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La Vie de Madame Élisabeth, soeur de Louis XVI, Volume 2 (part 3 of 3)

Part 3 of 3 · Beauchesne, A. de (Alcide) · Public domain text

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Contents (3)

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La Vie de Madame Élisabeth, soeur de Louis XVI, Volume 2 (part 3 of 3)

Le baron de BRETEUIL.

* * * * *

État des gages, appointements et pensions que le Roi veut et ordonne être payés aux personnes qui servent près Madame Élisabeth pendant le quartier de janvier de la présente année 1786.

Savoir:

Aumônier ordinaire.

Le sieur Hyacinthe Bonniol de Montégut, attendu qu'il n'a pas d'appointements Mémoire.

Chevalier d'honneur.

Au sieur comte de Coigny 225# A lui pour entretennement 900

Premier écuyer.

Au sieur comte d'Adhémar 150 A lui pour entretennement 900

Dame d'honneur.

A la dame comtesse Diane de Polignac, pour gages 300 A elle pour sa pension 1,500

Dame d'atours.

A la dame marquise de Sorans, pour gages 150 A elle pour sa pension 1,000

Médecin.

Le sieur Le Monnier, y étant pourvu d'ailleurs Mémoire.

Chirurgien.

Le sieur Loustonau, y étant pourvu d'ailleurs Mémoire.

Secrétaire du cabinet.

Au sieur de Champfort, à raison de 2,000# par an 500# (Les années 1785 et 1786 ont été expédiées par ordonnance provisoire.)

Femmes de chambre.

A la dame Marie-Marguerite Soufflet-Pernot, première, et Marie-Marguerite Pernot, sa fille, épouse du sieur Guichard, en survivance 70

A elle, pour l'entretien d'un valet 91 5s

A la dame Antoinette-Jacqueline Brochet, épouse du sieur de Cimery, tant pour gages que pour l'entretien d'un valet 161 5

Autres.

A Jeanne-Françoise d'Aigremont-Malivoire 25 A Marie-Françoise-Victoire Dousset de Saint-Brice 25 A Antoinette-Marie Drivet de Lau 25 A Julie-Charlotte-Marie de Cagny[234] 25 A Marie-Barbe Besnard 25 A Marie-Marguerite Pernot, épouse du sieur Guichard 25 A Madeleine-Félicité de Casaubon, veuve Delor femme de Saint-Gand 25 A Marie Langaudre-Tergat » A la dame Roube » A Sophie-Léocade le Gagneur » A Marie-Thérèse Lalin de Navarre » A la dame Duprat, épouse du sieur Malmain » La demoiselle Charlotte-Rosalie Damesme, la demoiselle Jeanne-Julie d'Harmeville, la demoiselle de Montgiroux, la demoiselle Malivoire, la demoiselle la Caze, la dame Perronnel, la demoiselle Guéroult de MacCarty, surnuméraires Mémoire.

Coiffeuses.

A la demoiselle Jean-Baptiste Jaime 25# A la demoiselle Marguerite Rosalie le Guay 25

Blanchisseuse.

A Marie-Thérèse Albert 5

Empeseuse et faiseuse de collerettes.

A la demoiselle Marie-Catherine Defforges 5 A elle pour façon, fournitures et charbon 300

Écuyer ordinaire.

Au sieur Dubourquet de Saint-Pardoux 300

Porte-manteau.

Au sieur Martineau 150

Valets de chambre.

A Jean Béranger 50 A Didier Viard 50 A Sorel 50 A Renault 50

Garçons de la chambre.

A Jean-Pierre Duval 25 A Jacques Corset 25 A Sébastien Thirgarder Duparc 25 A Deshayes 25

Valet de chambre tapissier.

A Antoine Jubin 75 A lui pour fournitures 75

Valets de garde-robe.

A Jean-Baptiste Vatel 25 A Nicolas Vatel 25

Portefaix.

A François Girard 7 10s A Camille 7 10

Porte-chaise d'affaires.

A Catherine-Agathe Lefebvre, femme Longpré 50 A elle, pour ses fournitures 15

Argentier.

Au sieur de Laulhannier 100

Somme totale 6,787# 10s

[Note 234: Retirée le 14 janvier en 1787, remplacée par la demoiselle Malivoire.]

Garde de mon Trésor royal, Me Charles-Pierre-Paul Savalette de Langes, payez comptant au sieur Randon de la Tour la somme de six mille sept cent quatre-vingt-sept livres dix sols, pour employer au fait de sa charge même, icelle délivrer aux personnes dénommées au présent état, pour leurs gages pendant le quartier de janvier de la présente année.

Fait à Versailles, le 1er avril 1786.

Collationné.

Le baron de BRETEUIL.

* * * * *

IV.

MEUBLES DE L'APPARTEMENT DE MADAME ÉLISABETH AU CHATEAU DE VERSAILLES EN 1787.

Première antichambre.

2 banquettes couvertes d'ouvrage de Savonnerie, fond bleu, dessin de diverses couleurs, de 6 pieds de long sur 18 pouces de profondeur, garnies de frange de soie torse de plusieurs couleurs; les bois peints, l'une en rouge et filets dorés, et l'autre en blanc.

2 tabourets de panne cramoisie, bois dorés.

1 lustre de fer à quatre branches peint en blanc, et binets en cuivre de 18 pouces de haut, avec un cordon de soie cramoisie et or.

1 commode de bois de noyer de 3 pieds 1/2 de long, 20 pouces de profondeur et 32 pouces de haut, ayant 4 tiroirs, dont 2 grands et 2 petits, fermant à clef, garnie d'entrées de serrures et portant de bronze en couleur d'or.

1 petite table de sapin pliante.

1 miroir de toilette à bordure de noyer.

1 chaise de paille.

1 paravent de 8 feuilles de 20 pouces sur 6 pieds de haut, couvert en toile d'Alençon cramoisie.

1 paravent de 6 pieds de haut à 6 feuilles de 20 pouces de large, couvert idem.

Deuxième antichambre.

1 portière du char à or de 2 aunes 1/4 de cours sur 2 aunes 7/8 de haut.

1 portière semblable à la précédente.

2 tabourets de panne cramoisie à bois dorés.

1 tabouret de panne idem, bois peint en rouge et filets dorés.

1 paravent de 6 feuilles de 6 pieds de haut, couvert de drap rouge des deux côtés, cloué de cloux dorés sur galon d'or faux.

4 parties de rideaux de croisées de 2 lés, chacune de grosdetours cramoisi, sur 11 pieds 6 pouces de haut, bordées de galon de soie.

1 grille à 4 branches, pelle et pincette de fer.

1 petit lustre de grenailles et petites poires à 8 bobèches, monture dorée, 21 pouces de diamètre sur 32 pouces de haut, avec un cordon de soie cramoisie et or.

2 commodes plaquées de bois de rose et violette, chacune de 4 pieds de long, 23 pouces de profondeur sur 31 pouces de haut, ayant 4 tiroirs, dont 2 grands et 2 petits, fermant à clef, garnies d'entrées de serrures, portants et chaussons de cuivre doré d'or moulu, avec dessus de marbre brèche d'Alep, dont un cassé par le milieu.

1 table ronde ployante de bois d'acajou de 5 pieds de diamètre, couverte de velours verd, pieds tournés.

1 petite table à écrire de bois de noyer.

1 écritoire en pupitre portatif de bois rose et violet, garnie d'encrier, poudrier et boîte à éponge d'argent, argenterie non numérotée ni poids marqué.

1 commode de bois de noyer à 2 grands et 2 petits tiroirs, ornée de portants et entrées de serrures en couleur, avec dessus de marbre de 3 pieds 1/2 de large, 22 pouces de profondeur.

Pièce à côté pour les garçons de la chambre.

1 couchette à 2 chevets de 3 pieds de large, à fond sanglé, garnie de roulettes à galets.--Le coucher composé de: 1 sommier crin et toile à carreaux;

2 mattelas de laine et toile idem;

1 lit et 1 traversin de plume et coutil;

2 couvertures de laine;

2 rideaux d'alcôve à 4 lés chaque sur 11 pieds 1/2;

1 pente de 6 pieds de long, le tout de fleuret bleu et blanc;

2 parties de rideaux de croisée d'un lé chaque de toile de coton sur 6 pieds de haut;

1 table de hêtre avec un tiroir à la face de 3 pieds 1/2 de long, 2 pieds de profondeur;

6 chaises de paille satinée verd et blanc.

Cabinet, ou Pièces de nobles en été.

1 meuble de damas de Gênes cramoisi, orné de grand et petit galon, avec frange et molet en or, consistant en:

12 ployants garnis d'un grand galon de 20 lignes et d'un autre de 12 lignes, avec frange de 3 pouces, et les bois sculptés dorés;

1 paravent de 6 feuilles de 4 pieds de haut, orné des mêmes galons, et cloué à triple rang de cloux dorés sur galon d'or fin et charnières en étoffe;

1 écran sculpté et orné idem;

6 parties de portières de 3 lés chacune, ornés aux montants et travers du haut de molet et frange d'or par le bas, doublées de taffetas, sur 10 pieds de haut;

6 parties de rideaux de croisées de 2 lés chacune de grosdetours cramoisi, avec frange et mollet d'or idem, sur 12 pieds de haut;

6 parties de rideaux de vitrage d'un lé 1/2 chaque de mousseline rayée et brodée sur 4 pieds de haut;

2 encoignures de marqueterie plaquées en bois satiné et champ de bois d'amaranthe, ouvrant à un venteau dont le devant est orné d'un vase de fleurs plaqué sur fond de bois gris satiné, la frise à tiroir plaqué en bois vert, ornées de moulures, encadrements de panneaux ciselés, rinceaux, pieds et chûtes de pilastres, frise à entrelacs d'ornements, le tout en bronze doré d'or moulu et dessus de marbre fin de 25 pouces de profondeur sur 34 pouces 1/2 de haut;

2 lustres à 6 lumières de cristal de Bohême, montures dorées, de 26 pouces de diamètre sur 3 pieds 9 pouces de haut, avec:

2 cordons et 4 glands en soie cramoisie, ornés de cartisanne et couronnes;

4 girandoles à 5 lumières de cristal de Bohême terminées par une fleur de lys, montures de cuivre doré, à trépied et plateaux en bronze doré, 30 pouces de haut, 16 pouces de large;

1 feu à 4 branches à recouvrement orné sur le devant de postes et doubles pilastres surmontés de cassollettes et couronne, boucliers posés au centre du recouvrement, le grand socle à consoles surmonté d'un vase à anses, orné de guirlandes, terminé par une flamme de bronze doré, 17 pouces de haut sur 17 de large;

2 paires bras de cheminée à trois branches, celles de côté torses et toutes trois fixées sur une gaîne ornée de palmettes, avec frises à entrelacs surmontées d'un vase à cannelure torse et à anses d'ornement terminé par un bouton de graine, 22 pouces de haut, 17 pouces de large, bassin à cannelure et festons;

1 belle pendule de cheminée en marbre blanc représentant un portique d'architecture orné dans la frise du bas de 3 bas-reliefs, l'un caractérisant la Paix, l'autre l'Abondance, et l'autre la Gloire tenant un buste oval, figure d'Henri IV; le portique orné de pilastres cannelés et moulures au contour du chapiteau à oves et dards, surmonté d'un vase à anses et paquets de laurier sur le ceintre du chapiteau, la pendule placée au centre du portique dans sa boîte à ornements; le tout de bronze doré au mat, ainsi que la lentille, figure de soleil, de 26 pouces de haut sur 15 pouces de face, par Lépine.

Pièce des nobles en hiver.

1 meuble de velours de soie cramoisi doublé de grosdetours cramoisi, orné de 2 galons d'or, dont 1 de 23 lignes et l'autre de 9 lignes 1/2, consistant en:

6 parties de portière de 3 lés chacune doublées de grosdetours et ornées des 2 galons, sur 10 pieds 4 pouces de haut;

1 paravent de 6 feuilles sur 4 pieds, charnière en étoffe, chaque feuille ornée des 2 galons, 1 rang de cloux dorés au pourtour et 1 rang idem sur le champ, sur galon d'or fin;

1 écran à coulisse, le châssis orné des 2 côtés des 2 galons d'or avec tresse et galon d'or, le bois sculpté doré;

11 pliants ornés des 2 galons et frange de 3 pouces en or, les bois sculptés dorés.

Les rideaux de croisées servent pour les deux saisons: voyez le meuble d'été à l'Inventaire.

Chambre à coucher en hiver.

4 parties de portières de 3 lés chacune, de velours, doublées de grosdetours cramoisi sur 2 aunes 7/8 de haut, ornées de 2 galons, dont 1 de 23 lignes et l'autre de 9 lignes 1/2 de large.

Chambre à coucher en été.

Un meuble de damas de Lyon verd, dessin à palmes, orné de grand et petit galon à la Bourgogne et frange d'or, suivant le détail ci-après, les pentes chantournées et soubassements ornés de broderie d'or.

1 tapisserie en 3 pièces galonnées de grand et petit galon d'or, contenant ensemble 47 pieds 9 pouces de cours sur 14 pieds 2 pouces de haut, doublée de toile.

1 lit à colonnes à 2 chevets de 5 pieds de large, 6 pieds 1/2 de long, 11 pieds 6 pouces de haut, impériale en voussure surmontée d'une corniche sculptée à feuilles d'acanthe et perles; la couchette à 2 dossiers chantournés à bois couvert, ainsi que les soubassements; le bois peint en blanc, ferrures apparentes, double-tringles et agraffes dorées, garniture de roulettes à équerre et chassis du fond sanglé.

Les étoffes composées d'une impériale et son petit fond à double galon, 4 petites pentes ornées de frange par le bas et petit galon par le haut; 4 grandes pentes ornées de grand et petit galon, frange de 4 pouces brodée en ornements sur le corps, 2 chantournés à double face brodés idem et ornés de grand et petit galon, 3 soubassements brodés, galonnés comme les grandes pentes avec frange par le bas; 4 rideaux de 7 lés chaque ornés de grand et petit galon sur les montants travers du bas et cantonnières, 4 foureaux des colonnes en damas, 4 embrasse-rideaux en gros cordon d'or avec glands idem;

1 courtepointe ornée d'un grand et deux rangs de petit galon;

2 rideaux d'entour de 7 lés chaque bordés au pourtour de petit galon et double-rang sur les montants des cantonnières du devant seulement en grosdetours verd.

Le coucher composé de:

4 malelats laine et futaine;

1 lit et 2 traversins de duvet et basin avec souilles de taffetas blanc;

4 parties de portières de 4 lés chacune, galonnées d'un grand et petit galon d'or, doublées de grosdetours, sur 10 pieds de haut;

2 parties de rideaux de croisées de 2 lés chaque en grosdetours verd, ornées d'un petit galon d'or au pourtour, sur 13 pieds de haut, rempliées à 11 pieds 6 pouces;

2 fauteuils pieds à gaine, cannelures torses sculptées de culots enfilés dans la ceinture du siége, idem aux accotoirs avec palmettes, feuilles d'eau à refend au pourtour du dossier, garnis et couverts comme le meuble avec grand et petit galons, cloués de cloux dorés sur galon d'or fin, les bois sculptés dorés;

2 carreaux ornés de 1 grand et 2 petits galons avec 4 glands d'or aux coins desdits;

8 ployants garnis de large galon et frange d'or; 1 écran garni de large galon et d'un gland d'or avec sa tresse de soie verte; 1 paravent de 6 feuilles à bois couvert des 2 côtés, garni d'un grand galon d'or, et triple rang de cloux doré sur galon d'or fin, sur 4 pieds de hauteur; le bois sculpté doré; le tout avec housses de grosdetours;

1 marchepied à 2 degrés de damas cramoisi avec sa housse de grosdetours verd;

1 commode de marquetterie à dessus de marbre verd campan, ayant 5 tiroirs dont 2 grands et 3 petits dans la frise, plaqué en bois verd, 4 paneaux de côté en bois satiné avec filets noir et blanc et champ de bois d'amaranthe, une table saillante au milieu, représentant un trophée pastoral et vase en placage sur fond de bois gris satiné, les arrière-corps en mosaïque de bois ombrés sur fond même bois; ladite commode ornée de socle, pieds à rouleaux et palmettes ornées de gaine, chûtes et paquets de laurier, cadres de panneaux, moulures unies à chapelets et feuilles, rais-de-coeur, et rosettes guirlandes de laurier et chûtes en paquet, portants à ornements et corbeilles, la frise du centre en entrelacs, à rosettes et culots, le tout de bronze doré d'or moulu, longue de 5 pieds 1/2 sur 25 pouces de profondeur et 37 pouces de haut;

1 feu dont la grille à 4 branches en 2 parties de fer poli de 23 pouces de profondeur, ayant chacune sur le devant une forte garniture à recouvrement de bronze ciselé et doré d'or moulu, orné d'entrelacs et rosettes, et sur le dessus d'une volute à palmettes et laurier en paquet, et petit vase à anse de 15 pouces de haut, le grand socle à piédouche orné de guirlandes de fleurs, d'entrelacs dans la frise, surmonté d'un fort vase à cannelures et godrons, guirlandes de laurier à anses et tête de bélier, terminé par un bouton de graine, 22 pouces de haut sur 18 pouces de face, avec pelle, pincette et tenaille garnies de boutons de cuivre ciselés et dorés;

1 lustre de cristal de Bohême à 8 lumières accouplées sur double bobèche, monture dorée, 32 pouces de diamètre sur 3 pieds 6 pouces de haut, avec 1 cordon et 2 glands de soie verte et or, orné de cartisanne d'or;

2 paires de bras à 3 branches, celles de côté torses, ornées de palmettes et graine, cannelure et godrons, binets à festons, la gaine à palmettes et culots avec frise à entrelacs surmonté d'un bouton de graine, 22 pouces de haut, 18 pouces de large;

1 belle pendule de cheminée en marbre blanc, architecture et chapiteau, le socle orné de frises à entrelacs d'ornements, porté par 8 piédouches, une double frise idem avec moulure, ciselés, surmontés de 2 enfants soutenant le chapiteau et portant une guirlande de fruits et fleurs, le dessous du chapiteau orné d'oves et surmonté d'un nuage et de deux enfants, l'un tenant une couronne et l'autre traçant une carte géographique, la pendule placée au centre du chapiteau avec son cadre de bronze ciselé doré d'or mat, 19 pouces de haut, 21 pouces de face;

1 écran de bois d'acajou à châssis de taffetas verd;

2 rideaux de vitrage d'un lé 1/2 chaque, de mousseline rayée et brodée sur 4 pieds de haut.

Meuble d'hyver.

Un meuble de velours de soie cramoisi orné de frange et galon d'or, consistant en:

1 lit à la duchesse, composé de trois grandes et 4 petites pentes enrichies de feuilles et ornements de broderie, et de 2 galons d'or garnies de grande frange d'or, fond grand, dossier chantourné aussi brodé en or, bonnes-grâces en dedans et au dehors, courtepointe garnie de sesd. 2 galons et 3 soubassements garnis desd. galons et frange, et 2 rideaux sur 3 au. 1/4 de haut, garnis desd. galons et doublés de grosdetours cramoisi, avec 4 pommes, 4 bouquets de plumes et 4 aigrettes.

Le bois du lit à fond sanglé en 2 parties dont les vis sont dorées, de 5 pieds de large, 6 pieds 4 pouces de long, sur 12 pieds 1/2 de haut.

Le coucher:

3 fauteuils à carreaux, 12 ployants, 1 écran, 1 paravent de 6 feuilles sur 4 pieds de haut; garni d'un galon d'or avec une tresse à l'écran, les bois sculptés dorés;

4 portières (pour cet article, voir, page 536, _Chambre à coucher en hiver_: 4 parties de portières, etc.)

4 parties de rideaux de croisées de 2 lés chacune de grosdetours cramoisi, garnis de galon d'or sur 13 pieds de haut.

Pièces tapisserie, dessin de Teniers, de la manufacture de Beauvais.

Grand cabinet.

Un meuble de grosdetours fond blanc à bouquets et ruban bleu brochés, encadré de bordures de même étoffe, dessein à treillage verd et fleurs, profilet de milleret verd, et orné d'une crête de soie nuée assortie, consistant en:

1 lit de repos de 6 pieds de long et 27 pouces de profondeur, garni à plateforme, 1 matelas portant son soubassement drapé, orné de frange et glands, 3 oreillers avec 4 glands chacun; les oreillers garnis de mouchoirs de taffetas blanc.

Au dessus dud. lit de repos: 1 pente drapée de 6 pieds de long avec écharpe de 2 pieds 6 pouces, frange et 8 galons doublés de grosdetours blanc, 2 écharpes doubles en bonnes-grâces de 2 lés chaque, encadrées, ornés de molets et frangeou doublées de taffetas blanc avec cordon et 6 glands de 9 pieds de haut;

5 cordons de soie nuée, dont 4 avec glands.

2 bergères quarrées, 2 bergères ceintrées, 8 fauteuils, 6 chaises, à carreaux, 1 chaise sans carreau, 1 écran à chapeau, garnis de crête, les bois sculptés à rais-de-coeur et perles à la ceinture, pieds à gaine, palmettes et pilastres aux consoles rais-de-coeur, ficelle et pommes de graine au dossier peint en blanc avec mouchoir de taffetas blanc.

A la croisée: une pente drapée et ses deux écharpes de 3 pieds de long, 2 doubles écharpes en bonnes-grâces encadrées et bordées de molet et frangeou de 12 pieds de haut, garnies de 12 glands, cordon et noeuds d'embrasses;

2 parties de rideaux de croisée de 2 lés de grosdetours blanc, avec grande bordure et molet de soie nuée;

2 parties de rideau de vitrage de 2 lés chacun de taffetas blanc sur 5 pieds de haut;

1 chaise de damas bleu, clouée de cloux dorés sur bois à moulures, pieds à gaine peint en blanc;

3 petits écrans de bois d'acajou avec châssis de taffetas cramoisi;

1 lustre à 6 lumières de cristal de roche, monture dorée, garniture de grenailles à rosette et en filage et poire depuis 3 pouces 1/2 à 2 pouces, la boule de 3 pouces 1/2 de diamètre, le lustre de 25 pouces de diamètre sur 36 pouces de haut, avec 1 cordon, 1 rosasse et 1 gland de soie nuée ornés de cartisane;

1 feu à 4 branches et à recouvrement avec frise sur le devant ornées à entrelacs à rosettes, culots et cadres de perles, le dessus orné de branches et fruits de vigne, sur le dedans un socle à colonne cannelée sur piedouche, surmonté d'un nuage et de 2 tourterelles; le grand socle à cannelures et tigettes avec guirlandes de fleurs et fruits de vigne, surmonté d'un vase à cassolette à trépied et tête de satyre; le corps de la cassolette à cannelures torses, terminé par une flamme, 17 pouces de haut sur 16 pouces de large, bronze doré, pelle, pincette et tenaille à boutons dorés;

2 paires de bras à trois branches, celles de côté torses, ornées de palmettes et graine, cannelures et godrons, binets à festons, la gaine à palmettes et culots avec frise à entrelacs surmonté d'un vase à anses et cannelures torses, terminé d'un boulon de graine, 22 pouces de haut, 18 pouces de large.

A la croisée, 1 store de 6 pieds 6 pouces de large, avec son taffetas de 12 pieds de haut.

Garde-robe.

1 table de nuit de bois d'acajou à 2 tablettes de marbre blanc veiné, ayant un tiroir à droite à bouton et rosette de bronze en couleur.

Escalier qui conduit du grand cabinet à la bibliothèque.

Les marches couvertes en moquettes.

Le mur tendu en gros de tour bleu.

La rampe garnie et couverte de fleuret bleu.

1 cordon d'écuyer en fil bleu.

Pièce du billard et bibliothèque.

Un meuble de damas (de Lyon) verd et blanc, dessin à figures à enfants, cascades et fleurs, orné de frange, glands, cordon et crête à la niche.

1 pente et 2 doubles écharpes de 6 pieds 4 pouces de haut, le tout de 22 pouces de long, doublées de grosdetours verd avec cordon, 10 glands, 2 noeuds et une cocarde.

1 banquette à plateforme de 6 pieds 2 pouces de long sur 27 pouces de profondeur, avec son matelas, le devant relevé en draperie avec 8 glands; 3 oreillers garnis de 4 glands chacun, 2 rondins avec 2 glands à chacun.

1 canapé à joncs fermé de 5 pieds 6 pouces, garni à plateforme avec son matelas, soubassement drapé orné de frange et 6 glands, 2 carreaux et 2 rondins garnis de glands; le tout en damas verd et blanc, orné de crête assortie, le bois à moulures peint en blanc.

2 bergères, 8 fauteuils, à carreaux, 1 écran à chapeau, couverts dudit damas, ornés de crête assortie clouée, bois à moulures peints en blanc.

1 pente drapée formant le ceintre de la croisée, ornée de 8 glands et 1 noeud.

1 tapis de pied à moquette, dessin cordon jaune à médaillons de 9 lés et 2 bandes, non compris bordure sur 16 pieds.

1 embrassement de croisée de 4 lés sans bordure sur 7 pieds 6 pouces de long, doublé de toile.

1 bureau plaqué de bois satiné et amaranthe de 4 pieds 3 pouces de large, 24 pouces de profondeur et 26 pouces de haut avec roulettes sous les pieds, une tablette entre les pieds, ceintrée, 3 tiroirs par devant, fermant à clef, dans l'un une écritoire portative ornée de bronze de 9 pouces sur 5 pouces 1/2, garnie d'encrier, poudrier, boite à éponge de cuivre doré, les pieds à gaine, le dessus de maroquin verd avec vignette d'or au pourtour, une balustrade à jour par 3 côtés, ainsi que la tablette du dessous, avec cadres de panneaux et des pieds en gaine et anneaux de cuivre ciselé, doré d'or moulu.

1 feu à 4 branches et à recouvrement porté sur piédouche orné dans la frise de rinceaux et épis, et sur le dessus d'entrelacs surmontés d'une coque et d'oeufs unis, le grand socle avec frise à épis, surmonté d'un vase uni avec anneaux et chaînes, terminé d'une flamme, 15 pouces de hauteur sur 14 pouces 1/2.

2 paires de bras à 3 branches, dont 2 à cannelures, la 3e composée de branches, feuilles et fruits de laurier, le tout lié d'un ruban sur le carquois auquel est réuni un arc, le tout portant 30 pouces de haut sur 13 pouces de large, à carquois et flèches de bronze doré, or moulu.

1 billard en bois de chêne couleur d'acajou, 5 pieds 9 pouces sur 11 pieds de long, couvert de son drap vert cloué de cloux dorés sur galon d'or fin, et garni de tous ses accessoirs.

1 housse de basanne jaune doublée de toile verte.

1 banvole de bois de chêne, cordon de banvole en soie verte et gland au milieu idem.

Cabinet près la pièce des bains.

Un meuble de damas cramoisi et blanc (de Lyon), dessin à cartouche de fleurs et ruban, corbeilles suspendues et bouquets au centre, orné de frange, crête et glands.

7 pièces de tapisserie produisant ensemble 12 lés sur 7 pieds de haut, bordée chacune d'une crête de soie nuée.

4 parties de rideaux de 4 lés 1/2 chacune, doublées de taffetas blanc, bordée de crête sur 10 pieds de haut, avec 4 noeuds et 8 glands.

1 fauteuil quarré, 4 cabriolets, 2 chaises à la Reine; ces siéges sont à carreaux couverts dud. damas, cloués de cloux dorés à olive avec nervure, les bois sculptés peints en blanc, avec mouchoirs de taffetas blanc.

4 rideaux de vitrage d'un lé 1/2 chaque, de mousseline rayée et brodée sur 3 pieds de haut.

2 idem de porte-vitrées d'un lé, plissés haut et bas sur 4 pieds de haut.

2 autres idem sur 6 pieds 1/2 de haut.

2 cordons de sonnette et 2 glands de soie cramoisi et blanc.

1 encoignure de marquetterie à 1 venteau plaqué en bois de palixandre, panneau et arrière-corps en mosaïque ombré sur fond de bois gris satiné, la frise du bas en bois gris, celle du haut en bois verd, pilastres des pieds en bois gris à filets; le tout orné de sabots à palmettes, rinceaux et moulures, quart de rond à godrons, cadres, panneaux à rais-de-coeur, rosettes aux angles, la frise du milieu à cannaux et tigettes, celles de côté à entrelacs d'ornements, rosasses de soleil dans les cases, 1 médaillon au milieu du panneau du centre composé de nuages, carquois et tourterelles au cadre, branches de laurier et noeud en ruban, le tout en bronze doré d'or au mat, avec dessus de marbre blanc veiné de 19 pouces de profondeur sur 34 pouces de haut.

Bras de cheminée à 1 branche garni à cannelures et tigettes, porté par une écharpe liée sur un clou de bronze doré, de 13 pouces de haut.

1 feu à 4 branches à recouvrement anglois orné dans la frise d'entrelacs en balustres à jour surmonté de cornes de brandons à cannelures, terminées de flammes, 10 pouces de haut et 10 pouces de large, avec pelle et pincette ornées de boutons.

Boudoir.

Un meuble de damas cramoisi et blanc de Lyon, dessin à cartouche de fleurs et ruban, corbeilles suspendues et bouquets au centre, orné de frange, crête et glands.

4 pièces de tapisserie produisant ensemble 8 lés sur 7 pieds de haut, bordée de crête de soie unie.

1 lit de repos ou banquette ceintrée dans le pourtour de la croisée, de 6 pieds 8 pouces du derrière et le retour de 4 pieds chaque côté, 9 pouces de hauteur de siége, pieds à gaine cannelés, peint en blanc, garni à plateforme, un carreau de duvet et coutil avec soubassement en draperie garnie de frange avec cordon et 12 glands chacun et mouchoirs de taffetas blanc.

1 pente et 2 écharpes de 6 pieds 4 pouces de haut doublées en taffetas blanc, ornées de frange avec cordon, 12 glands et 1 noeud.

2 rideaux de 4 lés chaque, bordés de crête, doublés de taffetas blanc.

2 noeuds, cordon et 1 glands.

3 grands fauteuils, 1 bergère, 4 chaises, à carreaux couverts idem, cloués de cloux dorés à olives avec nervure, les bois sculptés, peints en blanc et mouchoirs de taffetas blanc.

4 cordons de sonnette et 4 glands.

2 rideaux de vitrage de 2 lés, mousseline rayée et brodée sur 3 pieds de haut.

2 bras à une branche, garni, à cannelures et tigettes, portés par une écharpe liée sur un clou, de bronze doré de 30 pouces de haut.

1 feu à 4 branches à recouvrement porté sur 4 pieds cannelés avec frise en soubassement orné de palmettes et feuillage, surmonté d'un rang de perles, le dessus du socle orné d'un sphinx, et draperie en bronze doré, or moulu, 10 pouces de haut sur 10 pouces 1/2 de large, pelle, pincette ornées de boulons dorés.

PREMIÈRE FEMME DE CHAMBRE.

Chambre.

Un meuble de toile peinte, fond dessin courant de roses et diverses fleurs, bordé en galon de soie verd, composé de:

2 pièces de tapisserie, ensemble 10 lés, sur 6 pieds 4 pouces de haut;

1 lit en niche de lad. toile, composé de 3 dossiers, 1 fond sur son chassis et la tringle, 1 pente de dehors, 4 pentes de dedans, 2 rideaux de 3 lés chacun sur 8 pieds 10 pouces de haut, doublées de toile Laval blanche, 2 chantournés doublés de toile d'Alençon écrue, 1 courtepointe festonnée et 2 mains, le tout de toile Laval bordé de galon de soie verd;

La couchette peinte en blanc à 2 chantournés, roulettes à galets, coulisses dessous, et fond sanglé de 6 pieds de long, 3 pieds 4 pouces de large;

Le coucher composé d'un sommier crin et toile, 2 malelats laine et futaine, 1 lit et 1 traversin de plume et coutil, un traversin de toile et crin, et 2 couvertures 5 points;

1 bergère en cabriolet à carreau, 2 fauteuils en cabriolet garni, 4 chaises à la Reine idem, couverts de lad. toile avec crête de soie nuée, bois à moulures, peints en blanc;

1 secrétaire en armoire de bois de noyer couleur d'acajou, de 2 pieds 1/2 de large sur 4 pieds 1/2 de haut, avec dessus de marbre blanc veiné avec garniture à anneaux dorés d'or moulu;

1 commode de bois de noyer couleur d'acajou à 3 grands tiroirs fermant à clef, garnie d'anneaux et entrées de cuivre en couleur d'or de 3 pieds 1/2 sur 22 pouces de profondeur, avec dessus de marbre blanc veiné;

1 table à écrire de bois de noyer de 27 pouces de large;

1 demi-toilette en bois de noyer et sa garniture complette, de 29 pouces de large, 16 pouces 1/2 de profondeur, et garniture complette ordinaire;

2 chaises de paille satinée verd et blanc;

1 grille à 4 branches, pelle et pincette de fer poli, garniture en cuivre.

Salon.

2 pièces de tapisserie contenant ensemble 7 lés 1/2 de toile peinte sur 7 pieds de haut, pareille à celle du meuble de la chambre.

1 canapé à jonc de 6 pieds de long, garni à la plateforme avec un matelas et 2 oreillers de paille à carreaux de fonds et dossiers de lad. toile.

1 bergère en bois de tourneur, dossier à carreau et jonc, fermée, fond de paille et plateforme, avec son carreau en plume de lad. toile.

2 chaises à la Reine garnies, bois à moulures, peints en blanc, couvertes de lad. toile.

1 rideau d'un lé 1/2 de toile de coton sur 3 pieds 1/2 de haut.

1 grille de fer à 4 branches avec pelle et pincette de fer poli.

1 lit dans une armoire sur un fond sanglé à bascule, garni de 2 matelas laine et toile, 1 traversin plume et coutil, 2 couvertures laine blanche.

Petite pièce à côté.

1 commode en bois de noyer à pieds tournés, 2 grands et petits tiroirs, garniture à anneaux ciselés à perles, entrées de serrures de bronze en couleur de 3 pieds 1/2 de large sur 20 pouces.

1 miroir de toilette à bordure de noyer, garni d'équerres et charnières de cuivre de 14 pouces sur 12 pouces.

1 bidet à planche de bois de noyer. 2 chaises d'affaires en pot à oille en bois idem.

3 chaises de paille satinée verd et blanc.

1 dite à la capucine.

Garde-robe aux atours.

1 lit à colonnes de 4 pieds de large, 6 pieds de long et 6 pieds de haut, en fleuret rayé bleu et blanc.

Les étoffes composées d'un fond, 4 petites et 3 grandes pentes, un dossier, 2 rideaux de 7 lés chacun, 2 bonnes-grâces d'un lé 1/2 sur 6 pieds de haut, 1 chantourné, 1 courtepointe, 2 mains, 4 fourreaux de colonnes, 4 petites et 2 grandes pentes.

La couchette à 1 chevet, fond sanglé et roulettes à galets.

2 matelas, dont un de futaine, 1 sommier crin et toile de Flandre, 1 lit de plume en coutil, 1 traversin de idem, 2 couvertures de laine blanche, [le tout] de quatre pieds de large.

Deux parties de rideaux d'un lé et demi chaque, sur 6 pieds 4 pouces de haut.

4 fauteuils en cabriolet couvert de moquette bleue et blanche, les bois vernis.

Une table à quadrille pliante, couverte de drap verd; le dessus plaqué en damier en bois de merisier et filet.

6 chaises de paille fine.

Pour domestique.

1 lit de sangle de 3 pieds de large, 6 pieds de long, garni de 2 matelas laine et toile, 1 traversin de plume et coutil, 2 couvertures de laine.

1 grille à 4 branches à 2 pommes, le tout de fer poli.

ARGENTERIE MARQUÉE E.

Chambre.

Vermeil.

M. Onc. Gros.

Un crachoir 2 5 6 Deux flacons et leurs bouchons 4 3 » Deux boites à poudre couvertes 6 » 2 Une tasse couverte et sa soucoupe 6 » 5 Deux gobelets couverts et une soucoupe 4 5 7 Un pot à l'eau et sa jatte ovale 9 5 » Deux boites à mouches 1 6 2 Un coffre aux racines 1 5 6 Un pot à pâtes » 5 2 Deux couverts composés chacun d'une cuiller, fourchette et couteau, pesant 1 5 2 Quatre flambeaux de 7 pouces 1/2 de haut 10 4 5 Un petit bougeoir 1 2 6 Six assiettes chantournées 16 » 2 La garniture du miroir de toilette 9 » » Deux flambeaux de poing 11 7 1 Une gantière 6 4 6 Un benitier 1 5 1 Deux petites cuillers à café » 2 7 ------------------------ 96 6 4

Argent blanc.

12 flambeaux modèle pareil à ceux du Roi, haut de 9 pouces 2 lignes, avec bobêches 42 4 7

V.

ÉTAT DES DIAMANTS ET PERLES APPARTENANTS A MADAME ÉLISABETH.

ARTICLE 1er. Une grande paire de girandoles à trois poires composée de cent trente-six brillants.

ART. 2. Cinq boucles de corset composées de quatre-vingts brillants.

ART. 3. Une montre avec des cercles en diamants et sa chaîne aussi en diamants; la montre et la chaîne sont composées de cent quarante-trois brillants.

ART. 4. Une paire d'anneaux montée en chaîne, composés de vingt brillants.

ART. 5. Douze gerbes composées de neuf cent soixante-six brillants.

ART. 6. Cent soixante et un châtons de brillants montés à jour.

ART. 7. Un anneau en diamants, monté à jour, composé de treize brillants.

ART. 8. Deux bagues formant huit pans avec un gros diamant sur les compositions. Plus une bague à cheveux avec un entourage composé de seize brillants.

ART. 9. Une chaîne en perles et diamants avec deux barettes; la première barette est composée de deux brillants: la grande barette est composée de cinq brillants; les glands, la clef et les porte-mousquetons de ladite chaîne sont garnis de petits brillants.

ÉTAT DES PERLES.

ARTICLE 1er. Une paire d'anneaux enfilée composée de quarante-deux perles.

ART. 2. Une paire de catenats, montée en or avec dix perles sur le milieu du catenat et trente-six sur les côtés: les douze rangs de perles desdits catenats sont composés de deux cent quatre-vingt-huit perles.

ART. 3. Cinq boucles de corsets montées en or composées de cent dix perles.

ART. 4. Un médaillon avec un portrait entouré de vingt-quatre perles.

ART. 5. Un esclavage composé de cent dix perles.

Plus cinq rangs de perles composés de trois cent trois perles.

Plus un petit rang composé de neuf perles médiocres.

Plus un anneau monté en or avec des perles.

Plus une bague à cheveux avec une perle sur le milieu du cristal.

* * * * *

VI.

ÉTAT DES DISTRIBUTIONS.

Étrennes.

Aux cochers et postillons de la grande écurie 48# Aux grands valets de pied 24 Aux petits valets de pied 24 Aux cochers de la petite écurie 24 Aux postillons de la petite écurie 12 Aux palfreniers de la petite écurie 12 Aux porteurs du Roi 24 Aux valets de pied de la Reine 24 Aux cochers et postillons de la Reine 24 Aux porteurs de la Reine 12

Écurie de Monsieur.

Aux valets de pied 24 Aux cochers et postillons 24 Aux porteurs 12

Écurie de Madame.

Aux valets de pied 24 Aux cochers et postillons 24 Aux porteurs 12

Écurie de Mgr comte d'Artois.

Aux valets de pied 24 Aux cochers et postillons 24 Aux porteurs 12

Écurie de Madame comtesse d'Artois.

Aux valets de pied 24 Aux cochers et postillons 24 Aux porteurs 12

Garde-meuble.

Aux garçons du garde-meuble 48 Aux garçons de boutique 18 Au suisse du garde-meuble 12 Au suisse du côté du Roi 24 Au suisse du côté de Madame 24 Au suisse de la patrouille 12 Au suisse de la chapelle 12 Au suisse des cariolles 12 Au suisse des bosquets 12

A plusieurs garçons.

A l'allumeur 6 Au balayeur des cours 6 Au garçon des glacières 12 Au porteur de bois 12 Au fontainier 18 Aux deux frotteurs de l'appartement de Madame 24 Pour les balais 24 Au jardinier de l'Orangerie 9 Au facteur 12 Aux garçons apothicaires 48

Aux gardes françoises, suisses et autres.

A la musique et tambours des gardes françoises 48 Aux mêmes des gardes suisses 48 Au tambour du guet de Paris 12 Au tambour de la ville de Paris 12 Au tambour des Invalides 12

Aux Couvents.

Aux Capucins de Meudon 12 A la Charité de Paris 12

Gobelet.

Aux garçons du gobelet 60 A l'homme chargé de l'eau de Ville d'Avrai et la glace 12

Bouche.

Aux garçons de la bouche 60 Aux garçons de vaisselle 24 Aux laveurs de vaisselle 12 Au linger 24 Aux garçons servants 72 A Maurice 24 Au commissionnaire de la chambre 24 A Mme Birebome 24 A la jardinière de Sceaux 6 Au porte-table 24 Aux ramoneurs 12 Au courrier de la petite écurie 12 A Gedon 6 Aux frotteurs du Roi 12 A la porteuse d'eau 12 Aux ouvriers des latrines 6 Aux poissardes de Paris 24 Aux poissardes de Versailles 24 Aux garçons allumeurs de l'appartement 24 Aux commis des bâtiments, pour les réverbères 12 Aux gondoliers 72 Au domestique de M. Bourdet 12 Pour la bûche de Noël 48 A l'homme qui monte le charbon chez Madame 12 Au boulanger de la Reine 24 Au frère carme qui apporte une boëte d'eau 24 Pour le Journal de Paris 33 A celui qui l'apporte 3 Au fontainier qui fournit l'eau des réservoirs des bornes 12 Au laveur des marbres pour toute l'année 12 A l'homme qui apporte la Gazette 6 Au garçon de Mlle Moulliard 6 ------- Total des étrennes 1743

Étrennes de la Petite Maison.

A M. Sulot 240 A Mme Fleury 192 A Mme Ducoudret 144 A sa domestique 24 Au frotteur 72 Au suisse 72 A Coupery, premier garçon jardinier 96 Au deuxième garçon 72 A la fille de basse-cour 48 Au fontainier 12 A la soeur de Coupery 48 ------- Total 1020

A la fête des jardiniers, à Coupery 72# Au second garçon 48 Aux ouvriers 108 ------- 228

Pâques.

Pour la palme 24 A Notre-Dame pour la permission de faire gras 120 Pour les pâques, à chaque paroisse 120# 240 Aux pauvres de Noyon 24 Aux 13 couvents de Ste-Claire, à chacun 6# 78 Pour la Terre sainte 6 Pour la confrairie de Courbevoie 6 A l'Ave-Maria d'Alençon 6 A l'Ave-Maria de Pont-à-Mousson 6 A l'écaillier, à la mi-carême 24 ------- 534

Pain béni.

Pain béni du Roi 12 Pain béni de la Reine 12 Pain béni de Monsieur 12 Pain béni de Madame 12 Pain béni de Mgr comte d'Artois 12 Pain béni de Mme comtesse d'Artois 12 Pain béni de Madame Élisabeth 12 Pain béni de Madame Adélaïde 12 Pain béni de Madame Victoire 12 Pain béni de Monsieur le duc d'Orléans 12 Pain béni de Monsieur le duc de Penthièvre 12 ------- 132

Mois de février.

Pour le cierge de la Passion 24 Pour celui du Saint-Sépulcre 24 Pour celui de Notre-Dame de Bonne délivrance 24 ------- 72

Mois de mai.

Pour les oranges 24 Tambours et musique des gardes françoises 48 Tambours et musique des gardes suisses 48 Tambours du guet de Paris 12 Tambours de la ville de Paris 12 Tambours des Invalides 12 Pour le beurre de mai 18 Pour le changement de meuble d'été 24 Pour le menuisier 12 Pour le serrurier 12 Pour le vitrier 12 Pour la brioche des tailleurs de pierre 12 ------- 246

Mois de juin.

Pour les pains de fleurs d'orange 24 Pour l'eau de fleurs d'orange 24 ------- 48

Mois de juillet.

Pour les brioches au porteur du Roi 24 Au porteur de la Reine 12 Au porteur de Monsieur 12 Au porteur de Madame 12 Au porteur de Mgr comte d'Artois 12 Au porteur de Mme comtesse d'Artois 12 Pour la brioche de la confrairie de St-Christophe 12 ------- 96

Mois d'août.

Pour le pain béni de St-Roch 12 Aux Filles de l'Ave-Maria, Capucines de Paris 24 Tambours et musique des gardes suisses 48 Tambour du guet 12 Tambour de la ville de Paris 12 Tambour des Invalides 12 Aux poissardes de Paris 24 Pour le pain béni de la confrairie de St-Roch 12 Pour le pain béni de la confrairie de St-Louis 6 ------- 210

Mois d'octobre.

Aux Frères des Bons-Hommes, pour du muscat 6 Pour le raisin d'Alexandrie 12 Pour le raisin de M. de Talaru 24 ------- 42

Mois de novembre.

Au suisse du garde-meuble pour le changement d'hyver 24 Aux Hermites de Sénart 120 Au menuisier 12 Au serrurier 12 Au vitrier 12 Aux porteurs de Madame, pour les chaussons 24 Pour la confrairie de l'Immaculée Conception, au mois de décembre 24 Pour la brioche de Ste-Geneviève 12 Pour le pain béni de St-Antoine, au mois de janvier 6 ------- 246

Voyage de Marli.

Au porteur du Roi 24 Aux valets de pied 24 Aux filles de garde-robe 18 Aux premier et second frotteur 24 A M. le curé, pour les pauvres 120 Au facteur 6 Aux porteurs bleùs 12 Aux suisses de patrouille 6 Aux balayeurs, frotteurs et allumeurs 36 Aux Soeurs-Grises 96 Au balayeur de la chapelle St-Louis 6 Aux gardes-bosquets 12

Garde-meuble.

Au concierge 48 Au garçon de boutique 9 A celui qui entre et ôte les lits 9 Au garçon du garde-meuble 48 Au Cordelier qui dit la messe 24 Au matelassier 6 Au garçon de fourière 6 Au jardinier 9 Au fontainier 12 Au petit clerc qui porte l'eau bénite 3 Aux suisses qui passent la nuit au salon 12 Autre suisse du salon 12 Au suisse de la chapelle 12 Au suisse de la chapelle du commun 12 Au suisse de la paroisse 6

Gobelet.

Aux aides du gobelet. 24 Au maître d'hôtel qui sert les femmes. 24 Au maître d'hôtel des hommes. 12 Au garçon de vaisselle. 12 Au laveur. 6 A la lingerie. 12 Au garçon linger. 6 A Buffigney, porte-table. 6 Au porte-table de Madame. 3 ------ Total du voyage de Marli 717

Voyage de Compiègne.

A M. Bonneval pour les gardes-chasse. 120 A la concierge du grand château. 120 Aux deux inspecteurs des bâtimens. 120 Aux deux suisses du château. 24

Garde-Meuble.

Aux garçons du garde-meuble. 72 Au suisse du garde-meuble porteur. 24 Au garçon de boutique. 12 Au commis du garde-meuble mis par M. de Pommery. 48

A l'Église.

Au curé de St-Jacques. 48 Au curé de St-Antoine. 48 Aux Soeurs de la Charité de St-Jacques. 24 Aux Soeurs de la Charité de St-Antoine. 24 A l'Hôpital général. 24 A la tourière des Carmélites. 9 A la tourière de St-Marie. 9 A la tourière de l'Hôtel-Dieu. 9 Aux Jacobins. 9 Aux Cordeliers. 9 Aux Capucins. 24 Aux prisonniers. 24 Au suisse de St-Jacques. 12 Au bedeau de St-Jacques. 12 Aux Frères des écolles. 12 Aux Minimes. 9 Au suisse de St-Corneille. 9 Aux Carmélites. 240 Pour la quête des fêtes et grandes messes. 288 Pour les quêtes de St-Jacques. 120

A plusieurs garçons.

A l'inspecteur pour distribuer aux ouvriers, chacun 6 fr. 60 A l'allumeur. 6 Au balayeur. 6 A celui qui nettoye les privés. 6 A l'homme des glacières. 6 Au valet de ville. 12 Au jardinier. 6 Aux tambours de ville. 6 Au portier de la terrasse. 6 Au frotteur du château. 12 Au pompier. 6 Au poseur de sonnettes. 6 Au facteur. 6 Au garçon de fourière. 6 Aux deux garçons qui apportent le bois. 6

Écurie.

Aux porteurs de Madame. 24 Aux valets de pied. 48 Aux courriers. 48

Gobelet.

Aux aides du gobelet. 24 Au garçon de vaisselle. 12 Au laveur de vaisselle. 12 Au garçon qui apporte la glace. 12 Au linger. 6

Bouche.

Aux aides de la bouche. 24 Aux garçons servants. 24 Pour le boudin de sanglier. 18

Pain béni.

Celui du Roi. 12 Celui de la Reine. 12 Celui de Monsieur. 12 Celui de Madame. 12 Celui de Mgr comte d'Artois. 12 Celui de Madame comtesse d'Artois 12 Celui de Madame Élisabeth 12 Celui de Madame Adélaïde 12 Celui de Madame Victoire 12 Gratification aux valets de garde-robe 120 ------- Total du voyage de Compiègne 3720

Voyage de Fontainebleau.

Au concierge du grand château, cour royale 120 Au concierge de la cour du Cheval blanc 36 Au concierge de la cour des cuisines 36 A l'inspecteur des bâtimens 96 Au suisse du château 18 Aux gardes-chasses 96 A l'inspecteur des bâtimens, pour distribuer aux ouvriers 60 Au balayeur 6 Au fontainier et plombier 6 Aux frotteurs de Madame Élisabeth 24 Au garçon de fourière 6 Au porteur d'eau 6 A celui qui nettoye les privés 6 A l'allumeur 6 A celui qui apporte le sucre d'orge de Moret 12 Au frotteur de Fontainebleau 12 Pour le boudin de sanglier 18 Au facteur 6 Au jardinier de l'orangerie 12 Au jardinier du potager 12 Aux paysans de la Fontaine-Madon 48 Au ramoneur 6 Aux journailliers qui passent les nuits de veille 12

Garde-meuble.

Aux garçons du garde-meuble 72 Aux garçons de boutique 24 Aux portefaix du garde-meuble 24 Aux commis du garde-meuble 48

A l'Église.

Aux Carmes des Basses-Loges 48 Aux Filles bleues 96 Au curé de la paroisse 48 A la Charité d'Avons 24 Aux Soeurs de la Charité 24 Aux Soeurs des écoles 24 Aux Capucins de Melun 6 Aux Recolets de Melun 6 Au bedeau et au suisse qui apportent le fruit de la ville 24 Au clerc de la chapelle de la cour ovale 6 Au bedeau de la chapelle 12

Gobelet.

Aux aides du gobelet 24 Au garçon de vaisselle 12 Au laveur de vaisselle 6 Au garçon linger 6 A celui qui apporte la glace 6

Bouche.

Aux aides de la bouche 24 Aux garçons servants 24

Écurie.

Aux porteurs 24 Aux valets de pied 48 Au courrier 48 Aux cochers du Roi 96

Pain béni.

Pain béni du Roi 12 Pain béni de la Reine 12 Pain béni de Monsieur 12 Pain béni de Madame 12 Pain béni de Mgr comte d'Artois 12 Pain béni de Madame comtesse d'Artois 12 Pain béni de Madame Élisabeth 12 Pain béni de Madame Adélaïde 12 Pain béni de Madame Victoire 12 Gratification aux valets de garde-robe 120 ------- Tot. du voy. de Fontainebleau 1692

Voyage de Trianon.

Au garde-bosquets. 12 A l'homme qui nettoye les flambeaux. 6 Pour le gobelet à Mrs Grandeau et Bernard. 7 ------ Total du voyage de Trianon. 384

Voyage de Saint-Cloud.

Aux garçons du château. 96 A la lingerie. 24 Aux filles de garde-robe. 12 Aux frotteurs. 24 Aux porteurs de lits. 24 Au maître d'hôtel des femmes. 24 Au maître d'hôtel des hommes. 12 Aux hommes qui portent l'eau. 24 Aux deux facteurs. 24 Aux trois suisses des appartements. 72 A Julie. 24 A celui qui nettoye les flambeaux. 12 Aux aides du gobelet. 72 ----- Tot. du voyage de Saint-Cloud. 444

* * * * *

VII.

ÉTAT DES PENSIONS QUE FAIT MADAME et dont madame Desguichard est chargée.

A l'homme qui a soin de Panurge. 288# A Mrs les curés pour aumônes. 1728 A M. Boyli. 600 A M. Gayette. 600 A Mlle Le Gagneur. 400 A la protégée de Mme de Tilly. 200 A Mme Malivoire. 600 A M. Malivoire le fils. 500 A Mlle Benard. 600 A Mme de Cagny. 600 A Mme de l'Eau. 600 A Mme de Mongiraud. 1200 A Mlle de Loyens, à payer à M. de Gassouville. 300 A M. Pernot bon. 200 A M. l'abbé de Montaigu, pour M. de Nancré. 400 A Mlle Dorival, pour Mlle de Berne, l'aînée. 300 A Mlle de Berne, la cadette. 150 A la protégée de Mme d'Aumale. 300 A Mlle Welfeld. 300 A M. Coquelin. 300 A M. Noël Offroy, ancien porteur. 144 A M. Klein de Vilquoy. 144 A la veuve Grandin. 72 Aux Filles violettes. 72 A Marianne Pinois. 72 A Pierre. 200 A Joseph Pauleur à Bicêtre, à payer à M. Duval. 150 A La Plasse, maçon. 72 A la soeur de Coupery. 600 Au courrier. 288 A la porteuse d'eau. 144 A la femme Mercier. 144 A Mme de Melardin, pour l'entretien de sa fille. 144 A Mlle Le Gagneur, pour l'apprentissage d'un enfant. 72 A la veuve Bosserelle. 72 Au petit Louis. 36 A la nourrice de Mlle Malivoire. 36 A Mme Maréchal de Vassant. 200 A M. l'abbé Le Sure. 150 A Mlle Pierre. 72 Pour les enfants Millard. 144 A la soeur Françoise, pour la veuve Dubois. 144 A la veuve Marquis. 72 A la femme Le Rête. 72 A la veuve Boissant. 72 A la femme Chinevrier. 72 Au petit garçon qui est à Paris. 120 Au petit garçon de la femme Robinet. 36 Au vacher suisse. 1095 A M. de Boisgelin pour une place fondée. 300 A Mlle de Pelleport, à payer en avril. 300 A M. de Jussan, à payer à M. de Béon. 48 A Mlle Dorival, pour des pauvres. 72 A la boulangerie de pain de seigle. 144 ----- Total des pensions par année que paye Mme Desguichard. 15741

Le douzième. 1311# 15s. Pensions par quartier.

A M. Bolly. 150 A Mlle Dorival, pour des pauvres. 18 A M. Gayette. 150 A Mme Malivoire. 150 A M. Malivoire fils. 125 A Mlle Bénard. 140 A Mme de Lau. 150 A Mme de Mongiraud. 300 A Mme de Cagny. 150 A M. de Gassonville, pour Mlle de Loyens. 75 A M. l'abbé de Montaigu, pour M. de Nancré. 100 A Mme d'Aumale, pour sa protégée. 75 A Mme de Tilly, pour une demoiselle de condition. 50 A Mlle Le Gagneur. 100 A Mlle Dorival pour Mlles de Berne. 112# 10s A M. Pernot bon. 50 A Mme Wilfeld. 75 A M. Coquelin. 75 A Pierre. 50 A M. Klein de Vilquoi. 36 A Noël Offroy. 36 A M. Duval, pour Joseph Pauleur. 37 10 A Marianne Pinois. 18 Aux Filles violettes. 18 A la veuve Grandin. 18 A La Plasse, maçon. 18 A Mme Maréchal de Vassant. 50 A M. l'abbé Le Sure. 37 10 ---------- 2374

Le tiers est de 791# 6s. 8d.

Pensions à payer par mois.

A Messieurs les curés 144 Au courrier 24 A la porteuse d'eau 12 A la femme Mercier 12 A la soeur de Coupery 50 A la veuve Bosserel 6 Au petit Louis 3 A la nourrice de Mlle Malivoire 3 A Mme de Milardin pour l'entretien de sa fille 12 A Mlle Le Gagneur, pour l'apprentissage d'un enfant 6 A la boulangère de pain de seigle, même époque pour l'année 12 A la soeur Françoise, pour la veuve Dubois 12 A Mme Royer, pour les enfants de Millard 12 A Mlle Dauge, pour Mlle Pierre 6 Au vacher suisse 91 5 A la femme Le Rête 6 A la veuve Boissant 6 A la veuve Marquis 6 A la femme Chenevrier 6 A Foucaut pour le mois du chien 24 A l'enfant de la femme Robinet 3 Au petit garçon qui est à Paris 10 ------ 466# 5s.

Pensions à payer par madame de Cimeri.

A Mme Sulpice 1200 A Marie Micot 200 A Mlle Duprat 200 A Mme Desforges 200 A M. Blaremberg 600 A Mlle Malivoire 600 A Mlle Testar 400 A Mme de Cailus 400 A Mme L'Échevin 400 A Marianne 72 A Vendoulet 192 Aux porteurs des femmes 360 A Marie 100 A Mme Quotrot 250 A la petite Pêchés 150 A Camille 150 A M. de Rousse 864

Payé en janvier.

A M. du Mignau 150 A M. Pascal 70 Au garçon du gobelet 12 Au suisse de la chapelle 48 A M. Pascal en feuvrier 120 ------- Total des pensions payées Mme de Cimery 7038 Le douzième 586# 10s L'abbé Osselin 400

Pensions à payer par quartier.

A Mme Sulpice 300 A Marie Micot 50 A Mlle Duprat 50 A Mme Desforges 50 A Mme Blaremberg 150 A Mlle Malivoire 150 A Mme Testar 100 A Mme de Cailus 100 A Mme L'Échevin 100 A Marianne 18 A Vandoulet 48 Aux porteurs des femmes 90 A Marie 25 A Mme Quotrot 62 10s A la petite Pechés 112 10 A Camille 37 10 A M Déroune 216 -------- 1659 10 Le tiers est de 553# 3s 4d

Récapitulation.

Étrennes 1743# Étrennes de la petite maison de Madame 1020 Pour la fête des jardiniers 228 Pour les pâques 534 Pour les pains bénis 132 Pour le mois de février 72 Pour le mois de mai 246 Pour le mois de juin 48 Pour le mois de juillet 96 Pour le mois d'août 210 Pour le mois d'octobre 42 Pour le mois de novembre 246 Pour le voyage de Marli 717 Pour le voyage de Compiègne 3720 Pour le voyage de Fontainebleau 1692 Pour le voyage de Trianon 384 Pour le voyage de Saint-Cloud 444 Pensions par année payées par madame Desguichards 15741 Pensions payées par madame de Cimery 7038 --------- Somme totale 34359#

* * * * *

VIII.

État des appointements que le Roi veut et ordonne être payés aux dames que Sa Majesté a nommées pour accompagner Madame Élisabeth, depuis le 15 mai 1789 jusques et compris le 14 mai 1790.

A la dame marquise de Sorans 4 A la dame marquise de Causans 4 A la dame comtesse de Canillac 4 A la dame comtesse de Bombelles 4 A la dame vicomtesse d'Imecourt 4 A la dame comtesse de Clermont-Tonnerre 4 A la dame marquise des Essarts 4 A la dame Louise de Causans, marquise de Raigecourt 4 A la dame marquise de Lastic 4 A la dame vicomtesse de Blangy 4 A la dame Anne Bella Henriette de Drumont de Melfort, comtesse de Marguerie 4 A la dame comtesse de la Bourdonnaye 4 A la dame marquise de Fournaise 4 La dame vicomtesse de Mérinville, surnuméraire sans appointements Mémoire. La dame marquise des Montiers, id. Mémoire. La dame comtesse de Deux-Ponts, id. Mémoire. La dame marquise de La Rochefontenille, id. Mémoire. ---------- Somme totale, cinquante-deux mille livres, cy. 52,000#

Administrateur de mon Trésor royal, chargé du département de la caisse générale, Me Joseph Durney, payés comptant au sieur Savalete de Langes, l'un des administrateurs de mon Trésor royal chargé du payement des pensions et autres dépenses énoncées dans mon édit du mois de mars 1788, la somme de cinquante-deux mille livres pour les appointements des dames dénommées au présent état, depuis le 15 mai 1789, jusques et compris le 14 mai de la présente année. Fait à Paris, le seize mai mil sept cent quatre-vingt-dix.

LOUIS. Comptant au Trésor royal. Bon: LOUIS. DE SAINT-PRIEST.

* * * * *

IX.

DÉTAIL DES DÉPENSES EXTRAORDINAIRES DE LA CHAMBRE DE MADAME ÉLISABETH.

En 1788 elle a coûté 70,585# 17s En 1789 48,592 10 En 1790 29,725 12 En 1791 17,548 » ------------- Total 166,451# 19s

* * * * *

Détail abrégé a quoy ont monté les dépenses extraordinaires de la chambre de Madame Élisabeth, pendant l'année 1788.

A Jubin, tapissier 6,000# A Lenormand, étoffes 3,801 A de la Roue, toilette 7,562 A Vanot, lingère 3,340 10s A Daguerre, ébéniste 15,583 Manufacture de Sève 3,855 Moutard, libraire 1,093 Grégoire, libraire 1,854 Blaizot, libraire 187 Le Duc, musique 132 Chenu, relieur 427 Joly, sculpteur, bordures de portraits 1,551 -------------- 45,385# 10s

Desjardins, horloger 152 Baince, lait d'ânesse 1,200 Bourdet, dentiste 162 Massé, orphèvre 81 Beaulieu, soyes à broder 500 Cabat d'or, soyes à broder 677 Guyard, peintre 576 Robert, peintre 1,000 Bro, racomodeuse de dentelles 671 Habillements de deux garçons 920 4 Voitures de la cour 1,419 Letellier, papier 100 3 Traitements et gratifications 17,682 ------------ 70,585# 17s

* * * * *

Détail abrégé a quoy ont monté les dépenses extraordinaires de la chambre de Madame Élisabeth pendant l'année 1789.

Bertin, modes, pour ancien mémoire 7,761# Le Normand, étoffes 200 Jubin, tapissier 2,979 Du Buquoy, tapisseries 7,788 Crampe, tapisseries 1,945 10s Cabat d'or, soyes à broder 973 6 Bro, racomodeuse de dentelles 1,126 De la Roue, parasols 168 D'aguerre, ébéniste 1,968 Joly, bordures de portraits 396 Guyard, peintre 388 Grégoire, libraire 887 Moutard, libraire 942 18 Chenu, relieur 447 Bourdet, dentiste 162 Dujardins, horloger 158 Ducis, fayancier 121 Habillement des garçons 531 Voitures de la cour 2,102 16 Traitements et gratifications 17,548 ------------ 48,592# 10s

* * * * *

Détail abrégé a quoy ont monté les dépenses extraordinaires de la chambre de Madame Élisabeth pendant l'année 1790.

Bertin, intérêts, et reste d'un mémoire 3,125# Le Normand, étoffes 804 15s Jubin, tapissier 1,232 16 Cabat d'or, soyes à broder 112 10 De la Roue, ébéniste 263 Letellier, papetier 411 9 Bataille, parfumeur 464 12 Moutard, libraire 96 Dujardins, horloger 176 Chenu, relieur 226 Joly, sculpteur, bordures 300 Habillement des garçons 531 Voitures de la cour 3,983 Bourdel, dentiste 162 Dépenses du secrétaire de la chambre 289 10 Traitements et gratifications 17,548 ------------ 29,725# 12s

* * * * *

État et détail des traitements affectés sur les dépenses annuelles extraordinaires de la chambre de Madame Élisabeth.

Grandin, commissionnaire 900# Birbonne, porte-chaise 600 Dauge, baigneuse 1,200 Rosni, garde-dentelles 800 Léonard, coëffeur 600 Quatre garçons de la chambre à 600# 2,400 Sorel, surnuméraire 750 Quatre valets de chambre à chacun 600# 2,400 Merieux, surnuméraire 600 Massot, gardien 1,500 Deux portéffets à 900# 1,800 Deux frotteurs à 700# 1,400 Deux feutiers à 300# 600 Un suisse 48 Desjardins, horloger 150 Imbert, secrétaire de la chambre pour tout 1,800 ---------- 17,548#

* * * * *

X.

DÉMÉNAGEMENT DES MEUBLES DE LA CHAMBRE DE MADAME ÉLISABETH,

qui ont été transportés au Garde-meuble, rue Neuve-Notre-Dame, nº 9, par Jubin, valet de chambre, tapissier.

Sçavoir:

Première antichambre.

Un charriot à bois.

Deux paniers.

Antichambre des valets de chambre.

Une grande table des valets de pied.

Une grande table ronde à manger, faite en bois d'acajou.

Douze chaises de table, garnies en velours, dont quatre sont à carreau.

Une bouillotte de verre, garnie en argent, pour faire de l'herbe-aux-charpentiers.

Chapelle.

La chapelle est composée d'un autel et de deux coffres, dont je n'ai pas les clefs.

Le coffre de l'argenterie de la chambre, dont je n'ai point la clef.

Un grand panier rempli des pots de chambre de garde-robe.

Le Couronnement de Louis XVI, en gravure, pris de la chambre des garçons de la chambre.

Un marchepied d'antichambre.

Cabinet des nobles.

Quatre servantes en bois d'acajou, où il manque un sceau argenté.

Une table ronde du déjeuner de Madame, ayant un dessus de marbre blanc, et couverte en drap.

Deux voyageuses en bois doré, couvertes de velours vert.

Une table de tric-trac avec sa garniture en bois de rose.

Deux chaises carrées pour les femmes, couvertes en velours d'Utrecht cramoisi.

Deux tables à jouer couvertes en velours, une de piquet, une de quinze.

Une boîte à livres de la voiture de Madame.

Deux boîtes à échecs, une d'ivoire et l'autre en bois.

Le damier de Madame.

Un jeu d'oie en bois de rose.

Une boîte en façon de nacre qui en renferme plusieurs petites.

Un petit coffre en basane rouge.

Le jeu de loto.

Un dévidoir des valets de pied.

Chambre à coucher.

Le coffre de toilette et son pied, dont je n'ai point la clef.

La table de toilette.

Deux vases de dessus la cheminée, tous deux de porcelaine, où sont peints des petits oiseaux, un des deux ayant le bouton de son couvercle cassé.

Le groupe de Madame, fille du Roi, assise sur un dauphin, sa colonne de stuc, le groupe de plâtre; la figure a le pouce du pied cassé et un doigt de la main gauche.

Huit écrans en bois d'acajou, un brodé.

Une boîte, remplie de huit livres, à madame de Clermont.

Un livre de musique, intitulé Sargine.

Le grand carton à soie, rempli de plusieurs effets, tels que un sac de damas, orné tout autour d'un galon et de deux glands en or, et d'autres menus effets.

Une petite écritoire noire.

Trois petits cartons à filets.

Une grande boîte à poudre en bois d'acajou, avec sa houppe.

Un petit fouet vert, avec une poignée en or et trois viroles.

Une grande corbeille du coucher, garnie de taffetas vert et d'une dentelle d'or.

Deux petites corbeilles.

Une grosse pelote en satin blanc brodé, qui sert à renfermer les linges de toilette.

Un petit groupe représentant Madame et Monseigneur le Dauphin, avec son pied de porcelaine.

Un grand sceau à laver les pieds.

Un moulin à battre le beurre.

Deux petits cadres, représentant Monsieur le Dauphin défunt et Madame la Dauphine.

Garde-robe.

Un bidet en velours vert avec sa garniture.

Un bidet sans garniture.

Un corps de tablettes pour les pots-de-chambre, avant un dessus de marbre et une galerie en cuivre.

Une table de nuit à dessus de marbre blanc.

Lieux à l'anglaise.

Un petit corps de tablettes à dessus de marbre.

Une garniture de cuivre en forme de galerie.

Un sceau de faïence à laver les pieds.

Une lunette en maroquin noir.

Un marabout de fer-blanc.

Deux pots-pourris de porcelaine.

Dix bourdalous en porcelaine.

Sept bourdalous en faïence.

Cabinet intérieur.

Une table en bois de rose garnie de velours, dont je n'ai pas la clef.

Deux petites chiffonnières rondes à dessus de marbre.

Une grande pendule avec ses garnitures.

Le Portrait de Madame de Piémont, en petit.

Louis XV, en gravure.

Madame de Piémont, peinte sur un cadre oval.

Un tableau représentant Jacques Ier, roi de la Grande-Bretagne.

Un petit chien, dans un cadre oval.

Le jardin de Trianon, en peinture.

Une petite table de toilette de lit.

Une petite table en bois de rose et dessus de marbre.

Une petite bibliothèque à panneaux grillés, à dessus de marbre commun.

Un devidoir.

Un petit coffre de noyer, où il manque un tiroir.

Un petit coffre de bois d'acajou, garni de cuivre, dont je n'ai pas la clef.

Deux boîtes renfermant quatre cylindres de la pendule: trois dans une, et une dans l'autre.

Un verre de microscope monté en cuivre.

Quatre écrans de cheminée à main.

Une petite boîte en nacre à parfiler.

Une autre petite boîte, en forme d'éventail, sans clef.

Un petit marteau avec une hache.

Deux petits dévidoirs.

Quatre cannes et le petit bâton pour peindre.

Bibliothèque.

Une écritoire sans fin, composée de plusieurs choses, telles que: un grattoir, un poinçon, un manche de canif d'ivoire, une petite règle d'ébène, un moyen compas et une grande paire de ciseaux.

Un bureau en bois de rose, de cinq pieds de long, couvert en maroquin vert et orné d'une petite galerie.

Une petite écritoire dorée, en bois de rose.

Deux petits globes terrestres; il y en a un qui a quelque chose de cassé.

Deux petits vases de porcelaine, ornés de bouquets de fleurs en biscuit, et leurs bocaux de verre.

Deux bras de cheminée en flèche.

Un feu à vase, pelle et tenaille.

Deux petits tableaux en bordure de sapin.

Un moyen tableau représentant la ville et le port de Syra.

Un marchepied en bois d'acajou.

La lunette des lieux à l'anglaise.

Quatre métiers de tapisserie, deux de bois d'acajou et deux de noyer.

CABINET AUX ENTRESOLS.

Garde-robe.

Un petit corps de tablettes à pots de chambre.

Un pot-pourri en porcelaine.

Un gros globe.

Une table en bois de hêtre, garnie de dorure.

Deux petits globes pleins.

Deux petits vases blancs à tête de bélier, montés en girandole.

Un feu en galerie, pelle, tenaille et pincette.

Un tableau représentant saint Labre.

Cabinet à côté des bains.

Un feu en galerie, tenaille, pelle et pincette.

Deux girandoles portées par deux femmes dorées, sur une colonne de marbre blanc.

Deux tables de mathématique en bois d'acajou, une sans clef, avec deux bougeoirs doubles dorés, et deux petits pupitres.

Un pupitre à jour en bois de noyer.

Un violon.

Deux bras de cheminée ayant chacun une bobèche.

Le meuble de bains complet.

Chambre des femmes.

Une table en bois d'acajou couverte en drap.

ÉTAT DE CE QUI ÉTAIT RENFERMÉ DANS LA COMMMODE DES GARÇONS DE LA CHAMBRE.

Une boîte à fiches.

Une boîte de loto.

Une boîte à fiches, où il manque une corbeille.

Deux sacs de peau, pour mettre des livres.

Six petits parasols.

Six petits rateaux.

Cinq petits paniers, dont quatre garnis.

Lit des garçons de la chambre.

Deux matelas.

Une mauvaise couverture.

Armoire des galeries.

Un moyen paravent.

Cinq petits paravents.

Un écran.

Une échelle double.

Deux pliants en bois, de maroquin vert.

Une chaise de velours bleu.

Les deux lits complets de veille des femmes.

* * * * *

XI.

LISTE DES LIVRES DE MADAME PORTÉS A PARIS.

In-4º.

VOL.

Histoire universelle, par une société de gens de lettres, 43 Histoire universelle, par M. de Thou, 16 Histoire de l'Église gallicane, 16 Histoire de l'Église, par M. l'abbé de Choisy, 11 Les Hommes illustres de Plutarque, par M. Dacier, 9 Histoire de Polibe, 7 Abrégé chronologique de l'histoire de France, par Mezeray, 4 Histoire de France, par M. Velly, et continuateurs, 23 Histoire de Constantinople, 8 Histoire de l'Asie, de l'Affrique et de l'Amérique, 5 Recueil de Gazettes de France, 147

In-8º.

Offices et traité de Cicéron, 2 Pensées de Marc Aurèle, 1 Traité des loix civiles, 1 Traité de la puissance ecclésiastique, 1 Les Quatre âges de la pairie, 2 Instruction de Catherine II, 1 Histoire du droit naturel, 2 Jurisprudence du Grand Conseil, 1 Principes de la législation universelle, 2 La Trigonométrie, 1 Leçons de mathématique, par l'abbé de la Caille et Marie, 1 Flore de Bourgogne, 2 Manuel de botanique, 1 Le Nouveau la Quintinie, 4 Des oeuvres du chevalier Linné, 4 Oeuvres de Demosthènes, 4 Oeuvres de Virgile, par l'abbé Desfontaines, 4 L'Iliade, traduite en vers français, 2 Numa Pompilius, 1 La Henriade, 2 Commentaire sur la Henriade par Labeaumelle, 2 La Gieresolemme liberata, 2 L'Eneïde de Virgile, par Annibal Caro, 2 Orlando furioso (8º maximo), 4 Saggio sopra l'uomo, par Pope, 1 Oeuvres de Pope, 8 Oeuvres d'Young, 4 Théâtre des Grecs, traduction nouvelle, 10 Oeuvres de Racine, édition de Didot, 3 La Dunciade, 2 Théâtre des jeunes personnes, par Mme de Genlis, 4 Proverbes dramatiques, 6 Histoire de la poësie, par Brown, 1 Oeuvres de Saint-Foix, 6 Oeuvres de Mme Ricoboni, 8 Oeuvres de Falconet, 6 Oeuvres de La Monnoye, 3 Vie privée des François, 3 Les Histoires d'Elsin, 1 Oeuvres de Le Franc de Pompignan, 6 Le Théâtre du monde, 4 Tableau historique, 4 Essai sur les femmes, 1 Commerce des grains, 1 Loisirs du chevalier Déon, 13 Mélanges d'une grande bibliothèque, 58 Histoire de la littérature d'Italie, 5 Lettres sur l'éducation, par Mme de Genlis, 3 Cours d'études, par M. l'abbé de Condillac, 10 Dictionnaire historique, 6 Dictionnaire des antiquités romaines, 2 Histoire d'Espagne, par Ferreras; (les 3 premiers prêtés à M. le Comte), 16 Collection des Mémoires sur l'histoire de France, 36 Mémoires sur les Isles de ponce, 1 Négociations de la France et de l'Angleterre, 1 Voyage à l'Isle de France, 2 Le Mercure françois, 25 Les Chronologies septenaire et novenaire, 4 La Satyre Ménippée, 3 Mémoires sur l'histoire de France, 2 Le Cabinet des fées, 37

In-12.

Psaumes du P. Berthier, 8 Nouveau Testament, 1 Sermons du P. Bourdaloüe, 20 Sermons de Massillon, 15 L'Année du chrétien, 18 L'Année évangélique, 7 L'Évangile médité, 12 La Religion méditée, 6 Quinzaine de Pasques, 1 Semaine sainte, 1 Prières du P. Sanadon, 1 Le Propre de l'oraison, 1 Bréviaire de Paris avec le supplément, 9 Missel de Paris, 8 Livre d'église, 2 Missel de Paris, 4 Office divin, 1 Office de la Vierge, 1 Diurnal romain, 1 Prières du matin, 1 Nouvelles Heures, 1 Visites au Saint-Sacrement, 1 Recueil de prières, 1 Prières durant la messe, 1 Essais philosophiques sur l'entendement humain, 4 Manuel d'Épictète, 2 Essais de Montagne, 5 La Sagesse de Charon, 1 Entretiens de Phocion, 1 Histoire naturelle, générale et particulière, par M. de Buffon, 51 Leçons de physique, par l'abbé Nollet, 6 Oeuvres d'Homère, traduction par M. Gin, 8 P. Virgilii opera, 2 C. Julii Cæsaris Commentarios, etc., 2 Le Paradis perdu de Milton, 3 La Lusiade de Camoëns, 3 Oeuvres de Gresset, 2 Lettres de Pline, 3 Lettres de Mme de Sévigné, 8 Lettres d'un François, par l'abbé Le Blanc, 3 Traité des études, par M. Rollin, 4 École de littérature, 2 Oeuvres de Sophocle et autres, 3 Terence et Plaute, 6 De Metastase, 10 Théâtre de P. Corneille, 6 -- de Thomas Corneille, 5 Oeuvres de Racine, 3 -- de Voltaire, 8 Théâtre françois, 12 Nouveau théâtre françois, 8 Histoire du théâtre françois, par MM. Parfait, 15 Théâtre anglois, 8 Lettre sur le théâtre anglois, 2 Dissertation sur la tragédie, 2 Remarques sur Racine et la vie du même, 5 Oeuvres de Malherbe, 3 -- de Racan, 2 -- de Sarazia, 1 -- de Voiture, 2 -- de La Fontaine, 3 -- de Lamotte, 10 -- de Gedoyn, 1 Poésies de Malleville, 1 Voyage de Chapelle et Bachaumont, 1 De la Bibliothèque des romans, 97 Vie du baron de Trenck, 1 Oeuvres de Boileau, 5 Mémoires politiques et militaires de France, 6 Histoire du règne de Henry II, 2 Mémoires de Mme de Staal, 3 Campagnes de Villars, 2 Mémoires de Mlle de Montpensier, 8 Mémoires de la duchesse de Nemours, 1 Vie du cardinal de Richelieu, 2 Anecdotes du cardinal de Richelieu, 2 Parallèle du cardinal de Richelieu et du cardinal de Mazarin, 1 Vie du duc de Rohan, 2 Vie du P. Joseph du Tremblay, 1 Vie du brave Crillon, 2 Mémoires de Vieilleville, 5 Histoire d'Angleterre, par M. Hume, 18 Histoire d'Écosse, par Robertson, 3 Mémoires d'Anne d'Autriche, 6 Histoire de Charles VI, 9 Histoire de Charles VII, 2 Histoire de M. de Turenne, 1 Histoire de Louis XIV, 3 Mémoires de Laporte, 1 Mémoires de Mme de Lafayette, 2 Mémoires de Lenet, 2 Histoire du prince de Condé, 4 Histoire de la régence de Marie de Médicis, 2 Vie de Marie de Médicis, 2 Mémoires du comte d'Avaux, 6 Mémoires de Montausier, 2 Mémoires de Berwick, 2 Mémoires du marquis de Feuquières, 3 Traité de paix de Nimègue, 2 Traité de Westphalie, 6 Histoire de Henry le Grand, par Perefixe, 1 Vie du cardinal de Richelieu, 6 Histoire de Henry IV, 4 Mémoires du prince de Tarente, 1 Histoire de Tancrède de Rohan, 1 Mémoires du duc de Villars, 3 Paix de Riswick, 1 Mémoires sur la succession d'Espagne, 3 Histoire de Russie, par M. Lévêque, 5 Histoire du traité des Pyrénées, 2 Lettres de Mme de Pompadour, 2 Mémoires de Gourville, 2 Mémoires du comte de Gramont, 2 Histoire de Louis XI, par M. Duclos, 3 Géographie moderne, 2 Mémoires de la Colonie, 2 L'Esprit de la Ligue, 3 Ambassades de Messieurs de Noailles, 5 Lettres du cardinal d'Ossat, 5 Le Courtisan prédestiné, 1 Mémoires de Bellièvre, 2 Histoire de Louis XIII, 4 Le Siècle de Louis XIV, 3 Mémoires du maréchal de Berwick, 2 Mémoires pour servir à l'histoire de France, 4 L'Âme des Bourbons, 2 Ambassade de Bassompierre, 4 Mémoires de Bassompierre, 3 Mémoires de Montrésor, 2 Mémoires de Louis XIV, 2 Mémoires de Navailles, 1 Mémoires de Villegomblain, 2 Mémoires sur la paix de Riswick, 5 Mémoires d'Omer Talon, 8 Vie du maréchal de Villars, 4 Journal de Louis XI, 1 Histoire de Louis XI, 6 Histoire de Louis XII 2 Guerre de 1741, 1 Campagne de Noailles, 2 Campagnes de Coigny, 8 Mémoires de Louis XIV, 2 Mémoires du cardinal de Retz, 4 Mémoires de M. Joly, 3 Lettres du cardinal Mazarin, 2 Mémoires de Brienne, 2 Maisons souveraines, 2 Abrégé chronologique du droit public d'Allemagne, 2 Histoire du duc d'Epernon, 4 Mémoires de Montglat, 4 Abrégé chronologique de l'histoire d'Italie, 1 Mémoires de Terlon, 2 Mémoires du marquis de La Fare, 1 Mémoires du comte de Forbin, 2 Mémoires de Lahoussaye, 3 Mémoires de Condé, 2 Mémoires de M. de Tavanes, 1 Mémoires de Puységur, 2 Mémoires de Tourville, 3 Histoire de François Ier, 8 Mémoires de Dubellay-Langey, 7 Histoire du duc de Montmorency, 1 Histoire de Henry, duc de Bouillon, 3 Mémoires du comte d'Estrade, 9 Mémoires sur la paix d'Utrecht, 6 Congrès d'Utrecht, 1 Campagne du duc de Vendôme, 1 Mémoires du chevalier Temple, 1 Mémoires du duc de Guise, 2 Histoire de la royne Marguerite, 1 Mémoires de Sully, 8 Intrigues du cabinet sous Henry IV, 4 Lettres et Mémoires de Mme de Maintenon, 15 Journal historique de M. de Maupeou, 3 La Mémoire artificielle, 2 Tables chronologiques de l'abbé Lenglet, 2 Abrégé chronologique de l'histoire de France, 5 Vie d'Ayder-Ali-kan, 1 Lettres édifiantes, 26 Anecdotes de la Chine, 6 Vie de sainte Thérèse, de Madame Louise et quelques histoires de Maimbourg, 15 Mercure de France depuis 1717 jusqu'en 1787, 506 Nouvelle traduction des oeuvres de Plutarque (in-8º), 22

Cette liste contient deux mille soixante et quinze volumes. Seyaux n'ayant trouvé ni Missel, ni Bréviaire romain en françois, croit qu'ils ont été portés à Bellevüe.

* * * * *

XII.

LIVRES RETIRÉS DE LA BIBLIOTHÈQUE DE MONTREUIL.

Chefs d'oeuvre de P. et de Th. Corneille, le premier tome petit in-12, les deux autres manquent.

Robinson Crusöé, trois vol. in-12. Cleveland, six vol. in-12. Romans de mad. Riccoboni, 2 vol. Amours de Théagenes et Chariclée, 2 vol. in-12. Les mille et une nuits, 6 vol. Cabinet des Fées, 37 vol., dont il manque les tomes 14 et 26. Lettres sur l'éducation ou Adèle et Théodore, 3 vol, in-8º. Télémaque, 2 vol. in-12.

Il manque encore dans la classe des romans:

Miss Anysie, 1 vol. in-12. Histoire de Marguerite de Valois, Reine de Navarre, 6 vol. in-12. The history of Emily Montague, 4 vol. in-12. Contes des Fées, par mad. d'Aunoy, 4 vol. in-12.

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XIII.

NOUVELLES PUBLICATIONS.

Observations sur la société et les moyens de ramener l'ordre, 1 vol. in-12. Mémoire sur le mariage des Protestants, 1 vol. in-8º. Discours sur le projet d'accorder un état civil aux Protestants, 1 vol. in-8º. Éclaircissements historiques sur la révocation de l'Édit de Nantes, 1 vol. in-8º. Assemblée des Notables en 1787. Mémoires et observations en 4 divisions, 2 vol. in-4º. Réponse de M. de Calonne à M. Necker, avec les pièces justificatives, 1 vol. in-8º. Des Droits et des Devoirs du Citoyen, par l'abbé de Mably, 1 vol. in-12. Constitution de l'Angleterre, par M. de Lolme, 2 vol. in-8º. Aux Bataves, sur le Statoudhérat, par le comte de Mirabeau, 1 vol. in-8º. Exposition et Défense de notre Constitution monarchique, par M. Moreau, 2 vol. in-8º. Demandes aux États Généraux ou Recueil des Cahiers, 1789, 4 vol. in-8º. Situation politique de la France, et ses rapports actuels avec toutes les puissances de l'Europe, par M. Peyssonnet, 1789, 2 vol. in-8º. Observations sur le Contrat social de J. J. Rousseau, par le P. Berthier, 1789, 1 vol. in-12. Le mal et le remède; mémoire sur la milice de l'armée, 1789, 1 vol. in-8º. Réponse à la motion et au discours de M. l'abbé de Périgord, évêque d'Autun, 1789, 1 vol. in-12. Le vrai Patriote, par M. Putod, 1789, 1 vol. in-8º. Voeu d'un Patriote sur la médecine en France, 1789, 1 vol. in-8º. Maison du Roi, ce qu'elle étoit, ce qu'elle est, ce qu'elle devroit être, 1789, 1 vol. in-4º. Le Déficit vaincu, par M. de Favras, 1789, 1 vol. in-4º broché. Principes opposés au système de M. Necker, par le même, 1 vol. in-4º broché. Appel au Tribunal de l'Opinion publique, par M. Mounier; Genève, 1790, 1 vol. in-8º. Affaires de Nismes des 13, 14 et 15 juin 1790, 1 vol. in-8º. Compte rendu de cette affaire, par M. de Marguerites, député à l'Assemblée et maire de Nismes. L'Art du fabricant d'étoffes de soye, par M. Paulet, 1789, in-fº broché.

(Ouvrage en huit sections; il en faudrait sept pour compléter cet objet, Madame n'en ayant qu'une.)

Plan d'Éducation nationale ou abrégé des études de l'homme fait, 1789, 2 vol. in-8º. Opinions de l'abbé Maury, 1790, 1791, 1 vol. in-8º. Recueil des opinions du comte Stanislas de Clermont-Tonnerre, Paris, 1791 4 vol. in-8º. Réflexions sur les affaires politiques du temps présent de la France, 1790, 1 vol. in-8º. De l'État de la France présent et à venir, par M. de Calonne, 1790, 1 vol. in-8º. Réflexions sur la Révolution de France, par M. Burke, 4e édition, 1791, 1 vol. in-8º. Discours et lettres de M. Burke, 1790 et 1791, 1 vol. in-8º. Discours sur les finances de l'État, par M. Necker, à l'Assemblée, 1 vol. in-4º. Sur l'Administration de M. Necker, par lui-même, 1791, 1 vol. in-8º. Offrande aux François, 1791, 1 vol. in-8º. Le Naviget antyciras ou système sans principes, 1791, 1 vol. in-8º. Situation actuelle de la France, par M. Bonvalet-Desbrosses, 1791, 1 vol. in-8º. Procédure criminelle au Châtelet en 1789 et 1790, 1 vol. in-8º. Justification de M. de Favras, 1791, 1 vol. in-8º.

Recueil de pièces en 4 volumes.

Le premier renfermant:

1º L'Adresse du Département de Paris au Roi;

2º L'Adresse du même Département à l'Assemblée;

3º Compte rendu par une partie des membres de l'Assemblée sur le Décret du 28 mars 1791;

4º Le Règne de Louis XVI mis sous les yeux de l'Europe;

5º Elan du coeur et de la raison, ou Justice rendüe à la Reine;

6º Adresse de l'abbé Raynal lüe le 31 mai 1791 à l'Assemblée;

7º Triomphe prochain de la Royauté et de la Monarchie françoise;

8º Plan d'une constitution libre et heureuse;

9º Hommage et Bouquet à Louis XVI;

10º Adresse de M. Putod, médecin du Roi;

11º Adresse des Bons François au Roi.

Le second renfermant:

1º Précis de ce qui s'est passé à la séance de l'Assemblée du 13 février 1790;

2º Motion sur la suppression des ordres religieux, par M. l'Évêque de Nancy;

3º Réflexions sur l'état religieux;

4º Discours de M. l'Archevêque d'Aix sur la vente des biens du Clergé;

5º Quelle doit être l'influence de l'Assemblée sur les matières ecclésiastiques et religieuses? par l'Évêque de Nancy;

6º Insuffisance de la Déclaration de M. l'Evêque de Clermont au sujet du Serment civique;

7º Discours de M. l'Évêque de Lisieux aux Officiers municipaux;

8º Réflexions sur la Liberté du Culte;

9º Courtes observations sur la Liberté des Cultes;

10º Lettre de l'Evêque de Rennes aux Électeurs du Département d'Isle et Vilaine;

11º Lettre de l'Archevêque d'Aix aux Électeurs du Département des Bouches du Rhône;

12º Instruction pastorale de l'Evêque de Boulogne;

13º Le Comte Duprat devenu Théologien;

14º Mon Apologie;

15º Adresse aux vrais Catholiques de France, par M. Pottier;

16º Adresse aux Vierges chrétiennes et religieuses de France, par le même.

Le troisième renfermant:

1º Lettre du comte de Lally-Tollendal, du 10 octobre 1789;

2º Protestation du Prince-Evêque de Spire;

3º Lettre du marquis de Laqueuille à ses commettans du ..... février 1790;

4º Extrait d'une lettre écrite de Valenciennes, le 8 février 1790, à M. Nicodême, Député;

5º Motion de M. Malouet sur le Discours du Roi, du 4 février 1790;

6º Opinion de M. Malouet, prononcée le 20 février 1790, sur le rétablissement de l'ordre public;

7º Opinion de l'Abbé de Bonneval sur le même sujet;

8º Opinion du comte de la Galissonnière sur l'exercice du Droit de la Guerre et de la Paix;

9º Opinion du marquis d'Estourmel sur la même question;

10º Second compte rendu par M. le marquis d'Estourmel à ses commettans;

11º Compte rendu par le même;

12º Observations de M. Henry, député, sur une partie du rapport de M. Chabroud;

13º Opinion de M. de Guilhermi, député, sur le même rapport;

14º Compte par une partie des membres de l'Assemblée sur le même rapport;

15º Lettre de M. Guilhermi à ses commettans du 22 octobre 1790;

16º Développement des principes de plusieurs Députés laïcs;

17º Déclaration d'une partie des Députés aux États Généraux sur l'acte constitutionnel;

18º Compte rendu par une partie des Députés à leurs commétans;

19º Troisième Lettre de l'Abbé Bonneval à ses commettans;

20º Opinion de M. Savary de Lancosme, député, sur la révision des décrets.

Le quatrième volume renfermant:

1º Les Cromwels françois démasqués;

2º Point d'accomodement;

3º Les torts et les intérêts de chacun;

4º Réflexions politiques importantes sur la révision des décrets;

5º Dénonciation, par le viconte de Mirabeau;

6º Des Clubs politiques et des libelles;

7º Réflexions d'un Garde National de province;

8º Problème à résoudre relativement au serment prêté par M. de Brienne, Archevêque de Sens;

9º Trahison découverte du comte de Mirabeau;

10º Lettre de M. le Duc de Villequier et de M. le Marquis de Duras;

11º Mémoire des Officiers du Corps des Carabiniers;

12º Réflexions d'un Militaire au sujet du Serment proposé aux Officiers de l'Armée;

13º La Révolution Françoise, pot-pourri.

* * * * *

XIV.

Mémoire des ouvrages fait et fournis pour Son Altesse Royale Madame Élisabeth de France,

Par Bourbon, cordonnier, rüe des Vieux Auxgustins, à Paris.

1792.

Ce 6 avril, une paire de soulle de tafetat noire 9# Le 8 -- id. 9 Le 9 -- id. 9 Le 14 -- id. 9 Ce 16 -- id. 9 Ce 21 -- id. 9 Le 25 -- id. 9 Le 28 -- deux paires de tafetat, un gris, un bleux 18 Le 29 -- une paire de taffetat rosse 9 Le 2 may, une paire de taffetat gris 9 Le 4 -- id. 9 Le 7 -- une paire de taffetat violet 9 Le 8 -- une paire de taffetat prune glace 9 Le 12 -- deux paire de tafetat, une carmelite glace, une gris de ferre 18 Le 16 -- deux paire de tafetat, une rosse, une bleux 18 Le 20 -- deux paire de tafetat, une gros vert, une puce 18 Le 23 -- deux paire de tafetat, une gris de ferre, une bleux 18 Le 27 -- deux paire de tafetat, une violet, une puce glaces 18 Le 28 -- une paire de tafetat noire 9 Le 1er juin, id. 9 Le 6 -- id. 9 Le 9 -- id. 9 Le 12 -- id. 9 Le 15 -- id. 9 Le 22 -- id. 9 Le 27 -- id. 9 Le 30 -- id. 9 Totale 297#

Il y a dans la même liasse un mémoire des médicaments livrés à madame Lejeune à la Garde-robe des atours de Madame Élisabeth de France,--mémoire du 11 janvier au 20 décembre 1791, montant à la somme de 96# 17 s.,--et acquitté le 30 janvier 1792, à Paris.

«Pour MM. les apothicaires du Roi: PAILHÉS.»

* * * * *

DOCUMENTS RELATIFS A LA MAISON ÉLISABETH,

SISE AU GRAND MONTREUIL.

I.

État du produit de la maison et jardin situé près la porte de Buc, à Montreuil.

Année 1790.

Un millier de bottes de foin évalué au prix de 25# le cent, cy 250# 350 bottes de reguain à 15# 52 10s. 5 septiers d'avoine à 20# 100 4 septiers 1/2 d'orge à 12# 54 La pâture des vaches après la récolte est estimée au plus à 24 Le fruit n'a pas donné cette année. Ils ont tous manqués au printemps; il n'est restée que quelques pêches de mauvaises qualités et des raisins qui sont mangées par les oiseaux et par les insectes. Total du produit 480# 10s.

La récolte des fruits dans une bonne année ne peut pas excéder la valeur de 150 liv.; les arbres étant très-vieux, leur produit ne peut que diminuer.

La maison est en très-mauvais état et susceptible de fortes réparations.

Les murs de clostures ont le plus grand besoin d'être recrepis pour détruire les insectes, et conserver le fruit des espaliers.

L'abondance des fourages en fait baisser le prix, qui, année commune, peut être porté au tiers en sus de ceux mentionnés cy-dessus. Il en résulte que, année commune, le fruit compris, le produit pourroit être de 700#, non compris la maison, dont on pourroit tirer party.

* * * * *

II.

Consigne du suisse de garde pour le jardin et bosquets de la maison de Madame Élisabeth, à Montreuil.

Première consigne donné par M. Huvé.

1º Le suisse du jardin s'entendra avec le suisse de la porte pour qu'il n'entre personne dans les jardins, sous quelque prétexte que ce soit, lorsque Madame y est, et même personne en aucun tems, à moins qu'on ne soit accompagné du concierge ou munie d'un billet de Madame.

2º Ne laisser sortir aucun ouvrier par les portes du jardin, à moins qu'il ne travail au jardinage. Ils ont les portes des cours ou on travaille qui doivent leur suffire.

3º Faire une tournée au moins par nuit et toujours à des heures différentes, en observant que s'il se trouve des gens du dehors, essayant d'entrer soit en forçant les serures, soit par-dessus les murs, de les déposer, si il le peut, chez le suisse, ou du moins de bien prendre leur signalement, si ce netoit quelqu'un de la maison; alors il en feroit seulement la declaration au sieur Huvé, inspecteur des bâtiments, ou à touttes autres personnes que Madame indiqueroit.

4º Enfin le suisse garde-bosquet veilleroit à ce que rien ne fut enlevé de nuit ou de jour, qu'il n'en puisse rendre compte, sans aucunes conivances ni animosité pour ou contre qui que ce soit.

* * * * *

III.

Consigne du suisse de garde pour les jardins et bosquets de la maison de Madame Élisabeth, à Montreuil.

Donné par le s{r} Sulleau, concierge de la maison, comme suplément à celle à lui donné par M. Huvé.

1º Le suisse du jardin, en se conformant exactement à ce qui lui est enjoint par la consigne que lui a donné M. Huvé, observera que personne ne sorte par le jardin aucuns meubles ou paquets, à moins que ce ne soit par l'ordre de Madame ou que le concierge présent ne lui dise que cela est nécessaire; cette circonstance excepté, on doit toujours passer par la porte du suisse. Si quelqu'un vouloit tenter de le faire, il en avertiroit le concierge après les avoir fait retourner sur leurs pas.

2º Quelques soient les personnes qui entreront avec permission de Madame, et essentiellement si Madame permettoit qu'on entrat les dimanches, le suisse observera qu'on ne touche point aux fleurs et qu'on ne joue à aucuns jeux; enfin que toutte décence soit observé. Si quelqu'un manquoit à cette règle, il leur en feroit l'observation pour que cela cessent sur-le-champ.

3º Les personnes de la maison ne doivent en aucun tems faire entrer personne dans le jardin, surtout quand Madame est chez elle ou quand elle doit y venir. Ils ne doivent jamais y faire entrer de compagnie sans la permission de Madame. Cependant la volonté de Madame n'étant pas de les empêcher de voir leur famille touttesfois que ce sont gens honnêtes, et ce pendant les abcences et voyages, si il leur arivent de sortir avec eux, la bonté de Madame peut alors être interprettée, cela n'arrivant que rarement et eux ne quittant pas les personnes; alors le suisse peut les laisser passer, mais en observant quil n'ayent pas de compagnie, et s'il leur arivoit de repetter cela souvent, le suisse alors prendroit note des jours et du nombre de personnes qu'ils auroit conduit, et la remettroit au concierge, pour quil leur montre la circonspection qu'ils doivent avoir, et alors ils seroit personnellement privés de voir même leur parent, si ils ne l'observoit pas soigneusement.

Les garçons jardiniers ne doivent faire entrer aucune compagnie dans le jardin, et si quelques personnes entrent de la part du maître jardinier, il doit toujours les accompagner, devant seul répondre des motifs pour lesquels il les aura fait entrer.

4º A l'égard de la sortie et entrée des arbres et arbustes, le jardinier seul doit répondre de son service; mais lui seul aussi doit faire, ou être présent à la sortie, pour justifier que c'est lui qui le fait faire.

5º Le suisse doit veiller avec soins à ce que, qui que ce puissent être, ne tentent de pêcher dans la rivière du jardin; il saisira et emportera tous les ustensiles propre à la pêche, et il fera en sorte de savoir qui auroit cherché à en faire usage; il en avertira le concierge, qui en rendra compte à Madame.

6º Le suisse observera que tout cela devant se faire pour le bon ordre, il ne faut mettre ni humeur ni vivacité toujours déplacée, et qui sont blâmables dans tous les cas, en ce qu'elles sont opposées au respect düe à Madame et à sa maison.

* * * * *

IV.

OUVRAGES DE LA BIBLIOTHÈQUE DE MONTREUIL

qui seroient également bien placés dans celle de Paris.

Entretiens de Cicéron sur la nature des dieux, par l'abbé d'Olivet, 2 vol. in-12. Pensées de Cicéron, trad. par le même, 1 vol. in-12. Offices de Cicéron, trad. par de Barett, 1 vol. in-12. Oeuvres de Sénèque, trad. par La Grange, 6 vol. in-12. Oeuvres morales de Plutarque, trad. par Amyot Traité de l'Amitié, par M. de Sacy, 1 vol. in-12. Panégyrique de Trajan, par Pline le Jeune; trad. par de Sacy, 1 vol. in-12. Philippiques de Démosthènes et Catilinaires de Cicéron, Paris, 1777, par l'abbé d'Olivet, 1 vol. in-12. Traité de l'Orateur de Cicéron, trad. par l'abbé Colin, 1 vol. in-12. Tusculanes de Cicéron, trad. par l'abbé d'Olivet, 1 vol. in-12. La mort d'Abel, poëme de Gessner, 1 vol. in-12. Lettres de Pline le Jeune, 2 vol. in-12. De la Décadence des Lettres et des Moeurs, par M. de Juvigny, 1 vol. in-8º. Abrégé de l'Histoire grecque, 1 vol. in-12. Histoires de Salluste, trad. par M. Beauzée, 1 vol. in-12. Vie d'Alexandre, trad. de Quint-Curce, trad. par Mignot, 2 vol. in-8º. Essai sur les règnes de Claude et de Néron et sur les moeurs et écrits de Sénèque, 1 vol. in-12. Histoire de la Décadence de l'Empire romain, trad. de Gibbon, 4 vol. in-8º. Vie de l'Empereur Julien, par l'abbé de la Bléterie, 1 vol. in-12. Vie de l'Empereur Jovien, par le même, 1 vol. in-12. Histoire de la dernière révolution de Suède, trad. de Schéridan, 1 vol. in-8º.

AUGMENTATIONS PROPOSÉES.

Théologie.

La Sainte Bible, trad. par Le Maistre de Sacy, édition de 1746. (Chés Onfroy.), 31 vol. in-8º. La même, par de Carrières, seulement en françois. Élévations sur les Mystères, de Bossuet. Sermons du même. Sermons du P. Terasson. Sermons du P. Cheminais. Sermons du P. Ségaud. Sermons de l'abbé de Maroles. Sermons de l'abbé Clément. Et bientôt ceux de l'ancien évêque de Senez. Catéchisme du Bougeant 4 vol. in-12. Catéchisme de Paris. L'Influence de la Religion naturelle, par le P. Griffet 2 vol. in-12. Confessions de saint Augustin, trad. par D. J. Martin, 1741 2 vol. in-12. Soliloques et Méditations de saint Augustin. L'Ange conducteur. Mandement de M. l'évêque de Saint-Malo sur les saints Anges, 1757. Traité de la véritable et solide piété, d'après saint François de Sales. Instruction pastorale du cardinal de Luynes contre la Doctrine des incrédules 1 vol. in-12. Le Déisme réfuté par lui-même. Les Fondements de la foy, par Aymé 2 vol. Existence de Dieu, par Fénélon. Lettres sur la Religion, par le même. De l'Éducation des filles, du même. Traité des devoirs de la vie chrétienne, par le P. de Tracy, théatin 2 vol. in-12. Instruction de l'Empereur François Ier aux Princes ses enfants 1 vol. in-8º. L'Esprit de sainte Thérèse, recueilli de ses ouvrages 1 vol. in-8º. Voyes du salut dans les principes de saint Charles 1 vol. in-12. Dictionnaire des Conciles 1 vol. in-8º. Dictionnaire des hérésies, des erreurs et des schismes 2 vol. in-8º. Dictionnaire historique des Auteurs ecclésiastiques 2 vol. in-8º. Institution au droit canonique, de Fleury, avec des notes de Boucher d'Argis.

Sciences et arts.

École des Moeurs, par l'abbé Blanchard 3 vol. in-12. Spectacle de la Nature, de Pluche 9 vol. in-12. Histoire du Ciel, du même 2 vol. in-12. Oeuvres de Sigaud de La Fond, physique.

Belles-Lettres.

Principes de Littérature, de Le Batteux 5 vol. in-12. Oraisons funèbres de Mascaron. Horace, trad. par M. Binet. Oeuvres de Lefranc de Pompignan.

Histoire.

Géographie de Grenet. L'Art de vérifier les dates. Histoire sacrée de Pridaux 6 vol. in-12. Abrégé de l'histoire ecclésiastique de Lhomond 1 vol. Histoire abrégée de la Religion, du même 1 vol. Vie des Saints, par Mezenguy 1 vol. Vie des Saints, trad. de l'anglais, par Godescard 12 vol. in-8º. Vie des Pères du Désert, par le P. Marin 9 vol. in-12. Histoire des Celtes 2 vol. in-12. Histoire de France depuis l'établissement de la monarchie françoise jusqu'à Louis XV, par le P. Daniel, continuée et enrichie de notes par le P. Grifet, 17 vol. in-4º. Tableau de l'histoire de France 2 vol. L'Esprit de la Fronde, par Mailly 5 vol. Mémoires et Réflexions sur les principaux événements du règne de Louis XIV, 1 vol. in-12. Mémoires pour servir à l'histoire de Louis XIV, par l'abbé de Choisy, 1 vol. in-12. Journal historique ou fastes du Règne de Louis XV 1 vol. in-8º. Histoire des Campagnes du maréchal de Maillebois en Italie, en 1745 et 1746, 3 vol. in-4º. Histoire du maréchal de Saxe, par le baron d'Espagnac 3 vol. in-12. Lettres du cardinal d'Ossat. Mémoires de M. de Torcy pour servir à l'histoire des négociations depuis le traité de paix de Riswick jusqu'à la paix d'Utrecht. Histoire des traités de Westphalie, par le P. Bougeant 6 vol. in-12. Histoire de Suède, par le baron de Puffendorff 3 vol. in-12. Histoire de Danemark, par Mallet 6 vol. in-12. Histoire générale de Pologne, par l'abbé de Solignac 5 vol. in-12. Histoire de Jean Sobiesky, Roi de Pologne, par l'abbé Coyer, 2 vol. in-12. Histoire de l'état présent de la Russie depuis 1714 jusqu'en 1720, 2 vol. in-12. Révolutions de Corse 2 vol. in-12. Histoire générale de Portugal, par La Clède 2 vol. in-4º. Abrégé chronologique de l'histoire de Lorraine 2 vol. in-8º. Histoire de la vie et du règne de Frédéric-Guillaume, Roi de Prusse, 2 vol. in-12. Histoire de l'Empire ottoman, par M. Mignot, 1771 4 vol. in-12. Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes, par l'abbé de Marigny, 4 vol. in-12. Histoire du Japon, par le P. Charlevoix, 1754 6 vol. in-12. Histoire de Siam, par M. Turpin, 1771 2 vol. in-12. Histoire générale des conjurations et conspirations, par Duport du Tertre, Paris, 1762, 10 vol. in-12. Dictionnaire historique des Grands Hommes 9 vol. in-8º. Dictionnaire historique des Grands Hommes, de l'abbé L'Advocat, 3 vol. in-8º. Histoire de l'Académie françoise depuis son établissement jusqu'en 1652, par Pélisson, 2 vol. in-12. Histoire de l'Académie royale des Belles-Lettres, par M. de Boze, 1740, 3 vol. in-12. Bibliothèque des Anciens Philosophes, trad. par Dacier, 11 vol. in-12.

* * * * *

V.

L'an second de la République françoise, de l'ère ancienne mil sept cent quatre-vingt douze, le 12 mars, à cinq heures de relevée, en vertu de l'arrêté du directoire du district de Versailles, en date du 9 du courant, nous, Jean Gazard, commis de l'administration du district, nous sommes transporté avec le citoyen Huvé, inspecteur des bâtiments, en cette ville, avenue de Paris, à la maison dite de Madame Élisabeth, conformément à la réquisition du citoyen Couturier, régisseur du domaine de Versailles, à l'effet de lever et apposer les scellés sur plusieurs portes de ladite maison; où étant, nous avons levé le scellé apposé sur une porte cochère, donnant de la petite cour dudit bâtiment sur l'avenue de Paris, afin de laisser l'usage libre du guichet de ladite porte, et l'avons apposé sur le verrouil de ladite grande porte; de là nous sommes transportés à deux autres petites portes, communiquant du jardin dans une des cours du bâtiment, où nous avons également apposé le scellé sur l'entrée des serrures; et, n'ayant point le cachet du district, nous nous sommes servi d'un petit cachet de montre, ayant pour empreinte un coeur percé de deux flèches, surmonté de ces mots: Je suis blessé, lequel cachet, nous avons remis entre les mains des administrateurs du directoire du district pour servir à la confrontation et reconnoissance desdits scellés quand le cas le requerra; et du tout, avons dressé le présent procès-verbal, les jours et an que d'autre part.

GAZARD, commissaire. HUVÉ.

* * * * *

VI.

Le citoyen Sulleau, concierge garde-meuble de la maison de Madame Élisabeth à Montreuil, a l'honneur d'observer à monsieur le maire et messieurs les officiers municipaux de Versailles, qu'il est en sa qualité de garde-meuble chargé sur sa responsabilité de tous les effets contenus en laditte maison, sous l'inspection général de M. Restout, nommé par M. le ministre de l'intérieur à cet effet, et à qui il doit rendre compte de tous les objets remis à sa garde et responsabilité suivant les inventaires généraux, déposés au Garde-meuble.

Le citoyen Sulleau a pour l'aider à la surveillance et manutention de sa place le nommé Flury, homme honnête et sûre dont il garantie la fidélité et l'honnêteté comme de tous autres gens de la maison qui lui sont subordonnés.--Il s'est trouvé de nécessité en 1791 à réclamer la justice de messieurs de la municipalité, sur les prétentions et démarches du suisse nommé Hubert, et il a eu la satisfaction d'éprouver alors une justice satisfaisante.

Aujourd'hui 8 octobre 1792, il vient d'être apposé des scellés sur toutes les portes extérieures de la maison, sous prétexte qu'on pourrait on sortir des effets; cette précaution ne peut en rien augmenter la responsabilité du dépositaire, devient nul pour le résultat, mais infiniment sensible et douloureuse pour tous les individus attachés à la maison. Ils en ont tous marqué leur douleur au citoyen Sulleau, qui bien convaincu de leur honnêteté reconnue depuis dix ans, ne peut se refuser de réclamer l'attention de monsieur le maire sur un acte qui véritablement ne porte que sur eux seuls, et avec d'autant plus d'injustice que cette précaution est sollicité par un homme qui n'est responsable de rien, et qui de touts les temps a fait preuve du désir de nuire, et cela sans aucun...

SULLEAU.

Nous, commissaire nommé pour examiner la nécessité de lever le scellé sur la porte cochère du côté du jardinier, avons reconnu qu'elle étoit réelle, le service des fumiers et autres charois ne pouvant avoir lieu que par là. En foi de quoi nous avons signé le présent rapport, à la maison commune, le 8 octobre 1792, l'an premier de la République françoise.

HUVÉ.

* * * * *

VII.

L'an premier de la République françoise, les citoyens Boissy et Borel ayant été autorisséz par un réquisitoire de la municipalité de Versailles signéz Richaud maire, Couturier procureur de la Commune, Gaucher municipal, ce sont transportez en la maison de la soeur du ci-devant Roi, avenuë de Paris, est ont apposez les scellés sur toutes les portes extérieur de la sudite maison et du jardin. Le sieur Heuber, suisse et gardien, nous ayant représentéz de ne point apposéz le scelléz sur la porte extérieur de la vacherie en nous disant qu'ils étoit nécessaire que les animeaux sortent pour aller aux champs, ce que nous avons vûe raisonnable cela ne nous nous (sic) a pourtant pas empêchéz de les poser sur toutes les portes intérieur qui communiquent de la susdite vacherie au jardin, afin d'empêcher toutes les communications. Nous nous sommes transportéz de là à une petite maison qui n'est séparéz que d'une porte en treilliage fermant à clef, n'ayant pas trouvéz cette fermeture suffisante, nous avons voulut apposer le scelléz sur la porte de clôture qui donne sur une petite rüe. Le citoyen Pélican et la dame Piout cetant présentéz à l'instant nous ont exibéz une oppositions de leurs part en nous représentant que cette petite maison appartenoit à la ci-devant baronne de Mackau; sur les représentations du citoyen Heuber, suisse et gardien qu'il sufisoit seulement de poser le scelléz sur la sudite porte de treilliage, ce que nous avons fait à l'instant, le sieur Sulleau s'étant aussi présentéz avec le jardinier, n'ayant point parût satisfaits de notre opération, même nous exibant en plusieurs pièces, nous disant qu'ils étoient les ministres de l'intérieur et nous disant d'une voix foible qu'ils croyoient être suffisamment autorissez par le moyens de ces pieces de s'opposer au scelléz nous avons regardez cela comme des mots qui ne peuvent convenirent qu'à des hommes foibles. Nous lui avons dits que s'il avoit des droits qui les fassent valoir à la maison comune, pour nous, cela ne nous empècheroient pas de continuer nos opérations. C'est ce que nous avons fait s'en crainte, est avons signées le présent à Versailles, ce 8 octobre 1792, l'an premier de République françoise.

BOISSY. BORET.

Faite en présence des citoyens HEUBER, BONIFACY, garde-bosquet.

* * * * *

VIII.

État de ce que nous avons trouvéz dans la vacherie.

Cinq vaches est une genise, un cheval est une petite voiture d'osier couverte, avec tous ces harnois; nous avons crue devoir prendre ce détail à cause que ces animeaux sont sujette à la sortie pour leurs subsistance. A Versailles, le 8 octobre 1792, l'an premier de la République françoise.

BOISSY. BORET.

* * * * *

IX.

Sur la réprésentation que les citoyens Heuber, suisse et gardien, Bonifacy, garde-bosquet, que l'on dévastoient tout les jours les jardins par la coupe journailliere des arbres et la pêche qui si fait continuellement par des gens de la maison, ainsi que des étrangers qu'ils introduisent à leurs compagnies, croyant toujours être sous la protection de la soeur du ci-devant Roi, nous ont dits qu'ils seroient bien aise d'être autorisséz d'un pouvoir de la municipalités qui les autorisent à pouvoir empêcher tous ces desordres, est ont signées.

HEUBER, BONIFACY, garde-bosquet,

PRÉVOT, commissionnaire du sieur Fleury, garçon tapissier.

* * * * *

X.

MESSIEURS,

Noël Gauthier et Julien Gauthier frères, tous deux frotteurs des appartements de la petite maison de Madame Élisabeth, avenuë de Paris,

Ont l'honneur de vous représenter que depuis le départ de cette princesse, ils sont resté gardien l'un de l'aile droite et l'autre de l'aile gauche de laditte maison, couchant dans les appartements, ignorent le motif pour lequel M. Suleau concierge vient de nommer et faire recevoir deux autres gardiens, au préjudice des exposants qui osent se flatter qu'on ne peut rien leur reprocher,

Pendant les trois mois qu'ils ont gardés le premier scellé les jours et nuits par ordres du sieur Suleau dont il en ont point été payé.

Ils vous supplient, Messieurs, de vouloir bien leur rendre justice.

* * * * *

XI.

Procès-verbal.

Aujourd'hui le 9 octobre 1792, l'an premier de la République, en vertu d'un réquisitoire du bureau municipal, signé des citoyens Couturier procureur de la commune, Huvé et Gauchez officiers municipaux, qui ont nommé les citoyens Boissy et Geoffroy comissaires a l'apposition des scellées dans la maison de la Damme Élisabeth, soeur du ci-devant Roi, ont pris pour témoins l'apposition desdits scellées, le citoyens Flury, attaché à la conciergerie du Garde-meuble de ladite maison, ainsi que le nommé Prévot, journallier employé par le citoyen Sulleau, qu'il a été posé quatre-vingt et tant de scellées dont quatre-vingt-une clef, il est resté ouvert et à la jouissance des personnes dénommées ci-apprès et qui sont meublés conformément aux inventaires dont la minute est déposé au bureau du Garde-meuble national à Versailles, dont le citoyen le Clerc se charge de la représenter à la première réquisition de la municipalité; lesdits logements actuellement occuppées par les personnes susdites, consiste savoir celui du citoyen Sullau, concierge du Garde-meuble; Fleury, garçon du Garde-meuble attaché au concierge, et le représentant en son absence; la veuve du Coudray, femme de charge et lingerie; la demoiselle Simon, ouvrière; Marie, laitièrre, Prévot, journallier; Noël, frotteur, Juillien, second frotteur, Doré, garçon jardinier, le suisse de la porte, nommé Ubert, Boniface, suisse garde-bosquet; Cadeau, balayeur, demeurant sur l'ancienne cour basse, sur l'avenuë, et dans le pavillon, ruë ci-devant Champ-la-Garde; Jaques Bosson, vacher; Coupry, maître jardinier.

Lesdits commissaires ont nommé les citoyens Flury et Prévots ci-dessus dénommés gardiens de l'intérieur et extérieur de ladite maison, qu'ils l'ont acceptés et signés avec nous le présent procès-verbal, et est comparu au moment où l'on posoit les scellées, le citoyen Sullau ci-devant dénommé, et qui a signé avec nous.

De plus, avons établi les citoyens Ubert suisse des portes, et Bonifacy garde-bosquet, a qui nous avons délivré des pouvoirs comme gardiens des scellées extérieurs et sureté générale dans leurs postes.

Clos le présent présent (sic) procès-verbal en présence des citoyens Sullau, Fleury, Prévot, Ubert, Boniface, le Clerc.

SULLEAU. FLURY. LECLERC. HEUBER.

BONIFACY, garde-bosquet.

BOISSY. GEOFFROY. HEUBER.

* * * * *

XII.

A Versailles, le 5 mars 1793, l'an II de la République.

CITOYEN,

J'ai ordonné ce matin, en conséquence de votre lettre d'hier, la fermeture de deux portes à la maison cy-devant de Madame Élisabeth, mais on m'a observé que si l'on condamnoit celle de la petite cour côté de l'avenuë de Paris, le gardien de ce côté-là ne pourroit plus sortir d'aucun côté.

Il n'y auroit d'autre moyen, en persistant de lui interdire le passage par le jardin, que de lui faire ouvrir le guichet de la grande porte, après en avoir levé les scellés, car ils sont sur toutes les portes intérieures qui conduisent à la grande cour; mais il y communiqueroit par dehors.

J'ai appris, cher concitoyen, que vous étiez débarassé de votre rhume, j'en suis bien aise, mais moi je suis pris par tous les bouts, au pied par une reculade imprévue, à la tête par un rhume oppiniâtre, et par tout le corps je ne scais pourquoi.

Je suis votre frère en patriotisme,

Le maire de Versailles, HUVÉ.

Vu par nous administrateurs composant le directoire du district de Versailles, pour être exécuté par le citoyen inspecteur des bâtiments de l'arrondissement, en présence du citoyen Gazard, commis de l'administration, chargé de lever et apposer les scellés où besoin sera.

A Versailles, 9 mars 1793, l'an deux de la République.

BOYELLEAU, BÉZARD, v. p. DEVEZE, pr. s. CHAILLIOU.

COURRAUT.

* * * * *

XIII.

A Versailles, le 7 mars 1793, l'an II de la République.

CITOYEN,

Je vous prévient que Madame Élisabeth, avoit une chien de sûreté a sa maison, elle faisoit donner six livres de pain par jour, le citoyen Thierry, boulanger du ci-devant Roi, est m'en avoit donnez la garde comme étant le gardien de ladite maison, mais trouvant qu'un seul chien ne suffisoit pas pour la sûreté de la maison, Madame Élisabeth m'a ordonnez en différentes fois d'en élever plusieurs, comme il plaisoit à Madame Élisabeth d'en disposer à sa volonté, et quel en faisoit des cadots, laqu'elle m'avoit promis un dedomagement, mais comme n'étant point revenuë, je n'ai toujours eut que la nouriture du premier, dont ledit citoyen Thierry a cessez de fournir le pain le 1er mars de la présente année 1793; est je me trouve avoir trois gros chiens à ma charge, est des frais d'en avoir elever et nourries plusieurs dont deux jusqu'à présent s'en avoir eut aucun dédomagement; est ayant prévenüe les citoyens qui ont posez les scellés, comment est que je pouroit faire avec ces chiens, s'il falloit m'en défaire, où en prévenir la municipalité, ils monts ordonnez de les garder jusqu'à la levée des scellés. Mais n'ayant plus le pain est n'ayant aucun dédomagement pour les nourirents je ne peut pas garder trois gros chiens à ma charge.

HEUBER, gardien de la maison ci-devant Madame Élisabeth.

* * * * *

Avis du directeur de la régie nationale de l'enregistrement.

Le directeur de la régie nationale qui a pris communication de la pétition de l'autre part, est d'avis:

1º Que le citoyen Hubert soit autorisé à conserver un chien de basse-cour pour la garde de la maison Élisabeth Capet, située à l'extrémité de l'avenüe de Paris;

2º Qu'il lui soit tenu compte de cet objet de dépense à compter du 1er de ce mois, sur le pied qui sera déterminé par le directoire du district;

3º Enfin, que ledit Hubert vende, s'il est possible, ou donne les autres chiens qui sont inutiles. Le directeur observe au surplus que si les meubles existants dans cette maison étoient vendus ou transportés ailleurs, on trouveroit sans doute à la louer, ce qui produiroit le double avantage de supprimer toute espèce de dépense, et de procurer à la République un revenu dont elle est privée.

Versailles, 18 mars 1793, le deuxième de la République françoise.

DESCHESNE.

* * * * *

XIV.

Extrait du registre des délibérations du directoire du département de Seine-et-Oise.

Séance publique du 8 juin 1793, l'an II de la République française.

Vu par le directeur la réclamation de sept ouvriers jardiniers, employés au jardin ci-devant appartenant à la soeur de Louis Capet, dépendant de la liste civile et situé au grand Montreuil, qui a pour objet le payement de trente-six livres chacun, qu'ils déclarent avoir ci-devant été dans l'usage de recevoir annuellement à titre de gratification, et n'avoir pas touché depuis 1791 inclusivement;

Le certificat du jardinier de ce jardin qui atteste cet usage;

Le renvoi de ladite demande de la part du district au directeur de la régie;

L'avis du directeur de la régie du 2 janvier dernier;

L'avis au district de Versailles du 11 dudit mois de janvier;

Ouï le procureur général sindic,

Le directoire, attendû que les sept ouvriers réclamants n'étoient pas mis en oeuvre de l'ordre direct de la ci-devant Madame Élisabeth, mais bien pour le jardinier personnellement, et que c'est conséquemment à celui-ci de pourvoir tant à leurs salaires qu'à leurs gratifications s'il le juge à propos;

Arrête qu'il n'y a pas lieu d'accorder les gratifications requises.

Pour expédition, signés Richaud et Bocquet, secrétaire.

Pour copie conforme:

GAZARD, secrétaire.

* * * * *

XV.

Aujourd'hui lundi cinq août mil sept cent quatre-vingt-treize, l'an deux de la République une et indivisible, nous, J. M. Musset, Claude-Étienne Contant et Nicolas Monjardet, commissaires de la Convention nationale du district de Versailles et de la municipalité de ladite ville, nous sommes transportés dans la maison ci-devant occupée par Élisabeth Capet, avenue de Paris, à l'effet d'examiner si les meubles des appartements de cette maison n'étoient point endommagés par les vers ou autrement. Nous nous sommes fait accompagner dans la visite que nous avons faite de plusieurs de ces appartements par le citoyen Hubert, l'épouse du citoyen Fleury et le citoyen Prévost, tous trois gardiens des scellés de ladite maison.

Les meubles que nous avons examinés sont ceux des appartements dont les portes d'entrée sont numérotées 1 et 2, -- 16 et 17, -- 12 et 13, -- 14, 15, -- 18 et 20, desquelles portes nous avons levé les scellés, trouvés intacts.

Voyant que ces meubles étoient tout neufs et fort peu endommagés des vers, nous avons jugé inutile d'en examiner un plus grand nombre, et nous nous sommes bornés à en faire battre plusieurs couchers et chaises sortis à cet effet dans la cour, en en prenant note; après quoi nous avons fait exactement replacer chacun à sa place, avons fait entièrement refermer lesdits appartements, et les scellés ont été réapposés par le commissaire du district sur chacune desdites portes.

Ensuite nous avons cru devoir, avant de terminer, visiter aussi les meubles de l'appartement d'Élisabeth Capet. Nous avons à cet effet levé les scellés mis sur la porte d'entrée, et après avoir entré dans l'antichambre, nous avons trouvé déchiré dans le milieu, et vis-à-vis la jonction des deux battants de la porte, le papier des scellés mis sur la porte à gauche qui est celle de l'appartement; et cette porte ouverte, le pesne de la serrure étant hors de la gâche, sur quoi il nous a été observé par lesdits gardiens que cette porte, fermée ainsi peut-être par inadvertance, pouvoit avoir été la cause du déchirement de ce papier dans quelque moment où il y aura eu du vent.

Nous avons vérifié que les meubles de cet appartement, qui sont précieux, n'étoient nullement endommagés. Nous avons refermé ladite porte trouvée ouverte, mais sans y apposer de nouveaux scellés, observant que ceux de la porte d'entrée suffisoient, et les scellés ont été réapposés sur celle-ci.

De tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal, fait double pour être déposé au district et l'autre entre les mains des représentants du peuple, et avons signé avec lesdits gardiens présents, l'un d'eux représentés par son épouse, les an, mois et jour susdits. Et avons remis à la maison commune les clefs desdits appartements où elles étoient déposées.

MONJARDET, J. M. MUSSET, commissaire national, PRÉVOST, COUTANT, commissaire du district, HEUBER, Femme FLURY.

* * * * *

XVI.

Aux citoyens administrateurs du directoire du district de Seine-et-Oise.

CITOYENS,

Coupry, jardinier dans la ci-devant maison d'Élisabeth Capet, est décédé hier 8 nivôse à la suite d'une maladie; comme j'ai toujours veillié autant qu'il a dependû de moi aux interest de la République, si j'ai pû obtenir quelque confiance, je prie les citoyens administrateurs de vouloir bien me maintenir dans l'emploi provisoire de la surveillance du jardin et orangerie, ou il ce trouve maintenant beaucoup de plantes appartenant à la nation auxquelles j'ai toujours donné mes soins.

LACOLONGE.

A Versailles, ce 9 nivôse, l'an second de la République françoise (29 décembre 1793).

Salut et fraternité.

* * * * *

Avis du directeur de la régie nationale.

Le directeur de la régie observe que, vû la vigilance et la probité bien reconnues du citoyen Lacolonge, l'administration adoptera une mesure fort sage, en lui confiant provisoirement le soin de veiller à la conservation des jardins, orangerie, plantes et arbustes de la maison d'Élisabeth Capet: il avoit la confiance de Coupry; personne ne connoît mieux que lui les détails de cette maison, il n'est donc pas possible de faire meilleur choix.

Il est vraisemblable que des anciens ouvriers, qui ont travaillé dans le jardin dépendant de ladite maison, feront des démarches pour remplacer Coupry; mais il seroit contraire à l'intérêt de la République de les laisser s'immiscer dans une administration où il régnoit une foule d'abus qu'on a attribués à plusieurs d'entr'eux.

Versailles, ce 21 nivôse de l'an II de la République une et indivisible (10 janvier 1794).

DESCHESNE.

* * * * *

XVII.

Aujourd'hui sept ventôse, an second de la République françoise une et indivisible (25 février 1794), à quatre heures de relevée, moi, soussigné, comissaire nommé par l'administration du district de Versailles, département de Seine-et-Oise, par comission en datte du 24 pluviôse, pour la levée des scellés apposés au local du palais National et autres lieux dépendants de la ci-devant liste civile, assisté du citoyen Tissot, notable, comissaire pour la municipalité, nous nous sommes transporté au local dit Maison Élisabeth, où, après vérification faite des scellés apposés sur différentes portes environnant le jardin et autres issues de la maison, nous en avons fait la levée ainsi qu'il suit, savoir:

Pº A une porte de la cour des cuisines;

2º Une grande porte donnant sur l'avenue de Paris;

3º Une porte donnant sous la voûte qui conduit à l'avenue de Paris;

4º Une porte donnant sur la ruelle, au bout du jardin Lemonier;

5º A la porte de communication du jardin dudit Lemonier;

6º A la porte de communication du jardin de la citoyenne Makau;

7º A la porte donnant à la maison de la femme Diane Polignac;

8º A la porte du jardin du petit bâtiment détaché;

9º A la porte cochère du petit bâtiment id.

Plus, le citoyen Flury, concierge de laditte maison, nous a fait voir des chassis de couche vitré, au nombre de soixante-dix-sept de 4 pieds carrés, et huit de 18 pouces sur 4 pieds, dont il a donné note au citoyen L'Oiseleur, inspecteur de laditte maison.

La levée des scellés étant terminés, nous donnons décharge aux gardiens ci-après dénommés, savoir:

Le citoyen Flury,

Prévost,

Heubert,

Bonifacy.

Et a ledit citoyen Flury signé avec nous, comme restant concierge, ce jour et an que dessus.

TISSOT, notable. COSTAR, commissaire du district. FLURY.

* * * * *

XVIII

Aux citoyens administrateurs composant le directoire du district de Versailles.

CITOYENS,

Le citoyen Jean-Philippe Quadot, ci-devant balayeur de la maison de ci-devant Élisabeth Capet, soumets sous vos yeux sa triste position, etant pere de famille: est peu favorisez de la fortune, il ose espérer de votre justices le soutien que tous citoyen doit attendre de vous magistrats, lorsque la demande d'un réclamant ce trouve fondé; c'est dans cette espoir qu'ils vous soumets les reclamations suivante.

Jean-Philippe Quadot, âgé de soixante ans, pere de famille et indigent, a servie sous le règne du tyran Louis quinzième du nom, dans le ci-devant régiment de Normandie, où il fit cinq campagne durant les guerres d'Hanôvre; sortie du service militaire en 1757 (v. stile) il entra l'année ensuite au ci-devant château, en qualité de garçon marbrier pour l'entretien et la propreté de toute les marbres qui dépendoient des appartements dudit château, ainsi que de ceux de la chapelle; ayant de paye vingt sols par jour; ce qui ne pouvoit qu'à peine le faire subsanter lui est sa famille, mais dans lespoir où le réclamant étoit que l'on prendroit son sort et son ancien service en considération fait qu'il a toujours espérez jusqu'en 1789 (v. stile) où la ci-devant Élisabeth le prit à son service en qualité de balayeur, ordonnant qu'il fut habillez logez chauffez et eclairez, lui accordant aussi trente sols par jours de gage. Ce qui ne fut pas exécuté t'elle qu'elle l'avoit ordonnée, n'ayant étté logez qu'un an après etre entrée à son service, est n'ayant point étté habillez du tout, pour les trente sols par jour de gage la première année nayant étté payéz par le citoyen Sulleau concierge de la maison qui en etoit chargéz à raison de vingt quatre sols la seconde à raison de vingt six sols et la troisième à raison de vingt huit sols par jour jusqu'aux premier novembre; où ayant fait observer audit citoyen Sulleau que ce n'étoit point là les ordres de la maîtresse de le payer depuis vingt quatre sols jusqu'à vingt huit sols puisqu'elle avoit ordonné de le payer à raison de trente sols par jour; sur quoi le dit concierge lui dit qu'il n'étoit jamais content et comment faisoit-il au château lorsqu'il n'avoit que vingt sols, à quoi le citoyen Quadot a répondu qu'il avoit des Bonnes-âmes qui l'aidoit lui est sa famille, est que sa femme travailloit mais que n'étant plus jeune ni lui non plus ils seroit bien malheureux qu'ils fussent obligéz d'aller mendier leurs pains, tandis que lui concierge ne ce contentant pas de sa place cherchoit encor à retenir le salaire d'un malheureux. Cependant d'après cette explication il le paya à raison de trente sols par jour depuis le mois de novembre 1792 (v. style); quand au bois et la chandelle, il n'en avoit pas la moitié de son besoin.

Voici le précis de son état qu'il vous a exposéz.--Actuellement voici où ce borne sa demarche auprès de vous citoyens administrateurs.

Le citoyen Flüry garçon du citoyen Sulleau, ordonna le 18 ventôse au citoyen Quadot dévacuer le logement qu'il occupe dans la maison de rendre les meubles dans le délai de vingt-quatre heures; le malheureux Quadot malade d'un coup de pied de cheval qu'il a reçue dans lestomac, s'en le sols s'en lit pour ce coucher lui et sa famille...

Je pase sous silence a votre humanité le tableau douloureux d'une famille abandonnée, réduite au désespoir.

N'ayant aucunes resources que de votre justices et ayant une conduite s'en reproche.

Vous fait la demande de son logement jusqu'au moment où l'on disposeroit de la maison autrement: en titre de charité après trente-six ans de service; est vous demande aussi de lui faire avoir son lit à la prissez un sixième en sus de l'estimation.

Justices qu'il attend de vous citoyens administrateurs ce qui le pénétrera de la plus vive reconnoissance.

Le citoyen Quadot ne schachant point signée à fait une

X

La demande du sieur Quadot est appuyée ainsi par sa section.

Les président et secrétaires de la treizième section au nom de leurs concitoyens atestent que le citoyen Kadot est un bon citoyen, qu'il est père de quatre enfans dont trois à sa charge et un dans l'armée révolutionnaire, qu'en outre il est privé de toute fortune. En conséquence, il invite les membres du district de prendre en considération son honnêteté, les besoins de sa famille, et de permettre qu'il reste dans le logement qu'il occupe jusqu'à ce qu'il plaise à la justice du district d'en ordonner autrement.

Versailles, le 21 ventôse, l'an deuxième de la République une et indivisible. (11 mars 1794.)

TARDIF, secrétaire.

Le registre des délibérations de l'administration du district de Versailles nous apprend que,

Dans la séance publique du 16 germinal an II (5 avril 1794),

«Ouï l'agent national provisoire,

»L'administration considérant que la position du réclamant exige des égards; que l'humanité souffrante ne peut qu'engager à secourir les infortunés;

»Considérant que les intérêts de la République ne doivent pas être compromis;

»Arrête que le citoyen Kadot jouira provisoirement du logement qu'il occupe à la ci-devant maison d'Élisabeth Capet, jusqu'à ce qu'il ait été pris un parti par l'administration pour la vente ou la location de cette maison.

»Pour expédition,

»BOURNIZET, Américain.

»LECLERC, p. {le} s.»

* * * * *

XIV

LETTRE DES PRINCES AU ROI.

SIRE, NOTRE FRÈRE ET SEIGNEUR,

Lorsque l'assemblée qui vous doit l'existence, et qui ne l'a fait servir qu'à la destruction de votre pouvoir, se croit au moment de consommer sa coupable entreprise; lorsqu'à l'indignité de vous tenir captif au milieu de votre capitale, elle ajoute la perfidie de vouloir que vous dégradiez votre trône de votre propre main; lorsqu'elle ose enfin vous présenter l'option, ou de souscrire des décrets qui feroient le malheur de vos peuples, ou de cesser d'être roi, nous nous empressons d'apprendre à Votre Majesté que les puissances dont nous avons réclamé pour elle le secours, sont déterminées à y employer leurs forces; que l'Empereur et le roi de Prusse viennent d'en contracter l'engagement mutuel. Le sage Léopold, aussitôt après avoir assuré la tranquillité de ses États et amené celle de l'Europe, a signé cet engagement à Pilnitz, le 29 du mois dernier, conjointement avec le digne successeur du grand Frédéric; ils en ont remis l'original entre nos mains, et pour le faire parvenir à votre connoissance nous le ferons imprimer à la suite de cette lettre, la publicité étant aujourd'hui la seule voie de communication dont vos cruels oppresseurs n'aient pu nous priver.

Les autres cours sont dans les mêmes dispositions que celles de Vienne et de Berlin. Les princes et États de l'Empire ont déjà protesté, dans des actes authentiques, contre les lésions faites à des droits qu'ils ont résolu de soutenir avec vigueur. Vous ne sauriez douter, Sire, du vif intérêt que les rois Bourbons prennent à votre situation; Leurs Majestés Catholique et Sicilienne en ont donné des témoignages non équivoques. Les généreux sentiments du roi de Sardaigne, notre beau-père, ne peuvent pas être incertains. Vous avez droit de compter sur ceux des Suisses, les bons et anciens amis de la France. Jusque dans le fond du Nord, un roi magnanime[235] veut aussi contribuer à rétablir votre autorité; et l'immortelle Catherine, à qui aucun genre de gloire n'est étranger, ne laissera pas échapper celle de défendre la cause des souverains.

[Note 235: Le roi de Suède.]

Il n'est point à craindre que la nation britannique, trop généreuse pour contrarier ce qu'elle trouve juste, trop éclairée pour ne pas désirer ce qui intéresse sa propre tranquillité, veuille s'opposer aux vues de cette noble et irrésistible confédération.

Ainsi, dans vos malheurs, Sire, vous avez la consolation de voir les puissances conspirer à les faire cesser, et votre fermeté, dans le moment critique où vous êtes, aura pour appui l'Europe entière.

Ceux qui savent qu'on n'ébranle vos résolutions qu'en attaquant votre sensibilité, voudront sans doute vous faire envisager l'aide des puissances étrangères comme pouvant devenir funeste à vos sujets; ce qui n'est que vue auxiliaire, ils le travestiront en vue hostile, et vous peindront le royaume inondé de sang, déchiré dans toutes ses parties, menacé de démembrements. C'est ainsi qu'après avoir toujours employé les plus fausses alarmes pour causer les maux les plus réels, ils veulent se servir encore du même moyen pour les perpétuer; c'est ainsi qu'ils espèrent faire supporter le fléau de leur odieuse tyrannie, en faisant croire que tout ce qui la combat conduit au plus dur despotisme.

Mais, Sire, les intentions des souverains qui vous donneront des secours sont aussi droites, aussi pures que le zèle qui nous les fait solliciter; elles n'ont rien d'effrayant ni pour l'État, ni pour vos peuples: ce n'est point les attaquer, c'est leur rendre le plus signalé de tous les services, que de les arracher au despotisme des démagogues, aux calamités de l'anarchie. Vous vouliez assurer plus que jamais la liberté de vos sujets, quand des séditieux vous ont ravi la vôtre; ce que nous faisons pour parvenir à vous la rendre, avec la mesure d'autorité qui vous appartient légitimement, ne peut être suspecté de volonté oppressive; c'est au contraire venger la liberté que de réprimer la licence; affranchir la nation, que de rétablir la force publique, sans laquelle elle ne peut être libre. Ces principes, Sire, sont les vôtres; le même esprit de modération et de bienfaisance qui caractérise toutes vos actions sera la règle de notre conduite: il est l'âme de toutes nos démarches auprès des cours étrangères; et dépositaires des témoignages positifs des vues aussi généreuses, qu'équitables qui les animent, nous pouvons garantir qu'elles n'ont d'autre désir que de vous remettre en possession du gouvernement de vos États, pour que vos peuples puissent jouir en paix des bienfaits que vous leur avez destinés.

Si les rebelles opposent à ce désir une résistance opiniâtre et aveugle, qui force les armées étrangères de pénétrer dans le royaume, eux seuls les y auront attirées, sur eux seuls rejailliroit le sang coupable qu'il seroit nécessaire de répandre; la guerre seroit leur ouvrage. Le but des puissances étrangères n'est que de soutenir la partie saine de la nation contre la partie délirante, et d'éteindre au sein du royaume le volcan du fanatisme, dont les éruptions propagées menacent tous les empires.

D'ailleurs, Sire, il n'y a pas lieu de croire que les François, quelque soin qu'on prenne d'enflammer leur bravoure naturelle, en exaltant, en électrisant toutes les têtes par des prestiges de patriotisme et de liberté, veuillent longtemps sacrifier leur repos, leurs biens et leur sang pour soutenir une innovation extravagante qui n'a fait que des malheureux. L'ivresse n'a qu'un temps; les succès du crime ont des bornes; et on se lasse bientôt des excès, quand on est soi-même victime. Bientôt on se demandera pourquoi on se bat, et l'on verra que c'est pour servir l'ambition d'une troupe de factieux qu'on méprise, contre un roi qui s'est toujours montré juste et humain; pourquoi l'on se ruine, et l'on verra que c'est pour assouvir la cupidité de ceux qui se sont emparés de toutes les richesses de l'État, qui en font le plus détestable usage, et qui, chargés de restaurer les finances publiques, les ont précipitées dans un abîme épouvantable; pourquoi on viole les devoirs les plus sacrés, et l'on verra que c'est pour devenir plus pauvres, plus souffrants, plus vexés, plus imposés qu'on ne l'avoit jamais été; pourquoi on bouleverse l'ancien gouvernement, et l'on verra que c'est dans le vain espoir d'en introduire un qui, s'il étoit praticable, seroit mille fois plus abusif, mais dont l'exécution est absolument impossible; pourquoi l'on persécute les ministres de Dieu, et l'on verra que c'est pour favoriser les desseins d'une secte orgueilleuse qui a résolu de détruire toute religion, et par conséquent de déchaîner tous les crimes.

Déjà même toutes ces vérités sont devenues sensibles, déjà le voile de l'imposture se déchire de toutes parts, et les murmures contre l'assemblée qui a usurpé tous les pouvoirs et anéanti tous les droits s'étendent d'une extrémité du royaume à l'autre.

Ne jugez pas, Sire, de la disposition du plus grand nombre par le mouvement des plus turbulents; ne jugez pas le sentiment national d'après l'inaction de la fidélité et son apparente indifférence. Lorsque vous fûtes arrêté à Varennes et lorsqu'une troupe de satellites vous reconduisit à Paris, l'effroi glaçoit alors tous les esprits et faisoit régner un morne silence. Ce qu'on vous cacha, ce qui dénote bien mieux le changement qui s'est fait et se fait encore de jour en jour dans l'opinion, ce sont les marques de mécontentement qui percent de toutes les provinces, et qui n'attendent qu'un appui pour éclater davantage; c'est la demande que plusieurs départements viennent de former pour que l'Assemblée ait à rendre compte des sommes immenses qu'elle a dilapidées depuis sa gestion; c'est la frayeur que ses chefs laissent apercevoir, et leurs tentatives réitérées pour entrer en accommodement; ce sont les plaintes du commerce et l'explosion récente du désespoir de nos colonies; c'est enfin la pénurie absolue du numéraire, le refus des contribuables de payer les impôts, l'attente d'une banqueroute prochaine, la défection des troupes qui, victimes de tous les genres de séduction, commencent à s'en indigner, et le progrès toujours croissant des émigrations. Il est impossible de se méprendre à de pareils signes, et leur notoriété est telle que l'audace même des séducteurs du peuple ne sauroit en contester la vérité.

Ne croyez donc pas, Sire, à l'exagération des dangers par lesquels on s'efforce de vous effrayer. On sait que, peu sensible à ceux qui ne menaceroient que votre personne, vous l'êtes infiniment à ceux qui tomberoient sur vos peuples, ou qui pourroient frapper des objets chers à votre coeur, et c'est sur eux qu'on a la barbarie de vous faire frémir continuellement, en même temps qu'on a l'impudence de vanter votre liberté. Mais depuis trop longtemps on abuse de cet artifice, et le moment est venu de rejeter sur les factieux qui vous outragent l'arme de la terreur qui jusqu'ici a fait toute leur force.

Les grands forfaits ne sont point à craindre lorsqu'il n'y a aucun intérêt à les commettre, ni aucun moyen d'éviter, en les commettant, une punition terrible. Tout Paris sait, tout Paris doit savoir que si une scélératesse fanatique ou soudoyée osoit attenter à vos jours ou à ceux de la Reine, des armées puissantes, chassant devant elles une milice foible par indicispline, découragée par les remords, viendroient aussitôt fondre sur la ville impie qui auroit attiré sur elle la vengeance du ciel et l'indignation de l'univers. Aucun des coupables ne pourroit échapper aux plus rigoureux supplices; donc aucun d'eux ne voudra s'y exposer.

Mais si la plus aveugle fureur armoit un bras parricide, vous verriez, Sire, n'en doutez pas, des milliers de citoyens fidèles se précipiter autour de la famille royale, vous couvrir, s'il le falloit, de leurs corps, et verser tout leur sang pour défendre le vôtre... Eh! pourquoi cesseriez-vous de compter sur l'affection d'un peuple dont vous n'avez pas cessé un seul moment de vouloir le bonheur?

Le François se laisse facilement égarer, mais facilement aussi il rentre dans la route du devoir; ses moeurs sont naturellement trop douces pour que ses actions soient longtemps féroces; et son amour pour ses rois est trop enraciné dans son coeur, pour qu'une illusion funeste ait pu l'en arracher entièrement.

Qui pourroit être plus porté que nous à concevoir des alarmes sur la situation d'un frère tendrement chéri? Mais, au dire même de vos plus téméraires oppresseurs, ce refus du résumé constitutionnel, que nous apprenons vous avoir été présenté par l'Assemblée, le 3 de ce mois, ne vous exposeroit qu'au danger d'être destitué par elle de la royauté; or ce danger n'en est pas un. Qu'importe que vous cessiez d'être roi aux yeux des factieux, lorsque vous le seriez plus glorieusement et plus solidement que jamais aux yeux de toute l'Europe et dans le coeur de tous vos sujets fidèles? Qu'importe que, par une entreprise insensée, on osât vous déclarer déchu du trône de vos ancêtres, lorsque les forces combinées de toutes les puissances sont préparées pour vous y maintenir et punir les vils usurpateurs qui en auroient souillé l'éclat?

Le danger seroit bien plus grand si, en paroissant consentir à la dissolution de la monarchie, vous paroissiez affaiblir vos droits personnels aux secours de tous les monarques, et si vous sembliez vous séparer de la cause des souverains en consacrant une doctrine qu'ils sont obligés de proscrire. Le péril augmenteroit en proportion de ce que vous montreriez moins de confiance dans les moyens préservateurs; il augmenteroit à mesure que l'impression du caractère auguste qui fait trembler le crime aux pieds de la majesté royale dignement soutenue, perdroit de sa force; il augmenteroit lorsque l'apparence de l'abandon des intérêts de la religion pourroit exciter la fermentation la plus redoutable; il augmenteroit enfin, si, vous résignant à n'avoir plus que le vain titre d'un roi sans pouvoir, vous paroissiez, au jugement de l'univers, abdiquer la couronne, dont chacun sait que la conservation exige celle des droits inaliénables qui y sont essentiellement inhérents.

Le plus sacré des devoirs, Sire, ainsi que le plus vif attachement, nous portent à mettre sous vos yeux toutes ces conséquences dangereuses de la moindre apparence de foiblesse, en même temps que nous vous présentons la masse des forces imposantes qui doit être la sauvegarde de votre fermeté.

Nous devons encore vous annoncer, et même nous jurons à vos pieds, que si des motifs qu'il nous est impossible d'apercevoir, mais qui ne pourroient avoir pour principe que l'excès de la violence et une contrainte qui, pour être déguisée, n'en seroit que plus cruelle, forçoient votre main de souscrire une acceptation que votre coeur rejette, que votre intérêt et celui de vos peuples repoussent, et que votre devoir de roi vous interdit expressément, nous protesterions à la face de toute la terre, et de la manière la plus solennelle, contre cet acte illusoire et tout ce qui pourroit en dépendre; nous démontrerions qu'il est nul par lui-même, nul par le défaut de liberté, nul par le vice radical de toutes les opérations de l'Assemblée usurpatrice, qui, n'étant pas assemblée d'états généraux, n'est rien. Nous sommes fondés sur les droits de la nation entière à rejeter des décrets diamétralement contraires à son voeu exprimé par l'unanimité des cahiers, et nous désavouerions pour elle des mandataires infidèles qui, en violant les ordres et transgressant la mission qu'elle leur avoit donnée, ont cessé d'être ses représentants; nous soutiendrions, ce qui est évident, qu'ayant agi contre leur titre, ils ont agi sans pouvoir, et que ce qu'ils n'ont pu faire légalement ne peut être accepté validement. Notre protestation, signée avec nous par tous les princes de votre sang qui nous sont réunis, seroit commune à toute la maison de Bourbon, à qui ses droits éventuels à la couronne imposent le devoir d'en défendre l'auguste dépôt. Nous protesterions pour vous-même, Sire, en protestant pour vos peuples, pour la religion, pour les maximes fondamentales de la monarchie et pour tous les ordres de l'État.

Nous protesterions pour vous et en votre nom contre ce qui n'en auroit qu'une fausse empreinte. Votre voix étant étouffée par l'oppression, nous en serions les organes nécessaires, et nous exprimerions vos vrais sentiments, tels qu'ils sont consignés au serment de votre avénement au trône, tels qu'ils sont constatés par les actions de votre vie entière, tels qu'ils se sont montrés dans la déclaration que vous avez faite au moment où vous vous êtes cru libre; vous ne pouvez pas, vous ne devez pas en avoir d'autres, et votre volonté n'existe que dans les actes où elle respire librement.

Nous protesterions pour vos peuples, qui, dans leur délire, ne peuvent apercevoir combien ce fantôme de constitution nouvelle qu'on fait briller à leurs yeux et aux pieds duquel on les fait jurer vainement, leur deviendroit funeste. Lorsque ces peuples, ne connoissant plus ni chef légitime, ni leurs intérêts les plus chers, se laissent entraîner à leur perte; lorsque, aveuglés par de trompeuses promesses, ils ne voient pas qu'on les anime eux-mêmes à détruire les gages de leur sûreté, les soutiens de leur repos, les principes de leur subsistance et tous les liens de leur association civile, il faut en réclamer pour eux le rétablissement, il faut les sauver de leur propre frénésie.

Nous protesterions pour la religion de nos pères, qui est attaquée dans ses dogmes et dans son culte, comme dans ses ministres; et suppléant à l'impuissance où vous serez de remplir vous-même vos devoirs de fils aîné de l'Église, nous prendrions en votre nom la défense de ses droits, nous nous opposerions à des spoliations qui tendent à l'avenir; nous nous élèverions avec force contre des actes qui menacent le royaume des horreurs du schisme, et nous professerions hautement notre attachement inaltérable aux règles ecclésiastiques admises dans l'État, desquelles vous avez juré de maintenir l'observation.

Nous protesterions pour les maximes fondamentales de la monarchie, dont il ne vous est pas permis, Sire, de vous départir, que la nation elle-même a déclarées inviolables, et qui seroient totalement renversées par les décrets qu'on vous présente, spécialement par ceux qui, en excluant le Roi de l'exercice du pouvoir législatif, abolissent la royauté même; par ceux qui en détruisent tous les soutiens, en supprimant les rangs intermédiaires; par ceux qui, en nivelant tous les états, anéantissent jusqu'au principe de l'obéissance; par ceux qui enlèvent au monarque les fonctions les plus essentielles du gouvernement monarchique, ou qui le rendent subordonné dans celles qu'ils lui laissent; par ceux enfin qui ont armé le peuple, qui ont annulé la force publique, et qui, en confondant tous les pouvoirs, ont introduit en France la tyrannie populaire.

Nous protesterions pour tous les ordres de l'État, parce que, indépendamment de la suppression intolérable et impossible prononcée contre les deux premiers ordres, tous ont été lésés, vexés, dépouillés, et nous aurions à réclamer tout à la fois les droits du clergé, qui n'a voulu montrer une ferme et généreuse résistance que pour les intérêts du ciel et les fonctions du saint ministère; les droits de la noblesse, qui, plus sensible aux outrages faits au trône dont elle est l'appui qu'à la persécution qu'elle éprouve, sacrifie tout pour manifester par un zèle éclatant qu'aucun obstacle ne peut empêcher un chevalier françois de demeurer fidèle à son roi, à sa patrie, à son honneur; les droits de la magistrature qui regrette, beaucoup plus que la privation de son état, de se voir réduite à gémir en silence de l'abandon de la justice, de l'impunité des crimes et de la violation des lois dont elle est essentiellement dépositaire; enfin, des droits des possesseurs quelconques, puisqu'il n'est point en France de propriété qui ait été respectée, point de citoyens honnêtes qui n'aient souffert.

Comment pourriez-vous, Sire, donner une approbation sincère et valide à la prétendue constitution qui a produit tant de maux!

Dépositaire usufruitier du trône que vous avez hérité de vos aïeux, vous ne pouvez ni en aliéner les droits patrimoniaux, ni détruire la base constitutive sur laquelle il est assis.

Défenseur-né de la religion de vos États, vous ne pouvez pas consentir à ce qui tend à sa ruine, et abandonner ses ministres à l'opprobre.

Débiteur de la justice à vos sujets, vous ne pouvez pas renoncer à la fonction essentiellement royale de la leur faire rendre par les tribunaux légalement constitués et d'en surveiller vous-même l'administration.

Protecteur des droits de tous les ordres et des possessions de tous les particuliers, vous ne pouvez pas les laisser violer et anéantir par la plus arbitraire des oppressions.

Enfin, père de vos peuples, vous ne pouvez pas les livrer au désordre de l'anarchie.

Si le crime qui vous obsède et la violence qui vous lie les mains ne vous permettent pas de remplir ces devoirs sacrés, ils n'en sont pas moins gravés dans votre coeur en traits ineffaçables, et nous accomplirons votre volonté réelle en suppléant, autant qu'il est en nous, à l'impuissance où vous êtes de l'exercer. Dussiez-vous même nous le défendre, et fussiez-vous forcé de vous dire libre en nous le défendant, ces défenses évidemment contraires à vos sentiments, puisqu'elles le seroient au premier de vos devoirs; ces défenses sorties du sein de votre captivité, qui ne cessera réellement que quand vos peuples seront rentrés dans le devoir et vos troupes sous votre obéissance; ces défenses qui ne pourroient avoir plus de valeur que tout ce que vous avez fait avant votre sortie et que vous avez désavoué ensuite; ces défenses enfin, qui seroient imprégnées de la même nullité que l'acte approbatif contre lequel nous serions obligés de protester, ne pourroient certainement pas nous faire trahir notre devoir, sacrifier vos intérêts et manquer à ce que la France auroit droit d'exiger de nous en pareille circonstance; nous obéirons, Sire, à vos véritables commandements, en résistant à des défenses extorquées, et nous serions sûrs de votre approbation en suivant les lois de l'honneur. Notre parfaite soumission vous est trop connue pour que jamais elle vous paroisse douteuse. Puissions-nous être bientôt au moment heureux où, rétabli en pleine liberté, vous nous verrez voler dans vos bras, y renouveler l'hommage de notre obéissance et en donner l'exemple à tous vos sujets.

Nous sommes, Sire, notre frère et seigneur, de Votre Majesté

Les très-humbles et très-obéissants frères, serviteurs et sujets,

LOUIS-STANISLAS-XAVIER. CHARLES-PHILIPPE.

Au château de Schonburnstust, près Coblentz, le 10 septembre 1791.

* * * * *

XV

PROCLAMATION DU ROI

A L'OCCASION DE LA JOURNÉE DU 20 JUIN 1792.

Les Français n'auront pas appris sans douleur qu'une multitude égarée par quelques factieux est venue à main armée dans l'habitation du Roi, a traîné du canon jusque dans la salle des gardes, a enfoncé les portes de son appartement à coups de hache, et là, abusant audacieusement du nom de la nation, elle a tenté d'obtenir par la force la sanction que Sa Majesté a constitutionnellement refusée à deux décrets.

Le Roi n'a opposé aux menaces et aux insultes des factieux que sa conscience et son amour pour le bien public.

Le Roi ignore quel sera le terme où ils voudront s'arrêter; mais il a besoin de dire à la nation française que la violence, à quelque excès qu'on veuille la porter, ne lui arrachera jamais un consentement à tout ce qu'il trouvera contraire à l'intérêt public. Il expose sans regret sa tranquillité, sa sûreté; il sacrifie même sans peine la jouissance des droits qui appartiennent à tous les hommes, et que la loi devrait faire respecter chez lui, comme chez tous les citoyens; mais, comme représentant héréditaire de la nation française, il a des devoirs sacrés à remplir; et, s'il peut faire le sacrifice de son repos, il ne fera pas le sacrifice de ses devoirs.

Si ceux qui veulent renverser la monarchie ont besoin d'un crime de plus, ils peuvent le commettre. Dans l'état de crise où elle se trouve, le Roi donnera jusqu'au dernier moment à toutes les autorités constituées l'exemple du courage et de la fermeté qui seuls peuvent sauver l'empire. En conséquence, il ordonne à tous les corps administratifs et municipaux de veiller à la sûreté des personnes et des propriétés.

Signé: LOUIS.

FIN.

TABLE

DU SECOND VOLUME.

LIVRE VIII. CAPTIVITÉ DE LA FAMILLE ROYALE AU TEMPLE (depuis le 13 août 1792 jusqu'au 21 janvier 1793) 1

---- IX. DEPUIS LA MORT DE LOUIS XVI JUSQU'À LA TRANSLATION DE MARIE-ANTOINETTE À LA CONCIERGERIE (21 janvier--2 août 1793) 103

---- X. DEPUIS LE DÉPART DE LA REINE JUSQU'À CELUI DE MADAME ÉLISABETH.--INTERROGATOIRE DE CETTE PRINCESSE (2 août 1793--9 mai 1794) 149

---- XI. MEURTRE DE MADAME ÉLISABETH 191

APPENDICE.--DOCUMENTS CONCERNANT LES RECHERCHES QUI ONT ÉTÉ FAITES POUR RETROUVER ET CONSTATER LES RESTES DE MADAME ÉLISABETH 263

LETTRES DE MADAME ÉLISABETH 371

NOTES, DOCUMENTS ET PIÈCES JUSTIFICATIVES 477

I. Lettre écrite de Paris par M. Repiquet, fédéré d'Autun, département de Saône-et-Loire, à M. Repiquet, son frère, citoyen audit Autun, sur les événements du 10 août 477

II. Lettre du vicaire de Fontenay de Vincennes à Madame Élisabeth 480

III. Aspect extérieur de la tour du Temple; personnel commis à sa garde; dispositions prises pour la sûreté de cette prison 481

IV. Mémoire de madame Marie-Antoinette 486

V. Mémoires des médicaments fournis au Temple pendant les mois de mai, juin et juillet 1793 489

VI. Détails que M. de Loménie de Brienne, ancien ministre de la guerre, n'a pu lire ni faire lire pour sa justification 493

VII. Extrait du registre des dépôts au greffe du tribunal révolutionnaire 496

VIII. Acte de décès de Marie Magnin, femme de Jacques Bosson 499

IX. Acte de décès de Jacques Bosson 500

X. Maison de Madame Élisabeth 500

I. Arrêté de Delacroix, affectant à la manufacture d'une horlogerie automatique la maison dite Élisabeth, l'orangerie et la vacherie qui en dépendent, et plaçant cet établissement sous la direction des citoyens Glaesner et Lemaire 500

II. Arrêté consulaire supprimant la manufacture d'horlogerie de Versailles 503

III. L'aliénation de la maison Élisabeth est décidée 503

IV. Vente de la maison Élisabeth 504

XI.--I. Le 8 octobre 1793, triage, réserve et vente des fleurs du jardin de Montreuil 509

II. Le 10 ventôse an II (28 février 1794), le commissaire à la disposition des plantes fait son rapport 513

III. Le 14 ventôse an II (4 mars 1794), l'administration décide que la location des potagers, orangerie et jardins, ci-devant appartenant à Élisabeth Capet, sera mise à l'enchère 515

IV. Le 25 frimaire an III (15 décembre 1794), le directeur de l'agence nationale de l'enregistrement et des domaines annonce qu'il résulte des informations prises que les dégradations journalières commises dans le jardin Élisabeth sont le fait du citoyen Leblanc, locataire actuel du jardin, qui y laisse habituellement pâturer ses vaches. Il invite l'agent national à intenter au délinquant, s'il y a lieu, une action judiciaire 516

XII. Récit du Père Carrichon 517

XIII. Pièces diverses concernant Madame Élisabeth 527

I. Son acte de baptême 527

II. Sa nourrice 528

III. État des appointements de ses dames de compagnie 530

IV. État des meubles de son appartement au château de Versailles 533

V. État de ses diamants et perles 547

VI. État des distributions d'étrennes 548

VII. Registre des pensions trouvé chez Madame Élisabeth 554

VIII. Appointements de ses dames de compagnie en 1790 557

IX. Détail des dépenses extraordinaires de la chambre de Madame Élisabeth 558

X. Déménagement des meubles de la chambre de Madame Élisabeth, qui ont été transportés au Garde-meuble, rue Neuve-Notre-Dame, nº 9, par Jubin, valet de chambre tapissier 561

XI. Liste des livres de Madame portés à Paris 565

XII. Livres retirés de la bibliothèque de Montreuil 569

XIII. Nouvelles publications 570

XIV. Mémoire des ouvrages faits et fournis pour S. A. R. Madame Élisabeth de France par Bourbon 574

DOCUMENTS RELATIFS A LA MAISON ÉLISABETH, SISE AU GRAND MONTREUIL.

I. Maison de Montreuil et son jardin; le produit pendant l'année 1790 575

II. Consigne du suisse de garde pour le jardin et les bosquets de la maison de Montreuil, donnée par M. Huvé 576

III. Autre consigne, donnée par le sieur Sulleau 576

IV. Ouvrages de la bibliothèque de Montreuil qui seraient également bien placés dans celle de Paris 578

V. Apposition des scellés sur les portes de la maison Élisabeth, 12 mars 1792 581

VI. 8 octobre 1792. Les individus autorisés à demeurer dans la maison Élisabeth témoignent, par l'organe du citoyen Sulleau, concierge garde-meuble de ladite maison, le désagrément et la gène qu'ils éprouvent de l'apposition des scellés 582

VII. Les citoyens Boissy et Borel, avec l'autorisation de la commune de Versailles, apposent les scellés sur toutes les portes extérieures de la maison et du jardin Élisabeth, malgré les représentations du sieur Sulleau 583

VIII. État de la vacherie au mois d'octobre 1792 584

IX. Heuber, suisse et gardien de la maison Élisabeth, et Bonifacy, garde-bosquets, se plaignent des dégâts qui se font journellement dans l'enclos 584

X. Réclamations de Noël Gauthier et de Jullien Gauthier frères 585

XI. Règlement de l'apposition des scellés, noms des personnes employées et autorisées à loger dans la maison Élisabeth 585

XII. Lettre du maire de Versailles autorisant l'ouverture de la grande porte de la maison: ordre donné à ce sujet par le directoire du district de Versailles 586

XIII. Heuber, gardien de la maison Élisabeth, n'ayant pas de pain pour nourrir ses trois gros chiens, demande ce qu'il doit en faire.

Avis du directeur de la régie nationale de l'enregistrement 587

XIV. Sept ouvriers jardiniers de la maison Élisabeth réclament le payement de trente-six livres chacun, qu'ils recevaient annuellement, à titre de gratification, de l'ordre de la princesse.

Réponse du directoire du département 588

XV. Musset, Contant et Monjardet, commissaires de la Convention nationale, du district de Versailles et de la municipalité de ladite ville, visitent la maison Élisabeth, et en examinent les appartements et les meubles 589

XVI. Le 9 nivôse an II, Lacolonge sollicite la place de jardinier de la maison Élisabeth, laissée vacante par le décès de Coupry. Cette demande est appuyée par le directeur de la régie nationale 590

XVII. Le 7 ventôse an II (25 février 1794), les scellés sont levés sur toutes les portes extérieures de la propriété 591

XVIII. Le citoyen Quadot, qui a servi sous le tyran Louis XV, et qui est chargé de famille et sans ressource, réclame la faveur d'être réintégré dans le logement qu'il occupait dans la maison Élisabeth. Sa demande, appuyée par sa section, est couronnée de succès 592

XIV. Lettre des Princes au Roi 594

XV. Proclamation du Roi à propos de la journée du 20 juin 1792 602

PLACEMENT DES GRAVURES ET AUTOGRAPHES.

Portrait de Madame Élisabeth à vingt-neuf ans Au frontispice.

Acte d'accusation 204

Procès-verbal d'exécution de mort 230

Plan du cimetière de Monceaux 232

Plan de l'ancien cimetière de la Madeleine 251

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--L'orthographe trouvée dans le livre a été conservée, mais certains accents ont été restaurés pour faciliter la lecture.

--Les lettres supérieures inhabituelles sont entre parenthèses.

--Le signe [V=] représente un V avec deux barres horizontales et Ø est un O barré horizontalement. Le signe [±] représente une croix.

--Le signe utilisé comme signe monétaire dans ce fichier est différent de celui utilisé dans le livre [#].

--Dans l'illustration "Procès-verbal d'exécution de mort", les mots entre parenthèses sont manuscrits.]

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