annotées par M. J. Taschereau. 4 vol. 20 fr.
OEuvres complètes de Jean Racine, revues et annotées par M. Emile Chasles. 2 vol. 10 fr.
Theâtre historique, ou Recueil de pièces anciennes relatives à l'histoire de France, avec des notes. 2 vol. 10 fr.
IV. ROMANS.
* Melusine, par Jehan d'Arras; nouvelle édition, publiée d'après l'édition originale de Genève, 1478, in-fol., par M. Ch. Brunet. 1 vol. 5 fr.
* Le Roman de Jehan de Paris, publié d'après les premières éditions, et précédé d'une notice par M. Emile Mabille. 1 vol. 3 fr.
* Le Roman bourgeois, ouvrage comique, par Antoine Furetière. Nouvelle édition, avec des notes historiques et littéraires par M. Edouard Fournier, précédée d'une Notice par M. Ch. Asselineau. 1 Vol. 5 fr.
Le Roman bourgeois, décrié au XVIIe siècle par les ennemis de l'auteur, mal réimprimé au XVIIIe, était à peine connu au XIXe. L'édition publiée par MM. Asselineau et Fournier a révélé à nos contemporains un des livres les plus sensés, les plus amusants, les mieux écrits, du siècle de Louis XIV, le plus précieux peut-être pour l'étude des moeurs bourgeoises et littéraires à cette époque.
* Le Roman comique, par Scarron, revu et annoté par M. Victor Fournel. 2 vol. 10 fr.
* Histoire amoureuse des Gaules, par Bussy-Rabutin, revue et annotée par M. Paul Boiteau, suivie des Romans historico-satiriques du XVIIe siècle, recueillis et annotés par M. C.-l. Livet. 3 vol. 15 fr.
Deux volumes sont en vente.
* Six mois de la vie d'un jeune homme (1797), par Viollet le Duc. 1 vol. 4 fr.
Les Aventures de Don Juan de Vargas, racontées par lui-même, traduites de l'espagnol, sur le manuscrit inédit, par Charles Navarin. 1 vol. 3 fr.
A tort ou à raison, on regarde généralement cet ouvrage comme un livre apocryphe, un pastiche, une imitation des romans de Le Sage et des contes de Voltaire. Ajoutons qu'on déclare l'imitation très heureuse; partant, le livre d'une lecture agréable et facile, écrit avec beaucoup d'esprit et de talent.
V. CONTES ET NOUVELLES.
* Hitopadésa, ou l'Instruction utile, recueil d'apologues et de contes, traduit du sanscrit, avec des notes historiques et littéraires et un Appendice contenant l'indication des sources et des imitations, par M. Ed. Lancereau, membre de la Société Asiatique. 1 vol. 5 fr.
On trouve dans ce volume beaucoup de fables et de contes qui ont passé dans les littératures modernes, particulièrement dans la nôtre.
* Nouvelles françoises en prose, du XIIIe siècle, avec Notices et notes par MM. Moland et Ch. d'Héricault. 1 vol. 5 fr.
Nouvelles françoises en prose, du XIVe siècle, publiées par les mêmes. 1 vol. 5 fr.
Nouvelles françoises en prose, du XVe siècle, publiées par les mêmes. 1 vol. 5 fr.
* Le Livre du chevalier de la Tour Landry, pour l'enseignement de ses filles, publié par M. A. de Montaiglon. 1 vol. 5 fr.
Voyez page 9 de ce catalogue.
Le Violier des histoires romaines, ancienne traduction françoise des Gesta Romanorum. 2 volumes. 10 fr.
* Les Cent nouvelles nouvelles, publiées d'après le seul manuscrit connu, avec introduction et notes par M. Thomas Wright, membre correspondant de l'Institut de France. 2 vol. 10 fr.
Recueil de petits contes latins, tirés des manuscrits et annotés par M. Thomas Wright, 1 vol. 5 fr.
* Morlini novellæ, fabulæ et Comoedia. Editio tertia, emendata et aucta. 1 vol. 5 fr.
Ouvrage peu connu, par suite de l'extrême rareté des éditions précédentes, et précieux pour l'histoire des contes et des fables. La Comédie a trait à l'expédition envoyée par Louis XII à la conquête du royaume de Naples.
Les Contes de Pogge, Florentin. Traduction française du XVe siècle, 1 vol. 5 fr.
Les nouvelles recreations et joyeux devis de Bonaventure Des Periers, revus sur les éditions originales et annotées par M. Louis Lacour, 1 vol. 5 fr.
Tome II des Oeuvres. Voy. page 35.
L'Heptameron de la reine de Navarre. 2 volumes. 10 fr.
Voy. page 35 de ce catalogue.
Propos rustiques, Baliverneries, contes et discours d'Eutrapel, par Noel du Faïl, sieur de la Hérissaye. 2 vol. 10 fr.
Les Serées de Guillaume Bouchet. 3 vol. 15 fr.
Le Decameron de Boccace, traduction d'Antoine Le Maçon. 2 vol. 10 fr.
* Les facetieuses nuits du seigneur Straparole, traduites par Jean Louveau et Pierre de Larivey. 2 vol. 10 fr.
La Philosophie fabuleuse, par Pierre de Larivey, édition revue et annotée par M. Ed. Lancereau. 1 vol. 5 fr.
VI. FACÉTIES.
* Morlini novellæ, fabulæ et comoedia. Editio tertia, emendata et aucta. 1 vol. 5 fr.
Voy. page 31 de ce catalogue.
* Les quinze Joyes de mariage. 2e édition, de la Bibliothèque elzevirienne, conforme au manuscrit de la Bibliothèque publique de Rouen, avec les variantes des anciennes éditions et des notes. 1 vol. 3 fr.
Cet ouvrage si remarquable, qu'on attribue à l'auteur du Petit Jehan de Saintré, Antoine de la Sale, a toujours eu de nombreux admirateurs, au nombre desquels se trouvent Rabelais et Molière. Il a été imprimé plusieurs fois; l'éditeur a reconnu l'existence de quatre textes différents, tous plus ou moins tronqués. En s'aidant des anciennes éditions et du manuscrit de la Bibliothèque publique de Rouen, il est parvenu à rétablir le texte tel qu'il a dû sortir de la plume de l'auteur. Les variantes recueillies à la fin du volume justifient pleinement ce travail, et les notes placées au bas des pages rendent l'intelligence du texte facile aux personnes même les moins versées dans la connaissance de notre littérature du moyen âge.
* Les Evangiles des Quenouilles. Nouvelle édition, revue sur les éditions anciennes et les manuscrits, avec Préface, Glossaire et Table analytique. 1 vol. 3 fr.
«Ceci n'est pas seulement un livre amusant: c'est encore un des livres les plus précieux pour l'histoire des moeurs, des opinions et des préjugés... C'est le répertoire le plus curieux des croyances, des erreurs et des préjugés répandus au moyen âge parmi le peuple.» (Extrait de la Préface.)
* La Nouvelle Fabrique des excellens traits de vérité, par Philippe d'Alcripe, sieur de Neri en Verbos. Nouvelle édition, augmentée des Nouvelles de la terre de Prestre Jehan. 1 volume. 4 fr.
Cet ouvrage, de la fin du XVIe siècle, est le type et la source de ces nombreuses histoires où l'exagération joue un si grand rôle. De ce volume viennent en droite ligne les Facetieux devis et plaisans contes du sieur du Moulinet, les histoires, de M. de Crac et de sa famille, et les célèbres Aventures du baron de Münchhausen. En somme, c'est un livre fort amusant, et qui fait connaître un des côtés de l'esprit railleur de nos pères.
Oeuvres de Rabelais, seule édition conforme aux derniers textes revus par l'auteur, avec les variantes des anciennes éditions, des notes et un Glossaire. 2 vol. 10 fr.
Les Contes de Pogge, florentin, traduction française du XVe siècle. 1 vol. 5 fr.
Voy. page 31 de ce catalogue.
Les Bigarrures et touches du seigneur des Accords, avec les contes du sieur Gaulard et les Escraignes dijonnoises. 2 vol. 10 fr.
Tabarin, 2 vol. 10 fr.
Bruscambille. 2 vol. 10 fr.
* Recueil general des Caquets de l'Accouchée. Nouvelle édition, revue sur les pièces originales et annotée par M. Edouard Fournier, avec une Introduction par M. Le Roux de Lincy. 1 vol. 5 fr.
Dans cet ouvrage, les moeurs, les usages, les abus du premier quart du XVIIe siècle, sont passés en revue avec autant de liberté que de malice. Grâce aux notes dont cette édition est accompagnée, ce livre facétieux sera désormais un de ceux que l'on consultera avec le plus de fruit sur l'histoire du temps.
* Le Dictionnaire des Pretieuses, par le sieur de Somaize. Nouvelle édition, augmentée de divers opuscules du même auteur relatifs aux Précieuses, et d'une clef historique et anecdotique par M. C. L. Livet. 2 vol. 10 fr.
VII. POLYGRAPHES ET MÉLANGES.
Oeuvres complètes de Pierre de Bourdeilles abbé de Branthome, et d'André de Bourdeilles, son frère aîné, publiées pour la première fois selon le plan de l'auteur, augmentées de nombreux fragments inédits, et annotées par M. Prosper Mérimée, de l'Académie française, et M. Louis Lacour, archiviste paléographe.
OEuvres complètes de Marguerite d'Angoulême, reine de Navarre. 4 vol. 20 fr.
OEuvres diverses, 2 vol.--Heptameron, 2 vol.
OEuvres françaises de Bonaventure Des Periers, revues sur les éditions originales et annotées par M. Louis Lacour. 2 vol. 10 fr.
Tome I: Poésies, Cymbalum Mundi, Opuscules.--Tome II: Nouvelles Recreations et joyeux devis.
OEuvres complètes de la Fontaine, revues et annotées par M. Marty-Laveaux. 4 volumes. 20 fr.
Le tome I contiendra les Fables, le tome II les Contes, les tomes III et IV le Théâtre et les autres oeuvres.
Croniques des Samedis de Mlle de Scudéry, recueillies par Conrart, annotées par Pellisson-Fontanier, et publiées par M. F. Feuillet de Conches. 1 vol. 5 fr.
* Variétés historiques et littéraires, recueil de pièces volantes rares et curieuses, en prose et en vers, avec des notes par M. Edouard Fournier. Tomes I à VII. Le volume, 5 fr.
Le 1er volume contient:
1. Ensuit une remonstrance touchant la garde de la librairie du Roy, par Jean Gosselin, garde d'icelle librairie.
2. Le Diogène françois, ou Les facétieux discours dn vray anti-dotour comique blaisois.
3. Histoires espouvautables de deux magiciens qui ont esté estranglez par le diable, dans Paris, la semaine saincte.
4. Discours faict au parlement de Dijon sur la presentation des Lettres d'abolition obtenues par Helène Gillet, condamnée à mort pour avoir celé sa grossesse et sou fruict.
5. Histoire veritable de la conversion et repentance d'une courtisane venitienne.
6. Les singeries des femmes de ce temps descouvertes, et particulièrement d'aucunes bourgeoises de Paris.
7. La Chasse et l'Amour, à Lysidor.
8. Dialogue fort plaisant et recreatif de deux marchands: l'un est de Paris et l'autre de Pontoise, sur ce que le Parisien l'avoit appelé Normand.
9. Discours prodigieux et espouvantable de trois Espaignols et une Espagnolle, magiciens et sorciers, qui se faisoient porter par les diables de ville en ville.
10. Histoire admirable et declin pitoyable advenu en la personne d'un favory de la cour d'Espagne.
11. Examen sur l'inconnue et nouvelle caballe des frèyes de la Rozée-Croix.
12. Role des présentations faictes au Grand Jour de l'Eloquence françoise.
13. Recit veritable du grand combat arrivé sur mer, aux Indes Occidentales, entre la flotte espagnole et les navires hollandois, conduits par l'amiral Lhermite, devant la ville de Lyma, en l'année 1624.
14. Discours veritable de l'armée du très vertueux et illustre Charles, duc de Savoye et prince de Piedmont, contre la ville de Genève.
15. Histoire miraculeuse et admirable de la contesse de Hornoc, flamande, estranglée par le diable, dans la ville d'Anvers, pour n'avoir trouvé son rabat bien godronné, le 15 avril 1616.
16. Discours au vray des troubles naguères advenus au royaume d'Arragon.
17. Recit naïf et veritable du cruel assassinat et horrible massacre commis le 26 aoust 1652, par la Compagnie des frippiers de la Tonnellerie, en la personne de Jean Bourgeois.
18. Les Grands Jours tenus à Paris par M. Muet, lieutenant du petit criminel.
19. La révolte des Passemens.
20. Ordonnance pour le faict de la police et reglement du camp.
21. Combat de Cyrano de Bergerac avec le singe de Brioché, au bout du Pont-Neuf.
22. La prinse et deffaicte du capitaine Guillery.
23. Le bruit qui court de l'Espousée.
24. La conference des servantes de la ville de Paris.
25. Le triomphe admirable observé en l'aliance de Betheleem Gabor, prince de Transilvanie, avec la princesse Catherine de Brandebourg.
26. La descouverture du style impudique des courtisannes de Normandie à celles de Paris, envoyée pour estrennes, de l'invention d'une courtisanne angloise.
27. La Rubrique et fallace du monde.
28. Plaidoyers plaisans dans une cause burlesque.
29. Les merveilles et les excellences du Salmigondis de l'aloyau, avec les Confitures renversées.
Le second volume contient:
1. Mémoire sur l'état de l'Académie françoise, remis à Louis XIV vers l'an 1696.
2. Le Miroir de contentement, baillé pour estrenne à tous les gens mariez.
3. Le Patissier de Madrigal en Espagne, estimé estre Dom Carles, fils du roy Philippe.
4. Discours sur l'apparition et faits pretendus de l'effroyable Tasteur, dédié à mesdames les poissonnières, harengères, fruitières et autres qui se lèvent le matin d'auprès de leurs maris, par l'Angoulevent.
5. La Destruction du nouveau moulin à barbe.
6. Dissertation sur la véritable origine des moulins à barbe.
7. Les cruels et horribles tormens de Balthazar Gerard, Bourguignon, vray martyr, souffertz en l'execution de sa glorieuse et memorable mort, pour avoir tué Guillaume de Nassau, prince d'Orenge.
8. Histoire des insignes faussetez et suppositions de Francesco Fava, medecin italien.
9. Histoire veritable et divertissante de la naissance de mie Margot et de ses aventures.
10. Le caquet des poissonnières sur le departement du roy et de la cour.
11. La Moustache des filous arrachée, par le sieur du Laurens.
12. Accident merveilleux et espouvautable du desastre arrivé le 7 mars 1618 d'un feu inremediable lequel a bruslé et consommé tout le Palais de Paris.
13. Ordonnances generales d'amour.
14. L'Adieu du plaideur à son argent.
15. Rencontre et naufrage de trois astrologues judiciaires, Mauregard, J. Petit et P. Larivey, nouvellement arrivez en l'autre monde.
16. Discours de l'inondation arrivée au fauxbourg S.-Marcel-lez-Paris, par la rivière de Bièvre, 1625.
17. La Permission aux servantes de coucher avec leurs maistres, ensemble l'Arrést de la part de leurs maistresses.
18. La muse infortunée contre les froids amis du temps.
19. Remonstrance aux nouveaux mariez et mariées et ceux qui desirent de l'estre, ensemble pour cognoistre les humeurs des femmes.
20. Le Tocsin des filles d'amour.
21. Plaisant galimatias d'un Gascon et d'un Provençal, nommez Jacques Chagrin et Ruffin Allegret.
22. Particularitez de la conspiration et la mort du chevalier de Rohan, de la marquise de Villars, de Van den Ende, etc.
23. Cartels de deux Gascons et leurs rodomontades, avec la dissection de leur humeur espagnole.
24. Le hazard de la blanque renversé et la consolation des marchands forains.
25. Sermon du cordelier aux soldats, ensemble la responce des soldats au cordelier.
26. L'ouverture des jours gras, ou l'entretien du carnaval.
27. Histoire véritable du combat et duel assigné entre deux demoiselles sur la querelle de leurs amours.
28. L'innocence d'amour, à Lysandre.
Le tome III contient:
1. Placet des amans au roy contre les voleurs de nuit et les filoux.
2. Reponse des filoux (par Mlle de Scudery).
3. Recit veritable de l'attentat fait sur le precieux corps de N.-S. Jesus-Christ entre les mains du prestre disant la messe, le 24 mai 1649, en l'église de Sannois.
4. Histoire prodigieuse du fantome cavalier solliciteur qui s'est battu en duel le 27 janvier 1615, près Paris.
5. La chasse au vieil grognard de l'antiquité. 1622.
6. L'Onophage, ou le mangeur d'asne, histoire veritable d'un procureur qui a mangé un asne.
7. Les Regrets des filles de joie de Paris sur le subject de leur bannissement.
8. Histoire joyeuse et plaisante de M. de Basseville et d'une jeune demoiselle, fille du ministre de St-Lo, laquelle fut prise et emportée subtilement de la maison de la maison de son père.
9. L'ordre du combat de deux gentilshommes faict en la ville de Moulins, accordé par le roy nostre sire.
10. La Response des servantes aux langues calomnieuses qui ont frollé sur l'ance du panier ce caresme; avec l'advertissement des servantes bien mariées et mal pourveues à celles qui sont à marier, et prendre bien garde à eux avant que de leur mettre en mesnage.
11. Nouveau reglement general sur toutes sortes de marchandises et manufactures qui sont utiles et necessaires dans ce royaume, par de la Gomberdière.
12. Le Trebuchement de l'ivrongne, par G. Colletet.
13. Lettres nouvelles contenant le privilége et l'auctorité d'avoir deux femmes.
14. Règles, Statuts et Ordonnances de la caballe des filous reformez appuis huict jours dans Paris, ensemble leur police, estat, gouvernement, et le moyen de les cognoistre d'une lieue loing sans lunettes.
i5. Privilège des Enfans Sans-Souci, qui donne lettre patente à madame la comtesse de Gosier Sallé... pour aller et venir par sous les vignobles de France.
i6. La Rencontre merveilleuse de Piedaigrette avec maistre Guillaume revenant des Champs-Elizée, avec la genealogique des coquilberts.
17. Le Ballieux des ordures du monde.
18. Discours veritable des visions advenues au premier et second jour d'aoust 1589 à la personne de l'empereur des Turcs, sultan Amurat, en la ville de Constantinople, avec les protestations qu'il a fait pour la manutention du christianisme.
19. Le Pasquil du rencontre des cocus à Fontainebleau.
20. Exemplaire punition du violement et assassinat commis par François de La Motte, lieutenant du sieur de Montestruc, en la garnison de Metz en Lorraine, à la fille d'un bourgeois de ladite ville, et executé à Paris le 5 décembre 1607.
21. Le Satyrique de la cour, 1624.
22. Les Estranges tromperies de quelques charlatans nouvellement arrivez à Paris, descouvertes aux despens d'un plaideur, par C. F. Duppé.
23. La Pièce de cabinet, dédiée aux poètes du temps (par E. Carneau).
24. Priviléges et reglemens de l'Archiconfrérie vulgairement dite des Cervelles emouquées ou des Ratiers.
26. Advis de Guillaume de la Porte, hotteux ès halles de la ville de Paris.
26. Les Misères de la femme mariée, où se peuvent voir les peines et tourmens qu'elle reçoit durant sa vie, mis en forme de stances par Mme Liebault.
27. Les Priviléges et fidelitez des Chastrez, ensemble la responce aux griefs proposez en l'arrest donné contre eux au profit des femmes.
28. Le Pont-Neuf frondé.
29. La Tromperie faicte à un marchand par son apprenty, lequel coucha avec sa femme, qui avoit peur de nuict, et de ce qui en advint, avec le testament du martyr amoureux.
30. Legat testamentaire du prince des Sots à M. C. d'Acreigne, Tullois, pour avoir descrit la défaite de deux mille hommes de pied, avec la prise de vingt-cinq enseignes, par Monseigneur le duc de Guyse.
31. Oraison funèbre de Caresme prenant, composée par le serviteur du roy des Melons andardois.
Le tome IV contient:
1. Brief discours de la reformation des mariages.
2. Les jeux de la cour.
3. Songe.
4. Le tableau des ambitieux de la cour, nouvellement tracé par maistre Guillaume à son retour de l'autre monde.
5. Lettre d'ecorniflerie et declaration de ceux qui n'en doivent jouir.
6. L'estrange ruse d'un filou habillé en femme, ayant duppé un jeune homme d'assez bon lieu soubs apparence de mariage.
7. Le passe-port des bons beuveurs.
8. Factum du procez d'entre messire Jean et dame Renée.
9. Le purgatoire des hommes mariez, avec les peines et les tourmentz qu'ils endurent incessamment au subject de la malice et mechanceté des femmes.
10. Mémoire touchant la seigneurie du Pré-aux-Clercs, appartenant à l'Université de Paris, pour servir d'instruction à ceux qui doivent entrer dans les charges de l'Université.
11. Histoire horrible et effroyable d'un homme plus qu'enragé qui a esgorgé et mangé sept enfans dans la ville de Chaalons en Champagne. Ensemble l'execution memorable qui s'en est ensuivie.
12. L'entrée de Gaultier Garguille en l'autre monde, poème satyrique.
i3. Les estrennes du Gros Guillaume à Perrine, presentées aux dames de Paris et aux amateurs de la vertu.
14. La lettre consolatoire escripte par le general de la compagnie des Crocheteurs de France à ses confrères, sur son restablissement au dessus de la Samaritaine du Pont-Neuf, narratifve des causes de son absence et voyages pendant icelle.
15. Les plaisantes ephemerides et pronostications très certaines pour six années.
16. Epitaphe du petit chien Lyco-phagos, par Courtault, son conculinaire et successeur en charge d'office, à toutes les legions des chiens academiques, par Vincent Denis Perigordien.
17. La grande cruauté et tirannie exercée par Mustapha, nouvellement empereur de Turquie, à l'endroit des ambassadeurs chrestiens, tant de France, d'Espaigne et d'Angleterre. Ensemble tout ce qui s'est passé au tourment par luy exercé à l'endroit de son nepveu, lui ayant fait crever les yeux.
18. Le different des Chapons et des Coqs touchant l'alliance des Poulles, avec la conclusion d'yceux.
19. Recit en vers et en prose de la farce des Precieuses.
20. Histoire miraculeuse de trois soldats punis divinement pour les forfaits, violences, irreverences et indignités par eux commises avec blasphèmes execrables contre l'image de monsieur saint Antoine, à Soulcy, près Chastillon-sur-Seine, le 21e jour de juin dernier passé (1576).
21. Le fantastique repentir des mal mariez.
22. Le grand procez de la querelle des femmes du faux-bourg Saint-Germain avec les filles du faux-bourg de Montmartre, sur l'arrivée du regiment des Gardes. Avec l'arrest des commères du faux-bourg Saint-Marceau intervenu en ladicte cause.
23. Les contre-veritez de la court, avec le dragon à trois testes.
24. Le coq-à-l'asne, ou le pot aux roses, adressé aux financiers.
25. Traduction d'une lettre envoyée à la reine d'Angleterre par son ambassadeur, surprise près le Mouy par la garnison du Havre de Grâce, 15 juin 1590.
26. Remonstrance aux femmes et filles de la France. Extrait du prophète Esaye, au chapitre III de ses propheties.
27. Histoire veritable du combat et duel assigné entre deux demoiselles sur la querelle de leurs amours.
28. L'Innocence d'amour, à Lysandre.
Le tome V contient:
i. Les Triolets du temps. 1649.
2. Discours sur la mort du chapelier.
3. Reglement d'accord sur la preference des savetiers cordonniers.
4. L'OEuf de Pasques ou pascal, à M. le lieutenant civil, par Jacques de Fonteny.
5. Catechisme des Courtisans, ou les Questions de la cour, et autres galanteries.
6. Exil de Mardy-Gras.
7. Ordre à tenir pour la visite des pauvres honteux.
8. L'Anatomie d'un Nez à la mode, dedié aux bons beuveurs.
9. Extrait de l'inventaire qui s'est trouvé dans les coffres de M. le chevalier de Guise, par Mlle d'Entraigne, et mis en lumière par M. de Bassompierre.
10. Les nouvelles admirables lesquelles ont envoyées les patrons des gallées qui ont esté transportées du vent en plusieurs et divers pays et ysles de la mer, et principalement ès parties des Yndes.
11. Le Gan de Jan Godard, Parisien.
12. Discours de deux marchants fripiers et de deux tailleurs, avec les propos qu'ils ont tenus touchant leur estat.
13. Discours admirable d'un magicien de la ville de Moulins qui avoit un demon dans une phiole, condamné d'estre bruslé tout vif par arrest de la Cour de Parlement.
14. Vraye Pronostication de Me Gonin pour les mal-mariez, plates-bourses et morfondus, et leur repentir.
15. La misère des apprentis imprimeurs, appliquée par le detail à chaque fonction de ce pénible estat.
16. Arrest de la Cour de Parlement qui fait deffenses à tous pastissiers et boulangers de fabriquer ni vendre, à l'occasion de la feste des Rois aucuns gasteaux.
17. La Maltote des Cuisinières, ou la Manière de bien ferrer la mule.
18. Cas merveilleux d'un bastelier de Londres, lequel, sous ombre de passer les passans outre la rivière de Thames, les estrangloit.
19. Les de Relais, ou le Purgatoire des bouchers, poulayers, paticiers, cuisiniers, joueurs d'instrumens, comiques et autres gens de mesme farine.
20. Discours de la mort de très haute et très illustre princesse madame Marie Stuard, royne d'Escosse.
21. L'Onozandre, ou le Grossier, satyre.
22. Le Conseil tenu en une assemblée des dames et bourgeoises de Paris.
23. Vengeance des femmes contre les hommes.
24. Ballet nouvellement dansé à Fontaine-Bleau par les dames d'amour Ensemble leurs complaintes adressées aux courtisanes de Venus à Paris.
25. Satyre contre l'indecence des questeuses.
26. Les contens et mescontens sur le sujet du temps.
27. Vers pour Monseigneur le Dauphin au sujet d'une aventure arrivée entre lui et le petit Brancas.
28. La Vraye Pierre philosophale, ou le moyen de devenir riche à bon conte.
Le tome VIe contient:
1. Les estranges et desplorables accidens arrivez en divers endroits sur la rivière de Loire et lieux circonvoisins par l'effroyable desbordement des eaux et l'espouvantable tempeste des vents, le 19 et 20 janvier 1633. Ensemble les miracles qui sont arrivez à des personnes de qualité et autres qui ont esté sauvées de ces perilleux dangers.
2. Le feu royal, faict par le sieur Jumeau, arquebusier ordinaire de Sa Majesté.
3. Histoire veritable du prix excessif des vivres de la Rochelle pendant le siège.
4. La grande proprieté des bottes sans cheval en tout temps, nouvellement descouverte, avec leurs appartenances, dans le grand magazin des esprits curieux.
5. Les estrennes de Herpinot, presentées aux dames de Paris, desdiez aux amateurs de la vertu, par C. D. P., comedien françois.
6. Harangue de Turlupin le souffreteux, 1615.
7. Sommaire traicté du revenu et despence des finances de France, ensemble les pensions de nosseigneurs et dames de la Cour, escrit par Nicolas Remond, secretaire d'Estat.
8. Quatrains au roy sur la façon des harquebuses et pistolets, enseignans le moyen de recognoistre la bonté et le vice de toutes sortes d'armes à feu et les conserver en leur lustre et bonté, par François Poumerol, arquebusier.
9. Zest-Pouf, historiette du temps.
10. Catechisme des Normands.
11. Edit du roy portant suppression des charges de capitaines des levrettes de la chambre du roy.
12. Histoire veritable de la mutinerie, tumulte et sedition faite par les prestres Sainct-Medard contre les fidèles, le samedy XXVIIe jour de decembre 1561.
13. Les choses horribles contenues en une lettre envoyée à Henry de Valois par un enfant de Paris le vingt-huitième de janvier 1589.
14. Le Cochon mitré, dialogue.
15. Stances sur le retranchement des festes, en 1666.
16. Le Pont-Breton des procureurs.
17. La plaisante nouvelle apportée sur tout ce qui se passe en la guerre de Piedmont, avec la harangue du capitaine Picotin faicte au duc de Savoye sur le mescontentement des soldats françois.
18. Le Carquois satyrique.
19. L'estrange et veritable accident arrivé en la ville de Tours, où la royne couroit grand danger de sa vie sans le marquis de Rouillac et de M. de Vignolles, le vendredy vingt-neufviesme janvier 1616.
20. Arrest notable donné au profit des femmes contre l'impuissance des maris, avec le plaidoyé et conclusion de Messieurs les gens du roy.
2i. Satyre sur la barbe de M. le president Molé.
22. Recit veritable de l'execution faite du capitaine Carrefour, general des voleurs de France, rompu vif à Dijon le 12e jour de decembre 1622.
23. Brief dialogue, exemplaire et recreatif, entre le vray soldat et le marchand françois, faisant mention du temps qui court.
24. La musique de la taverne et les propheties du cabaret, ensemble le Mepris des Muses.
Le tome VII contient:
1. Manifeste et prédictions des plus véritables affaires qui se doibvent passer en France cette année 1620, par le sieur de La Bourdanière.
2. La faiseuse de mouches.
3. Les plaisantes ruses et cabales de trois bourgeoises de Paris.
4. L'Archi-Sot, écho satyrique.
5. Sur les revenus des Pasteurs.
6. La Requeste présentée à Nosseigneurs du Parlement... pour la diminution d'une demie année des loyers des maisons, chambres et boutiques (19 juin 1652).
7. Reproches du capitaine Guillery faits aux carabins, picoreurs et pillards de l'armée de messieurs les Princes.
8. Manifeste de Pierre du Jardin, capitaine de la Garde, prisonnier en la Conciergerie du Palais.
9. Histoire du poète Sibus.
10. Discours sur les causes de l'extresme cherté qui est aujourd'hui en France (1586).
11. Le May de Paris.
12. Le pot aux rozes decouvert du plaisant voyage fait par quelques curieux au bois de Vincennes, à dessein de voir Jean de Werth.
13. Edict du Roy pour contenir les serviteurs et servantes en leurs devoirs.
14. Discours de la deffaicte qu'a faict M. le duc de Joyeuse et le sieur de Laverdin contre les ennemis du Roy à La Motte Sainct-Eloy.
15. Lettre de Calvin, apportée des enfers par l'esprit du sieur Groyer, aux pasteurs du petit Troupeau.
16. Discours de la prinse du capitaine Chapeau et du capitaine la Callande, ensemble l'exécution qui en a esté faicte à Montargy.
17. Sur l'enlèvement des reliques de saint Fiacre, apportées de la ville de Meaux pour la guérison du derrière du C. de R.
18. Institution de l'Ordre des Chevaliers de la Joye, établi à Mézières.
19. La grande division arrivée ces derniers jours entre les femmes et les filles de Montpellier.
20. Discours de la fuyte des impositeurs italiens.
21. Les ceremonies faites dans la nouvelle chapelle du chasteau de Bissestre le 25 aoust 1634.
22. Discours nouveau de la grande science des femmes, trouvé dans un des sabots de maistre Guillaume.
23. Les amours du Compas et de la Règle, et ceux du Soleil et de l'Ombre.
24. Ennuis des paysans champestres.
25. Le plaisir de la noblesse, sur la preuve certaine et profict des estauffes et soyes..., par B. de Laffémas.
26. Conspiration faite en Picardie (1576).
27. La nouvelle defaitte des Croquans en Quercy, par M. le mareschal de Themines.
28. Les vertus et propriétés des Mignons.
29. Passage du cardinal de Richelieu à Viviers.
30. Le vray Discours des grandes processions qui se font depuis les frontières de l'Allemagne jusques à la France (1584).
31. Le Canard qui mange cinq de ses frères et qui est mangé à son tour par un colonel.
HISTOIRE.
I. VOYAGES.
* Histoire notable de la Floride, contenant les trois voyages faits en icelle par certains capitaines et pilotes françois, descrits par le capitaine Laudonnière; à laquelle a été ajousté un Quatriesme voyage, fait par le capitaine Gourgues. 1 volume. 5 fr.
Epuisé.
Mémoires des Voyages du sieur Demarez, revus sur le seul exemplaire connu de l'édition originale, et annotés par M. Charles Navarin. 1 vol. 4 fr.
* Relation des trois ambassades du comte de Carlisle, de la part de Charles II, vers Alexey Michailowitz, czar de Moscovie, Charles, roy de Suède, et Frederic III, roy de Danemarck. Nouvelle édition, avec préface, notes et glossaire par le prince Augustin Galitzin. 1 volume. 5 fr.
II. HISTOIRE DE FRANCE.
Collection générale de Chroniques et Mémoires relatifs à l'histoire de France. 200 vol.
Cette collection comprendra les ouvrages qui font partie des diverses collections publiées jusqu'à ce jour, et plusieurs autres imprimés ou inédits. Chaque ouvrage, revu sur les manuscrits et les éditions anciennes, accompagné de notes et d'une table des matières, se vendra séparément. Il n'y aura ni faux-titre, ni indication quelconque qui puisse obliger les amateurs à prendre les volumes dont ils n'auraient pas besoin. Les ouvrages divers ne seront rattachés entr'eux que par le plan de la collection et la Table générale des matières.
De cette collection feront partie:
* Les Aventures du baron de Fæneste, par Théodore-Agrippa d'Aubigné. Edition revue et annotée par M. Prosper Mérimée, de l'Académie françoise. 1 vol. 5 fr.
Mémoires de la Reine Marguerite, suivis des Anecdotes tirées de la bouche de M. du Vair. Notes par M. Ludovic Lalanne. 1 vol. 5 fr.
* Mémoires de Henri de Campion, suivis d'un choix des Lettres d'Alexandre de Campion. Notes par M. C. Moreau. 1 vol. 5 fr.
* Les Courriers de la Fronde en vers burlesques, par Saint-Julien, annotés par M. C. Moreau. 2 vol. 10 fr.
* Mémoires et Journal du marquis d'Argenson, ministre des Affaires Etrangères sous Louis XV, annotés par M. le marquis d'Argenson. Tomes I et II. Le volume à 5 fr.
L'ouvrage formera 5 volumes.
* Mémoires de la Marquise de Courcelles, écrits par elle-même, précédés d'une Notice et accompagnés de notes par M. Paul Pougin. 1 vol. 4 fr.
* Mémoires de Madame de la Guette. Edition revue et annotée par M. C. Moreau. 1 vol. 5 fr.
Souvenirs de madame de Caylus. l vol.
Mémoires de l'abbé de Choisy, suivis de l'Histoire de la Comtesse des Barres, avec préface et notes par M. Gustave Desnoiresterres. 1 vol. 5 fr.
OEuvres complètes de Branthome.
Voyez page 34 de ce catalogue.
Chroniques des Samedis de Mlle de Scudéry, recueillies par Conrart, annotées par Pellisson-Fontanier, et publiées par M. F. Feuillet de Conches. 1 vol. 5 fr.
III. HISTOIRE ÉTRANGÈRE.
* Histoire notable de la Floride. l vol. 5 fr.
Voyez page 46 de ce catalogue.
* Relation des trois ambassades du comte de Carlisle. 1 vol. 5 fr.
Voyez page 46 de ce catalogue.
* Histoire du Pérou, traduite de l'espagnol sur le manuscrit inédit du P. Anello Oliva, par M. H. Ternaux-Compans. 1 vol. 3 fr.
OUVRAGES DE DIFFÉRENTS FORMATS Qui font partie du Fonds de P. JANNET.
Bibliographie lyonnaise du xve siècle, par M. A. Péricaud aîné. Nouv. édit. Lyon, imprimerie de Louis Perrin,
1851, in-8. 1re partie. 7 50 2e partie. 4 » 3e partie. 2 »
Catalogue de la bibliothèque lyonnaise de M. Coste, rédigé et mis en ordre par Aimé Vingtrinier, son bibliothécaire. Lyon, 1853, 2 vol. gr. in-8. (18,641 articles.) 12»
Catalogue des livres imprimés, manuscrits, estampes, dessins et cartes à jouer composant la bibliothèque de M. C. Leber, avec des notes par le collecteur. Tome IV, contenant le supplément et la table des auteurs et des livres anonymes. Paris, 1852, in-8, avec 6 grav. 8»
Grand papier, fig. col. 25 » Grand papier vélin, fig. col. 30 »
Choix de fables de La Fontaine, traduites en vers basques par J.-B. Archu. La Reole, 1848, in-8. 7 50
Chronique et hystoire faicte et composee par reverend pere en Dieu Turpin, contenant les prouesses et faiciz darmes advenuz en son temps du tres magnanime Roy Charlemaigne et de son nepveu Raouland. (Paris, 1835,) in-4 goth. à 2 col., avec lettres initiales fleuries et tourneures. 20»
Pap. de Hollande. 25 »
Dialogue (Le) du fol et du sage. (Paris, 1833,) pet. in-8 goth. 9»
Pap. de Holl. (à 10 exempl.). 12 » Pap. de Chine (à 4 exempl.). 15 »
Dialogue facetieux d'un gentilhomme françois se compiaignant de l'amour, et d'un berger qui, le trouvant dans un bocage, le reconforta, parlant à luy en son patois. Le tout fort plaisant. Metz, 1671 (1847), in-16 oblong. 9»
Dictionnaire pour l'intelligence des auteurs classiques grecs et latins, tant sacrés que profanes, par Fr. Sabbathier. Paris, 1818, in-8. (Tome 37e et dernier.) 6»
Dit (Le) de Menage, pièce en vers du XIVe siècle, publié, pour la première fois par M. G.-S. Trebutien. (Paris, 1835,) in-8 goth. 2 50
Pap. de Holl. 4 »
Dit (Un) d'aventures, pièce burlesque et satirique du XIIIe siècle, publiée pour la première fois par M. G.-S. Trebutien. (Paris, 1855.) in-8 goth. 2 50
Essai synthétique sur l'origine et la formation des langues (par Copineau). Paris, 1774, in-8. 4»
Histoire des campagnes d'Annibal en Italie pendant la deuxième guerre punique, suivie d'un abrégé de la tactique des Romains et des Grecs, par Fréd. Guillaume, général de brigade. Milan, de l'impr. royale, 1812, 3 vol. gr. in-4 et atlas de 49 planches gr. in-fol. 20»
Histoire du Mexique, par don Alvaro Tezozomoc, trad. sur un manuscrit inédit par H. Ternaux-Campans. Paris, 1853, 2 vol. in-8. 15»
Lai d'Ignaurès, en vers, du XIIe siècle, par Renaut, suivi des lais de Melion et du Trot, en vers, du XIIIe siècle, publiés pour la première fois par MM. Monmerqué et Francisque Michel. Paris, 1832, gr. in-8, pap. vél., avec deux fac-simile color. 9»
Pap. de Holl. 15 » Pap. de Chine. 15 »
Lettre d'un gentilhomme portugais à un de ses amis de Lisbonne sur l'exécution d'Anne Boleyn, publiée par M. Francisque Michel. Paris, 1832, br. in-8, pap. vélin. 3»
Manuel du libraire et de l'amateur de livres, par M. Jacq.-Ch. Brunet, quatrième édition originale. Paris, 1842-1844, 5 vol. in-8 à deux colonnes. 200»
Moralité de la rendition de Joseph, filz du patriarche Jacob; comment ses frères, esmeuz par envye, s'assemblèrent pour le faire mourir... Paris, 1835, in-4 goth. format d'agenda, pap. de Holl. 36»
Moralité de Mundus, Caro, Demonia, à cinq personnages.--Farce des deux savetiers, à trois personnages. Paris, Silvestre, 1838, in-4 goth. format d'agenda. 12»
Moralité nouvelle du mauvais riche et du ladre, à douze personnages. Paris, 1833, petit in-8 goth. 9»
Pap. de Holl. (à 10 exempl.). 12 » Pap. de Chine (à 4 exempl.). 15 »
Moralité très singulière et très bonne des blasphémateurs du nom de Dieu. (Paris, 1831), pet. in-4 goth. format d'agenda, pap. de Holl. 36»
Mystère de saint Crespin et de saint Crespinien, publié pour la première fois par L. Dessalles et P. Chabaille. Paris, 1836, gr. in-8 orné d'un fac-simile. 14»
Pap. de Holl. (fac-simile sur Vélin). 30 » Pap. de Chine. 30 »
Payen (Dr J. F.)--- Publications relatives à Montaigne.
1º Notice bibliographique sur Montaigne. Paris, 1837, in-8. (Epuisée.)
2º Documents inédits ou peu connus sur Montaigne. Paris, 1847, in-8, portrait, fac-simile. (Epuisés.)
3º Nouveaux documents inédits ou peu connus sur Montaigne. 1850, in-8, fac-simile. 3 fr.
4º De Christophe Kormart et de son analyse sur les Essais de Montaigne. Paris, 1849, in-8. (Epuisé.)
5º Documents inédits sur Montaigne, no 3.--Éphémérides, Lettres, et autres Pièces autographes et inédites de Montaigne et de sa fille Eléonore. Paris, Jannet, 1855, in-8, fac-simile. 3 fr.
6º Recherches sur Montaigne, documents inédits, no 4.--Examen de la Vie publique de Montaigne, par M. Grün.--Lettres et remontrances nouvelles.--Bourgeoisie romaine.--Habitation et tombeau à Bordeaux.--Vues, plans, cachets, fac-simile.--R. Sebon. Paris, 1856, in-8. 5 fr.
Poésies françoises de J.-G. Alione (d'Asti), composées de 1494 à 1520, avec une notice biographique et bibliographique par M. J.-C. Brunet. Paris, 1836, pet. in-8 goth. orné d'un fac-simile. 15 »
Proverbes basques, recueillis (et publiés avec une traduction française par Arnauld Oihénart. Bordeaux, 1847, in-8.) 10»
Recueil de réimpressions d'opuscules rares ou curieux relatifs à l'histoire des beaux-arts en France, publié par les soins de MM. T. Arnauldet, Paul Chéron, Anatole de Montaiglon. In 8, papier de Hollande. (Tirage à 100 exemplaires.)
I. Ludovicus Henricvs Lomenius, Briennæ comes, de pinacotheca sua. 1 50
II. Vie de François Chauveau, graveur, et de ses deux fils, Evrard, peintre, et René, sculpteur, par J.-M. Papillon. 3 50
Relation des principaux événements de la vie de Salvaing de Boissieu, premier président en la chambre des comptes de Dauphiné, suivie d'une critique de sa généalogie et précédée d'une Notice historique, par Alfred de Terrebasse. Lyon, impr. de Louis Perrin, 1850, in-8, fig. 7 »
Roman de Mahomet, en vers, du XIIIe siècle, par Alex. du Pont, et livre de la loi au Sarrazin, en prose, du XIVe siècle, par Raymond Lulle; publiés pour la première fois et accompagnés de notes par MM. Reinaud et Francisque Michel. Paris, 1831, gr. in-8 pap. vél., avec deux fac-simile coloriés. 12 »
Roman de la Violette ou de Gérard de Nevers, en vers, du XIIIe siècle, par Gibert de Montreuil, publié pour la première fois par M. Francisque Michel. Paris, 1834, gr. in-8 pap. vél. avec trois fac-simile et six gravures entourées d'arabesques et tirées sur papier de Chine. 36 »
Pap. de Chine. 60 »
Roman (Le) de Robert le Diable, en vers, du XIIIe siècle, publié pour la première fois par G.-S. Trébutien. Paris, 1837, pet. in-4 goth. à deux col., avec lettres tourneures et grav. en bois. 20»
Pap. de Holl. 30 » Pap. de Chine. 36 »
Roman du Saint-Graal, publié pour la première fois par Francisque Michel. Bordeaux, 1841, in-12. 4»
Table des auteurs et des prix d'adjudication des livres composant la bibliothèque de M. le comte de La B*** (La Bédoyère). Gr. in-8, pap. vél. 2 50
Table des prix d'adjudication des livres composant la bibliothèque de M. L*** (Libri). Paris, 1847, in-8. 1 50
Table des prix d'adjudication des livres de M.I.m.d.R. (du Roure). Paris, 1848, in-8. 1 25
Trésor des origines, ou Dictionnaire grammatical raisonné de la langue française, par Ch. Pougens. Paris, imprimerie royale, 1819, in-4. 6»
Manuel-Annuaire de l'imprimerie, de la librairie et de la presse, par F. Grimont, avocat, s. Chef du bureau de la librairie au Ministère de l'intérieur. In-12. 4»
Sous presse le Manuel pour 1857, complément de la 1re édition, avec tables analytiques de toutes les matières contenues dans les deux volumes.
LA PROPRIÉTÉ LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE
COURRIER DE LA LIRRAIRIE
Ce Journal paraît tous les samedis. Il contient les documents officiels concernant l'imprimerie, la librairie, et tout ce qui s'y rattache,--une Chronique judiciaire,--le Catalogue, d'après les documents officiels, des livres, cartes, estampes, oeuvres de musique, etc., imprimés en France.--A titre de prime, les abonnés reçoivent: 1º le Catalogue général de la librairie française au XIXe siècle, par M. Paul Chéron, ouvrage exclusivement imprimé pour eux, et qui ne sera pas mis dans le commerce; 2º un bon de vingt francs de livres à prendre dans la Bibliothèque Elzevirienne, à leur choix.--Prix de l'abonnement pour un an: Paris, 20 fr.; départements, 22 fr.; Etranger, 20 fr., et le port en sus.--Bureaux, à Paris, rue de Richelieu, 15; à Leipzig, chez T. O. Weigel; à Londres, chez John Russell Smith.--Rédacteur en chef, P. Boiteau. Propriétaire-Gérant, P. Jannet.
MANUEL DE L'AMATEUR D'ESTAMPES PAR M. CH. LE BLANC OUVRAGE DESTINÉ A FAIRE SUITE AU Manuel du Libraire et de l'Amateur de Livres PAR M. J.-CH. BRUNET
Conditions de la Publication.
Le Manuel de l'Amateur d'Estampes sera publié en 16 livraisons, composées chacune de dix feuilles, ou 160 pages gr. in-8, à deux colonnes, imprimées sur papier vergé, avec monogrammes intercalés dans le texte. Le prix de chaque livr. est fixé à 4 fr. 50 c.; il est tiré quelques exempl. sur papier vélin au prix de huit francs la livraison.
LES 8 PREMIÈRES LIVRAISONS (A-Melar) SONT EN VENTE
Ces livraisons forment deux volumes, la moitié de l'ouvrage.
La 9e livraison paraîtra le 15 juin 1857, les suivantes dans un délai rapproché.
RECUEIL DE CHANSONS, SATIRES, ÉPIGRAMMES Et autres poésies relatives à l'histoire des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles: CONNU SOUS LE NOM DE RECUEIL DE MAUREPAS.
PUBLIÉ PAR M. ANATOLE DE MONTAIGLON Ancien Elève de l'Ecole des Chartes Membre résidant de la Société des Antiquaires de France.
Le Recueil de Maurepas sera publié en six forts volumes grand in-8o à 2 colonnes, imprimés sur beau papier vergé, en caractères neufs. Il paraîtra un volume tous les deux mois. Le prix est fixé à 25 fr. par volume, ou 150 fr. pour l'ouvrage complet. Chaque volume sera payé au moment de la livraison. Il ne sera tiré que 300 exemplaires. La souscription sera close prochainement, et le prix sera augmenté pour les personnes qui n'auront pas souscrit.
LA MUSE HISTORIQUE ou RECUEIL DES LETTRES EN VERS CONTENANT LES NOUVELLES DU TEMPS, ÉCRITES A SON ALTESSE MADEMOISELLE DE LONGUEVILLE, DEPUIS DUCHESSE DE NEMOURS (1650--1665)
Par. J. LORET.
Nouv. édition, revue sur les manuscrits et sur les éditions originales et augmentée d'une table générale des matières, par ED. V. de La Pelouze et J. Ravenel.
Les Lettres en vers de Loret sont assurément un des ouvrages les plus curieux à consulter, une des sources les plus abondantes en précieux renseignements auxquelles il soit possible de puiser, pour quiconque veut étudier avec soin l'histoire politique ou littéraire de la France pendant la période de temps qu'embrasse cette gazette rimée. Pour seize années de la vie du grand siècle, on y trouve, en effet, outre la relation de tous les actes importants de la minorité et des premiers jours du règne de Louis XIV, le récit détaillé de ces mille petits faits divers qui préparent, qui expliquent les grands événements; qui ont passé presque inaperçus des contemporains eux-mêmes, et dont les plus pénibles et les plus minutieuses recherches n'amèneraient pas toujours l'historien à saisir la trace ailleurs. Là, toutefois, ne se borne pas le mérite de la Muse historique. Un certain attrait nous pousse tous, plus ou moins, à rechercher les particularités intimes de la vie des personnages que l'histoire fait poser devant nous; cette curiosité est, ici, très amplement satisfaite. Bruits de la ville, nouvelles de la cour, entrées princières, fêtes publiques, festins royaux, représentations théâtrales, bals et ballets, mystères de la ruelle et parfois de l'alcôve, Loret tient note de tout, révèle tout, décrit tout en vers abondants et faciles, spirituels et naïfs, burlesques mais pleins de bon sens, libres mais non effrontés, empreints toujours d'un profond respect pour la vérité.
Ces qualités, aujourd'hui bien reconnues, et le haut prix qu'atteignent dans les ventes publiques les exemplaires même imparfaits de la Muse historique, nous ont décidé à réimprimer ce livre. Les éditeurs, indépendamment de ce qu'il leur a été possible de se procurer des lettres originales imprimées, ont fort utilement consulté deux manuscrits des bibliothèques impériale et de l'Arsenal. Un troisième, inappréciable volume relié aux armes de Fouquet et de la comtesse de Verrue, auxquels il a successivement appartenu, a été mis à leur disposition avec la plus gracieuse obligeance par son possesseur actuel, M. Grangier de la Marinière, le zélé bibliophile. Ces diverses communications, la dernière surtout, ont permis de faire disparaître presque entièrement les voiles souvent bien épais que, lors de l'impression de sa gazette, Loret a jetés, par prudence, sur un grand nombre de figures de son musée historique.
Rien n'a été négligé, sous le rapport des soins littéraires, pour que cette nouvelle édition soit digne des amateurs auxquels elle est destinée. L'exécution matérielle sera dirigée de manière à satisfaire les plus difficiles.
L'ouvrage, sous presse, se composera de 4 forts volumes grand in-8 à 2 colonnes.--Prix de chaque volume: 15 fr.
LIBRARY OF OLD AUTHORS.
M. John Russel Smith, libraire à Londres, publie une collection destinée à prendre en Angleterre la place occupée en France par la Bibliothèque elzevirienne. Plusieurs ouvrages sont en vente ou sous presse. Tous les volumes sont imprimés uniformément et avec soin, avec des fleurons et lettres ornées, reliés en percaline, et se vendent à des prix modérés. Voici la liste des premières publications.
En vente:
The Dramatic and Poetical Works of John Marston. Now first collected and edited by J. O. Halliwell. 3 vols. cart. en toile. 22 50
The Vision and Creed of Piers Ploughman. Edited by Thomas Wright; a new edition, revised, with additions to the Notes and Glossary. 2 vols. cart. 15»
John Selden's Table Talk. A new and improved Edition, by S. W. Singer, 1 vol. 7 50
Francis Quarle's Enchiridion. 1 vol. cart. 4 50
Increase Mather's Remarkable Providences of the Earlier Days of American Colonization. With Introductory Preface by George Offor. Portrait. 7 50
The Poetical Works of William Drummond of Hawthornden. Edited by W. B. Turnbull. Portrait. 7 50
George Wither's Hymns and Songs of the Church. 7 50
The Miscellanies of John Aubrey, F.R.S. 6»
The Miscellaneous Works of Sir Thomas Overbury, 1 vol. 7 50
The Poetical Works of the Rev. Robert Southwell. 1 v. 6»
The Iliads and the Odysseys of Homer, translated by George Chapman. 2 vol. 18»
Sous presse:
The Journal of a Barrister of the name of Manningham, for the years 1600, 1601 and 1602; containing Anecdotes of Shakespeare, Ben Johnson, Marston, Spenser, Sir W. Raleigh, Sir John Davys, etc. Edited from the ms. in the British Museum, by Thomas Wright.
The Rev. Joseph Spence's Anecdotes of Books and Men, about the time of Pope and Swift. A new Edition by S. W. Singer.
The Prose Works of Geoffrey Chaucer, including the Translation of Boethius, the Testament of Love, and the Treatise on the Astrolabe. Edited by T. Wright.
King James' Treatise on Demonology. With Notes.
The Poems, Letters and Plays of Sir John Suckling.
Thomas Carew's Poems and Masque.
Dépôt à Paris, chez P. Jannet, éditeur de la Bibliothèque Elzevirenne, rue Richelieu, 15.